Французский язык для обучающихся по направлению подготовки «Филология» (продвинутый этап обучения). Учебное пособие
.pdfet de nouveaux ministres, puis des pairs sans pairie, et des pairies sans pair telles que les a faites la révolution de Juillet, enfin tout un monde de spéculateurs et de journalistes, Raphaël vit à quelques pas de lui, parmi toutes les têtes, une figure étrange et surnaturelle. Il s’avança en clignant les yeux fort insolemment vers cet être bizarre, afin de le contempler de plus près.
- Quelle admirable peinture !… se dit-il.
Les sourcils, les cheveux et la virgule à la Mazarin dont l’inconnue semblait faire parade, étaient comblés par d’épaisses couches de rouge et de blanc, exprimait à la fois la ruse et l’inquiétude. Cette enluminure, manquant à quelques endroits de la face, en faisant singuilièrement ressortir la décrépitude et le teint plombé.
Aussi, était-il impossible de ne pas rire en voyant cette tête au menton pointu, au front proéminent, assez semblable à ces grotesques figures de bois, sculptées en Allemagne, par les bergers pendant leurs loisirs.
En examinant tour à tour ce vieil Adonis et Raphaël, un observateur aurait cru reconnaître, dans le marquis les yeux d’un jeune homme sous le masque d’un vieillard; et dans l’inconnu, les yeux ternes d’un vieillard sous le masque d’un jeune homme.
Valentin cherchait à se rappeler en quelle circonstance il avait jadis vu ce petit vieillard sec, bien cravaté, botté, qui marchait en faisant sonner ses éperons et se croisait les bras comme s’il avait toutes les forces d’une pétulante jeunesse à dissiper. Sa démarche n’accusait rien de gêne d’artificiel. Son élégant habit, soigneusement boutonné, déguisait une vieille et forte charpente, en lui donnant la tournure d’un vieux fat qui suit les modes.
Cette espèce de poupée pleine de vie, vrai prodige, avait pour Raphaël tous les charmes d’une apparition. Il le contemplait comme un vieux Rembrandt enfumé, récemment restauré, verni, mis dans un cadre neuf.
Cette comparaison lui fit retrouver la trace de la vérité dans ses confus souvenirs; et alors, il reconnut le marchand de curiosités, l’homme auquel il devait son malheur !…
En ce moment, un rire satanique échappait à ce fantastique personnage , et se dessinait sur ses lèvres froides, tendues par un faux ratelier. A ce rire, la vive imagination de Raphaël lui montra dans cet homme, de frappantes ressemblaces avec la tête idéale que les peintres ont donnée au Méphistophélès de Goëthe.
Mille superstitions s’emparèrent de l’âme forte de Raphaël; et, dans ce moment, il crut à la puissance du démon, à tous les sorti-
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lèges rapportés dans les fabuleuses légendes du Moyen âge, et mises en œuvre par les poètes. Se refusant avec horreur au sort de Faust, il invoqua soudain le ciel; il eut, comme les mourants, une foi fervente en Dieu, en la vierge Marie … .
Radieuse et fraîche, une mystérieuse lumière lui permit d’apercevoir le ciel; mais c’était le ciel de Michel-Ange et de Sanzio d’Urbin: des nuages, un vieillard à barbe blanche, des têtes ailées, et une belle femme assise dans une auréole … . Maintenant il comprenait, il adoptait ces admirables créations dont les fantaisies presque humaines lui expliquaient son aventure et lui permettaient encore un espoir [Honoré de Balzac, 1972, p. 257-259].
10.13.TEST D’ÉVALUATION.
1.Honoré de Balzac est né
-à Paris
-à Tours
-à Besançon.
2.La même année est né
-Hugo
-Chateaubriand
-Pouchkine.
3.Le nom de son œuvre est
-Le destin de l’homme
-La Comédie humaine
-La divine comédie.
4.Le nombre de ses personnages est
-345
-1245
-2504.
5.Sa femme s’appelle
-Mme de Bargeton
-Mme Hanska
-Marie du Fresnay.
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MODULE XI. EDMOND ET JULES HUOT DE
GONCOURT
Les exercices de préparation à la lecture des textes
11.1. Retenez les mots et les expressions suivants:
Acidité (f.) – резкость
se répartir – распределяться successivement – последовательно inaugurer – открывать
bibelot (m.) – безделушка cohérent – последовательный restituer – воссоздавать impliquer – вовлекать testament (m. ) – завещание contester – оспаривать jauger – оценивать
relater – излагать intempestif – неуместный avec minutie (f.) – тщательно conviction (f.) – убеждение posture (f.) – положение
11.2. Traduisez les séries de mots:
atteindre la notoriété; être cohérent; préoccupations esthétiques; parvenir au succès; une collaboration fraternelle; totalement inaperçu; assidus aux dîners; redonner vie au passé; la vie de cour; accès de mauvaise foi; un échec retentissant; les métaphores picturales; un véritable succès; rassembler des principes épars; publier successivement; des témoins majeurs; une mine de renseignements; le coup d’État; constituer à perpétuité; faire conrepoids; être débouté; courir les antiquaires.
11.3. Retenez les synonymes:
accroître = grandir freiner = retenir
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élargir = agrandir
élever = augmenter, grandir condisérable = important, notable
l’extension = l’agrandissement, l’accroissement
11.4. Trouvez les mots de la même racine.
Produit, habituel, proche, naturellement, vérité, imagination, occident, changement, variable, production, habitude, fondamental, consommer, directement, occidentalisation, nature, fonder, image, véritable, changeable, consommation, indirect.
11.5. Retenez les expressions. Faites des phrases avec celles-ci.
Mettre en cause – затрагивать, ставить под угрозу. Mettre en commun – обобществлять.
Mettre en danger – подвергать опасности. Mettre au désespoir – приводить в отчаяние. Mettre déhors – выставлять вон.
Mettre en doute – ставить под сомнение. Mettre en évidence – делать очевидным. Mettre à exécution – осуществлять.
Mettre en fureur – приводить в бешенство. Mettre en forme – оформлять.
Mettre en marche – пускать в ход, приводить в действие. Mettre en valeur – извлекать пользу, осваивать.
Mettre aux voix – ставить на голосование. Mettre à prоfit – пользоваться, использовать. Mettre en scène – инсценировать.
Se mettre en route – отправляться в путь.
Se mettre en valeur – проявлять себя; выставлять в лучшем свете. La mise en cause – 1. взятие под сомнение; 2. привлечение к делу,
обвинение.
La mise à disposition – предоставление в распоряжение. La mise en garde – предостережение.
La mise en jeu – ставка. La mise en page – верстка.
La mise en place – создание, установление, размещение. La mise à jour – приведение в порядок, модернизация. La mise en œuvre – внедрение.
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La mise à point – разработка.
La mise en action – осуществление, приведение в действие. La mise en valeur – оценка.
La mise en vigueur – введение в силу.
La mise en route – начало (какого-либо дела). Мis à part – не считая.
11.6.Traduisez les phrases données.
1.Les meilleurs illustrateurs contemporains participent à la mise en valeur des textes avec la réalisation en couverture d’une illustration originale dans la collection Folio Junior.
2.Il compose des fables qui mettent en scène des personnages ou, la plupart du temps, des animaux.
3.Très souvent, le roi lui-même ou son entourage sont mis en cause mais de façon indirecte.
4.Voyez, dit-il, où l’a mis sa sottise ! (Lafontaine).
5.Ayant tout dit il mit l’enfant au bord (Lafontaine).
6.Reste cette langue poétique fascinante, cette volonté acharnée de mettre en scène la parole des femmes.
7.Je mis à errer pendant que papa, s’occupait des emballages.
8.Pauvre papa, n’a-t-il pas failli remettre tout en question un matin de février en m’apportant un bouquet de violettes?
9.Avant que je consente à mettre un pied dehors, le genre humain fait irruption chez moi, représenté par la concierge.
10.Si nous mettons à l’écart le contexte historique du 17e siècle, elle nous paraît très proche, sensible aux choses qui nous concernent aussi.
11.7.Traduisez les phrases et définissez la fonction de même adjectif, pronom, adverbe.
1.Le «Génie» offrait surtout au nouveau siècle les idées et les images qui allaient en nourrir la littérature, même au-delà du romantisme.
2.L’ennui dont souffre René, le héros de son récit à demi autobiographique du même nom.
3.En France, il a connu la cour du roi Louis XVI (1774-1792) et même détenu le ministre des Affaires étrangères de 1822 à 1824.
4.Il les voit sensibles à l’idéal d’unir les citoyens d’une même nation dans les liens de la solidarité.
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5.J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur.
6.Je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur; mais une voix du ciel semblait me dire … .
7.Peut-être elle n’a pas elle-même cherché la renommeé.
8.En Bourgogne se trouvent ses origines, se disant elle-même «demoiselle de Bourgogne».
9.Chacun remplissait ses tâches en groupe et même pendant le temps libre on parlait, mangeait ou jouait ensemble, on n’avait même pas le temps de lire un livre.
10.De même, elle nous offre la possibilité de rester en relation avec notre parenté ou avec des amis.
11.Je dirais même que cette poésie-là est riche et foisonnante.
12.Elle fonctionne en circuit fermé, même si celui-ci a des ramifications internationales.
11.8. Lisez et traduisez le texte.
Ecrivains français: Edmond (Nancy 1822-Champrosay 1896) et Jules (Paris 1830-id.1870)
Célèbres aujourd’hui parce qu’une académie et un prix littéraire portent leur nom, les frères Goncourt ont atteint la notoriété sans jamais parvenir au véritable succès. Leur nom est lié à la «bataille réaliste» et à la naissance du naturalisme; leurs romans et leurs préfaces les plaçaient au centre des préoccupations esthétiques de l’époque, bien qu’ils n’eussent que peu de lecteurs. Leur «Journal», célèbre pour son acidité et ses accès de mauvaise foi, reste une mine de renseignements sur la vie littéraire et artistique de leur temps.
Les Goncourt ont composé une œuvre qui est le fruit d’une étroite et constante collaboration fraternelle. «En 18…» paraît en 1851 et passe totalement inaperçu. L’activité des Goncourt se répartit alors entre le journalisme à «l’Éclair» et à «Paris» et la rédaction d’articles et de travaux historiques. Passionnés par la vie de cour, la société et l’art du XVIIIe siècle, ils en écrivent l’histoire anecdotique, en tentant de redonner vie au passé. Ils publient successivement une «Histoire de la société française pendant la Révolution» (1854), une «Histoire de la société française pendant le Directoire» (1855), «Histoire de Marie – Antoinette » (1858) et «La Femme au
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XVIIIe siécle » (1862). «Bibelotiers», ils courent les antiquaires et les galeries, achètent dessins et aquarelles de peintres alors assez peu prisés: Chardin, Boucher, Watteau. Ils accumulent les meubles, les bronzes, les livres. Le tout sera décrit par Edmond en 1882 dans «la Maison d’un artiste», et la vente de ces collections permettra de doter l’Académie et le prix Goncourt. «L’Art au XVIIIe siècle, commencé en 1859, sera publié en 1875, et la monographie sur «Gavarni» en 1873. Les Goncourt inaugurent le «japonisme» et se passionnent pour Utamaro ou Hokousaï.
Dès 1860, ils passent de l’histoire au roman: «L’Histoire est un roman qui a été; le roman est de l’histoire qui aurait pu être», écrivent-ils en 1861. De leur association naîtront six romans en dix ans: «les Hommes de lettres» (1860), rebaptisé «Charles Demailly», «Sœur Philomène (1861), «Renée Mauperin» (1864), «Germinie La certeux (1865), «Manette Salomon (1867) et «Madame Gervaisais» (1869). Une tentative au théâtre avec «Henriette Maréchal» subira en 1865, un échec retentissant.
Edmond de Goncourt, sept ans après la mort de son frère Jules, se décidera à écrire seul et publiera «la Fille Élisa» (1877), «les Frères Zemganno» (1879) , «la Faustin» (1882) et «Cherie» (1884). Le «Journal», commencé en commun le jour du coup d’État de 1851, sera continué par Edmond, qui en publiera, de 1887 à 1896, les parties les moins compromettantes («la vérité agréable»). Ce n’est qu’en 1956 qu’une édition complète révélera l’ensemble du texte.
Assidus aux dîners Magny, grands amateurs de discussions et de théories littéraires, les Goncourts prirent place, assez tardivement, dans la mouvance réaliste. Ils ont pu alors utiliser les acquis d’autres écrivains et rassembler des principes épars: l’étude de milieux sociologiquement déterminés «Balzac», la documentation minutieuse (Flaubert), l’intérêt pour les «basses classes» (Champfleury), la volonté scientifique (Taine). Les deux frères tentent, dans chacun de leurs romans, de restituer un univers particulier: les milieux littéraires («Charles Demailly»), l’hôpital («Sœur Philomène»), la domesticité et le «peuple des barrières» («Germinie Lacerteux »). Le réalisme, selon Edmond, implique aussi, s’il veut être cohérent, qu’on décrive «ce qui est élevé, ce qui est joli, ce qui sent bon» et qu’on donne «les aspects des êtres raffinés et des choses riches» – programme qu’il appliquera dans son dernier roman, «Chérie».
Sociologiques, documentaires, les romans des Goncourt, en effet, se veulent aussi scientifiques. Les romans des Goncourt appellent
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les métaphores picturales: habiles à peindre, les deux frères ont composé des suites de tableaux sans grande progression dramatique. «Impressionnistes», «mosaïstes du langage», ils tentèrent de fonder un style fait de notations qui papillotent, visant à rendre les sensations dans leur immédiateté [Label France, 2002].
11.9.Faites les phrases.
1.aujourd’hui parce portent qu’littéraire une académie Célèbres et un prix leur nom.
2.sans ont atteint Goncourt au véritable jamais la notoriété parvenir succès Les frères.
3.la naissance est lié à Leur nom la «bataille réaliste» et à du naturalisme.
4.mine de mauvaise foi, célèbre pour reste son acidité et ses accès Leur «Journal», une la vie de renseignements artistique sur littéraire et de leur temps.
5.fraternelle, le fruit ont composé constante Les Goncourt d’une étroite une oeuvre, qui est et collaboration
6.L’activité historiques entre le journalisme se répartit alors et
àla rédaction et de travaux des Goncourt d’articles.
7.Dès 1860, écrivent-ils en 1861de l’histoire au roman ils passent: «L’Histoire est un roman qui a été; aurait pu être», le roman est de l’histoire qui.
8.scientifiques, documentaires, des Goncourt, en effet les romans, se veulent aussi Sociologiques.
9.tentent, les milieux littéraires de restituer frères dans chacun Les deux de leurs romans, un univers particulier.
10.picturales appellent des Goncourt les métaphores Les romans.
11.10.Lisez et traduisez les textes.
LE PRIX GONCOURT
L’Académie Goncourt, composée de dix membres, a été créée par le testament d’Edmond Goncourt (juillet 1884). Ce testament, complété par de nombreux codicilles, ouvert après la mort d’Edmond en juillet 1896, chargeait l’exécuteur testamentaire, Alphonse Daudet, de constituer à perpétuité une société littéraire, et une rente annuelle de 6 000 francs à chacun des membres du jury. Dans la pensée du fondateur, elle devait encourager les écrivains originaux, leur éviter «les basses besognes du journalisme» et faire conrepoids
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à l’Académie française, qu’il jugeait insuffisamment novatrice. Le testament fut contesté par les héritiers, qui intentèrent un procès; ils furent déboutés.
LES PREMIERS GONCOURT
Les statuts de l’Académie parurent dans le Journal Officiel du 26 janvier 1902. Le testament de 1874 désignait comme jury: Flaubert, Saint-Victor, Veuillot, Théodore de Banville, Barbey d’Aurevilly, Eugène Fromentin, Philippe de Chennevières, Émile Zola, Alphonse Daudet, Léon Cladel. En 1902, l’Académie réunissait: Léon Daudet, Élémir Bourges, Lucien Descaves, Octave Mirabeau, les deux frères Rosny, Georges Huysmans, Paul Margueritte, Gustave Geoffroy, Léon Hennique. le premier lauréat fut, en 1903, John-Antoine Nau pour «Force ennemie».
Les frères Goncourt furent des témoins majeurs de la seconde moitié du XIXe siècle dont ils ont commenté jour après jour, dans leur Journal, l’actualité et ses soubresauts, proposant un panorama exceptionnel et détaillé de la vie artistique, littéraire, politique et mondaine de leur temps. Romanciers de talent qui participèrent activement au triomphe du réalisme littéraire, auteurs de théâtre contestés, historiens, critiques d’art, collectionneurs, fondateurs d’un prix aujourd’hui encore prestigieux, qui a contribué à donner au genre romanesque ses lettres de noblesse, les Goncourt apparaissent, 200 ans après la naissance d’Edmond, comme des écrivains dont le rôle et l’influence appellent une réflexion approfondie dont la récente biographie de J.-L. Cabanès et P.-J. Dufief a montré la nécessité. «Ils ont été considérables», assurait déjà Thibaudet en 1936, «par leur influence, dont toute la littérature française, depuis soixante ans, a été retournée et labourée» [Précis de la littérature française, 2003].
11.11. Traduisez les phrases données en faisant attention à la proposition infinitive.
1.Le goût du Beau seul, avec son corollaire l’admiration, leur semble étalonner les œuvres et les hommes.
2.Mais il n’entend pas pousser les droits de l’homme jusqu’à un individualisme extrême, dont il pressent les dangers.
3.Il entendait laisser dans la prose une marque aussi profonde que «celle qu’avaient creusée ses vers».
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4.Sans bouger, je vis arriver, une à une les caisses de livres.
5.J’entendis Mélie geindre sur la petitesse de la cuisine.
6.Je ne crois pas avoir beaucoup déliré.
7.L’horreur de voir déplacer les meubles et emballer mes petites
habitudes me rendit frileuse.
8.Cette année-là, de ce jour-là, mêlé d’une odeur d’aubépines agitée par le vent du coin de la place, précurseur de la pluie, qui tour
àtour faisait envoler le soleil, le laissait s’étendre sur le tapis de laine rouge de la sacristie.
9.Il nous semble entendre la voix de Béranger l’irréductible.
10.On entend souvent dire que l’anglais a des qualités particu-
lières.
11.12.Lisez et traduisez l’article.
Àla croisée des genres et des courants artistiques (roman, théâtre, fantaisie, réalisme, histoire de l’art, histoire, critique, écriture diariste), ils occupent une position à la fois centrale et excentrique dans le champ littéraire, dont ils ont été des acteurs importants, mais aussi des juges et des critiques particulièrement attentifs à
la question fondamentale de la valeur, dont ils auscultent avec minutie et inquiétude les transformations. Parce qu’ils relatent et jaugent leur temps, tour à tour en moralistes intempestifs et en écrivains modernes, mais aussi parce qu’ils déplacent sans cesse les perspectives, interrogeant les évolutions immédiates (la modernité, l’émergence de la bourgeoisie, l’industrialisation de la littérature,
la dictature de la presse, le pouvoir de la mode, etc), comme les déplacements culturels (réévaluation du XVIIIe siècle, art japonais, normes classiques, systèmes politiques), les deux frères ont posé, à l’échelle d’un demi-siècle, la question de la définition et des critères de la valeur (esthétique, morale et sociale) au moment même où les liens qui unissaient traditionnellement l’esthétique et l’éthique sont bouleversés par l’émergence de la modernité, de l’art pour l’art, du capitalisme et de la démocratie.
Leur Journal apparaît parfois comme un livre de comptes où ils créditent ou débitent leurs contemporains, soupesant les honnêtetés, la qualité de cœur, les vanités, les compromissions. Le goût du Beau seul, avec son corollaire l’admiration, leur semble étalonner les œuvres et les hommes. Observateurs pénétrants, ils sont certains d’être des hommes de goût, jugeant les œuvres d’art sans à priori. Leur nervosité, leur sensibilité, en conjonction avec leur connois-
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