Практика перевода специального текста. Практикум
.pdfdispositions prévues par le laboratoire américain Gilead, unique fabricant de la molécule sofosbuvir, pour éviter des reventes risquent de compromettre la santé des malades. Commercialisé sous le nom de Sovaldi, ce médicament change la donne dans le traitement de l’hépatite C, avec une efficacité supérieure et une durée deux fois plus courte que les autres traitements. Il est disponible à un tarif moins cher dans des pays en développement. Gilead veut éviter qu’il ne soit revendu pour être exporté vers des pays où les prix sont plus élevés.
En France, comme le précise l’arrêté du 18 novembre 2014 pris par le ministère de la santé, le comité économique des produits de santé (CEPS) a fixé le prix du Sovaldi à 13 667 euros hors taxes la boîte de 28 comprimés (soit 488,10 € le comprimé). Cela porte le coût du traitement de trois mois à 41 000 € hors taxes, avec un remboursement à 100 % par l’assurance maladie. Aux Etats-Unis, le coût total du traitement dépasse 70 000 euros.
Les mesures anti-détournement mises en place par Gilead pourraient s’étendre aux neuf producteurs de médicaments génériques indiens avec lesquels l’entreprise a signé un accord de licence volontaire en septembre 2014 permettant la fabrication du sofosbuvir pour 91 pays en développement. MSF en a eu connaissance au cours de discussions avec le fabricant en vue d’acquérir ce médicament pour ses programmes contre l’hépatite C. Le plan prévoit des dispositions qui bafouent la confidentialité et les droits de l’homme, selon MSF.
En effet, il prévoit que l’accès d’un patient au médicament à partir d’un distributeur agréé par Gilead ou auprès d’un professionnel de santé se fait sur une base nominative, avec des preuves de l’identité, de la citoyenneté et du lieu de résidence. Des dispositions problématiques pour des individus marginalisés
(usagers de drogues, personnes sans domicile fixe…). Chaque flacon de comprimés sera porteur d’un QR code comprenant les informations nominatives du patient ainsi que son adresse. Les représentants de Gilead pourront ainsi contrôler avec un simple smartphone les informations relatives au patient. Il est prévu que Gilead et ses représentants pourront à tout moment accéder à ces informations
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auprès du prescripteur.
Le traitement sera délivré pour un mois – et non pour la totalité des trois mois requis – et le patient devra s’engager par écrit à retourner, en personne ou par courrier, le flacon vide avant de pouvoir obtenir le suivant. Selon MSF, au Pakistan, qui ne dispose pas d’un réseau de distribution des médicaments dans toutes les provinces, la dispensation comme le retour devront être effectués par courrier.
MSF s’inquiète de voir des informations sensibles sur le patient être diffusées à un laboratoire qui n’est pas directement partie prenante dans les soins. Dans son communiqué, l’organisation humanitaire s’alarme du risque d’atteinte à la confidentialité : «Gilead pourrait avoir accès aux ordonnances et à d’autres documents médicaux, qui pourraient inclure un diagnostic sur la santé mentale, le statut à l’égard du VIH, des antécédents d’usage de drogues et autres informations sensibles», s’alarme MSF dans son communiqué.
L’interférence dans la relation médecin-patient pose problème. Un représentant du laboratoire, que Gilead désigne sous le nom de patient support executive («cadre de soutien au patient») pourrait ainsi influer sur la conduite du traitement, son éventuelle extension ou son interruption dans le cas où un flacon n’aurait pas été retourné ou se serait égaré dans le courrier.
«Si l’on ne s’y oppose pas, les mesures anti-détournement de Gilead restreindront l’accès et retarderont le passage à grande échelle du traitement dans les pays lourdement affectés par le virus de l’hépatite C (VHC), affirme MSF. Gilead doit apporter une plus grande transparence et des informations sur ce programme controversé. MSF a demandé à Gilead d’éliminer ce programme là où il a été mis en place, de mettre un terme aux négociations en cours avec les autres gouvernements pour introduire de tels programmes et d’amender tous les accords de licence volontaire de manière à ce que les entreprises de génériques n’aient pas à mettre en œuvre des mesures anti-détournement».
Sollicité par Le Monde, Gilead n’a pas apporté d’éclaircissement sur les
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mesures prises par le laboratoire pour éviter le détournement des médicaments commercialisés dans les pays en développement. Pour le moment, elles ne s’appliquent qu’en Egypte, où Gilead commercialise en propre son médicament.
«Nous pensons que la description de ce programme est trompeuse et inexacte. Protéger la vie privée du patient est de la plus haute importance et aucune information sur le patient n’est recueillie. Pour bénéficier de soins médicaux dans le cadre du programme national sur les maladies du foie du ministère égyptien de la santé, les patients doivent présenter un document d’identité. C’est indispensable d’y satisfaire pour obtenir tout médicament. Les patients inclus dans le programme sont régulièrement suivis dans leur centre de traitement pour évaluer son efficacité et les décisions thérapeutiques sont prises exclusivement entre patients et médecins», explique Clifford Samuel, vice-président du programme d’accès aux médicaments de Gilead.
Plus classiquement, le groupe impose aux «génériqueurs» de fabriquer des comprimés de forme et de couleur différentes du Sovaldi «original». Cette mesure permet de repérer très vite les copies réexportées illégalement. «Dans le cas des antirétroviraux, les médicaments pour lesquels nous avons le plus de recul, nous constatons que c’est un phénomène exceptionnel, indique Michel Joly, qui dirige la filiale française de Gilead. Malgré la différence de prix, les comprimés ne se baladent pas d’un pays à l’autre». Gilead commercialise notamment le Truvada, une association d’antirétroviraux. Vendu plus de 500 euros la boîte en France, il est disponible pour 22 euros par mois dans les pays à plus faible revenu pour un peu moins de 40 euros dans les pays à revenu intermédiaire.
La sofosbuvir est cependant loin d’être aussi abordable. En Egypte, où 14 % de la population est infectée par le VHC, le traitement est commercialisé
300 dollars la boîte, soit 900 dollars pour un traitement complet de douze semaines. C’est 1 % du prix facturé aux Etats-Unis, mais pour traiter les seules personnes à un stade avancé de la maladie, le gouvernement égyptien devrait consacrer sept fois le montant du budget total de la santé, selon l’étude sur les
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inégalités dans l’accès aux traitements contre l’hépatite C réalisée à la demande de Médecins de monde (MDM) par la consultante Pauline Londeix (Act-Up Bâle).
Traiter 55 % des quelque 232 000 patients atteints d’une hépatite C chronique en France équivaudrait au budget 2014 de l’Assistance publique-
Hôpitaux de Paris. «Il faudra du temps, pour que les prix chutent sous l’effet de la concurrence entre les «génériqueurs» avec qui nous avons passé des accords, estime Michel Joly. C’est ce qui s’est passé dans le domaine du VIH sur une durée de cinq à dix ans».
En attendant, une éventuelle chute des prix, Gilead vient de subir un revers en Inde avec le rejet par les autorités de l’un des brevets couvrant le Sovaldi. Dans ce pays où 12 millions de personnes sont infectées par le VHC, le coût du traitement a été abaissé à 900 dollars (778 euros), mais ce montant demeure hors de portée de la population, estiment les ONG indiennes. Gilead a annoncé qu’il faisait appel de la décision de l’Office indien des brevets.
Chloé Hecketsweiler
1 Donnez les définitions des séries suivantes: un brevet, une chute, subir, traiter, un consultant, des comprimés, un patient, le détournement, un domaine, la différence, imposer.
2 Traduisez ces séries et faites-les entrer dans des phrases: diriger la filiale française, l’effet de la concurrence, à la demande de, se balader, un phénomène exceptionnel, disponible, atteint de, s’engager, trompeux, le virus de l’hépatite C, éliminer ce programme, il est prévu que, s’étendre, au prix fort.
3 Traduisez ces séries et faites-les entrer dans des phrases: un prix de monopole, à n´importe quel prix, hors de prix, un prix plafond, un prix plancher, d´un prix avantageux, un prix d´ami, à prix fait, un objet de prix, le prix de la gloire, y mettre le prix, à tout prix, le prix Lénine de la paix, le prix Nobel, le prix Goncourt, le prix d´honneur, décerner le prix, la distribution des prix.
4 Faites le résumé du texte.
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5 Faites le questionnaire sur le contenu de l´article.
6 Traduisez l´article.
La justice confirme le mariage d’un couple gay franco-marocain
Le mariage de Dominique et Mohamed (ils préfèrent garder l’anonymat), l’un Français, l’autre Marocain, célébré à la mairie de Jacob-Bellecombette (Savoie) en novembre 2013, ne sera pas annulé, bien que le Maroc n’autorise pas l’union entre personnes de même sexe.
La Cour de cassation a rejeté, mercredi 28 janvier, le pourvoi du procureur général près la cour d’appel de Chambéry, qui suivait les instructions du ministère de la justice en tentant de faire respecter une convention bilatérale signée entre la
France et le Maroc en 1981. Cette dernière prévoit que la loi personnelle de chacun des époux (en l’occurrence, la loi marocaine pour Mohamed) s’applique en cas de mariage. Or le mariage homosexuel n’existe pas au Maroc. Les conventions internationales s’imposant aux lois nationales, le parquet s’était opposé à la célébration.
Mais la Cour de cassation estime que l’on ne peut priver une personne de la liberté fondamentale de se marier, mariage qui depuis mai 2013 est ouvert aux couples de même sexe. D’autant plus, souligne le communiqué qui donne des éléments d’explication de la décision, qu’il existe un lien de «rattachement» entre le futur marié étranger et la France: Mohamed y a son domicile.
Gaëlle Dupont
1 Donnez les définitions des séries suivantes: un couple, un mariage, être ouvert à, une décision, exister, priver qn de qch, une célébration, souligner, un lien, une loi, une mairie.
2 Traduisez ces séries et faites-les entrer dans des phrases: un lien de
«rattachement», le futur marié, une explication de la décision, en cas de, les
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instructions du ministère de la justice, le pourvoi du procureur général, être annulé, estimer, s´imposer.
3 Traduisez ces séries et faites-les entrer dans des phrases: un mariage civil, un mariage religieux, un mariage blanc, un mariage d´amour, un marige de raison, l´acte de mariage, un faire-part de mariage, lconsommer le mariage, le mariage de la carpe et di lapin.
4 Faites le résumé du texte.
5 Traduisez l´article.
6 Quel est votre avis sur le mariage homosexuel?
Vaccin: un nanopatch qui pourrait tout changer
Et si un petit carré de silicone à peine plus grand qu’un cachou pouvait changer la face du monde? Inventé par un chercheur australien, Mark Kendall, le nanopatch pourrait bientôt reléguer aux oubliettes de l’histoire les seringues utilisées depuis plus d’un siècle pour administrer les vaccins. Hérissé de 20 000 nano-aiguilles enrobées d’antigènes (le principe actif du vaccin), il déclenche une réponse du système immunitaire en sollicitant les cellules de la peau qui sont très sensibles.
Indolore, le nanopatch a aussi le mérite d’être bon marché. Il peut être fabriqué pour moins de 50 centimes de dollars à partir de silicone ou de bicarbonate, et il requiert une dose d’antigène minime (moins de 1 % de la dose utilisée dans les vaccins classiques). Autre atout: il est stable à température ambiante. «S’affranchir de la coûteuse et fragile chaîne du froid changerait tout», s’enthousiasme Seth Berkley, de Gavi Alliance, qui finance des campagnes de vaccinations dans le monde.
Les essais cliniques commencent tout juste, mais cette technologie a déjà conquis l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que le laboratoire américain Merck. M. Kendall est aussi cette semaine l’un des invités d’honneur du Forum de Davos qui a décerné à sa start-up Vaxxas le label très convoité de
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«Technology Pioneers».
«J’ai toujours voulu faire quelque chose de grand», plaisante le scientifique de 42 ans. «Je rêvais d’être pilote dans l’armée de l’air australienne, mais comme je porte des lentilles de contact, j’ai été recalé», raconte-t-il. Devenu ingénieur, il débute sa brillante carrière à Oxford. C’est là qu’il découvre l’univers des maladies infectieuses. Avec d’autres chercheurs, il développe une première technologie consistant à projeter des microparticules de vaccin à la surface de la peau à une vitesse de 2 000 km/heure. Trop compliqué, trop cher, estime-t-il.
De retour en Australie, à l’université du Queensland, il développe une idée née d’une rêverie. «Je m’ennuyais à une conférence et j’ai profité de cette parenthèse en dehors de mon laboratoire pour imaginer ce patch», se souvient le chercheur. «De retour à ma paillasse, j’ai transformé cette idée en réalité».
Il fonde Vaxxas en 2011 et en 2012, il remporte le Rolex Award. Ce prix créé par l’horloger suisse en 1976 lui permet de financer un voyage de terrain, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’objectif du chercheur est encore modeste: il s’agit de voir comment se comporte le patch dans des conditions réelles d’utilisation, par une température de 40 degrés et avec une humidité proche de 100 %. «Il est resté parfaitement stable, mais nous nous sommes aperçus que notre packaging était trop difficile à ouvrir avec des doigts humides de transpiration», s’amuse le chercheur.
Surtout, il mesure l’attente créée par son projet dans des régions reculées et démunies, où une bonne partie des fonds alloués à la vaccination est engloutie par la logistique. «La Papouasie-Nouvelle-Guinée, dont la surface correspond à peu près aux deux tiers de la France, ne compte que 400 réfrigérateurs adaptés», insiste Mark Kendall. «Et faute d’infrastructures, le moindre trajet prend des airs d’expédition, ce qui explique que de nombreux patients renoncent à aller se faire vacciner».
Alors que l’OMS a lancé une offensive pour éradiquer la polio, son patch pourrait bien être l’arme qui manquait encore à l’arsenal des médecins. « Dans des pays comme le Pakistan ou le Nigeria, imaginez la difficulté d’acheminer et
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d’administrer des vaccins classiques! Le patch permet d’aplanir bon nombre des obstacles auxquels l’OMS se heurte», se réjouit Mark Kendall. Les premiers tests sur l’homme seront réalisés sur quelques volontaires à Brisbane en Australie cette année et, dès 2016, un essai clinique démarrera à Cuba. «En cas de succès, nous pourrions le lancer en 2020», estime M. Kendall. D’ici là, il lui faudra être en mesure de produire 100 millions de patchs. «Un vrai défi», reconnaît-t-il. «Nous avons ouvert une filiale aux Etats-Unis pour travailler avec des fabricants».
Le potentiel du patch de Vaxxas n’a pas échappé aux géants de la pharmacie, dont l’américain Merck. Le laboratoire, numéro deux mondial du vaccin juste derrière Sanofi, a signé en 2012 un accord secret avec la start-up pour tester son patch avec trois vaccins «maison». «D’autres partenariats sont en discussion», indique avec un grand sourire Mark Kendall qui a déjà réuni plus de
75 millions de dollars (66 millions d’euros) pour financer ses travaux et s’apprête à lever d’autres fonds.
Chloé Hecketsweiler
1 Donnez les définitions des séries suivantes: un laboratoire, un essai, financer, se heurter, aplanir, mesurer, une offensive, plaisanter, bon marché, un chercheur.
2 Traduisez ces séries et faites-les entrer dans des phrases: s’apprêter à faire qch, modeste, être englouti par, il s’agit de, le principe actif, se comporter, un voyage de terrain, s´amuser, remporter.
3 Traduisez ces séries et faites-les entrer dans des phrases: changer de draps, changer de nom, changer de profession, changer de vitesse, changer d´avis, changer de chaussures, changer de conversation, changer un cheval borgne contre un aveugle, changer de camp, changer un malade, changer de visage, changer de place.
4 Faites le résumé du texte.
5 Faites le questionnaire sur le contenu de l´article.
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6 Traduisez l´article.
7 Quelles nouvelles méthodes du traitement des maladies pouvez-vous indiquer?
Retraites : «Nous ne toucherons pas à l'âge légal»
Dans un entretien au JDD, Jean-Marc Ayrault tente d'éteindre la polémique lancée par François Hollande jeudi dernier, lorsqu'il a concédé qu'il faudra «des durées de cotisations plus longues». Le premier ministre assure qu'à l'automne, la question des retraites sera «claire pour tout le monde».
«Comme on vit plus longtemps (...), il va falloir des durées de cotisations plus longues». C'est une petite phrase dans la longue intervention télévisée de François Hollande jeudi soir sur France 2, qui a installé un sérieux malaise à gauche et relancé le -toujours houleuxdébat sur le financement des retraites. Et qui méritait d'être précisée. Une durée de cotisation plus longue implique-elle un report de l'âge légal à la retraite, actuellement à 62 ans? «Nous ne toucherons pas à l'âge légal de la retraite», répond Jean-Marc Ayrault dans les colonnes du Journal du Dimanche. Et «il n'est pas question que les petites retraites soient pénalisées», ajoute-t-il dans le sillage des propos du chef de l'exécutif, sans donner plus d'indications sur la manière de résoudre la difficile équation du financement des retraites des Français, qui consiste à combler les 20 milliards d'euros de besoins de financements par an à l'horizon 2020 . Il n'est pas question que les petites retraites soient pénalisées.
Le premier ministre s'en remet à la méthode du gouvernement, celle de la concertation. «La commission présidée par Yannick Moreau présentera un rapport en juin (...) puis les partenaires sociaux en débattront. À l'automne, les choses seront claires pour tout le monde», précise-t-il. Parmi «tous les scénarios (qui) seront sur la table à l'occasion de la grande conférence sociale» de cet été, seront notamment évoquées une hausse des cotisations et la fin de l'indexation des
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retraites sur l'évolution des prix. Deux leviers qui seront contestés, par le patronat pour le premier, par les retraités et les syndicats pour le second.
Quoi qu'il en soit, la prochaine réforme des retraites «traitera la pénibilité du travail, la complexité des régimes et résoudra les inégalités», détaille le premier ministre.
«L'espérance de vie a considérablement augmenté. On vivra plus longtemps à la retraite que nos parents et nos grands-parents», concède Jean-Marc Ayrault. En
France, pour prétendre à une retraite à taux plein, il faut avoir cotisé suffisamment longtemps (41 ans et trois mois actuellement) et avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite. Si l'une ou l'autre condition n'est pas satisfaite, les pensions subissent une décote. Ainsi, décider d'augmenter la durée de cotisation sans rallonger l'âge de départ à la retraite revient quand même à demander de travailler plus de trimestres. Un salarié pourra toujours partir à la retraite à 62 ans, mais, s'il veut percevoir une pension à taux plein -par exemple parce qu'il est entré sur le marché du travail à 25 ans après ses étudesil faudra qu'il ait cotisé plus longtemps.
Reste à savoir combien de temps, et à partir de quand. Dans le cadre actuel de la réforme des retraites, la durée de cotisation de 41 ans et six mois devait être mise en place en 2015. Mais cela devrait changer. Car, «à défaut de trouver des c'est à une grave crise sociale qu'il faut s'attendre dans les prochaines années, prévient un expert de l'assurance retraite. Car la spirale fiscale dans laquelle sont embourbées les classes moyennes les empêche d'épargner, et de s'épargner la misère financière à la retraite».
1 Donnez les définitions des mots: tenter, empêcher qn de faire qch, mériter de faire qch, une espérance de vie, un taux, subir qch, résoudre qch, une retraite.
2 Traduisez et retenez ces séries : demander sa retraite, prendre sa retraite,
être en retraite, l´âge de la retaite, la retaite proportionnelle, mettre un objet à la retraite, battre en retraite, la retaite aux flambeaux, faire une retraite au couvent, un lieu de retraite.
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