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ivanov666
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Файл:Основы теории второго иностранного языка (французский язык). Часть 1. Учебное пособие
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une classe grammaticale autre que la racine ou le radical auxquels ils sont
indissolublement liés. Ils n’existent pas comme lexèmes indépendants.
Chaque classe grammaticale possède son propre système de suffixes,
ce qui ne veut dire que certains d’entre eux ne peuvent pas faire partie de
deux classes. Il existe des variantes de suffixes (populaires et savantes s’il
sont d’origine latine : -aison, -ation), des synonymes et des homonymes.
Les suffixes des substantifs sont fort nombreux. D’après leur fonction
sémantique ils se laissent repartir en plusieurs groupes plus ou moins con-
sidérables. Surtout nombreux sont les suffixes formant des substantifs à sens
abstrait, tels que l’action, la qualité, etc. Parmi les suffixes servant à former
des substantifs abstraits il y a tels qui désignent l’action, les plus productifs
sont –ation, -(e)ment, -âge (alphabétisation, applaudissement, bavardage,
chômage). Outre ces suffixes qui sont le plus productifs il y en a d’autres
dont la productivité s’est considérablement affaiblie.Tels sont les suffixes : erie (agacerie, boulangerie), -ée (tombée, montée), -ance (-ence) (obéissance,
référence), -ade (glissade, promenade), -is (cliquetis, clapotis), -aison (-ison)
(fleuraison), -ure, -ture, -ature, -iture (forfaiture, piqûre, déchirure), -ie (sor-
tie, acrobatie), -isme (alpinisme, journalisme), -at (attentat).
Un autre groupe est formé par les suffixes dont les dérivés expriment
la qualité : -ité, -(e)té (objectivité, relativité, sélectivité, agilité, clarté, fiér-
té), -ce (puissance, insouciance), -isme (patriotisme, héroïsme). Parmi les
suffixes moins productifs de ce même groupe mentionnons : -erie
(lâcherie, canaillerie), -esse (faiblesse, sagesse), -eur (splendeur, froideur),
-itude (-ude, -tude) (solititude, quiétude, certitude), -ise (sottise), -ation, -
tion, -ion (approximation, précision), -ie (modestie, folie, jalousie), -ure
(droiture).
Parmi les suffixes abstraits une place à part revient au suffixe très
productif –isme (socialisme, marxisme, impressionnisme). Encore les suffixes abstraits : -at, -ie, -ce, -ure qui signifient une fonction, une dignité ou
un régime gouvernemental (rectorat, tyrannie, agence, présidence, préfecture, magistrature) ; une branche de la science –ique, -logie (informatique,
linguistique, pédagogie, philosophie) ; qui servent à former des substantifs
désignant une maladie, une malaise, un défaut physique –ie (paralysie, as-
phyxie), -isme (alcoolisme, somnambulisme), -ite (bronchite, appendicite).
Les suffixes des substantifs à sens concret constituent un autre groupe
considérable. Parmi ces suffixes signalons tout d’abord ceux dont les dérivés désignent l’homme d’après quelque caractéristique. Un de ces
productifs plus productifs de notre époque est –iste dont un grand nombre
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de dérivés formés de noms communs et de noms propres de personnes désignent l’homme, d’après son appartenance à quelque doctrine ou école :
humaniste, écologiste et dont d’autres dérivés tirés aussi de substantifs désignent l’homme d’après son activité, sa profession : anatomiste, romaniste ; la productivité des suffixes –eur (-euse) et –ateur, -teur, -(atrice, trice) n’a pas été altérée au cours des siècles : leurs dérivés formés généralement de verbes désignent le plus souvent une personne d’après son
occupation ou l’action qu’elle accomplit : travailleur, skieur, animateur ;
parmi les suffixes bien productifs de ce groupe viendra se ranger le suffixe
–ier, -tier, (-ière, -tière) : vacancier, liftière, romancier(-ière), il est à noter
que les variantes de ce suffixe –er, (-ère) ont perdu leur ancienne productivité : vacher, vachère ; -logue est encore un suffixe productif du même
groupe ; il forme des substantifs désignant l’homme d’après son occupation : cosmétologue, océanologue, alergologue.
Signalons les suffixes moins productifs de ce groupe : -aire : biblio-
thécaire, publicitaire ; -ien (-ienne) – politicien, Parisien (-ienne) ; -eén (-
éenne) : Européen (-éenne) ; -ais (-aise) : Français (-aise) ; -ois (-oise) :
Suèdois (-oise).
Un autre groupe comprend les suffixes qui forment des substantifs dé-
signant des objets ou des produits divers : -er, -ier : oranger, saladier ; ière : soupière, saucière ; -ette : sonnette, allumettes ; -et : jouet ; -erie :
tapisserie ; -ade : limonade.
Parmi les suffixes particulièrement productifs de ce groupe nommons –
ateur (-teur, -eur) et –euse qui forment des substantifs désignant des ma-
chines, des appareils de toute sorte : excavateur, baladeuse, lessiveuse ; –
thèque qui est très productif aujourd’hui : discothèque, cinémathèque, medi-
athèque.
Un groupe particulier comprend des suffixes collectifs désignant une
réunion des objets ou des personnes ou bien une quantité de qch : -ade :
colonnade ; -age : feuillage ; -aie : cerisaie ; -at : prolétariat ; -ée, -etée :
bouchée, pelletée ; -erie : verrerie ; -is : lattis : -aine : dizaine, douzaine ; -
ain : douzain. Les suffixes diminutifs : -et, -elet : jardinet, enfantelet ; -elle :
ruelle, tourelle ; -on, -eron, -illon : ourson, moucheron, négrillon ; les suf-
fixes péjoratifs : -aille : mangeaille, valetaille ; -asse : paperasse ; -on :
Margoton.
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б) Suffixation ou dérivation par suffixes des adjectifs.
La suffixation est aussi un des moyens les plus importants de la
formation des adjectifs. Les suffixes les plus répandus et le plus
productifs des adjectifs sont –ique (l’appartenance à quelque branche
scientifique, à une école ou genre historique, à une doctrine,
l’appartenance à une couche sociale : philosophique, géographique, aristo-
cratique ; un sens relationnel et la qualité : -al (-ale, -aux, -ales), -el (-elle, -
els,-elles) : national, industriel, fondamental, colossal ; -aire : révolutionnaire,
universitaire ; l’appartenance à une idéologie, une doctrine, à un parti poli-
tique : -iste : monarchiste, socialiste ; l’appartenance à un pays, à une locali-
té : -ien (-ienne), -éen (-éenne), ier (-ière), -in (-ine) : académicien, européen,
financier, féminin ; -ais (-aise), -ois (-oise) : français, chinois ; -ain (-aine) :
américain ; la qualité : -able : confortable, raisonnable ; -é (e) : azuré, argen-
té ; -u (e) : barbu ; -esque : pittoresque ; -eux (-euse) : merveilleux ; -if (-
ive) : pensif.
Les autres suffixes : -ard (-arde) un sens péjoratif : criard, pleurard ; -
able (-ible) l’aptitude à subir l’action rendue par la base formative verbale :
pardonnable, discutable, corrigible ; -âtre la manifestation à un degré infé-
rieur, tirés d’adjectifs de couleurs : blanchâtre, verdâtre ; -al l’attitude en-
vers qn, qch : amical, cordial ; -al(e), -ain(e) des rapports différents : mat-
inal, central, prochain.
с) Suffixation ou dérivation par suffixes des verbes et des ad-
verbes.
La dérivation des adverbes s’effectue à l’aide de l’unique suffixe –
ment. Dans le français moderne les adverbes avec ce suffixe sont en
corrélation avec des adjectifs dont ils sont formés : lentement‹← lente,
prudemment‹← prudent. Les formations avec ce suffixe peuvent exprimer : la manière ; le degré d’intensité de la manifestation d’un
phénomène : complètement, suffisamment ; un rapport de temps : pro-
chainement ; l’attitude du sujet parlant envers la réalité : probablement,
certainement.
La suffixation est moins typique des verbes que des substantifs et
des adjectifs. Le suffixe –is, qui est parmi les plus productifs, signifie le
fait d’être ou de mettre dans l’état exprimé par la base formative : agoniser ← agonie, égaliser ← égal. Le fait « mettre dans un état » est rendu aussi par les formations avec les suffixes –c-, -ifi- : durcir ← dur,
glorifier ←glorieux ; -c- la manifestation ou la communication de la
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qualité rendue par la base adjectivale : noircir ; -oy- le même sens avec
une nuance diminutive : ondoyer, rougeoyer ; -ass-, -aill-, -ot- une valeur appréciative : vivoter, siffloter ; - ot-, -ill-, -onn- un sens diminutif :
toussoter, trembloter, sautiller, chantonner.
3. Préfixation (généralités). Dérivation.
а) Dérivation par préfixes des verbes.
Conformément à leur méthode historique F.Diez et A.Darmesteter
font entrer la préfixation dans la composition vu que les préfixes fran-
çais remonent pour la plupart à des mots latins. A côté des traits com-
muns les préfixes et les suffixes possèdent des particularités différen-
tielles. La soudure et l’interdépendance sémantique entre le suffixe et la
base formative atteignent un très haut degré qui font que le sens du dérivé se trouve généralement transformé en comparaison du sens du mot
générateur. En effet, un journaliste n’est pas une variété de journal, etc.
Quant au préfixe, il conserve le plus souvent une certaine autonomie
sémantique par rapport à la base formative dont il ne fera que modifier
le sens : transporter, c’est toujours porter, mais d’un lieu dans un autre.
Il est à noter que les formations préfixales sont moins fréquentes et
moins productives par comparaison aux formations suffixales. Parmi
les formations préfixales la première place revient aux verbes.
Parmi les préfixes verbaux les plus productifs il faut nommer dé-
(dés-) exprimant un sens opposé à celui qui est rendu par le verbe
primitif et la privation de ce qui exprimé par la base formative : déboucher ← boucher, dégoûter ← goût et r(e)-, ré- ajoute un sens itératif :
revoir, rouvrir.
Les autres préfixes verbaux : en- (em-) des sens divers : enrhumer
← rhume, embellir ← belle, ensoleiller, encadrer ← cadre, enlever ←
lever ; a- : appauvrir ←pauvre, accourir ← courir ; é- un sens privatif :
effeuiller ← feuille, édenter←dent ; mé- (més-) un sens contraire à celui qui est rendu par le verbe primitif : méconnaître et ajoute une nuance péjorative : mésuser, mépriser, médire ; contre- l’opposition : con-
tredire, contre-attaquer ; trans-, ex-, in- (im-), sou- expriment des rapports spatiaux : transporter, exporter, importer, soutenir ; entr(e)-
l’accomplissement d’une action : entrouvrir, entrebâiller et l’idée de
réciprocité : s’entrechoquer ; par- le sens de « jusqu’au bout » : parachever, parfaire ; co- l’idée de simultanéité et de concomitance : coexister, cohabiter, coopérer ; pré- l’antériorité : prédire, prévoir.
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б) Préfixation ou dérivation par préfixes des substantifs.
Les formations préfixales sont beaucoup plus rares parmi les sub-
stantifs que les formations suffixales. Les préfixes des substantifs les
plus répandus sont сeux qui communiquent aux dérivés un sens opposé
à celui du mot primitif : dé- (dés-), dis-, in- (im-, ir-, il-), mes- : désordre ← ordre, disproportion ← proportion, incroyance ← croyance, impuissance ← puissance, irrévérence ← révérence, illégalité ← légalité,
mésintelligence ← intelligence. Les préfixes les plus productifs de ce
groupe sont : anti- qui signifie « dirigé contre » et non- qui confère aux
dérivés un sens négatif : antifascisme, antivirus, non-participation. Le
préfixe re-, ré- participe tout autant à la formation des substantifs que
les verbes : réexamen, rediscussion, ré-désordre. Parmi les préfixes
productifs viennent aussi se ranger co- qui rend l’idée de simultanéité et
de concomitance : coexistence ; auto- qui signifie « lui-même, par lui-
même » : autoconsommation ; rétro- correspondant à « en arrière » :
rétrovision ; mono- qui signifie « un seul » : monobloc, monorail ; bi- :
biréacteur ; tri- : triporteur ; quadri- : quadriréacteur ; poly- : polyculture. Les préfixes d’intensité super-, sur-, hyper-, ultra-, méga(lo)- : su-
perproduction, surcocktail, hypermarché ; des termes politiques, scientifiques et techniques : surexploitation, hypertension, ultrapression, mé-
ga-entreprise. Encore mini- et micro- : mini-grippe, micro-copie, microordinateur.
с) Préfixation ou dérivation par préfixes des adjectifs. Dériva-
tion parasynthétique et régressive.
Les formations préfixales parmi les adjectifs ne sont guère non plus
très nombreuses. Tout comme pour les substantifs les préfixes des ad-
jectifs les plus répandus et productifs sont сeux qui communiquent aux
dérivés un sens opposé à celui du mot primitif : in- (et ses variantes),
anti-, non-, a- : inexpressif, antidémocratique, non-directif, amoral ; les
préfixes d’intensité : archi-, sur-, extra-, hyper-, super- : surexcité, ex-
tra-fin, archiplein, hypernerveux, superléger.
La productivité des autres préfixes paraît être plus restreinte : pro- :
proaméricain ; auto- : autoguidé. La majorité des adjectifs préfixés est
formés d’adjectifs ; toutefois des cas se présentent où les préfixes forment des adjectifs à partir de substantifs : antibrouillard← brouillard,
antibruit ← bruit.
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Par la dérivation parasynthétique on comprend la formation de
mots nouveaux par l’adjonction simultanée à la base formative d’un
suffixe et d’un préfixe : souterrain. Il n’y a pas d’affixes spéciaux pro-
pres à ce procédé. Donc, la formation parasynthétique est moins autonome
que la suffixation et la préfixation. Pour distinguer un mot parasynthétique
d’un mot préfixé ou suffixé il faut tenir compte des rapports dérivationnels
(sémantiques et formels) entre le mot de base et le dérivé. Ansi, les mots
tels que interdisciplinaire (qui concerne plusieurs disciplines) et
transeuropéen (qui traverse l’Europe) seraient plutôt des formations para-
synthétiques tirées de substantifs (discipline et Europe).
On distingue la formation parasynthétique propre et impropre.
Types de formation parasynthétique propre : 1) inter- +B+ suffixe (-
aire, -al, -el) → A (adjectif) : interdépartemental, interprofessionnel, inter-
planétaire ; 2) préfixe (sous-, trans-) +B+ suffixe (-aire, -al, -ique, -ien, -
ain) → A : sousorbitaire, transcontinental, transcanadien, transatlantique,
souterrain.
Types de formation parasynthétique impropre : 1) a-, en- (em-) +B+ -r
(-er) → V : agrandir, attrister, endurcir, engraisser ; 2) dé- +B+ -er (-r, -
iser) → V ; é- +B+ -er → V : décourager, dératiser, écorner ; 3) en- +B+ er → V : enfumer, emprisonner ; a- +B+ -r → V : atterrir ; anti- +B+ ø →
A : antichoc. C’est un type très actif : antibrouillard, antibruit.
La dérivation régressive ou « sans suffixe », ou « avec le suffixe
zéro », consiste en la formation de mots par le retranchement de certains suffixes. Ainsi on a formé démocrate, aristocrate, autonome de
démocratie, aristocratie, autonomie en rejetant le suffixe –ie. Il est à
noter qu’on range souvent dans la dérivation régressive les substantifs
tirés de verbes et coïncidant avec les radicaux de ces derniers : cri ‹←
crier, vol ‹← voler, appel ‹← appeler.
Notons que la dérivation régressive est peu productive en français
moderne.
4. Conversion ou dérivation impropre.
Conversion (transposition, dérivation impropre), c’est un procédé
syntaxico-morphologique de formation de mots par lequel un change de
partie du discours sans changer sa forme phonétique : une personne
enseignant à l’université → un enseignant, un texte résumé → un résu-
mé, un homme malade → un malade.
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On distingue la conversion totale ou morphologo-syntaxique et la
conversion partielle (syntaxique, fonctionnelle). Dans le premier cas le
mot converti a les mêmes catégories morphologiques que les autres
mots de sa nouvelle partie du discours : p.ex., les mots substantivés ont
le genre et le nombre (séparer les blancs des jaunes avant de verser la
farine). En cas de conversion partielle le mot est employé dans une
fonction syntaxique qui ne lui est pas propre : les si, les oui, les non.
La conversion des substantifs a pour le résultat l’adjectivation : S
→ A : un ennemi – une armée ennemie.
La conversion des adjectifs : 1) substantivation des adjectifs : A→
art.+S : (sommet) rond → un rond ; l’ellipse du substantif dans les
sintagmes S + A (art. +S+A) → art.+S : un journal quotidien → un
quotidien, un appareil portable → un portable ; 2) adverbialisation des
adjectifs : parler bas, travailler ferme.
La conversion des adverbes : 1) substantivation : Adv. → S : faire
du bien, du mal à qn ; 2) adjectivation : Adv. → A : des gens bien.
La conversion des participes : 1) adjectivation : Part.pr. →
A verbal : (une rue) passante, (une musique) dansante ; Part.Passé →
A : (l’air) comprimé, (un élève) étourdi ; 2) substantivation : Part.pr. →
S : un étudiant ; Part.Passé → S : un extrait, un syndiqué.
а) Composition des mots.
Ce procédé de formation, quoique moins productif que la dariva-
tion affixale, occupe une place importante dans le système formatif du
français d’aujourd’hui. Un mot composé est un groupement syntaxique
lexicalisé. Les composants des vocables de ce type peuvent : 1) ne pas
avoir de rapport syntaxique explicites entre les éléments d’un mot composé : tire-bouchon – instrument pour retirer le bouchon de la
bouteille ; 2) avoir intégrité sémantique du mot composé même si les
éléments ne les motivent que partiellement, ainsi le mot gendarme
n’implique pas seulement l’idée d’une personne armée, mais d’un militaire appartenant au corps de la gendarmerie ; 3) absence d’autonomie
fonctionnelle des éléments, comme c’est le cas de porte- dans portemonnaie ; 4) les éléments d’un mot composé s’ecrivent par un trait
d’union (plus rarement – ensemble) : passe-partout, portemanteau.
Types de mots composés : 1) substantifs : B + S → S : nom
d’instrument : tire-bouchon, brise-glace ; nom d’agent et nom de chose ou
de lieu : casse-cou, porte-malheur ; nom de champignons ou de plantes :
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tue-mouche, perce-neige ; A + S → S : belle-mère, basse-cour ; S + A→
S : sang-froid, chat-huant, ce type est peu actif et productif ; préposition
(adv.) + S→ S : sans-emploi, après-midi ; 2) adjectifs : A + A → A : doux-
amer, bleu-claire ; A (part.) + part → A : nouveau-né, ivre-mort ; Adv. + A
(part) → A : bienheureux, maladroit ; B + o + A→ A : anglo-américain,
égypto-palestino-israélin ; 3) adverbes : On voit très peu d’adverbes parmi
les mots composés. P.ex., après-demain, avant-hier sont formés selon le
type Préposition + Adv.
Quant aux verbes composés du type malmener, bouleverser, dans
le français moderne ils ne se forment plus.
D’après le type de rapports syntaxiques entre leurs éléments les mots
composés se divisent en copulatifs (français-polonais), déterminatifs
(rouge-gorge) et les mots formés par complémentation : cache-pot. On dis-
tingue des composés idiomatiques (chauve-souris) et non-idiomatiques
(tire-bouchon, sans-travail).
б) Abréviation. Redoublement et déformation des mots. Ono-
matopée.
A l’heure actuelle l’abréviation est devenue un procédé productif de la
formation des mots. Ces procédés de formation des mots se sont dévelop-
pés surtout au XXe siècle et dans plusieurs langues. L’expansion de
l’abréviation tient à plusieurs raisons parmi lesquelles on peut citer avant
tout deux essentielles : 1) facteur social : l’accélération du rythme de la vie
de nos jours conditionne la tendance de donner le maximum d’information
en minimum de temps : on dit, p.ex., cinéma (et même ciné dans le fran-
çais familier) au lieu de cinématographique ; 2) facteur linguistique :
l’abréviation est un des moyens servant à limiter la redondance en élimi-
nant des syllabes entières. C’est une tendance analytique.
On distingue les procédés d’abréviation suivants : la troncation
(procédé morphologique) et deux procédés syntaxico-morphologiques :
la siglaison et le téléscopage.
La troncation. On rejette un élément d’un mot composé ou dérivé : a)
si on supprime la partie finale, c’est une apocope : télévision – télé, exposi-
tion – expo ; b) la suppression d’une ou de plusieurs syllabes initiales d’un
mot s’appelle l’aphérèse : autobus – bus, alboche – boche. La troncation (et
surtout l’aphérèse) est caractéristique du langage parlé et familier, voir ar-
gotique : perm(e), ado, dico, pitaine, etc. Les apocopes sont plus nombreuses que les aphérèses ce qui peut s’expliquer par le fait que ce sont les
syllabes initiales qui portent la plupart de l’information. La plupart des
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mots tronqués sont des substantifs, las adjectifs se rencontrent plus rarement : sympa, impec (c), incon.
La siglaison. On appelle sigle les lettres initiales servant
d’abréviation. Il s’agit donc de l’abréviation des groupes de mots. Par-
mi les sigles on distingue les alphabétismes (où les lettres se prononcent
alphabétiquement : P.T.T. [petete] et les acronymes qui on une pronoci-
ation syllabique : S.M.I.C., E.N.A., O.V.N.I. De nos jours plusieurs
sigles sont empruntés à l’anglais : UNESCO, laser, jeep, radar. La
preuve c’est que le sigle, à l’opposé des autres types d’abréviation, peut
devenir mot base de dérivation suffixale : O.N.U. → onusien, O.T.A.N.
→ otanien, otaniser. L’accroissement incessant du nombre des sigles a
pour résultat l’apparition des homonymes. Ansi, p.ex., le sigle A.M.
correspond à 76 groupes de mots. Le texte seul peut guider le lecteur à
comprendre le sens de ces sigles.
Le téléscopage. On appelle mots téléscopés (mots-valises, mots-
gigognes, mots porte-manteaux) les mots formés à l’aide de
l’abrègement des syllabes d’un ou plusieurs mots dont ils sont compo-
sés : mobylette ← mobile +bicyclette, eurafricain ← européen + afri-
cain, Benelux ← Belgique + Nederland + Luxembourg. C’est un
procédé très actif qui s’est développé surtout de nos jours. Les types de
mots téléscopés sont nombreux et variés. Les éléments de ces mots
peuvent être liés par des rapports de coordination (Eurasie ← Europe +
Asie, franglais ← français +anglais) ou de subordination (alcootest ←
alcool + test, Noraf ← Nord + Africain). On peut diviser ces derniers
en deux groupes selon l’ordre de leurs éléments : 1) déterminé – dé-
terminant : Bat d’Af (Bataillon d’Afrique), plastisol (plastique +
solide) ; déterminant – déterminé : voygence (voyage + agence), mobot
(mobile + robot). Parfois les morphèmes, les phonèmes ou les syllabes sont
superposés : clinique + hélicopter = clinicoptère, restaurant + route = res-
tauroute.
La structure des mots téléscopés est variée. Ansi, p.ex., on voit les
types tels que : élément initial du premier mot + le second mot : piéton
+ route = piétoroute ; élément initial du premier mot et du second mot :
Vélodrom d’Hiver → Vel d’Hiv ; élément initial du premier mot +
élément final du second mot : stagnation + inflation → stagflation. On
peut préciser la signification lexicale de ces mots à partir de leurs élé-
ments.
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Redoublement et déformation des mots. Tout comme l’abréviation
le redoublement et la déformation mènent à l’apparition de variantes de
mots déjà existants et non point à la création de nouvelles unités lexicales. Les unités formés par redoublement reçoivent généralement des
nuances mélioratives et familieres : fifils pour « fils », pépère ou pépé
pour « grand-père », tata, tati(e) – « tante ». Le redoublement est typique des prénoms : Mimile, Juju, Titine – pour Emile, Julie, Augustine.
La déformation s’effectue par des procédés divers dont la pseudo-
suffixation argotique, le verlan, l’argonji : boutanche – « bouteille »,
fastouche – « facile », clodo – « clochard », valdingue – « valise »,
cuistance – « cuisine ». Les variantes et les mots formés par la déformation pullulent dans le langage populaire et l’argot qui utilisent
largement les vocables de la langue commune.
L’onomatopée c’est la formation des mots par un procédé phonétique.
Les onomatopées sont fondées sur l’imitation de différents sons, cris,
bruits. Pourtant cette imitation est souvent assez conventionnelle et approx-
imative. Seuls des noms et des interjections peuvent être appelés « onomatopées ». Ces lexèmes (onomatopées) servent de base à la dérivation
morphologique des mots phonétiquement motivés. L’onomatopée est
d’une productivité restreinte, ce qui s’explique en particulier par le caractère relativement réduit des sons perceptibles par l’oreille humaine. Les
créations récentes : glop – « bruit ressemblant à un coeur qui bat », yé-yé –
formé par imitation du refrain d’une chanson américaine.
ATTENTION! RÉVISION 3
1. Qu’est-ce que c’est que la formation de mots et comment est son
rôle comme moyen de l’enrichissement du vocabulaire français ?
2. Quels types de la suffixation ou dérivation par suffixes connaissez-vous ?
3. Parlez de la préfixation et ses types.
4. Qu’est-ce que c’est que la dérivation parasynthétique et régres-
sive ?
5. Parlez de la conversion ou dérivation impropre.
6. Qu’est-ce que c’est que la composition des mots ?
7. Qu’est-ce que c’est que l’abréviation ?
8. Parlez du redoublement et de la déformation des mots.
9. Qu’est-ce que c’est que l’onomatopée ?
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