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ivanov666
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AU BONHEUR DES DAMES
Je vous jure que j’envoie chercher le commissaire, si vous ne
me dites pas la vérité.
On avait emmené la femme, deux vendeuses la déshabil-
laient. Mignot balbutia :
– Monsieur, je ne la connais pas autrement... C’est elle qui
est venue...
– Ne mentez donc pas ! interrompit Mouret avec un re-
doublement de violence. Et personne ici qui nous avertisse !
Vous vous entendez tous, ma parole ! Nous sommes dans une
véritable forêt de Bondy, volés, pillés, saccagés ! C’est à n’en
plus laisser sortir un seul, sans fouiller ses poches !
Des murmures se firent entendre. Les trois ouquatre
clientes, qui achetaient des gants, restaient effarées.
– Silence ! reprit-il furieusement, ou je balaie la maison !
Mais Bourdoncle était accouru, inquiet à l’idée du scan-
dale. Il murmura quelques mots à l’oreille de Mouret, l’affaire
prenait une gravité exceptionnelle ; et il le décida à conduire
Mignot dans le bureau des inspecteurs, une pièce située au
rez-de-chaussée, près de la porte Gaillon. La femme se trouvait
là, en train de remettre tranquillement son corset. Elle venait
de nommer Albert Lhomme. Mignot, questionné de nouveau,
perdit la tête, sanglota : lui, n’était pas coupable, c’était Albert
qui lui envoyait ses maîtresses ; d’abord, il les avantageait simplement, les faisait profiter des occasions ; puis, quand elles
finissaient par voler, il était trop compromis déjà pour avertir ces messieurs. Et ceux-ci apprirent alors toute une série de
vols extraordinaires : des marchandises enlevées par des filles,
qui allaient les attacher sous leurs jupons, dans les cabinets
luxueux, installés près du buffet, au milieu desplantes vertes
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; des achats qu’un vendeur négligeait d’appeler à une caisse,
lorsqu’il y conduisait une cliente, et dont il partageait le prix
avec le caissier ; jusqu’à de faux « rendus », des articles qu’on
annonçait comme rentrés dans la maison, pour empocher
l’argent remboursé fictivement ; sans compter le vol classique,
des paquets sortis le soir sous la redingote, roulés autour de la
taille, parfois même pendus le long des cuisses. Depuis quatorze mois, grâce à Mignot et à d’autres vendeurs sans doute
qu’ils refusèrent de nommer, il se faisait ainsi, à la caisse d’Albert, une cuisine louche, tout un gâchis impudent, pour des
sommes dont on ne connut jamais le chiffre exact.
Cependant, la nouvelle s’était répandue dans les rayons.
Les consciences inquiètes frissonnaient, les honnêtetés les
plus sûres d’elles redoutaient le coup de balai général. On
avait vu Albert disparaître dans le bureau des inspecteurs. Ensuite Lhomme était passé, étouffant, le sang au visage, le cou
serré déjà par l’apoplexie. Puis, Mme Aurélie elle-même venait
d’être appelée ; et elle, la tête haute sous l’affront, avait labouffissure grasse et blême d’un masque de cire. L’explication dura
longtemps, personne n’en sut au juste les détails : on raconta
que la première des confections avait giflé son fils, à lui retourner la tête, et que le vieux brave homme de père pleurait,
pendant que le patron, sorti de toutes ses habitudes de grâce,
jurait comme un charretier, en voulant absolument livrer les
coupables aux tribunaux. Cependant, on étouffa le scandale.
Seul, Mignot fut chassé sur-le-champ. Albert ne disparut que
deux jours plus tard ; sans doute, sa mère avait obtenu qu’on ne
déshonorât pas la famille par une exécution immédiate. Mais
la panique souffla plusieurs jours encore, car, après la scène,
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Mouret s’était promené d’un bout à l’autre des magasins, l’œil
terrible, sabrant devant lui ceux qui osaient simplement lever
les yeux.
– Que faites-vous là, monsieur, à regarder les mouches ?...
Passez à la caisse !
Enfin, l’orage éclata un jour sur la tête de Hutin lui-même.
Favier, nommé second, mangeait le premier, afin de le déloger
de sa place. C’était la continuelle tactique, des rapportssournois adressés à la direction, des occasions exploitées pour faire
prendre le chef de comptoir en défaut. Donc, un matin, comme
Mouret traversait la soie, il s’arrêta, surpris de voir Favier en
train de modifier les étiquettes de tout un solde de velours
noir.
– Pourquoi baissez-vous les prix ? demanda-t- il. Qui vous
en a donné l’ordre ?
Le second, qui menait grand bruit autour de ce travail,
comme s’il eût voulu accrocher le directeur au passage, en prévoyant la scène, répondit d’un air naïvement surpris :
– Mais c’est M. Hutin, monsieur.
– M. Hutin !... Où est donc M. Hutin ?
Et, lorsque celui-ci fut remonté de la réception, où un ven-
deur était descendu le chercher, une explication vive s’engagea. Comment ! il baissait maintenant les prix de lui- même !
Mais il parut très étonné à son tour, il avait simplement causé
de cette baisse avec Favier, sans donner un ordre positif. Alors,
ce dernier prit l’air chagrin d’un employé qui se voitdans
l’obligation de contredire son supérieur. Pourtant, il voulait
bien accepter la faute, s’il s’agissait de le tirer d’un mauvais pas.
Du coup, les choses se gâtèrent.
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– Entendez-vous ! monsieur Hutin, criait Mouret, je n’ai
jamais toléré ces tentatives d’indépendance... Nous seuls décidons de la marque.
Il continua, d’une voix âpre, avec des intentions blessantes,
qui surprirent les vendeurs, car d’ordinaire ces sortes de discussions avaient lieu à l’écart, et le cas pouvait du reste venir
en effet d’un malentendu. On sentait chez lui comme une rancune inavouée à satisfaire. Enfin, il le prenait donc en défaut,
ce Hutin qu’on donnait pour amant à Denise ! il pouvait donc
se soulager un peu, en lui faisant sentir durement qu’il était le
maître ! Et il exagérait les choses, il finissait par insinuer que la
baisse des prix cachait des intentions peu honnêtes.
– Monsieur, répétait Hutin, je comptais vous soumettre
cette baisse... Elle est nécessaire, vous le savez, car ces velours
n’ont pas réussi.
Mouret voulut couper court, par une dernière dureté.
– C’est bien, monsieur, nous examinerons l’affaire... Et ne
recommencez pas, si vous tenez à la maison.
Il tourna le dos. Hutin, étourdi, furieux, ne trouvant que
Favier pour vider son cœur, lui jura qu’il allait flanquer sa démission à la tête de cette brute-là. Puis, il ne parla plus de s’en
aller, il remuait seulement toutes les accusations abominables
qui traînaient parmi les vendeurs contre les chefs. Et Favier,
l’œil luisant, se défendait, avec de grandes démonstrations de
sympathie. Il avait dû répondre, n’est-ce pas ? et puis, est-ce
qu’on pouvait s’attendre à une pareille histoire pour des bêtises ? Sur quoi donc marchait le patron, depuis quelque temps,
qu’il devenait indécrottable ?
– Oh ! sur quoi il marche, on le sait, reprit Hutin. Est-ce
ma faute, à moi, si cette grue des confections le fait tourner en
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bourrique !... Voyez-vous, mon cher, le coup vient de là. Il sait
que j’ai couché avec, et ça ne lui est pasagréable ; ou bien c’est
elle qui veut me faire flanquer à la porte, parce que je la gêne...
Je vous jure qu’elle aura de mes nouvelles, si jamais elle tombe
sous ma patte.
Deux jours plus tard, comme Hutin était monté à l’atelier
des confections, en haut, sous les toits, pour recommander luimême une ouvrière, il eut un léger sursaut, en apercevant, au
bout d’un couloir, Denise et Deloche accoudés devant une fenêtre ouverte, si enfoncés dans une conversation intime, qu’ils
ne tournèrent pas la tête. L’idée de les faire surprendre lui vint
brusquement, lorsqu’il s’aperçut que Deloche pleurait. Alors,
il se retira sans bruit ; et, dans l’escalier, ayant rencontré Bourdoncle et Jouve, il leur conta une histoire, un des extincteurs
dont la porte semblait arrachée ; de cette façon, ils monteraient,
ils tomberaient sur les deux autres. Bourdoncle les découvrit
le premier. Il s’arrêta net, dit à Jouve d’aller chercher le directeur, pendant que lui resterait là. L’inspecteur dut obéir, très
contrarié de se compromettre dans une pareille affaire.
C’était un coin perdu du vaste monde où s’agitait le peuple
du Bonheur des dames. On y arrivait par une complication d’escaliers et de couloirs. Les ateliers occupaient les combles, une
suite de salles basses et mansardées, éclairées de larges baies
taillées dans le zinc, uniquement meublées de longues tables
et de gros poêles de fonte ; il y avait, à la file, des lingères, des
dentelières, des tapissiers, des confectionneuses, vivant l’été et
l’hiver dans une chaleur étouffante, au milieu de l’odeur spéciale du métier ; et l’on devait longer toute l’aile, prendre à
gauche après les confectionneuses, monter cinq marches, avant
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d’atteindre ce bout écarté de corridor. Les rares clientes, qu’un
vendeur amenait là parfois, pour une commande, reprenaient
haleine, brisées, effarées, avec la sensation de tourner sur ellesmêmes depuis des heures, et d’être à cent lieues du trottoir.
Plusieurs fois déjà, Denise avait trouvé Deloche qui l’at-
tendait. Comme seconde, elle était chargée des rapports du
rayon avec l’atelier, où l’on ne faisait d’ailleurs que les modèles
et les retouches ; et, à toute heure, elle montait, pourdonner
des ordres. Il la guettait, inventait un prétexte, filait derrière
elle ; puis, il affectait la surprise, quand il la rencontrait, à la
porte des confectionneuses. Elle avait fini par en rire, c’étaient
comme des rendez-vous acceptés. Le corridor longeait le réservoir, un énorme cube de tôle qui contenait soixante mille litres
d’eau ; et il y en avait, sur le toit, un second d’égale grandeur,
auquel on arrivait par une échelle de fer. Un instant, Deloche
causait, appuyé d’une épaule contre le réservoir, dans le continuel abandon de son grand corps ployé de fatigue. Des bruits
d’eau chantaient, des bruits mystérieux dont la tôle gardait toujours la vibration musicale. Malgré le profond silence, Denise
se retournait avec inquiétude, ayant cru voir passer une ombre
sur les murailles nues, peintes en jaune clair. Mais, bientôt, la
fenêtre les attirait, ils s’y accoudaient, s’y oubliaient dans des
bavardages rieurs, des souvenirs sans fin sur le pays de leur enfance. Au-dessous d’eux, s’étendait l’immense vitrage de la galerie centrale, un lac de verre borné par les toitures lointaines,
comme par des côtes rocheuses. Et ils ne voyaient au-delà que
duciel, une nappe de ciel, qui reflétait, dans l’eau dormante des
vitres, le vol de ses nuages et le bleu tendre de son azur.
Justement, ce jour-là, Deloche parlait de Valognes.
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– J’avais six ans, ma mère m’emmenait dans une carriole au
marché de la ville. Vous savez qu’il y a treize bons kilomètres,
il fallait partir de Bricquebec à cinq heures... C’est très beau,
par chez nous. Est-ce que vous connaissez ?
– Oui, oui, répondait lentement Denise, les regards au
loin. J’y suis allée une fois, mais j’étais bien petite... Des routes,
avec des gazons à droite et à gauche, n’est-ce pas ? et, de loin
en loin, des moutons lâchés deux à deux, traînant la corde de
leurs entraves...
Elle se taisait, puis reprenait avec un vague sourire :
– Nous autres, nous avons des routes droites pendant des
lieues, entre les arbres qui font de l’ombre... Nous avons des
herbages entourés de haies plus grandes que moi, où il y a des
chevauxet des vaches... Nous avons une petite rivière, et l’eau
est très froide, sous les broussailles, dans un endroit que je sais
bien.
– C’est comme nous ! c’est comme nous ! criait Deloche
ravi. Il n’y a que de l’herbe, chacun enferme son morceau avec
des aubépines et des ormes, et l’on est chez soi, et c’est tout
vert, oh ! d’un vert qu’ils n’ont pas à Paris... Mon Dieu ! que
j’ai joué au fond du chemin creux, à gauche, en descendant du
moulin !
Et leurs voix défaillaient, ils demeuraient les yeux fixés et
perdus sur le lac ensoleillé des vitres. Un mirage se levait pour
eux de cette eau aveuglante, ils voyaient des pâturages à l’infini, le Cotentin trempé par les haleines de l’océan, baigné d’une
vapeur lumineuse, qui fondait l’horizon dans un gris délicat
d’aquarelle. En bas, sous la colossale charpente de fer, dans le
hall des soieries, ronflait la vente, la trépidation de la machine
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en travail ; toute la maison vibrait du piétinement de la foule,
de la hâte des vendeurs, de la vie des trente mille personnes
qui s’écrasaient là ; et eux, emportés par leur rêve, àsentir ainsi
cette profonde et sourde clameur dont les toits frémissaient,
croyaient entendre le vent du large passer sur les herbes, en
secouant les grands arbres.
– Mon Dieu ! mademoiselle Denise, balbutia Deloche,
pourquoi n’êtes-vous pas plus gentille ?... Moi qui vous aime
tant !
Des larmes lui étaient montées aux yeux et comme elle
voulait l’interrompre d’un geste, il continua vivement :
– Non, laissez-moi vous dire ces choses une fois encore...
Nous nous entendrions si bien ensemble ! On a toujours à causer, quand on est du même pays.
Il suffoqua, elle put enfin dire doucement :
– Vous n’êtes pas raisonnable, vous m’aviez promis de ne
plus parler de cela... C’est impossible. J’ai beaucoup d’amitié
pour vous, parce que vous êtes un brave garçon ; mais je veux
rester libre.
– Oui, oui, je sais, reprit-il d’une voix brisée, vous ne m’ai-
mez pas. Oh ! vous pouvez le dire, jecomprends ça, je n’ai rien
pour que vous m’aimiez... Tenez ! il n’y a eu qu’une bonne
heure dans ma vie, le soir où je vous ai rencontrée à Joinville,
vous vous souvenez ? Un instant, sous les arbres, où il faisait
si noir, j’ai cru que votre bras tremblait, j’ai été assez bête pour
m’imaginer...
Mais elle lui coupa de nouveau la parole. Son oreille fine
venait d’entendre les pas de Bourdoncle et de Jouve, au bout
du corridor.
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– Écoutez donc, on a marché.
– Non, dit-il, en l’empêchant de quitter la fenêtre. C’est
dans ce réservoir : il en sort toujours des bruits extraordinaires,
on croirait qu’il y a du monde dedans.
Et il continua ses plaintes timides et caressantes. Elle ne
l’écoutait plus, reprise d’une songerie à ce bercement d’amour,
promenant ses regards sur les toitures du Bonheur des dames. À
droite et à gauche de la galerie vitrée, d’autres galeries, d’autres
halls luisaient au soleil, entre les combles troués de fenêtres et
allongés symétriquement, comme des ailes de caserne.
Des charpentes métalliques se dressaient, des échelles, des
ponts, qui découpaient leur dentelle dans le bleu de l’air ; tandis que la cheminée des cuisines faisait une grosse fumée de
fabrique, et que le grand réservoir carré, tenu en plein ciel sur
des piliers de fonte, prenait un étrange profil de construction
barbare, haussée à cette place par l’orgueil d’un homme. Au
loin, Paris grondait.
Lorsque Denise revint de ces espaces, de ce développement
du Bonheur où ses pensées flottaient comme dans une solitude,
elle vit que Deloche s’était emparé de sa main. Et il avait le
visage si bouleversé, qu’elle ne la retira pas.
– Pardonnez-moi, murmura-t-il. C’est fini maintenant, je
serais trop malheureux, si vous me punissiez en reprenant votre
amitié... Je vous jure que je voulais vous dire autre chose. Oui, je
m’étais promis de comprendre la situation, d’être bien sage...
Ses larmes coulaient de nouveau, il tâchait d’affermir sa
voix.
– Car, enfin, je connais mon lot, dans l’existence. Ce n’est
pas maintenant que lachance peut tourner. Battu là-bas, bat-
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tu à Paris, battu partout. Voici quatre ans que je suis ici, et je
reste le dernier du rayon... Alors, je voulais vous dire de ne
pas avoir de la peine à cause de moi. Je ne vous ennuierai
plus. Tâchez d’être heureuse, aimez-en un autre ; oui, ça me
fera plaisir. Si vous êtes heureuse, je serai heureux... Ce sera
mon bonheur.
Il ne put continuer. Comme pour sceller sa promesse, il
avait posé les lèvres sur la main de la jeune fille, qu’il baisait
d’un humble baiser d’esclave. Elle était très touchée, elle dit
simplement, avec une fraternité attendrie, qui atténuait la pitié des mots :
– Mon pauvre garçon !
Mais ils tressaillirent, ils se tournèrent. Mouret était devant
eux.
Depuis dix minutes, Jouve cherchait le directeur dans les
magasins. Celui-ci se trouvait sur les chantiers de la nouvelle
façade, rue du Dix-Décembre. Tous les jours, il y passait de longues heures, il tentait de s’intéresser à ces travaux, dont il avait
si longtemps rêvé. C’étaitson refuge contre ses tourments, au
milieu des maçons établissant les piles d’angle en pierre de
taille, et des serruriers posant les fers des grandes charpentes.
Déjà, la façade, sortie du sol, indiquait le vaste porche, les
baies du premier étage, un développement de palais à l’état
d’ébauche. Il montait aux échelles, discutait avec l’architecte
l’ornementation qui devait être tout à fait neuve, enjambait les
fers et les briques, descendait jusque dans les caves ; et le ronflement de la machine à vapeur, le tic-tac des treuils, le tapage
des marteaux, la clameur de ce peuple d’ouvriers, au travers
de cette grande cage entourée de planches sonores, arrivaient
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