Французский язык для обучающихся по направлению подготовки «Филология» (продвинутый этап обучения). Учебное пособие
.pdf-actualité aiguë.
5.Le terrible monologue de Figaro à l’acte V annonce: -l’assaut prochain contre la noblesse
-les assauts insolents contre la religion -les injures des femmes.
6.L’habileté que déploie Beaumarchais à nouer et à dénouer les
fils d’une intrigue rappelle, plus encore: -la technique du théâtre français
-la technique du théâtre italien
-la technique de la littérature anglaise.
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MODULE IX. LE XIXe SIÈCLE
CHATEAUBRIAND UN HOMME ENTRE DEUX MONDES
Les exercices de préparation à la lecture des textes
9.1. Retenez les mots et les expressions suivants:
еntamer – приступать к fréquenter – посещать
s’exiler – удаляться в изгнание osciller – колебаться
basculer – опрокидываться banni – изгнанный défranchi – оробевший témoin (m.) – свидетель
octogénaire (m.) – восьмидесятилетний épouse (f.) – супруга
embrasser – присоединиться к martyr (m.) – мученик
9.2. Donnez-en les équivalents russes:
issu d’une famille; une famille aisée; entamer une carrière; faire son entrée; des signes d’agitation; un franc succès; le château familial; se consacrer à l’écriture; embrasser à nouveau; une carrière politique; au bout de quelques années; d’outre-tombe; une œuvre posthume; en deça de ses espérances; atteindre la postérité.
9.3. Former les verbes du verbe porter avec les préfixes -em,-ra, etc. et traduisez les phrases.
1.Chateaubriand publie alors ses premiers romans, qui remportent très vite un franc succès.
2.Son fils Louis rapporte qu’un jour Mme de Maintenon l’entretenait de la misère du peuple.
3.Jean dut emporter cette malle tout de suite.
4.Apportez-moi mes lunettes, veuillez-vous !
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5.Chacun doit supporter les malheurs avec dignité.
6.Et puis le talent l’emporte, et nous emporte.
9.4.Lisez et traduisez le texte. Biographie courte de François-René de Chateaubriand
François-René de Chateaubriand est né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo. Issu d’une famille aristocratique aisée, il entame une carrière militaire, puis fait son entrée à la cour à l’âge de 19 ans. À Paris, il fréquente les écrivains de son époque. Il est témoin des premiers signes d’agitation de la Révolution française, et assiste, deux ans plus tard à la prise de la Bastille. Après un voyage d’un an en Amérique, Chateaubriand rentre à Saint-Malo et se marie.
Blessé alors qu’il combat les armées de la République naissante, il s’exile à Londres. Sa femme est emprisonnée, et une partie de sa famille, restée en France, est guillotinée. Il rentre en France en 1800 et s’installe à Paris, loin de sa femme et de sa sœur, restées dans le château familial de Combourg en Bretagne.
Chateaubriand publie alors ses premiers romans, qui remportent très vite un franc succès. Cette époque marque aussi le début de sa carrière politique, aux côtés de Napoléon Bonaparte. Cependant, il démissionne au bout de quelques années d’exercice, lorsqu’il apprend l’exécution du duc d’Enghien. Après un voyage d’un an en Orient, il se retire à la campagne avec son épouse et se consacre à l’écriture: il publie “Les martyrs” puis “Itinéraire de Paris à Jérusalem”.
À la Restauration, Chateaubriand embrasse à nouveau une carrière politique: en 1815, il est nommé ministre d’État et pair de France, et rejoint l’Académie française. Il occupe différentes fonctions politiques au cours des dix années qui suivent, et devient notamment ambassadeur en Allemagne et en Italie. Après la révolution de 1830, fatigué des revirements politiques en France, il se retire des affaires. Installé dans son appartement parisien, il achève l’écriture de ses mémoires. François-René de Chateaubriand décède à Paris le 4 juillet 1848. C’est durant cette même année que sont publiées “Les mémoires d’outre-tombe”, une œuvre posthume qui permettra à l’auteur d’atteindre la postérité [Précis de littérature française, 2003].
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9.5. Précisez le sens du verbe bousculer dans les séries qu’il forme et traduisez-les.
Bousculer un homme dans l’autobus; tout le monde pour arriver le premier; une armée lors d’une opération militaire; un vase en passant; les projets; l’horraire; les objets qui étaient bien rangés.
9.6. Traduisez les phrases et précisez la fonction de tout.
1.Avec confiance à la postérité: précurseur du romantisme, il reste à tout jamais l’enchanteur.
2.Certes, il ne s’agissait plus tout à fait de la foi du philosophe Pascal.
3.C’est l’état d’un cœur trop plein dans un univers vide de tout objet à sa mesure.
4.Les philosophes des Lumières, Diderot, Rousseau, Voltaire, agissent avant tout par l’écriture.
5.Chateaubriand ne jette pas d’exclusive: tout en renâclant un peu à la suivre, il se laisse volontiers séduire par l’Histoire en marche.
6.J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelait que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste.
7.Tout fourmille d’abeilles et d’oiseaux; les essaims et les nids arrêtent les enfants à chaque pas.
8.Il y avait tant d’âme qu’elle portait tout cela légèrement, gaiement, comme une enveloppe souple.
9.Instants de passion, entre les nuits vouées au travail, qui prime tout, car l’argent gagné, feuillet après feuillet, fond entre ses mains.
10.Naturellement, tout s’effondre.
11.Il décore les pièces de sa demeure d’œuvres d’art, de meubles de prix – qui sont presque tous des faux.
12.Où l’argent domine toutes les questions.
13.La discussion étendue aux moindres choses étouffe toute action du corps politique.
14.Un soir à table, tout en grignotant des croûtes de pain, j’interroge l’auteur.
15.Et puis mes nerfs tendus cédèrent dans une belle crise, et Mélie me coucha toute brûlante.
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9.7. Lisez et tradusez le texte avec un dictionnaire.
François René de Chateaubriand, écrivain et homme politique, ce- lui-ci laisse une œuvre où culminent les «Mémoires d’outre-tombe», monumental récit autobiographique et épique dans lequel il analyse ce demi-siècle décisif (1789-1848) où la France bascule de l’univers rural et monarchique de l’Ancien Régime à la société mouvante, ouverte, de l’ère industrielle.
Lorsqu’il y a cinquante ans Chateaubriand descendit «hardiment le crucifix à la main, dans l’éternité», il laissait à ses pieds une grande caisse en bois blanc contenant le manuscrit des «Mémoires d’outre-tombe». L’espoir d’attacher à son nom une gloire sans fin y était enfermé, dernière compensation d’une carrière politique en deça de ses espérances. Il savait que ses romans «Les Natchez», «Les Martyrs» n’avaient plus guère de lecteurs, que le style du «Génie du christianisme» (1802) était bien défranchi.
Pourtant, tandis que, quasi octogénaire, il oscillait entre le temps et l’éternité, qu’il avait poétiquement courtisée parce qu’il la redoutait affreusement, il aurait pu songer avec confiance à la postérité: précurseur du romantisme, il reste à tout jamais l’enchanteur, celui dont la langue fascine et charme, tant elle est musique autant que language. Entre l’effet et le sens, elle ne choisit pas, procurant cette «caresse physique» qu’évoque l’écrivain royaliste Charles Maurras.
Sans doute sa conscience était-elle en paix. Le «Génie» avait en 1802 rappelé les mérites du catholicisme, et contribué à y ramener les Français. Certes, il ne s’agissait plus tout à fait de la foi du philosophe Pascal, malgré l’admiration du nouvel apologiste pour les écrivains du grand Siècle, le XVIIe . La religion de Chateaubriand est plus aimable, et permet de miser sur le temporel autant que sur l’éternité. Elle parle du moins un langage auquel l’hédonisme religieux d’un certain XVIIIe siècle avait préparé ses lecteurs. En fait, le «Génie» offrait surtout au nouveau siècle les idées et les images qui allaient en nourrir la littérature, même au-delà du romantisme.
Le Moyen Ȃge rentrait en force dans l’imaginaire, d’où le culte de l’Antiquité l’avait longtemps banni, et avec lui le goût du mystère et de la grande nature, l’intérêt pour la passion et le malheur. C’en était fini des cœurs attendris. place aux âmes tourmentées et aux grands espaces vierges ! L’ennui dont souffre René, le héros de son récit à demi autobiographique du même nom, ce n’est plus à tendre mélancolie qui, chez le poète préromantique Delile jouit
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d’elle-même. C’est l’état d’un cœur trop plein dans un univers vide de tout objet à sa mesure. La faute en incombe à l’adolescence déjà inquiète et inactive, aux révolutions manquées et à celles qui l’ont mis hors jeu, à l’état d’homme en général.
Les ouvrages de Chateaubriand marquent aussi l’avènement sur la scène littéraire des auteurs engagés dans la vie réelle de leurs temps. Les philosophes des Lumières, Diderot, Rousseau, Voltaire, agissent avant tout par l’écriture. Au contraire Chateaubriand conte des événements dont il est auteur et peint les paysages dont il fut spectateur. On l’aurait ainsi vu errer à travers quatre continents; écrivain voyageur, il connaît les grandes forêts américaines (1797) et les déserts de Judée, il a parcouru les capitales européennes et médité sur les ruines de Carthage (Tunisie), essuyé quelques tempêtes et échangé quelques coups de fusil, au hasards de sa route. Il est revenu, la tête pleine de souvenirs pittoresques et d’impressions grandioses [Label France, 2002].
9.8. Mettez les verbes au Passé Simple, Imparfait.
«Voyage en Amérique» de Chateaubriand
Lorsque je (arriver) à Philadephie, le général Washington n’y (être) pas; je (être) obligé de l’attendre une huitaine de jours … . Une petite maison, ressemblant aux maisons voisines, (être) le palais du président des Etats-Unis… . Je (frapper); une jeune servante (ouvrir). Je lui (demander) si le général (être) chez lui; elle me (répondre) qu’il y (être). Je (répliquer) que je (avoir) une lettre à lui remettre.
La servante me (demander) mon nom, difficile à prononcer en anglais et qu’elle ne (pouvoir) retenir. Elle me (dire) alors doucement: “Entrez, Monsieur”, et elle (marcher) devant moi… , elle me (introduire) dans un parloir où elle me (prier) d’attendre le général … .
Au bout de quelques minutes, le général (entrer) … . Je lui (présenter) ma lettre en silence; il la (ouvrir), (courir) à la signature qu’il (lire) tout haut avec exclamation. Nous (s’asseoir). Je lui (expliquer) le motif de mon voyage. Il me (inviter) à dîner pour le jour suivant, et nous (se quitter).
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9.9. Lisez et traduisez le texte.
UN ÉCRIVAIN DIPLOMATE
La fascination des terres lointaines et des cultures exotiques hante son œuvre, dont les héros se situent au bord extrême où il leur faut choisir entre la fidélité à soi et le passage à l’autre, qu’il prenne la forme d’un camp ennemi, d’un culte étranger ou d’une civilisation différente.
En France, il a connu la cour du roi Louis XVI (1774-1792) et celle de l’empereur Napoléon Ier (1804-1815), les ambassades (Londres, Rome, Berlin), la chambre des pairs sous la Restauration, et même détenu le ministre des Affaires étrangères de 1822 à 1824.
Diplomate, il est encore l’homme de son temps, partagé entre l’aspiration à la liberté et le désir d’ordre. À la tête des cœurs romantiques, il s’enflamme pour la cause de la liberté des Grecs menacés dans leur être et leur bien-être par l’hégémonie étrangère. Mais l’expérience révolutionnaire lui a appris à se méfier des grands mots, et sachant pertinemment comme le chef de fille des libéraux Benjamin Constant quels abus le mythe du peuple souverain a parfois couverts, il préfère souvent parler de libertés (au pluriel), estimant plus important de garantir à chacun des droits qu’à la nation une souveraineté collective. Mais sur ces libertés, il ne transige pas. La censure lui est une abomination, qu’il ne cesse de dénoncer.
Le libéralisme aristocratique est en fin de compte le ressort des ses engagements. Il se brouille ou se réconcilie avec les régimes, suivant qu’ils garantissent ou non les libertés essentielles. Mais il n’entend pas pousser les droits de l’homme jusqu’à un individualisme extrême, dont il presse les dangers. Si les républicains lui sont sympatiques, c’est qu’il les voit sensibles à l’idéal d’unir les citoyens d’une même nation dans les liens de la solidarité.
Entre le roi et la république, la France et le monde, la tradition et la modernité, Chateaubriand ne jette pas d’exclusive: tout en renâclant un peu à la suivre, il se laisse volontiers séduire par l’Histoire en marche [Label France, 2000].
9.10.Comlétez les phrases suivant le sens.
1.François-René de Chateaubriand est né le 4 septembre 1768 à
….
2.Il entame une carrière … .
3.À Paris, il fréquente les écrivains de son … .
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4.Après un voyage d’un an en Amérique, Chateaubriand rentre
àSaint-Malo et … .
5.Blessé alors qu’il combat les armées de la République naissante, il s’exile à … .
6.Une partie de sa famille, restée en France, est … .
7.Il rentre en France en 1800 et s’installe à … .
8.Chateaubriand publie alors ses premiers romans, qui remportent très vite un franc….
9.Cette époque marque aussi le début de sa carrière politique, aux côtés de … .
10.Après un voyage d’un an en Orient, il se retire à … .
11.À la Restauration, Chateaubriand embrasse à nouveau une
… .
12.En 1815, il est nommé ministre d’Etat et pair de France, et rejoint … .
9.11. Parlez de la vie et de l’œuvre de Chateaubriand en utilisant les mots et les expressions ci-dessous:
puisque – поскольку
à cause de – по причине en effet – действительно
c’est pour cela que – именно поэтому alors que – тогда как
au contraire – напротив
en revanche – зато, напротив malgré – несмотря на
9.12. Corrigez les participes et donnez l’explication raisonnée de leur accord.
1.Julie s’est appuyé sur mon épaule pour dormir.
2.Julie s’est appuyé la tête sur mon épaule pour dormir.
3.Ces petites filles se sont barbouillé les lèvres de confitures.
4.Ces petites filles se sont barbouillé de confitures.
5.Ces enfants s’étaient lavé avec soin.
6.Ces enfants s’étaient lavé les mains avec soin.
7.En arrivant, vos amis se sont couvert.
8.En arrivant, vos amis se sont couvert la tête.
9.En arrivant, vos amis se sont couvert chaudement.
10.Vos frères se sont caché en m’apercevant.
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11. Vos frères se sont caché la figure en m’apercevant.
9.13. Accordez les participes passés en gras si on a besoin.
Marie, qu’est devenu votre colombe? Que sont devenu aussi vos deux jolies tourterelles? -Hélas ! Voici la cage où étaient renfermé ces pauvres petites bêtes; une imprudence a été commis par moi, la cage est resté ouverte et elles sont sorti ! Etant parti me promener hier matin, j’ai été surpris en rentrant de ne plus les retrouver. Que leur est-il arrivé? Ont-elles été tué et mangé? Sont-elles mort de faim? Sont-elles égaré dans le jardin ou tombé entre les griffes du chat? Je vais être interrogé par ma mère, et quand la vérité lui sera connu, il est certain que je serai grondé et que mes excuses ne seront point agréé; elle me dira: «Vos tourterelles sont perdu par votre faute, mademoiselle, ne soyez point étonné si je ne vous permets plus d’en élever»; et au fond, ma mère aura raison: il faut que les enfants soient habitué à l’ordre; c’est une qualité bien précieuse, je vais travailler à l’acquérir.
9.14. Accordez les participes passés en gras, si on a besoin.
Faute et pardon
-Elisa, j’avais déposé ce matin une assiette sur cette table; l’astu vu?
-Oui, maman, je l’ai vu.
-Sais-tu ce qu’est elle est devenu? Elle a tout a coup disparu.
-Maman, c’est que … .
-L’aurais-tu cassé par hasard?
-Hélas, oui maman, je l’ai cassé.
-Comment cela s’est-il fait? Je t’avais défendu d’y toucher.
-Maman, je vous ai désobéi, je voulais regarder les belles fleurs de cette assiette, je l’ai pris, l’ai examiné, puis elle a glissé de mes mains, est tombé par terre et s’est brisé. Alors, j’ai pleuré; j’ai un grand regret de ma faute et je vous promets, ma bonne maman, que, désormais, je ne serai plus désobeissante.
-Tu mériterais d’être puni, mon enfant; mais comme tu n’as pas menti, que tu n’as rien caché, je te pardonne en faveur de ta sincérité.
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9.15. Lisez les extraits tirés des œuvres de Chateaubriand et traduisez-les.
Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j’éprouvais dans mes promenades? Les sons que rendent les passions dans le vide d’un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d’un désert: on en jouit, mais on ne peut les peindre.
L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes: j’entrai avec ravissement dans les mois de tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un des ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelait que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’ils fallait peu de choses ma rêverie ! Une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire, s’élevant au loin dans la vallée, a souvent attiré mes regards; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointaints où ils se rendent; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait; «Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue; attends que le vent de la mort se lève; alors tu déploiras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande».
«Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie !» Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frisson, enchanté, tourmenté,et comme possédé par le démon de mon cœur [Mauger, 1961].
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