Лексикология французского языка. Теория и практика. Учебное пособие
.pdfQuant à la voie d’emprunt on distingue la voie orale et la voie écrite. En ce qui concerne les langues vivantes on utilise les deux voies tandis que les mots empruntés aux langues mortes ( le latin, le grec ancien) apparaissent dans le vocabulaire par la voie écrite.
Quant aux rapports référenciels et significatifs des emprunts on distingue les types d’emprunts suivants : a) un mot étranger vient en français en même temps que la chose dénommée et le concept (fax, football, café, concert) ; b) on n’emprunte que le mot, il s’agit des mots exotiques, folkloriques qui servent à dénoter des choses caractérisant la vie d’un autre peuple (ouchanka, samovar, steppe) ; c) on reprend à un autre idiome un mot exprimant un concept qui existe déjà en français et qui est rendu par une périphrases
(folklore – ensemble des arts, usages et traditions populaires) ; d) le mot emprunté acquiert dans la langue qui emprunte et qui a déjà le mot correspondant au terme emprunté d’autres significations, il peut devenir son hyponyme et prendre des connotations ( star-mot emprunté, étoile).
Quant aux types structuro-sémantiques d’emprunts, on distingue quatre types essentiels :
a)On emprunte la forme du mot sans substitution de morphèmes et une des significations du mot, c’est-à-dire le signifiant et au moins une partie du signifié : club, opéra, sucre, isba ;
b)L’emprunt se fait à condition d’une substitution partielle des morphèmes, de leur adaptation au système du français et de la reprise d’au moins une des significations du mot, c’est-à-dire que le signifiant et le signifié y son touchés partiellement : reuscrire (ital.) – réussir, to stop (ang.) – stopper ;
c)On adopte des mots étrangers au moyen du calque. C’est une sorte de traduction par morphèmes qui produit un mot nouveau. C’est-à-dire on procède à la substitution totale des morphèmes et on emprunte la forme interne du mot ou de locution, donc leur structure et leur contenu sémantique, autrement dit, le signifié et la structure du signifiant : haut-parleur ( de l’anglais loud-speaker) ;
d)Il ya des emprunts purement sémantiques avec une substitution totale des morphèmes, donc le signifié seul est emprunté : sky-scraper (ang.) – gratte-ciel, Kindergarten (all.) – jardin d’enfants.
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5.4 Emprunts aux langues classiques, orientales, romanes, germaniques, au
russe, aux langues des minorités nationales
Avant de classer les mots empruntés d’après les langues il est à noter qu’il existe des emprunts qui voyagent facilement d’un pays à l’autre, d’une langue à l’autre. On les appelle pérégrinismes. Ils désignent le plus souvent des choses concrètes qui sont adoptées avec eux : coton, chocolat, sucre, café.
Ainsi il y a des langues qui jouent le rôle d’intermédiaire à l’emprunt.Ce sont des langues jouissant à telle ou telle époque d’un prestige culturel considérable, langues des peuples de voyageurs et de commerçants, telles que l’ espagnol, l’anglais et l’italien.
Emprunts aux langues classiques
Le latin a profondément marqué la langue française. L'enrichissement du vocabulaire français par des vocables et des éléments latins date de la période de la formation de la langue française et continue jusqu'à nos jours.
Le latin a servi de tout temps au français de source inépuisable d'enrichissement. Quant à l'influence du grec ancien, tout en étant assez considérable à partir du XIVe siècle, elle n'est guère aussi illimitée que celle du latin.
C'est surtout au XVIe siècle, à l'époque de la Renaissance de la culture et de l'art antique, que l'influence latine et grecque s'est fait sentir. C'est avant tout pour remédier au manque de termes abstraits qu'on a eu recours à l'emprunt aux langues mortes. Mais c’étaient aussi les mots se rapportant aux différents domaines de la vie humaine. Ce sont des mots tels que: agriculture, avarice, assimiler, autorité, charité, concours, contrat, criminel, évolution, explication, éducation, énumération, exister, fraternité, glorifier, manifester, nature, passion, patience (au latin); académie, agronome, anarchie, archipel, aristocratie, bibliophile, économie, enthousiaste, hypothèse, mélodie, oligarchie, politique, sympathie, symptôme (au grec).
Il existe un grand nombre d'emprunts d'éléments de mots, de bases formatives et d'affixes qui servent jusqu'à nos jours de moyens féconds de création de mots nouveaux :
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- les affixes productifs empruntés sont: -ation |
(lat. –ationem), -ement (lat. – |
amentum), -ité (lat. –itatem), -ible (lat. –ibilis), |
-ique (lat. -îcus, -îca ), -al (lat. – |
alis), -isme (lat. –ismus). |
|
-beaucoup de mots sont formés de bases formatives latines les formations latines (vélocipède < lat. velox - «rapide» + pes, pedis - «pied», manuscrit < lat. manus +
scriptum - «écrit à la main»),) et grecques (photographie <gr. photos - «lumière» + graphia - «inscription», aérodrome < gr. aêr – «air» + dromos - «course»).
Emprunts aux langues orientales
Le français a emprunté un certain nombre de vocables des langues orientales :
-de l'hébreu: amen - «ainsi soit-il», sabbat < schabbat, proprement «repos», satan < Satan - nom de l'esprit du Mal dans la bible ;
-du persan (la plupart des mots persans sont venus par l'intermédiaire d'autres langues dont l'arabe l'espagnol, l'italien): bazar < bazar, caravane < karwan, derviche < dervich - «pauvre» ;
-à l'arabe : des termes de mathématiques (zéro< sifr, algèbre < aldjabr), des termes de chimie (alchimie < al-kîmiyâ - «magie noire»), des termes astronomiques
(azimut < assamt - «le chemin», zénith < samt, proprement « chemin »), des termes médico-pharmaceutiques (élixir < al-iksîr - «pierre philosophale», alcool < al –kohl), des termes de cultures et de produits importés (loukoum < rahat lokoum - « le repos de la gorge», abricot < al-barqoûq orange < narandj,), des mots du quotidien, des coutumes des pays arabes ( émir < amîr harem < haram, proprement «ce qui est défendu, sacré»), du langage familier ou populaire (souk - «marché couvert», nouba - «grand désordre» et «fête, noce»).
Emprunts aux langues romanes
Le français a emprunté au provençal les emprunts désignant des produits locaux (nougat, muscat, velour), des mots usuels (ballade, caisse, auberge, rossignol).
Les emprunts à italien désignent surtout :
-des termes de guerre et de marine: attaque < attaccare, boussole < bossolo,barricade < barricata, bataillon < battaglione, canon < canone, colonel < colonnello, frégate < fregata, golfe < golfo ;
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-des termes de l'architecture: balcon < balcone, cabinet < cabinetto, façade < facciata, corridor < corridore, maquette < macchietta, fresque < fresco;
-des termes de musique: ariette < arietta, arpège < arpeggio, sérénade < serenata, barcarolle < barcarola, opéra < opera, des termes de peinture: aquarelle < acquarella, pittoresque < pittoresco, pastel < pastello ;
-des termes spéciaux des domaines commercial, financier: banque < banca,
banqueroute < banca rotta, crédit < crédita ;
-des mots de la vie quotidienne: brocoli, macaroni, paparazzi, macaron, spaghetti, pizzeria, ravioli.
L'espagnol a influencé le français en donnant des emprunts qui se rapportent à
différents domaines de l'activité humaine :
-des termes militaires et de la marine: adjudant < ayudante, embarcation < embarcacion, embargo, mirador(e) < mirador de mirar - «regarder», canot < canoa;
-des termes musicaux : castagnette < castaneta < castana - «châtaigne», boléro < boléro – «danseur»;
-des termes culinaires: chocolat < chocolate, vanille < vainilla, tomate < tomate, caramel < caramelle ;
-les termes de tauromachie: corrida, toréador, matador, picador, espada;
-des mots de la vie quotidienne : mantille < mantilla, sieste < siesta, pastille < pastilla, tapas - «petits entrées servies à l'apéritif», paella - plat espagnol.
Les emprunts portugais au français se rapporte surtout au XVI - XVII siècles: albinos < albino - «blanc», caste < casta - «race», fétiche < feitiço, banane < banana.
Emprunts aux langues germaniques
Un nombre considérable d’emprunts anglais pénètre dans le vocabulaire français au XVII, XVIII et XIX siècles ce qui s'explique d’un côté l'influence de la littérature anglaises et de la philosophie, de l’autre par l'intérêt croissant des Français pour le régime parlementaire en Angleterre.
Le français a emprunté de l’anglais :
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-des termes politiques : vote, budget, club, comité, corporation, jury, speaker opposition, leader, ordre du jour, session, parlement, meeting;
-des termes techniques et industriels: rail, tender, tramway, express, cargo, parking, jersey, shampooing, tunne,;
-des termes sportifs: sport, sportsman, tourisme, boxe, golf, football, basket ball, tennis, match, water-polo, badminton, record, crawl;
-des termes de la vie de tous les jours : bar, grog, pudding, rosbif , sandwich, gin, tonic, square, snob, festival, sketch, star, flirt, spleen, dancing, music-hall, clown, toast, short, pull-over, sweater, shopping, scotch, self-service.
L’essor scientifique et technologique d'outre-Atlantique a influencé l’apparition d’un grand nombre d'américanismes dans le français: cow-boy, lynch, gangster, hitparade, blue-jeans, bermuda, hot-dog, surf, tee-short, fast-food, pop-corn, bulldozer, internet, hip-hop.
L'apport de l'allemand fait au français est assez important :
-des termes de guerre : sabre, bivouac, halte ;
-es termes de musique et de danse : accordéon, harmonica, leitmotiv, valse;
-des noms d'objets et de produits: vermouth, nouille, choucroute, kirsch, schnaps;
-des termes scientifiques et techniques : zinc, potasse,, spiegel ;
-des mots se rapportant à des domaines différents de la vie quotidienne : blafard, chenapan, loustic, rosse ;
-des mots reflétant les événements politiques de la deuxième guerre mondiale et de l'occupation nazie : Reichstag, Wehrmacht, Gestapo, Diktat, Gauleiter, Diktat,
Bunker.
Emprunts au russe
Les emprunts au russe sont moins nombreux et appartiennent aux sphères
différentes de la vie humaine :
-des termes de valeur sociale et politique, économiques : kolkhoze, sovkhoze, komsomol, bolchevik, Soviet, spoutnik ;
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-des mots exotiques dans le vocabulaire français: archine, boyard, balalaïka, cosaque, datcha, dvor, izba, kopeck, koulak, mammouth, mazout, moujik, rouble,
samovar, steppe, taïga, troïka, ukase, verste, vodka, zakouski, intelligentsia
Parfois ce sont des bases formatives russes auxquelles se sont ajoutés des affixes internationaux ou français : léniniste, léninisme, kolkhozien, sovkhozien, stakhanovisme, stakhanoviste.
Parmi les mots les plus récents on peut nommer apparatchik, goulag, kalachnikov, glasnost, perestroïka.
Les emprunts aux langues des minorités nationales
L'apport fait au vocabulaire du français par les langues des minorités nationales habitant le territoire de la France est moins considérable. Ce sont les emprunts les plus nombreux faits au breton: goéland, bijou, biniou, dolmen, menhir.
5.5 Assimilation des emprunts
L'adaptation des vocables empruntés au vocabulaire du français. Les mots empruntés s'adaptent à un degré différent au vocabulaire de la langue emprunteuse. L'intensité du processus d'adaptation qui s'effectue sous l'action des lois internes de développement varie selon l'origine du mot emprunté, sa structure, son sens, la sphère de soif emploi ; elle dépend aussi de l'époque à laquelle se rapporte l'emprunt. II faut distinguer : 1) Les emprunts qui manifestent une faible adaptation et qui par leur structure figurent dans le vocabulaire du français moderne en qualité de mots étrangers. Ces vocables étrangers qui vivent ainsi en marge de la langue courante sont appelés xénismes
(du grec xenos -«étranger»). On peut nommer tous les mots exotiques servant à rendre la couleur locale (condottiere, vendetta de l'italien, izba, ukaze, samovar, zakouski du russe, chapska, mazurka du polonais, paria de l'indien, cornac du portugais). Beaucoup d'emprunts anglais ou anglo-américains, surtout parmi les plus récents, conservent leur aspect étranger non seulement pour l'orthographe, mais aussi pour la prononciation, qui reste souvent insolite (cottage, cocktail, groorn, whisky, container, walkman). 2) Les emprunts naturalisés français qui en vertu des modifications phonétiques et morphologiques plus ou moins profondes ne se distinguent plus des mots de souche française.
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Parmi les emprunts assimilés viennent se ranger en premier lieu les mots d'origine latine et romane qui par leur structure se rapprochent le plus des mots purement français et se confondent souvent avec ces derniers. Les mots d'origine non romane se conforment moins aisément à la langue française. Cependant les lois d'adaptation restent dans les grandes lignes les mêmes pour n'importe quel mot d'emprunt.
En ce qui concerne la prononciation, la grande majorité des mots d'emprunt s'accommode à l'accentuation et au système de sons du français.
L'adaptation à l'accentuation française se fait de la façon suivante:
- lorsque le mot étranger est un oxyton, aucune de ses syllabes n'est supprimée
(caparaçon < esp. caparazon, bouledogue < angl. bull-dog, redingote < angl. riding-
coat);
- lorsque le mot étranger est un paroxyton, on conserve souvent l'accent sur la même syllabe ; alors, à cet effet, tantôt on retranche la dernière syllabe (artisan < ital. artigiâno, balcon < ital. balcône, chocolat < esp. Chocolaté) ; tantôt on remplace la dernière voyelle par un e muet (cadence < ital. cadénza ; mascarade < ital. mascarâta ); parfois l'accent ne s'est pas maintenu et le paroxyton devient sans aucun retranchement de syllabe un oxyton, (bravó < ital. brávo, malariá< ital. malária, guérillá <esp. guerílla, flamenkó< esp. flaménko, spoutník < russe cnýmни).
5.6 Doublets étymologiques
Les doublets étymologiques sont une conséquences de l’emprunt. Les doublets
étymologiques sont des dérivations doubles d'un même mot ayant des sens distincts et apparues dans le vocabulaire du français à différentes époques de son évolution.
Dans la langue il existe des doublets étymologiques et phonétiques. Les doublets étymologiques sont des mots dont le sens est proche de celui de l’étymon. Ils apparaissent dans la langue à des époques différentes et par des voies différentes. D'après leur origine on distingue plusieurs groupes de doublets: doublets d'origine populaire et savante venus du latin (auscultare (mot latin) – écouter (mot d’origine populaire), ausculter (mot d’origine savante), doublets empruntés aux langues romanes et aux dialectes (balneum
(mot latin) – bain (mot français), bagne (mot tiré de l’italien)), doublets empruntés à l'anglais (expressum (mot latin) – exprès (mot français), express (mot tiré de l’anglais)).
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Généralement les doublets se spécialisent d'après leur signification (combler et cumuler, loyal et légal, livrer et libérer, peser et penser). Plus rarement les doublets sont des synonymes qui diffèrent par les nuances de leurs acceptions et par leur emploi (pour frêle et fragile on dira : une personne frêle, une santé frêle, une plante frêle, mais un objet fragile).
5.7 Internationalismes
Dans le vocabulaire de chaque langue il y a un certain nombre de mots qui sont communs à plusieurs autres langues. Ces mots apparaissent dans le vocabulaire à la suite des échanges réciproques et constituent le fonds linguistique international.
Les emprunts servent de base pour la formation du fonds linguistique international et enrichissent en premier lieu les terminologie spéciales (les termes des sciences, des arts, de la médecine etc.). C’est surtout au latin et au grec ancien qu’on puise ces mots : pilologie, linguistique, technique, physique. Chaque langue fait son apport au fonds international : ainsi le français a donné une quantité de termes politiques (bourgeois, nationaliser, patriote), d’art (pianiste, scène, parterre, comédie), techniques et scintifiques (accélérateur, calculateur, accumulateur).
Questionnaire
1.Quelles sont les trois parties du lexique français d’après leur origine ?
2.Caractérisez l’emprunt comme phénomène linguistique. Quelles sont les conditions linguistiques et extralinguistiques de l’emprunt Parlez des emprunts en diachronie et synchronie.
3.Nommez les types d’emprunts et caractérisez-les.
4.Caractérisez les emprunts aux langues romanes, germaniques,slaves et orientales (arabes).
5.Précisez le rôle joué par les emprunts à l’anglais dans le français d’aujourd’hui.
6.Le français risque-t-il de devenir le franglais ?
7.Comment se fait l’assimilation des emprunts ?
Exercices
Exercice 1. Précisez l’origine et l’époque de l’emprunt des mots suivants :
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Abricot, attaquer, balcone, concerto, club, sport, guerre, branche, collectiviser, économie, cantine, saumon, bouleau, jardin, sculpture, cavalier, chocolat, académie, politique, ruche, garder.
Exercice 2. Précisez l’origine et l’époque de l’emprunt des russismes suivantes:
Taiga, kacha, vodka, ukase, intelligentsia, hetman, archine, tractoriste, bolchevik. Kolkhoze, samovar, datcha, mazout, touloupe, toundra, kalachnikov, glasnost.
Exercice 3. Trouvez les équivalents français des mots suivants et précisez leur origine: тафта, кавалерия, полковник, вещевая лотерея, форточка, попкорн, спорт,
бриджи, бульдозер, тулуп, тайга, кнут, комсомол.
Exercice 4. Expliquez les principes d’adaptations des vocables empruntés suivants au vocabulaire de la langue français :
Bambin < bambino, cigarro > cigare, Don Quijote > Don Quichotte, Roastbeef > rosbif, check > cheque, imboscare > embusquer.
Exercice 5. Choisissez les emprunts latins et précisez l’origine et l’époque de ces mots: avarice, charité, méditation, nature, passion, patience, vérité, fraternité, culpabilité.
Exercice 6. Précisez l'origine et la sphère d'emploi des mots suivants:
Bouleau, bouc, balai, branche, cabane, charrue, mouton, grève, ruche, saumon, tonneau.
Exercice 7. Choisissez les emprunts italiens précisez l’origine et l’époque de ces mots: piano, paella, finale, pamphlet, balcon, croissant, carroussel, gratin, bleu, banque, confetti, brocoli, ravioli, scénario, pittoresque, mastodonte, football, garder, haie, coton, pizzeria, scampi, tchao.
Exercice 8. Choisissez les emprunts arabes précisez l’origine et l’époque de ces
mots:
Bazar, académie, zéro, brigade, café, alcool, soldat, algèbre, divan, gangster, alchimie, ambre, spoule, locomotive, canaille, handball, sabre, gerbe.
Exercice 9. Précisez l'origine et l'époque de l'emprunt des mots suivants:
École, église, chaire, bouteille; haie, hache, fauteuil, guerre, gant, jardin; bâtir, garder, haïr; blanc, bleu, brun, gris, rouge ; flotille, romance, sérénade, sieste, cacao, chocolat, tabac, vanille.
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6 Phraséologie
Plan
6.1Définition de la phraséologie
6.2Caractéristiques essentielles des locutions phraséologiques
6.3Problèmes de classification
6.4Procédés de formation des locutions
6.5Rapports paradigmatiques
6.6Sur les origines des locutions
6.7Le rôle des locutions phraséologiques dans l'enrichissement du vocabulaire français
6.1 Définition de la phraséologie
Le mot «phraséologie» a un double sens. Au large sens du mot la phraséologie c'est l'aspect particilier de la lexicologie ou même une branche indépendante de la linguistique qui a pour but d'étudier les groupements stables (locutions phraséologiques). Au sens étroit du mot la phraséologie de Balzac ou d'Aragon, par exemple, c'est l'ensemble de locutions phraséologiques dont se servent ces écrivains. C'est sous son premier aspect que la phraséologie nous intéresse.
Le termes de phraséologie est tiré des mots grecs phràsis, phràseôs (expression, langue) et logos (discours, doctrine).
Le premier examen approfondi de la phraséologie française a eté entrepris par le linguiste suisse Charles Bally. A. Sechehaye, J. Marouzeau soulèvent aussi certaines questions concernant la phraséologie. Parmi les linguistes russes il faut nommer V.V.Vinogradov, A.G.Nasarian.
D’après A.G. Nasarian on appelle locutions phraséologiques ou locutions tout court, les groupes de mots plus ou moins figés qui fonctionnent dans le discours comme unités nominales, les mots, ou les propositions et qui sont caractérisés par une transformation sémantique totale ou partielle de leurs élément :
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