Французский язык для обучающихся по направлению подготовки «Филология» (продвинутый этап обучения). Учебное пособие
.pdfLes textes retracent … .
On décrit en détails … .
On aborde brièvement … .
2.18. Enfin, il vous est proposé la lecture des deux poésies les plus célèbres de Ronsard. Lisez-les sans dictionnaire, pour mieux goûter son style incomparable.
LES AMOURS DE GENÈVRE
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle, Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillent: Ronsard me célèbrait du temps que j’étais belle. Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous la labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant, Bénissant votre nom, de louange immortelle. Je serai sous la terre et fantôme sans os
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos; Vous serez au foyer une vieille accroupie. Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain: Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
LES AMOURS DE CASSANDRE
BAISER
Quand hors de tes lèvres décloses Comme entre deux fleuris sentiers, Je sens ton haleine de roses,
Les miennes les avant-portiers Du baiser se rougissent d’aise, Et de mes souhaits tout entiers
Me font jouir que quand je te baise. Car l’humeur du baiser apaise, S’écoulant au cœur peu à peu, Cette chaude amoureuse braise,
Dont tes yeux allumaient le feu [Précis de la littérature française, 2003].
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MODULE III. LE XVIIe SIÈCLE
JEAN DE LA FONTAINE (1621–1695)
Les exercices de préparation à la lecture des textes
3.1. Retenez les mots et les expressions suivants:
bâton de chaise (m.) – шест для портшеза géstion (f.) – yпpaвлeниe
rébarbatif – трудный, скучный encourager – побуждать blottir (se) – прятаться patrimoine (m.) – наследие
incompréhensible – непонятный pertinent – надлежащий
perdre la charge – утрачивать обязанность défaut (m.) – недостаток
rendre célèbre – делать знаменитым surprendre – поражать
sinistré – мрачный gérer – управлять récent – недавний loisir (m.) – досуг
3.2. Trouvez des noms ayant le même radical que les verbes suivants :
écrire, ranger, débuter, crier, entrer, surprendre, armer, sortir, marcher, jouer, chuchoter, regarder, nier, observer, satisfaire, perdre, affirmer.
3.3. Faites des propositions en utilisant les mots de l’exercice précédent.
3.4. Observer l’emploi de bien dans les phrases ci-dessous et traduisez ces dernières en russe.
1.Nous parlons bien de la langue française.
2.Voulez-vous sortir avec nous ? – Mais oui, bien volontiers.
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3.Quand vous serez bien vieille …
4.Cet homme c’est quelqu’un de bien.
5.Ses lettres auraient pu disparaître comme bien d’autres correspondances personnelles.
6.Mme Savigne est bien souvent négligée.
7.Et, comme il n’avait pas de bien, il se fit un style.
8.Franchette, ma belle chatte, qui est une personne bien, levait des sourcils indignés.
9.Elle continue à m’aimer bien.
10.Je crois bien que je l’ai vue une fois en tout, ma tante Cœur.
11.Je serai bien fatiguée quand je l’aurai fini.
12.Et bien, mon enfant, vous avez raison.
13.Il y a bien les ciseaux de Mélie.
14.Mais elle a bien une tête à le faire.
15.Ça lui est bien égal que le nouveau locataire ait coupé les branches du gros noyer.
16.Luce ne saura pas me dire non plus si les blés s’annoncent
bien.
17.Ils ont cru que j’allais recommencer à être bien malade.
18.Ce médecin me soigne bien, pourtant.
3.5. Remplacez les séries verbe + adverbe par les séries nom d’action + adjectif.
Modèle : travailler inutilement – un travail inutile.
Regarder curieusement, regarder sévèrement, plaisanter grossièrement, attaquer directement, expliquer brièvement, se conduire ridiculement, mourir brusquement, discuter honnêtement, jouer gaiment, se rencontrer rarement, vivre modestement, perdre incomparablement, risquer inutilement, marcher lentement, critiquer sérieusement.
3.6. Remplacez les points par un pronom démonstratif simple ou composé.
1.D’origine roumaine, cet écrivain fut l’un de … qui ont le mieux illustré la rishesse de la langue française.
2.Artisan cordonnier, … s’était fixé en Provence.
3.… qui ne savent ni lire, ni écrire peuvent confirmer la lutte de tous les jours en cachant leur analphabétisme pour ne pas être exclus de la société.
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4.Relisons l’une ou l’autre de ces fables, même … qui ne sont pas connues.
5.Il en est de célèbres, comme … de Bonhomme Richard, publié au milieu du XVIIe siècle.
6.La poésie fonctionne en circuit fermé, même si … a des ramifications internationales.
7.Cette poésie souffre d’une carence essentielle, … du lyrisme et de la sensibilité.
8.… qui s’attachent à mieux faire connaître la langue française ne peuvent pas rester insensibles à son oeuvre.
3.7.Traduisez les phrases ci-dessous et justifiez l’emploi du
gérondif.
1.On s’est égaré en disant: «Ça va de soi, le français, tout le monde le parle».
2.Il partit furieux en claquant la porte, en oubliant son pardes-
sus.
3.Tout en s’amusant, Jean passe des examens et devient maître des eaux et forêts à Château-Thierry.
4.En courant vite, vous pourrez le rattraper.
5.Tout en parlant il essayait de se rappeler où il avait vu cet homme.
3.8.Traduisez les phrases ci-dessous. l. Savez-vous ce qui l’а fait changer d’avis ?
2.Faites-moi savoir votre réponse avant la fin de la semaine.
3.Il ajouta quelques mots en allemand qui firent rire ses camarades.
4.Je vais vous faire voir comment cela se fait.
5.Ceux qui s’attachent à mieux faire connaître la langue française ne peuvent pas rester insensibles à cet anniversaire.
6.Ses parents lui font donner une excellente formation.
7.Le maître le fit asseoir à coté d’un garçon de son âge.
8.Le Surintendant mène une vie brillante et fait bâtir un château splendide,
9.Le ton, le style, l’inspiration de Giono font passer un souffle d’air sur les lettres françaises alors à vide d’inspiration.
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3.9.Mettez les verbes selon le sens et traduisez les phrases. l. Je voudrais vous faire … mes nouveaux dessins.
2.Tu me fais … avec tes manières ridicules.
3.La secrétaire fit … le dernier visiteur.
4.Je vous ai fait … pour vous faire … ma décision.
5.On fit … le voyageur devant le feu.
3.10. Lisez et traduisez le texte.
DES CIGALES ET DES FOURMIS DE 330 ANS
Rassurez-vous, il n’est pas question d’évoquer ici une découverte récente et sensationnelle des sciences naturelles .П s’agit bien de la langue française : qui ne connaît « La Cigale et la Fourmi », « Le Loup et l’Agneau », « Le Corbeau et le Renard », « Le Rat des villes et le Rat des champs ». Ces célèbres animaux sont les héros de courtes poésies, souvent amusantes mais en même temps satiriques, que l’on nomme des fables. Leur auteur ? JEAN DE LA FONTAINE.
Ceux qui s’attachent à mieux faire connaître la langue française ne peuvent pas rester insensibles à son œuvre. On croit souvent que les textes anciens sont rébarbatifs et incompréhensibles, surtout lorsque l’on parle de poésie, le mot fait peur … . Et pourtant, relisons l’une ou l’autre de ces fables, même celles qui ne sont pas connues. La vivacité du style séduit, la musique de la phrase, le rythme de l’histoire que chaque poésie raconte, et, en conclusion, une « morale » qui surprend par son actualité. Bien sûr, tous ces animaux ne sont que les personnages de comédie, sous lesquels nous reconnaissons les grands et les petits défauts de nos voisins, de nos amis,de nos contemporains célèbres ou … de nous-mêmes !
Qui donc était JEAN DE LA FONTAINE ? Il naît le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, une petite cité blottie dans la vallée de la Marne, aux portes de la Champagne. Ses parents, de bonne bourgeoisie et de fortune moyenne, lui font donner une excellente formation. Il étudie le droit et fréquente un groupe d’étudiants, d’esprit brillant mais qui mènent une vie … pas trop recommandable. Une vie, comme on dit en français de «bâton de chaise». Tout en s’amusant, Jean passe des examens et devient maître des eaux et forêts à Château-Thierry: il faut bien manger! Le métier n’est d’ailleurs pas sinistre. Il s’agit de contrôler l’utilisation des forêts et des rivières de la région. Les Eaux et Forêts forment une institution royale de
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première importance, qui gère l’ensemble du patrimoine forestier et aquatique français.
Jean de La Fontaine doit, donc, circuler dans les forêts, les bois et les campagnes. Mais le jeune fonctionnaire aime encore plus la littérature, et il écrit à ses moments de loisirs. Il a 35 ans lorsqu’il fait la connaissance d’un grand financier qui deviendra le Surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet. Cet homme est aussi amateur de belles choses et il encourage Jean de La Fontaine à écrire. Il lui commande quelques ouvrages. Malheureusement, Nicolas Fouquet confond un peu les finances publiques et ses finances privées… et cela n’est pas du goût de Louis XIV. D’autant que le Surintendant mène une vie brillante et fait bâtir un château splendide, au sud de Paris, Vaux-le-Vicomte.
A l’automne de 1661, Fouquet perd sa charge et est emprisonné. Pour tous ses anciens amis poètes, écrivains, jardiniers, peintres, sculpteurs, musiciens, c’est une perte incomparable. Mais bientôt Louis XIV les reprendra à son service: à la cour de Versailles, on retrouvera Molière, Le Notre, Mansard, Coysevox … . Jean de La Fontaine n’a pas toujours l’adresse des courtisans, et il est fidèle en amitié. C’est ce qui lui vaut, malgré son talent, de ne pas être accepté très facilement à la cour.
Il publie de nombreux textes, et surtout ce qui va le rendre célèbre: à la façon des poètes antiques, grecs ou latins, il compose des fables qui mettent en scène des personnages ou, la plupart du temps, des animaux. Il puise son inspiration dans les scènes de la vie des bois et des champs qu’il peut observer dans son métier. Au sein des grandes familles où à la Cour on se redit les fables comme d’amusants portraits où chacun essaie de reconnaître les qualités et les défauts des uns et des autres. Très souvent, le roi lui-même ou son entourage sont mis en cause mais de façon indirecte, sans que le censure puisse s’exercer car apparemment Jean de La Fontaine ne conte que des histoires de lion, de loup, d’ours, ou de souris… L’esprit critique s’habille de charme, d’ironie et de talent.
Jean de La Fontaine parvient à la gloire et il entre à l’Académie Française en 1684. Il disparaît 11 ans plus tard, mais ses fables resteront un modèle du genre [Lettre de Paris, 1995].
3.11. Répondez aux questions.
1 .Quand est né Jean de La Fontaine?
2. Quelle est sa ville natale?
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2.Dans quelle famille est-il né?
3.Quelle formation ses parents lui ont-ils donnée?
4.Quel métier a-t-il commencé à effectuer après ses études et pourquoi?
5.Comment passait-il son loisir?
6.Qu’est-ce qui est devenu la source de son inspiration?
7.Qui était son protecteur?
8.Est-ce que de La Fontaine était fait pour la vie auprès de la Cour?
9.Pouvez-vous indiquer quand Jean de La Fontaine est devenu membre de l’Académie française?
10.Quand est-il décédé?
3.12.Complétez les phrases suivantes selon le sens.
1.Les parents de La Fontaine lui font donner … .
2.Au cours de ses études de droit il mène une vie de … .
3.Tout en s’amusant, Jean de La Fontaine passe des … .
4.Le jeune fonctionnaire aime encore plus … .
5.Nicolas Fouquet encourage Jean de La Fontaine à … .
6.Le rytme de l’histoire que chaque poésie raconte surprend … .
7.11 puise son inspiration dans les scènes … .
3.13. Dans les phrases ci-dessous exprimez par d’autres mots ou expressions l’idée que renferment les mots en italique.
1.Nous publierons du Lafontaine.
2.Les articles devaient être anonymes.
3.C’est un sale versificateur.
4.C’est le contraire d’un poète.
5.Il y pêcha quelques plaisanteries gasconnes .
3.14.Lisez et traduisez le texte sans dictionnaire.
LE « PAPILLON DU PARNASSE »
La gloire sera longue à sourire à La Fontaine, puisqu’il lui faut attendre sa quarantième année pour publier l’ouvrage qui lui assure l’immortalité, et que la publication de son principal livre couvre près de trente ans. En effet, le premier recueil de « Fables » paraît le 31 mars 1668; il comporte cent vingt-quatre titres distribués
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en six livres et est illustré par le graveur François Chauveau. Le succès considérable encourage le poète à publier huit fables inédites 1671, deux nouvelles en 1672, un second recueil de quatre-vingt- sept fables en 1678-1679.
Dès les premiers vers de sa Dédicace « à Monseigneur le Dauphin », La Fontaine reconnaît sa dette :« Je chante les héros dont Esope est le père ». Depuis son origine, la fable se fixe pour objectif de délivrer une leçon exprimée à travers des histoires symboliques d’animaux et grâce à sa moralité. La Dédicace reconnaît cette vocation : « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes », et la Préface au premier recueil explique métaphoriquement la construction de l’œuvre : « L’apologue est composé de deux parties dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme. Le corps est la fable ; l’âme est la moralité ». La tradition est, donc, respectée, mais le fabuliste dépasse ses modèles par la variété des tons, la diversité des sujets, la richesse poétique de la forme.
Comédie en raccourci, la fable se propose en effet de raconter, à des fins édifiantes, une histoire dont le décor sont essentiellement la nature et les acteurs des animaux. Ce modèle de construction dramatique se trouve dans de nombreuses fables : « Le Corbeau et le Renard », « Le Loup et le Chien » … . Le bestiare de La Fontaine est particulièrement riche, le cadre et la nature sont évoqués souvent brièvement mais avec un grand pouvoir de suggestion : un cours d’eau, la forêt et les arbres, les prés et les montagnes … .
Mais la peinture sociale se fait encore plus directe quand, comme assez souvent dans les « Fables », ses héros sont les hommes. A travers des silhouettes saisissantes de vérité sont illustrés les défauts majeurs de l’humanité : l’ambition, la cupidité, la jalousie, le vol … et, en opposition, les vertus à cultiver : l’amour, l’entraide, la sagesse. L’ensemble du recueil fournit un très vivant tableau de la vie sociale et de ses débats.
Toutes les classes de la société sont représentées: paysans, artisans, bourgeois, seigneurs, rois surtout – et la leçon psychologique constitue une part importante de l’ouvrage. Elle prépare également à l’autre fonction de ces « Fables »: délivrer un message moral et philosophique [Précis de littérature française, 2003].
3.15. Composez les propositions en mettant les mots en ordre selon le sens.
1. La Fontaine, à, sera, la gloire, à, longue, sourire.
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2.Lui, l’immortalité, qui, l’ouvrage, assure.
3.en, le poète, à, le succes, huit, 1671, considérable, publier, inédites, encourage, fables.
4.Vers, dédicace, dès, dette, La Fontaine, sa, premiers, de, reconnaît, les.
5.Instruire, animaux, les, je, pour, hommes, sers, d’, me.
6.Corps, deux, une, est, parties, on, dont, l’, peut, apologue, composé, l’, l’âme, le, autre, appeler, de.
7.Humanité, les, à, silhouettes, de, sont, l’, travers, les, des, majeurs, saisissantes, vérité, illustrés, défauts, de.
8.Prépare, de, délivrer, moral, un, et, philosophique, ces, fonction, à, message, «Fables», autre, elle, également, 1’.
3.16.Terminez les propositions.
1.Il lui faut attendre sa quarantième … .
2.La publication de son principal livre couvre … .
3.Le premier recueil de «Fables»… .
4.Le succès considérable encourage le poète à … .
5.Je chante les héros dont … .
6.La tradition sera donc respectée, mais … .
7.La fable se propose, en effet, de raconter … .
8.Le bestiaire de la Fontaine est particulièrement … .
9.Mais la peinture sociale se fait encore plus directe quand … .
10.Toutes les classes de la société sont … .
3.17.Faites un résumé du texte en utilisant les expressions
suivantes.
l. Ce texte est intitulé … . 2. Il est tiré d’un recueil … .
З. Оn peut le diviser en … parties.
4.Dans la première, deuxième, troisième partie … l’auteur parle de … .
5.Il s’agit en détail, en bref de … .
6.Рour conclure, on peut dire que … .
3.18. Lisez et traduisez les fables.
On ne résiste pas au plaisir de vous donner lire deux fables, l’une d’elles est moins connue que les autres mais tout aussi pertinente. Quelques indications vous aideront à comprendre les mots propres
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au 17e siècle, mais vous verrez: il y en a peu. Dites, si vous ne reconnaissez pas les faits ou les personnages.
L’ENFANT ET LE MAÎTRE D’ÉCOLE
Un jeune enfant dans l’eau se laissa choir (l), En badinant (2) sur les bords de la Seine.
Le Ciel permit qu’un saule (3) se trouva Dont le branchage, après Dieu, le sauva. S’étant pris, dis-je, aux branches de ce saule, Par cet endroit passe un Maître d’École ;
L’enfant lui crie : « Au secours, je péris (4) ». Le Magister, se tournant à ses cris,
D’un ton fort grave à conretemps s’avise De le tancer (5) : «Ah, le petit babouin (6)! Voyez, dit-il, où l’a mis sa sottise !
Et puis prenez de tels fripons (7) le soin. Que les parents sont malheureux, qu’il faille Toujours veiller à semblable canaille (7)!
Qu’ils ont de maux ! et que je plains leur sort !» Ayant tout dit il mit l’enfant au bord.
Je blâme ici plus de gens qu’on ne pense.
Tout babillard (8), tout censeur (9), tout pédant (10), Se peut connaître au discours que j’avance:
Chacun des trois fait un peuple fort grand; Le Créateur en a béni l’engeance (11).
En toute affaire ils ne font que songer Aux moyens d’exercer leur langue. Hé mon ami, tire-moi du danger;
Tu feras après ta harangue (12) [Précis de la littérature fran-
çaise, 2003]. |
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(l) tomber |
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(7) mauvais |
(2) se promenant |
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(8) bavard |
(3) arbre des bords de rivière |
(9) critique |
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(4) meurs |
(l0) personne qui se donne de l’importance |
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(5) faire une leçon de morale |
(11) la race, l’espèce |
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(6) singe |
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(12) discours |
LE CORBEAU ET LE RENARD
Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
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