Лексикология французского языка. Теория и практика. Учебное пособие
.pdf3.L’influence des mots à sonorité similaire: le mot saligaud a pris le sens de
«personne malpropre au physique et au moral» sous l’influence de sale, auquel il se rattache aujourd’hui, quoique historiquement il provienne du surnom Saligot.
3.3 La polysémie et la monosémie des mots
A la suite de son évolution historique le mot développe son système de sens, il s’enrichit d’acceptions nouvelles. La faculté du mot d’avoir simultanément plusieurs sens à une époque donnée est appelée la polysémie. Par exemple, le substantif drapeau désignait d’abord 1) un morceau de drap; 2) un signe de ralliement pour les soldats; 3) l’emblème d’une nation; 4) et enfin il a commencé à s’employer dans le sens de «patrie»: défendre le drapeau = défendre sa patrie.
Contrairement aux mots à plusieurs sens, il existe les mots monosémiques qui n’ont qu’un seul sens. Ce sont généralement des mots désignant des objets ou phénomènes faisant partie de quelque classe (bouleau, canari, pinson) ou bien les termes (influenza, gravitation).
3.4 Les différents types de sens
Les sens des mots se laissent classer d’après quelques types essentiels:
– Le sens propre et les sens dérivés dégagés à la suite d’une analyse diachronique. Le sens propre d’un mot ne se laisse historiquement rammener à aucun de ses sens actuels, alors que les sens dérivés remontent directement ou indirectement au sens propre.
–Dans la synchronie on distingue le sens principal et les sens secondaires. Le
sens principal, étant le plus usité à une époque donnée, constitue la base essentielle du développement sémantique ultérieur du mot. Il peut coïncider tantôt avec son sens propre, tantôt avec le dérivé.
–Les sens phraséologiquement liés qui s’opposent aux sens libres. Les sens
propres des mots sont libres quant à leur faculté de se grouper, de s’employer avec d’autres mots. L’emploi des mots avec les autres dépend des notions qu’ils expriment et de la faculté de ces notions de s’associer à d’autes notions.
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–Les sens peuvent dépendre de la construction syntaxique où le mot est
employé. Alors ces sens sont qualifiés de syntaxiquement déterminés.
3.5 Le mécanisme de l’évolution sémantique des vocables
La signification étant un phénomène socio-linguistique et logico-psychologique, le procès sémantique doit être examiné sous ces deux aspests.
Envisagé sous l’aspect socio-linguistique, l’évolution sémantique est la promotion d’une acception individuelle au niveau de la langue. Toute modulation sémantique se manifeste par l’extension des possibilités combinatoires des mots dans la parole individuelle. Pour s’incorporer à la structure sémantique du mot l’innovation sémantique doit s’imposer à la communauté linguistique.
Du point de vue logico-psychologique l’évolution sémantique présente quelques types différents. Ce sont la restriction et l’extension du sens, la métonymie, la métaphore, le glissement de sens qui sont les procès sémantiques fondamentaux éventuellement accompagnés de modifications affectives amenant à l’amélioration ou la péjoration, à l’affaiblissement ou l’intensification du sens des mots.
3.5.1 La restriction, l’extension et le déplacement du sens
La restriction du sens est une conséquence de la réduction de la fonction nominative du mot qui de l’expression d’une notion de genre passe à l’expression d’une notion d’espèce. Exemples: le verbe avaler dont le premier sens était «descendre, faire descendre, abaisser» ne signifie aujourd’hui que «faire descendre dans le gosier». Le substantif jument désignait «n’importe quelle bête de somme» et à présent il désigne «femelle du cheval».
L’extension du sens présente un mouvement contraire dû à ce que le mot reçoit une plus grande liberté quant à sa fonction nominative. Donc, le mot panier était «une corbeille pour le pain» et aujourd’hui «une corbeille» pour toute sorte de provisions.
Le déplacement du sens se fait aussi dans le cadre de la même notion de genre, mais dans ce cas il y a transfert d’une notion d’espèce à une autre notion d’espèce. Ainsi
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classeur dont la notion générique est «objet qui permet de classer» reçoit les sens concrets de «meuble de bureau», «reliure à feilles mobiles», «casier, boîte (pour diapositives)».
3.5.2 Le glissement de sens
Le glissement de sens est un phénomène basé sur la coexistance dans le contenu sémantique d’un mot d’indices notionnels (nuances) contigus. Deux possibilités se présentent ici: ou bien le mot élargit ses emplois sémantiques, alors que son sens n’est guère affecté, ou bien il acquiert un sens nouveau. On voit, par exemple, les nuances de sens du mot pâle dans «un visage pâle (décoloré)», «un soleil pâle (sans éclat)», «bleu pâle (faible de couleur)».
3.5.3 L’amélioration et la péjoration du sens
Ces procès sémantiques représentent des modifications d’ordre logique. Ils sont parfois accompagnés de modulations affectives qui portent sur le contenu sémantique des mots en lui ajoutant des nuances favorables ou défavorables. Nous sommes en présence de la péjoration si un mot dont le sens primitif est neutre peut prendre une nuance défavorable. Par exemple, un épicier, «propriétaire d’une épicerie», parvient à désigner «un homme à idées étroites, à goûts vulgaires qui ne cherche qu’à gagner de l’argent».
Dans le cas opposé les mots améliorent leur sens, s’ennoblissent. Tel est le cas du mot chien qui a été marqué d’une nuance défavorable au sens figuré. Mais au XIX siècle ce mot commence à prendre une valeur positive: avoir du chien = avoir du charme.
3.5.4 L’affaiblissement et l’intensification du sens
L’affaiblissement du sens est une conséquence de l’emploi abusif, hyperbolique des mots; il présente un moyen affectif de la langue. On exagère souvent sans trop le remarquer lorsq’on dit c’est assommant, esquintant, crispant, tuant, rasant pour «c’est ennuyeux!» ou bien il y a des siècles pour «il y a très longtemps».
Par contre, lorsque nous voulons faire entendre le plus en disant le moins nous recourons à l’intensification qui signifie la diminution. Par exemple, pour ne pas blesser
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une femme d’un âge avancé on dira qu’elle n’est plus jeune. Pareillement la locution pas
du tout peut être remplacée par pas vraiment.
Questionnaire
1.Quelles sont les sources d’enrichir le vocabulaire français ?
2.Quels sont les types de significations lexicales ? Définissez-les.
3.Expliquez la différence entre la polysémie et la largeur du sens des mots ?
4.Quels sont les moyens essentielles de la motivation des mots ?
5.Quelle est la différence entre le sens étymologique et le sens essentiel du mot ?
6.Quels sont les types de l’évolution sémantique ? Caractérisez-les. Donnez des exemples.
Exercices
Exercice 1. Expliquez l’évolution du sens des verbes comprendre, penser, entendre, sentir ; des substantifs talent, style.
Exercice 2. Relevez les causes de l’évolution du sens des substantifs usine, manufacture, grève, collaborateur, résistance, maquis.
Exercice 3. Trouvez les équivalents russes à l’adjectif haut dans les groupements de mots suivants : Le haut Rhin, une haute naissance, les Hautes Parties Contractantes, une haute joie, une haute voix, avoir le verbe haut, jeter les hauts cris, avoir la haute main dans une affaire, les hautes mathématiques, la Haute Chambre, un haut regard, une haute mer.
Exercice 4. Donnez des équivalents russes aux groupements de mots suivants.
Comparez les procédés linguistiques par lesquels on rend la même notion dans les deux langues : esprit de suite, esprit de système, esprit de parti, esprit de camaraderis, esprit d’équipe, esprit d’examen, esprit de famille, esprit de quiétude, esprit de chicane, esprit d’épargne, esprit d’intrigue, esprit d’indépendance, esprit de discipline, esprit de conciliation.
Exercice 5. Précisez l’origine et les significations lexicales des mots bouton, poudre, timbre. Donnez vos exemples.
Exercice 6. Spécifiez les différentes significations du verbe passer dans les groupements de mots qui suivent en les introduisant dans les phrases : passer les Alpes, passer le sel à qn, passer un mot, passer un détail,
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Exercice 7. Quelle est la différence entre:
un garcon méchant et une méchante cravate; un brave homme et un homme brave; un sacré gosse et une chose sacrée; un terrible fumeur et un homme terrible; un homme curieux et un curieux individu; une personne franche et un franc coquin; une branche verte et une verte vieillesse; une histoire vraie et une vraie folie; un visage plaisant et une plaisante réponse; la mer haute et la hautre mer; un esprit fin et un fin matois; une femme triste et une triste femme.
Exercice 8. Parmi les mots donnés trouvez ceux qui sont polysémiques:
Autoroute, casquette, toilette, yourte, cellulose, téléphobe, opération, satellite, lune, cafard, cottage, pantoufle
Exercice 9. Lisez les phrases et soulignez les mots employés dans les sens péjoratif et favorable. Trouvez les synonymes à ces mots :
1.C’est horrible! Tu fréquentes la fille qui vit dans la fange! Je t’interdis de la voir.
2.Il ne tenait pas tant à sa nouvelle bagnole qu'aux ravissants accessoires.
3.Ta sœur est vachement jolie, je ne peux pas détacher mes yeux d'elle.
4.J'ai mal conduit toute ma vie, répéta-t-il plusieurs fois; je suis dans un bourbier sans issue.
5.Méfiez-vous de cet individu: c'est une rosse.
6.Prêtez-moi donc ce bouquin. C’est une nouvelle édition, n’est-ce pas?
Exercice 10. Précisez la nature de l’évolution sémantique des mots suivants (péjoration, intensification, restriction, extension):
Cueillir – enchanté – garce – panier – traire – fange – épatant – gorge – Bohémien – effacer – charabia – hâbler – fabuleux.
Exercice 11. Dites par quel procédé a évolué le sens des noms des parties du corps dans les groupements de mots qui suivent. Trouvez-en des équivalents russes.
Les bras d'un fauteuil, le bras d'un fleuve; le pied d'une table, le pied d'une montagne; les dents d'un peigne, les dents d'une scie; le dos d'une main, le dos d’un fauteuil; la bouche d'un fleuve, la bouche d'un canon.
Exercice 12. Dites par quel procédé s'est effectuée l'évolution du sens des mots suivants devenus termes spéciaux: chevalet, chenille, chevron, crapaud, grue, mouton.
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Exercice 13. Expliquez comment a évolué le sens des mots qui suivent au pluriel.
Précisez les distinctions du sens de ces mots.
La bonté et avoir des bontés pour qn; la liberté et prendre des libertés avec qn; l'étourderie et faire des étourderies; la manière et faire des manières; la vérité et dire des vérités à qn; la charité et faire des charités; la malhonnêteté et commettre des malhonnêtetés; la sculpture et admirer des sculptures.
Exercice 14. Précisez les significations dérivés et figurées du substantif faire dans les locutions suivantes. Trouvez leurs équivalents russes.
Faire une promenade, faire sa médecine, faire de la bicyclette, faire la vaisseelle, faire la chambre, faire du chagrin, faire une politesse à, faire une longue mafche, faire une tache, faire vingt ans, faire la lumiere sur, faire faire, faire pleurer, faire entrer, faire souffrir, faire reluire, il faut faire et non pes dire, faire bien,il y a loin du dire au faire.
4 La formation des mots
Plan
4.1Généralités
4.2Dérivation: suffixation, préfixation
4.3Conversion
4.4Composition
4.5Abreviation des mots
4.1 Généralités
La formation des mots est une source féconde de 1’enrichissement du vocabulaire français. La formation des mots nouveaux sert avant tout à la communication de nos idées et de nos sentiments. Elle est aussi largement utilisée dans des buts expressifs, comme moyen stylistique. Parmi les causes de la formation des mots nouveaux if faut nommer en premier lieu les changements perpétuels à l' intérieur de la société, les innovations multiples qui exigent une dénomination. L'absence du mot voulu en nécessite la création.
L'intensité de l'enrichissement du vocabulaire au cours des siècles a connu des hauts et des bas. Il y a eu des périodes pour ainsi dire « mortes». Le XVI siècle a sensiblement
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renouvelé le vocabulaire français. À cette époque Ronsard disait : « Plus nous aurons de mots dans notre langue, plus elle sera parfaite ».
De nos jours la « créativité » est devenue particulièrement intense. Cela s'explique, d'une part, par ,1a révolution scientifique et technique, d'autre part, par l'accès des larges masses à renseignement, aux mass média. Les linguistes français signalent qu'aujourd'hui chacun se croit autorisé à « néologiser » ce qui amène dans des cas d'abus à une juste réaction négative de leur part. Dans les ouvrages de linguistique française on fait entrer dans la formation des mots divers procédés dont la dérivation affixale, la dérivation impropre, la dérivation régressive, la téléscopie, la composition, l’abréviation et l’onomatopée.
Comme les mots russes les mots français se décomposent en morphèmes. Le morphème est la plus petite unité significative.
Le français connait des mots simples, des dérivés et des composés. Les mots simples
(mots-racines) ne se décomposent pas à l’état actuel de la langue : terre, ciel, lunne, femme, chien, chat etc. Les dérivés se décomposent en racines, porteurs de la signification lexicale du mot, et affixes (suffixes et préfixes) appelés à modifier l’idée du radical par une idée secondaire. Les préfixes sont préposés à la racine, les suffixes lui sont postposés.
En français il existe un nombre considérable de mots composés qui présentent un tout unique au point de vue du sens, de la grammaire et de la phonétique. : arc-en-ciel,
Dans le français d’aujourd’hui des dérivés et des composés se créent constamment, tandis que de nouvaux mots simples apparessent rarement.
En français on observe trois procédés essentiels de la formation des mots (la dérivation, la conversion et la composition).
4.2 Dérivation: suffixation, préfixation
La dérivation est un procédé qui consiste, à partir d’un mot de base, à fabriquer un mot nouveau, soit par addition, soit par suppression, soit par remplacement d’éléments appelés préfixes et suffixes :
Dé- (préfixe,séparé de), charge → décharge (lieu ou l’on dépose la charge, ou l’on s’en sépare)
Charg(e), -ement (suffixe, action)→ chargement (action de charger)
Dé-, charg(e), -ement → déchargement (action de déposer la charge, de s’en séparer)
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Les différents types de dérivation. La dérivation propre s’effectue au moyen :
-d’un préfixe :
dire → redire
-d’un suffixe :
sabot → sabotier
-d’un préfixe et d’un suffixe :
port → exportation
-de plusieurs suffixes ou préfixes :
maille→ démailler → indémailler
La dérivation régressive s’effectue par suppression d’un suffixe. Elle se fait généralement à partir de verbes :
Porter → port
Chanter → chant
Demeurer → demeure
La suffixation. La dérivation suffixale crée des mots nouveaux en ajoutant aux radicaux de mots déjà existants des morphèmes spéciaux dits suffixes.
Cette dérivation est d’ une richesse considérable dans le français d’aujourd’hui. Telle est l’opinion de nos linguistes et des linguistes français (A. Darmesteter, K. Nyrop, E. Pinchon).
Par contre, d’autres linguistes français (Ch. Bally, J. Marouzeau, A. Dauzat) essaient de prouver que de nos jours la suffixation s’est considérablement appauvrie. Mais une étude approfondie de la suffixation montre qu’elle reste un des moyens essentiels de l’enrichissement du vocabulaire français.
Le français a possédé plus de cent suffixes différents; les uns, vivants à l’origine, se sont éteints; les autres, nés au cours de l’évolution de la langue, restent encore productifs, la plupart a traversé les siècles sans rien perdre de son énergie primitive. La forme de certains suffixes a changé par suite des modifications de la prononciation; souvent aussi la signification a changé avec le temps.
Exemples : par comparaison avec l’ancien français sont devenus moins productifs les suffixes nominaux –eur, -ie, -ain, -esque, -ade, - ance, -ence. Chez nombre de substantifs le
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suffixes –ement a été remplacé par le suffixe -ation : accusement – accusation, aggravement
– aggravation, améliorement – amélioration, séparément – séparation..
Du point de vue de leur origine on peut classer tous les suffixes en suffixes d’origine latine, de formation française et d’origine étrangère.
Avec les suffixes on forme des noms et des adjectifs (dérivation nominale), des verbes (dérivation verbale), des adverbes (dérivation adverbiale). Nous laisserons de coté provisoirement cette dernière catégorie pour nous intéresser aux deux premières, la plus grande place étant réservée à la première.
Les suffixes nominaux se subdivisenr en trois groupes essentiels :
-les suffixes des noms d’agent
-les suffixes des noms abstraits
-les suffixes appréciatifs
Tous ces trois groupes de suffixes nominaux se caractérisent par leur vitalité et leur fécondité.
Comme les sufixes, ils sont nombreux et nous bornerons à en choisir quelques uns, laissant à chacun le soin de compléter l’étude dont nous desinons les grandes lignes. Certains se présente sous une forme unique, qu’ils soient d’origine populaire ou savante, par exemple mi-
(latin medius qui est au milieu d’ou demi) ou ci- (latin cis, en deça de), d’autres sous plusieurs, la raison étant que leur consonne s’est accomodée à celle du mot radical, comme cela se passait d’ailleurs en latin : la préposition latine ad- qui exprime un mouvement vers, sert de préfixe en latin et en français sous cette forme (adjoindre) mais aussi sous les formes ac-, af-, ag-, al-, an-, ap-, ar-, as-, at-, a- (accourir, affluer, aggresser, allier, annexer, apporter, arranger, assaillir, attirer, aborder). Et on prendra garde que a-, d’origine grecque qui exprime le contraire de, la privation (amorphe, aphone). Un mot dérivé peut avoir plusieurs préfixes (in-in-flammable).
D’après leur origine tous les préfixes peuvent etre répartis en préfixes d’origine latine et préfixes d’origine grecque.
La dérivation impropre (la conversion, la dérivation morpho-syntaxique) ou le passage d’une catégorie grammaticale dans une autre. La dérivation impropre s’effectue sans modification de forme, mais par changement de catégorie grammaticale. Ainsi le mot mchange de sens et de fonction syntaxique, il change aussi sa place dans la proposition.
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Kr. Nyrop définit la dérivation impropre comme procédé par lequel on tire d’un mot existant un autre mot en lui attribuant simplement une fonction nouvelle. Il est à noter que la dérivation impropre est fort productive en français moderne.Certains linguistes, dont Ch.Bally, considèrent ce procédé de formation un des plus féconds.
Un nom propre peut devenir nom commun : un harpagon, une poubelle, un appolon.
Un nom commun peut devenir :
→un adjectif : une jupe rose, un sourire chagrin
→un pronom : personne n’est venu, je mangerais bien quelque chose
→une locution adverbiale : à coeur joie, par hasard
→une préposition : en raison de, grace à
→une locution conjonctive : du moment que, à condition que
Un adjectif peut devenir :
→Un nom : le beau, le rouge, le noir
→Un adverbe : parler haut, crier fort
→Une interjonction : chic! Parfait! Vrai!
→Une préposition : sauf, plein
Un infinitif peut devenir un nom : le diner, le sourire, le devoir, le repentir
Un participe peur devenir :
→Un adjectif : un enfant fatigué, une nouvelle étonnante
→Un nom : un reçu, un acquis
→Une préposition : durant le cours
Un adverbe peut devenir :
→Un nom : un avant, un arrière
→Un adjectif : une fille bien, une fille pas mal
4.3 Conversion
C’est un procédé syntaxico-morphologique de formation de mots par lequel un mot chande de partie du discours sans changer sa forme phonétique, c’est-à-dire sans l’aide formant ce qui conditionne la modification de sa fonction syntaxique et de son paradigme morphologique ( V. Gak) : un texte résumé – un résumé, un homme malade – un malade.
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