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Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 1. Учебное пособие

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☆
Que vous êtes Joli ! Que vous me ,semblez ‘beau. ,Prouvez–’le !
Il y a des linguistes qui pensent que l’accent français a tendance à
changer de place de la dernière syllabe vers la première (A. Gill).
C’est un beau ‘chapeau. C’est un joli ‘capot. J’ai essayé d(e) ‘manger.
A. Gill, sans confondre toutefois deux espèces d’accent différent ; ac-
cent de groupe rythmique et accent d’insistance, estime que c’est justement l’accent de groupe rythmique qui se déplace vers le début du mot.
D’autres estiment quand même que le français maintient toujours
son accent final. P. Fouché : « ...l’accent d’insistance ne supprime pas l’accent final du mot».
Fonction de l’accent. L’accent, peut-il être rangé au nombre des
traits distinctifs comme la nasalité, doit-on le considérer comme un
phonème ? Bref, est-il doué de fonction distinctive ?
Dans les langues à accent libre (mobile), il y a des paires de mots
dont le sens change avec le changement de place de l’accent : мук’a – м’yxa, зам’ок – з’амок; ‘gebet – Geb’et.
Dans ces langues, il semble que l’accent remplisse la même fonc-
tion distinctive que les traits «sonorité», «labialité», etc. C’est pourquoi le trait «accent» doit être inscrit dans l’inventaire des traits distinçtifs de la langue, la voyelle inaccentuée doit être considérée comme un phénomène différent de la voyelle accentuée.
Ainsi, il n’existerait qu’un seul phonème [u] en français (langue à ac-
cent fixe) et deux phonèmes [ù] et [u] en russe (мyx’a –м’yкa).
Mais s’il est vrai que l’accent fixe n’a pas de valeur distinctive,
l’accent libre n’en a pas non plus. Si dans la première voyelle de russe м’yxa on supprime le trait «accent», on n’obtient pas le mot мyx’a mais un mot мyxa sans accent. Si dans la deuxième voyelle on ajoute le trait «ac- cent», on n’obtient pas non plus м’yкa, mais une forme ‘мy’кa avec deux
accents.
Un mot sans accent ou un mot avec deux accents ne peuvent pas ex-
ister dans une langue. La distinction de deux quasi–homonymes n’est pas
assurée par l’apparition ou la disparition du trait «accent» comme celle entre ami et habit l’est par l’apparition ou la disparition du trait «nasalité», mais par sa disparition en un point de la chaîne parlée nécessairement ac- compagnée de sa réapparition en un autre point, c’est-à-dire par son
changement de place.
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Alors, l’accent n’a pas de fonction distinctive ni dans les langues à ac-
cent libre, ni dans celles à accent fixe. La fonction de l’accent diffère de celle des traits distinçtifs (comme «nasalité», «sonorité») parce qu’elle ne s’exerce pas sur le plan paradigmatique : l’accent n’est jamais en opposi- tion avec l’absence de l’accent en un point donné de l’énoncé. L’accent a une fonction contrastive qui s’exerce sur le plan syntagmatique.
3. Mélodie.
Ce que nous percevons subjectivement comme une certaine in-
tonation se réalise objectivement par les variations d’un ensemble de traits acoustiques : intensité, durée, fréquence.
C’est la mélodie qui joue le rôle principal dans la perception de
l’intonation et dans l’organisation des unités suprasegmentales (de la phrase notamment). Certains linguistes (P. Delattre et d’autres) emploient même le terme « intonation « pour désigner la mélodie. Par la mélodie, le mouvement
musical de la phrase, on entend les variations de la hauteur du ton fondamen­tal qui est constituée par la fréquence de vibrations des cordes vocales. Ces variations du ton fondamental sont mieux perçues par notre oreille que toutes
les autres caractéristiques de l’intonation. La fréquence du ton fondamental dépend surtout de la production des voyelles qui constituent 50% de sons de la chaîne parlée. Pour simplifier notre analyse, nous négligerons les autres traits (sauf la mélodie).
Et pour nous iimiter encore, nous n’examinerons le rapport des
variations de la mélodie qu’avec les modes d’expression logiques fon­damentaux, tels que la question, le commandement, etc. sans analyser
des attitudes émotives telles que la surprise ou la joie.
Le mouvement mélodique représente le contour mélodique d’une
phrase. Chaque langue se caractérise par ses propres contours mé-
lodiques.
Dix intonations de base de P. Delattre
D’après les données de P. Delattre pour l’expression des notions
logiques fondamentales le français n’emploie que dix (10) intonations
de base. Pour mieux se représenter la mélodie de la phrase et de ses par- ties, on divise conventionnellement le diapason de la voix humaine dans la parole en quatre niveaux:
le 1° (le plus bas) marque la dernière syllabe d’une phrase
énonciative française, c’est la finalité ;
le 2° correspond aux syllabes initiales atones du premier groupe
rythmique ;
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le 3° niveau est celui que la voix atteint à la fin des syntagmes
intérieurs de la proposition et de la phrase ;
le 4° (le plus haut) est celui de l’interrogation et de l’intonation. Ces dix intonations de base d’après P. Delattre ont les courbes sui-
vantes :
Les courbes descendantes
1. La finalité (2 – 1) caractérise le dernier syntagme d’une phrase
énonciative, ou une brève proposition (2 – 3 syllabes).
2. L’intervalle de deux octaves (4 – 1) : а) interrogation (pour les questions qui commencent par un mot in-
terrogatif);
б) exclamation ; с) commandement.
Les courbes ascendantes
3. La continuation mineure (2 – 3), cette mélodie est typique pour
les syntagmes intérieurs.
4. La continuation majeure (2 – 4), une montée (courbe) à pente
décroissante, cette mélodie est typique au syntagme qui termine la par- tie ascendante (première) de la phrase à deux membres. Elle signale le passage à la partie descendante et de cette façon réalise leur opposition.
5. La question (2 – 4), une montée à pente croissante.
6. L’implication (2 – 4) s’emploie dans des propositions de types
communicatifs différents pour exprimer le caractère émotionnel caché (le sous–entendu).
Les plateaux
7. La parenthèse (1 – 1, 4 – 4), après la question et la continuation
majeure elle est haute, après la continuation mineure elle peut avoir une hauteur intermédiaire. Mais après toutes les autres courbes, y compris l’implication, la parenthèse est basse.
4. Intonème (prosodème).
De même que l’existence et le bon fonctionnement d’un phonème
segmentai repose sur l’opposition de sens, la valeur linguistique d’une courbe d’intonation doit aussi dépendre des oppositions de sens.
La technique des oppositions de sens, basées sur les oppositions
d’un seul segment, est celle qui permet le plus sûrement de dégager les phonèmes segmentaux d’une langue, par exemple : sir, sur, sourd, serre, sœur, sort...
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La même technique peut s’appliquer à l’intonation. Dans les exem-
ples suivants la substitution de courbe d’intonation porte uniquement sur le mot « maman» :
1. Qu’est–ce qu ‘on a pour le dîner, maman ? (paranthèse)
2. Qu’est–ce qu ‘on a pour le dîner ? Maman ? (question)
3. Qu’est–ce qu ‘on a pour le dîner ? Maman. (finalité)
Le sens du message est nettement différent dans chacun de ces ex-
emples. La courbe à donc, par substitution, une fonction distinctive du même genre que le phonème segmentai qui, par substitution, change,
par exemple, ami en habit.
Mais le comportement des phonèmes et des intonèmes n’est pas
identique. Le phonème n’a pas de sens en lui-même, c’est le moiphème qui est le plus petit segment porteur de sens. Or l’intonème n’est pas absolument vide de sens en lui-même. L’intonème a donc une certaine affinité avec le morphème, mais il a ses propres lois.
Nous savons qu’on distingue les phonèmes les uns des autres I par
leurs traits pertinents : [y] et [i] – par l’arrondissement, [t] et [d] – par le voisement, etc. De même, il est possible que les courbes d’intonation se distinguent entre elles par des traits pertinents! tels que : montée contre descente, montée mineure contre montée : majeure, pente croissante contre pente décroissante. Mais le traits pertinents de l’intonation ne
ressortent pas aussi clairement que ceux des phonèmes segmentaux.
En examinant les 10 intonations de base de P. Delattre nous pou-
vons constater qu’il y a trois courbes descendantes qui ont le même in­tervalle (4 – 1): interrogation, exclamation, commandement. La ques­tion se pose de savoir si ces trois courbes sont distinctives entre elles.
Les tests ont donné des résultats négatifs. On a demandé à des
francophones s’ils comprenaient : le commandement Qu’elle tombe., l’interrogation Quelle tombe ? et l’exclamation Quelle tombe ! Ils n’ont pas pu distinguer ces trois variantes d’après les différences de courbe.
On doit donc conclure que ces trois courbes appartiennent au
même intonème, l’intonème (4 – 1).
Au contraire, les trois courbes ascendantes : question, continuation
majeure, implication, ayant le même intervalle (2 – 4) ont droit au titre
d’intonèmes indépendants (les francophones ont pu identifier ces trois
courbes).
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En définitif, les 10 courbes d’intonation que nous avons analysées par
des oppositions de, sens se réduisent à 7 formes distinctives ou intonèmes : 1)
la question (2 – 4) ; 2) la continuation majeure (2 – 4) ; 3) l’implication (2 – 4) ; 4) la continuation mineure (2 – 3) ; 5) la parenthèse (1 – 1, 2 – 2, 3 – 3, 4 – 4) ; 6) la finalité (2 – 1); 7) l’exclamation, le commandement ou
l’interrogation (4 – 1).
ATTENTION! RÉVISION 3
1. La notion du syntagme (les notions du syntagme de Ščherba,
Passi, Chigarevskaïa, Saussure).
2. Les caractéristiques principales phonétiques du syntagme
(l’accent, la mélodie, la pause, le liage, le rythme, la longitude ryth-
mique).
3. La mélodie. «Les niveaux de la hauteur» de Pinaeva.
4. La théorie intonative de Delattre.
5. L’intonation et le type de la proposition.
ТЕМА 4. ORTHOGRAPHE FRANÇAISE
1. Historique de l’orthographe française.
2. Règles d’application des recommandations orthographiques.
1. Historique de l’orthographe française
La fixation de l’orthographe française fut la conséquence de la promo-
tion du français au statut de langue officielle sous le règne de François Ier, même s’il est probable qu’il y ait eu déjà auparavant des réflexions sur les normes qu’il fallait adopter. Au XVIIe siècle, en créant l’Académie fran- çaise, chargée de rédiger le dictionnaire de référence, la monarchie central- isatrice a cherché à créer une sorte d’orthographe d’État. Au XIXe siècle, l’école publique et laïque a fait de l’orthographe strictement normalisée sinon sa principale règle du moins l’une des premières. Des mouvements dissidents tels qu’Ortograf et Ortofasil lui reprochent sa très grande com- plexité et proposent des orthographes phonétiques à l’instar de l’italien et de l’espagnol.
Même si la linguistique structuraliste préconise une étude synchronique
de la langue, c’est-à-dire faisant abstraction de son évolution à travers le temps pour en faire une description scientifique à un moment précis, l’étude
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de l’orthographe française ne pourrait être complète sans quelques données historiques essentielles. La complexité et la richesse du français écrit, que certains nommeront parfois, non sans raisons, incohérence, ne peuvent être saisies que par une étude de l’évolution de l’orthographe, ce sur quoi se sont penchés Pierre Burney, Claire Blanche-Benveniste et André Cher-
vel.
Le « malentendu initial»
Pour Pierre Burney, le problème orthographique actuel remonte à
l’origine même de la transcription du français, alors que l’on adopte l’alphabet latin pour transcrire une langue plus riche en phonèmes. Ce choix est logique puisque, après tout, le français est une forme parlée vulgaire du latin. Cependant, en raison d’une insuffisance de signes, naissent des artifices qu’utilisent les scribes pour pallier le problème, ce qui n’est pas sans créer certaines ambiguïtés encore présentes dans
notre orthographe actuelle. Dans Les Serments de Strasbourg (842), l’un des plus vieux textes français connus, on constate que l’auteur uti­lise le o pour transcrire le e muet, ce dernier n’existant pas en latin. On retrouve ainsi Karlo (Charles) et nostro (notre). Les clercs de cette
époque, qui ont appris le latin, tentent alors tant bien que mal d’adapter son alphabet au français.
Les XIe et XIIe siècles voient naître une graphie simplifiée, à cette
époque où les jongleurs, qui transcrivent les chansons de gestes, uti­lisent une orthographe beaucoup plus phonétique. Celle-ci, en revanche, ne consiste qu’en un aide-mémoire par lequel l’homme de l’art retrouve aisément à la lecture les mots ou les passages qui se sont estompés dans sa mémoire. Que la graphie soit peu adaptée à la phonie, que le système graphique soit lacunaire, cela gêne peu un lecteur qui connaît déjà son texte, et qui tolère une marge de flottement où le même mot écrit peut représenter non seulement plusieurs homonymes, mais aussi des mots de prononciation différente.
Vers une langue officielle
Une orthographe aussi approximative que celle des jongleurs ne
peut subsister au XIIIe siècle, alors que le français devient la langue des
textes juridiques et administratifs, lesquels exigent clarté et précision. Le latin occupant encore une place privilégiée chez les élites et au sein de l’Église, on se doit de conserver son orthographe. Ainsi naissent cer- tains procédés de différenciation encore présents aujourd’hui. Un prem- ier étage de 22 lettres (alphabet latin) étant insuffisant, on crée un
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deuxième étage en combinant les lettres existantes de façon à former des digrammes (ex. : an, in, on, un). Cette solution entraîne des difficul- tés : comment, par exemple, ne pas lier ai dans ebai ? On a alors recours à l’anticoagulant h muet et on obtient ebahi. De même, le e muet de ennemi permet une prononciation du en différente de celle qu’on
retrouve dans le mot ennui.
De plus, des lettres diacritiques viennent s’insérer dans certains
mots pour différencier des graphèmes simples qui se confondent. Par exemple, jusqu’au XVIIe siècle, il n’y a pas de différence entre u et v, et le j n’est pas encore utilisé. Au Moyen Âge, la graphie vile valait pour «ville» et «huile». Le h initial a été ajouté pour donner au graphème v la valeur phonétique ü. Un autre cas d’ajout diacritique est le doublement de certaines consonnes pour marquer que la voyelle pré­cédente est fermée, d’où le double l dans j’appelle, par exemple.
Comme on peut le constater aujourd’hui, bien qu’un bon nombre de
diacritiques soient disparus avec l’apparition de nouvelles lettres ou des accents, il en subsiste encore beaucoup. Si, au XIIIe siècle, on a eu besoin d’ajouter un d final à pie (d’après le latin pedem) pour éviter la confusion avec la pie (oiseau), l’apparition de l’accent aigu n’a pas engendré la graphie pié, et ce, pour des raisons idéographiques ; en effet, on avait déjà des mots de même famille, tels pédestre, piédestal, pédale.
Fixation de l’orthographe
C’est à partir du XVIIIe siècle que se fixe l’orthographe telle qu’on
la connaît de nos jours. Depuis l’invention de l’imprimerie à la fin du XVe siècle, étymologistes et traditionalistes s’opposent. Dans la troisième édition du dictionnaire de l’Académie française (1740), on voit disparaître de nombreuses consonnes inutiles grâce à l’emploi des accents aigus, graves et circonflexes (ex. : fête pour feste). L’apparition des dictionnaires, malgré les contradictions d’une édition à une autre, coïncide avec la naissance d’une norme orthographique.
Idéographique ou phonétique
Burney, dressant l’état présent de notre orthographe, souligne son as-
pect « ntellectuel» et dégage ses caractéristiques essentielles. D’abord, elle est étymologique en ce qu’elle conserve les traces de ses origines latines et
grecques. Elle est aussi grammaticale, car elle indique les rapports existant
entre les éléments d’une même phrase (ex. : accords au féminin et au pluriel). Enfin, elle différencie les homonymes grâce à son aspect idéographique. « Cela, dit-il, lui donne un certain caractère esthétique, pu-
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isque les mots ne sont pas seulement le calque du son, mais présentent une sorte de physionomie graphique où les lettres superflues font figure de «signes particuliers» ou d’ornements» . On pourrait dire de l’orthographe française qu’elle est un compromis entre une transcription purement phonétique et une représentation idéographique. Ce caractère idéographique semble être la principale source de difficulté de l’écriture du français. Le mot oiseau en est un des meilleurs exemples : ses graphèmes sont très éloignés de la transcription en A.P.I. [wazo]. René Thimonnier vise juste lorsqu’il affirme que l’orthographe française, par son caractère idéographique, facilite la lecture au détriment de l’écriture.
À la lumière de ces quelques données historiques, il est facile de com-
prendre le pourquoi et le comment d’une complexité orthographique qui, si on constate l’échec des tentatives de réforme, semble aujourd’hui presque irréversible. Aux partisans d’une orthographe plus phonétique s’opposeront toujours ceux d’un courant plus traditionaliste, conscients de la richesse étymologique du français écrit.
2. Règles d’application des recommandations orthographiques.
« Aucune des deux graphies [ni l’ancienne ni la nouvelle] ne peut être
tenue pour fautive.» Déclaration précédant les listes du Dictionnaire de l’Académie française (9e édition en cours de publication) dans les fasci- cules du Journal officiel de la République française depuis le 22 mai 1993
Le trait d’union et la soudure
Le trait d’union est remplacé par la soudure dans tous les composés
de «contr(e)-» et «entr(e)-», pour lesquels on poursuit l’action com­mencée par l’Académie en 1835, 1878 et 1935 (ex. : «contrappel», «en­tretemps» sur le modèle de «contrepoint», «entrevue»).
Le trait d’union est remplacé par la soudure dans tous les composés
de «extra-», «infra-», «intra-», «ultra-» (ex. : «extrafort» sur le modèle de «extraordinaire»), comme les composés de «en», «sur», «supra», déjà soudés.
N. B. Le trait d’union est maintenu dans les mots où la soudure engen-
drerait une prononciation défectueuse (ex. : «extra-utérin»).
Le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés
d’éléments savants, en particulier en «-o» (ex. : «autoécole» sur le modèle de «radioactif»).
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N. B. Le trait d’union est maintenu dans les noms propres et termes
géographiques où il sert à marquer une relation de coordination entre les deux termes (ex. : «gréco-romain»).
Le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés de for-
mation onomatopéique ou dans des mots d’origine étrangère (ex. : «boui- boui», «weekend», «un apriori» sur le modèle de «coucou»…).
Le trait d’union est remplacé par la soudure dans certains composés
formés à l’origine d’un verbe et d’un nom, ou d’un verbe et de «-tout», les composés avec «basse-», «mille-», «haut(e)-», et quelques autres composés (ex. : «croquemonsieur», «mangetout», «millepatte», «portemonnaie», «rondpoint» sur le modèle de «faitout», «passeport», «portefeuille»).
N. B. Ces mots étant devenus des mots simples, ils suivent la règle gé-
nérale du singulier et du pluriel (ex. : «un millepatte», «des millepattes» sur le modèle de «un millefeuille», «des millefeuilles»).
Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits
d’union (ex. : «vingt-et-un-mille-six-cent-deux», «quatre-centième», «un­million-cent»).
N. B. On distingue ainsi «quarante-et-un tiers» (41/3) de «quarante et un
tiers» (40 + 1/3), et aussi «mille-cent-vingt septièmes» (1120/7) de «mille­cent vingt-septièmes» (1100/27), de «mille cent-vingt-septièmes» (1000/127), ou encore de «mille-cent-vingt-septième» (1127e).
Le pluriel
Les noms composés, avec trait d’union, formés à l’origine soit
d’une forme verbale et d’un nom, soit d’une préposition et d’un nom, perçus comme des mots simples, prennent la marque du pluriel au sec­ond élément, seulement et toujours lorsqu’ils sont au pluriel (ex. : «un essuie-main», «des essuie-mains», «un cure-ongle», «des cure-ongles», «un garde-meuble», «des garde-meubles» - qu’il s’agisse de personnes ou de choses -, «un après-midi», «des après-midis»).
N. B. La règle ne concerne pas les quelques composés dont le sec-
ond élément contient un article (ex. : «trompe-l’œil») ou commence par une majuscule (ex. : «prie-Dieu»).
Les noms empruntés à d’autres langues, dont le latin, suivent la
règle générale du singulier et du pluriel des mots français (ex. : «les boss», «les gentlemans», «les matchs», «les minimas», «les mini- mums»).
Exceptions : les noms ayant conservé leur valeur de citation (ex. :
«des requiem»).
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Les accents et le tréma
Devant une syllabe graphique contenant un «e» instable (dit e
muet), on écrit «è» et non «é». Ainsi :
on écrit «évènement» sur le modèle de «avènement», «règle-
mentaire» sur le modèle de «règlement», etc. ;
les formes conjuguées des verbes du type «céder», au futur et
au conditionnel, s’écrivent avec un accent grave (ex. : «elle cèderait» sur le modèle de «elle lèverait») ;
dans les inversions interrogatives, la première personne du sin-
gulier en «e» suivie du pronom personnel «je» porte un accent grave (ex. : «aimè-je»).Exceptions, en raison de leur prononciation normée en
syllabe initiale :
les préfixes «dé-» et «pré-» (ex. : «dégeler», «prévenir») ; les «é-» initiaux (ex. : «échelon», «édredon», «élever») ; ainsi que «médecin» et «médecine».
L’accent circonflexe disparait sur les lettres «i» et «u» (ex. : «nous
entrainons», «il parait», «flute», «traitre»).
Exceptions: le circonflexe est maintenu, pour sa fonction
analogique ou distinctive:
– dans les terminaisons verbales du passé simple (ex. : «nous
vîmes», «vous lûtes») et du subjonctif (ex. : «qu’il partît», «qu’il eût voulu») ;
– dans «jeûne(s)», les masculins singuliers «dû», «mûr» et «sûr»,
et les formes de «croitre» qui, sinon, seraient homographes de celles de «croire».
Le tréma est déplacé sur la lettre «u» qui correspond à un son dans
les suites «-güe-» et «-güi-» (ex. : «aigüe», «ambigüe», «ambigüité»).
N. B. Afin de corriger des prononciations jugées défectueuses, le
tréma est ajouté dans quelques mots (ex. : «argüer», «gageüre», «rongeüre»).
Pour l’accentuation (comme pour le pluriel et la soudure), les mots
empruntés suivent la règle des mots français (ex. : «homéo-», «un im­présario»).
Simplification des consonnes doubles Les formes conjuguées des verbes en «-eler» ou «-eter» s’écrivent
avec un accent grave et une consonne simple devant une syllabe con­tenant un «e» instable (dit e muet). Les dérivés en «-ment» de ces
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