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Au Bonheur Des Dames

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AU BONHEUR DES DAMES
nérale, elle n’était un peu blessée que par la tristesse singulière de Deloche et les sourires inexplicables de Pauline.
Cependant, Mouret la regardait toujours de son air ravi.
– Que cherchez-vous donc, mademoiselle ? demanda-t-il
enfin.
Denise ne l’avait pas aperçu. Elle rougit légèrement. De-
puis sa rentrée, elle recevait de lui des marques d’intérêt, qui la touchaient beaucoup. Pauline, sans qu’elle sût pourquoi, lui avait conté en détail les amours du patron et de Clara, où il la voyait, ce qu’il la payait ; et elle en reparlait souvent, elle ajou­tait même qu’il avait une autre maîtresse, cette Mme Desforges, bien connue de tout le magasin. De telles histoires remuaient Denise, elle était reprise devant lui de ses peurs d’autrefois, d’un malaise où sa reconnaissance luttait contre la colère.
– C’est tout ce remue-ménage, murmura-t-elle.
Alors, Mouret s’approcha pour lui dire à voix plus basse :
– Ce soir, après la vente, veuillez passer à mon cabinet. Je
désire vous parler.
Troublée, elle inclina la tête, sans prononcer un mot. D’ail-
leurs, elle entra au rayon, où les autres vendeuses arrivaient. Mais Bourdoncle avait entendu Mouret, et il le regardait en souriant. Même il osa lui dire, quand ils furent seuls :
– Encore celle-là ! Méfiez-vous, ça finira par être sérieux !
Vivement, Mouret se défendit, cachant son émotion sous
un air d’insouciance supérieure.
– Laissez donc, une plaisanterie ! La femme qui me prendra
n’est pas née, mon cher !
Et, comme les magasins ouvraient enfin, il se précipita pour
donner un dernier coup d’œil aux divers comptoirs. Bour-
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doncle hochait la tête. Cette Denise, simple et douce, com­mençait à l’inquiéter. Une première fois, il avait vaincu, par un renvoi brutal. Mais elle reparaissait, et il la traitait en ennemie sérieuse, muet devant elle, attendant de nouveau.
Mouret, qu’il rattrapa, criait en bas, dans le hall Saint-Au-
gustin, en face de la porte d’entrée :
– Est-ce qu’on se fiche de moi ! J’avais dit de mettre les om-
brelles bleues en bordure... Cassez- moi tout ça et vite !
Il ne voulut rien entendre, une équipe de garçons dut rema-
nier l’exposition des ombrelles. En voyant les clientes arriver, il fit même fermer un instant les portes, et il répétait qu’il n’ou­vrirait pas, plutôt que de laisser les ombrelles bleues au centre. Ça tuait sa composition. Les étalagistes renommés, Hutin, Mi­gnot, d’autres encore, venaient voir, levaient les yeux ; mais ils affectaient de ne pas comprendre, étant d’une école différente.
Enfin, on rouvrit les portes, et le flot entra. Dès la première
heure, avant que les magasins fussent pleins, il se produisit sous le vestibule un écrasement tel, qu’il fallut avoir recours aux sergents de ville, pour rétablir la circulation sur le trottoir. Mouret avait calculé juste : toutes les ménagères, une troupe serrée de petites- bourgeoises et de femmes en bonnet, don­naientassaut aux occasions, aux soldes et aux coupons, étalés jusque dans la rue. Des mains en l’air, continuellement, tâ­taient « les pendus » de l’entrée, un calicot à sept sous, une grisaille laine et coton à neuf sous, surtout un orléans à trente­huit centimes, qui ravageait les bourses pauvres. Il y avait des poussées d’épaules, une bousculade fiévreuse autour des casiers et des corbeilles, où des articles au rabais, dentelles à dix centimes, rubans à cinq sous, jarretières à trois sous, gants,
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jupons, cravates, chaussettes et bas de coton s’éboulaient, dis­paraissaient, comme mangés par la foule vorace. Malgré le temps froid, les commis qui vendaient au plein air du pavé, ne pouvaient suffire. Une femme grosse jeta des cris. Deux petites filles manquèrent d’être étouffées.
Toute la matinée, cet écrasement augmenta. Vers une
heure, des queues s’établissaient, la rue était barrée, ainsi qu’en temps d’émeute. Justement, comme Mme de Boves et sa fille Blanche se tenaient sur le trottoir d’en face, hésitantes, elles furent abordées par Mme Marty, également accompagnée de sa fille Valentine.
– Hein ? quel monde ! dit la première. On se tue là-dedans...
Je ne devais pas venir, j’étais au lit, puis je me suis levée pour prendre l’air.
– C’est comme moi, déclara l’autre. J’ai promis à mon mari
d’aller voir sa sœur, à Montmartre... Alors, en passant, j’ai son­gé que j’avais besoin d’une pièce de lacet. Autant l’acheter ici qu’ailleurs, n’est-ce pas ? Oh ! je ne dépenserai pas un sou ! Il ne me faut rien, du reste.
Cependant, leurs yeux ne quittaient pas la porte, elles
étaient prises et emportées dans le vent de la foule.
– Non, non, je n’entre pas, j’ai peur ! murmura Mme de
Boves. Blanche, allons-nous-en, nous serions broyées.
Mais sa voix faiblissait, elle cédait peu à peu au désir d’en-
trer où entre le monde ; et sa crainte se fondait dans l’attrait irrésistible de l’écrasement. Mme Marty s’était aussi abandon­née. Elle répétait :
– Tiens ma robe, Valentine... Ah bien ! je n’aijamais vu ça.
On vous porte. Qu’est-ce que ça va être, à l’intérieur !
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Ces dames, saisies par le courant, ne pouvaient plus reculer.
Comme les fleuves tirent à eux les eaux errantes d’une vallée, il semblait que le flot des clientes, coulant à plein vestibule, buvait les passants de la rue, aspirait la population des quatre coins de Paris. Elles n’avançaient que très lentement, serrées à perdre haleine, tenues debout par des épaules et des ventres, dont elles sentaient la molle chaleur ; et leur désir satisfait jouissait de cette approche pénible, qui fouettait davantage leur curiosité. C’était un pêle-mêle de dames vêtues de soie, de petites-bourgeoises à robes pauvres, de filles en cheveux, toutes soulevées, enfiévrées de la même passion. Quelques hommes, noyés sous les corsages débordants, jetaient des re­gards inquiets autour d’eux. Une nourrice, au plus épais, levait très haut son poupon, qui riait d’aise. Et, seule, une femme maigre se fâchait, éclatant en paroles mauvaises, accusant une voisine de lui entrer dans le corps.
– Je crois bien que mon jupon va y rester,répétait Mme de
Boves.
Muette, le visage encore frais du grand air, Mme Marty se
haussait pour voir avant les autres, par-dessus les têtes, s’élar­gir les profondeurs des magasins. Les pupilles de ses yeux gris étaient minces comme celles d’une chatte arrivant du plein jour ; et elle avait la chair reposée, le regard clair d’une per­sonne qui s’éveille.
– Ah ! enfin ! dit-elle en poussant un soupir.
Ces dames venaient de se dégager. Elles étaient dans le hall
Saint-Augustin. Leur surprise fut grande de le trouver presque vide. Mais un bien-être les envahissait, il leur semblait entrer dans le printemps, au sortir de l’hiver de la rue. Tandis que,
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dehors, soufflait le vent glacé des giboulées, déjà la belle sai­son, dans les galeries du Bonheur, s’attiédissait avec les étoffes légères, l’éclat fleuri des nuances tendres, la gaieté champêtre des modes d’été et des ombrelles.
– Regardez donc ! cria Mme de Boves, immobilisée, les
yeux en l’air.
C’était l’exposition des ombrelles. Toutesouvertes, arron-
dies comme des boucliers, elles couvraient le hall, de la baie vi­trée du plafond à la cimaise de chêne verni. Autour des arcades des étages supérieurs, elles dessinaient des festons ; le long des colonnes, elles descendaient en guirlandes ; sur les balustrades des galeries, jusque sur les rampes des escaliers, elles filaient en lignes serrées ; et, partout, rangées symétriquement, bario­lant les murs de rouge, de vert et de jaune, elles semblaient de grandes lanternes vénitiennes, allumées pour quelque fête colossale. Dans les angles, il y avait des motifs compliqués, des étoiles faites d’ombrelles à trente-neuf sous, dont les teintes claires, bleu pâle, blanc crème, rose tendre, brûlaient avec une douceur de veilleuse ; tandis que, au-dessus, d’immenses para­sols japonais, où des grues couleur d’or volaient dans un ciel de pourpre, flambaient avec des reflets d’incendie.
Mme Marty cherchait une phrase pour dire son ravisse-
ment, et elle ne trouva que cette exclamation :
– C’est féerique !
Puis, tâchant de s’orienter :
– Voyons, le lacet est à la mercerie... J’achète mon lacet et
je me sauve.
– Je vous accompagne, dit Mme de Boves. N’est-ce pas,
Blanche, nous traversons les magasins, pas davantage ?
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Mais, dès la porte, ces dames étaient perdues. Elles tour-
nèrent à gauche ; et, comme on avait déménagé la mercerie, elles tombèrent au milieu des ruches, puis au milieu des pa­rures. Sous les galeries couvertes, il faisait très chaud, une cha­leur de serre, moite et enfermée, chargée de l’odeur fade des tissus, et dans laquelle s’étouffait le piétinement de la foule. Alors, elles revinrent devant la porte, où s’établissait un cou­rant de sortie, tout un défilé interminable de femmes et d’en­fants, sur qui flottait un nuage de ballons rouges. Quarante mille ballons étaient prêts, il y avait des garçons chargés spé­cialement de la distribution. À voir les acheteuses qui se reti­raient, on aurait dit en l’air, au bout des fils invisibles, un vol d’énormes bulles de savon, reflétant l’incendie des ombrelles. Le magasin enétait tout illuminé.
– C’est un monde, déclarait Mme de Boves. On ne sait plus
où l’on est.
Pourtant, ces dames ne pouvaient rester dans le remous de
la porte, en pleine bousculade de l’entrée et de la sortie. L’ins­pecteur Jouve, heureusement, vint à leur secours. Il se tenait sous le vestibule, grave, attentif, dévisageant chaque femme au passage. Chargé spécialement de la police intérieure, il flairait les voleuses et suivait surtout les femmes grosses, lorsque la fièvre de leurs yeux l’inquiétait.
– La mercerie, mesdames ? dit-il obligeamment, allez à
gauche, tenez ! là-bas, derrière la bonneterie.
Mme de Boves remercia. Mais Mme Marty, en se retour-
nant, n’avait plus trouvé près d’elle sa fille Valentine. Elle s’effrayait, lorsqu’elle l’aperçut, déjà loin, au bout du hall Saint- Augustin, profondément absorbée devant une table de
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proposition, sur laquelle s’entassaient des cravates de femme à dix-neuf sous. Mouret pratiquait la proposition, les articles offerts à voixhaute, la cliente raccrochée et dévalisée ; car il usait de toutes les réclames, il se moquait de la discrétion de certains confrères, dont l’opinion était que les marchandises devaient parler toutes seules. Des vendeurs spéciaux, des Pa­risiens fainéants et blagueurs, écoulaient ainsi des quantités considérables de petits objets de camelote.
– Oh ! maman, murmura Valentine, vois donc ces cravates...
Elles ont, au coin, un oiseau brodé.
Le commis faisait l’article, jurait que c’était tout soie, que le
fabricant était en faillite, et qu’on ne retrouverait jamais une occasion pareille.
– Dix-neuf sous, est-ce possible ! disait Mme Marty, séduite
comme sa fille. Bah ! je puis bien en prendre deux, ce n’est pas ça qui nous ruinera.
Mme de Boves restait dédaigneuse. Elle détestait la propo-
sition, un commis qui l’appelait, la mettait en fuite. Surprise, Mme Marty ne comprenait pas cette horreur nerveuse du boniment, car elle avait l’autre nature, elle était des femmes heureuses de se laisser violenter, de baigner dans la caresse de l’offre publique, avecla jouissance de mettre ses mains partout et de perdre son temps en paroles inutiles.
– Maintenant, reprit-elle, vite à mon lacet... Je ne veux
même plus rien voir.
Cependant, comme elle traversait les foulards et la gan-
terie, son cœur défaillit de nouveau. Il y avait là, sous la lu­mière diffuse, un étalage aux colorations vives et gaies, d’un effet ravissant. Les comptoirs, rangés symétriquement, sem-
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blaient être des plates-bandes, changeaient le hall en un par­terre français, où souriait la gamme tendre des fleurs. À nu sur le bois, dans des cartons éventrés, hors des casiers trop pleins, une moisson de foulards mettait le rouge vif des géra­niums, le blanc laiteux des pétunias, le jaune d’or des chry­santhèmes, le bleu céleste des verveines ; et, plus haut, sur les tiges de cuivre, s’enguirlandait une autre floraison, des fichus jetés, des rubans déroulés, tout un cordon éclatant qui se prolongeait, montait autour des colonnes, se multipliait dans les glaces. Mais ce qui ameutait la foule, c’était, à la gan­terie, un chalet suisse fait uniquement avec des gants : un chef-d’œuvre de Mignot, qui avait exigé deux jours de tra­vail. D’abord, des gants noirs établissaient le rez-de-chaussée ; puis, venaient des gants paille, réséda, sang de bœuf, distri­bués dans la décoration, bordant les fenêtres, indiquant les balcons, remplaçant les tuiles.
– Que désire madame ? demanda Mignot en voyant Mme
Marty plantée devant le chalet. Voici des gants de Suède à un franc soixante- quinze, première qualité...
Il avait la proposition acharnée, appelant les passantes du
fond de son comptoir, les importunant de sa politesse. Comme elle refusait de la tête, il continua :
– Des gants du Tyrol à un franc vingt-cinq... Des gants de
Turin pour enfants, des gants brodés toutes couleurs...
– Non, merci, je n’ai besoin de rien, déclara Mme Marty.
Mais il sentit que sa voix mollissait, il l’attaqua plus rude-
ment, en lui mettant sous les yeux les gants brodés ; et elle fut sans force, elleen acheta une paire. Puis, comme Mme de Boves la regardait avec un sourire, elle rougit.
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– Hein ? suis-je enfant ?... Si je ne me dépêche pas de
prendre mon lacet et de me sauver, je suis perdue.
Par malheur, il y avait, à la mercerie, un encombrement tel,
qu’elle ne put se faire servir. Toutes deux attendaient depuis dix minutes, et elles s’irritaient, lorsque la rencontre de Mme Bourdelais et de ses trois enfants, les occupa. Cette dernière ex­pliquait de son air tranquille de jolie femme pratique, qu’elle avait voulu montrer ça aux petits. Madeleine avait dix ans, Ed­mond huit, Lucien quatre ; et ils riaient d’aise, c’était une partie à bon compte, promise depuis longtemps.
– Elles sont drôles, je vais acheter une ombrelle rouge, dit
tout d’un coup Mme Marty, qui piétinait, impatientée de rester là, à ne rien faire.
Elle en choisit une de quatorze francs cinquante. Mme
Bourdelais, après avoir suivi l’achat d’un regard de blâme, lui ditamicalement :
– Vous avez bien tort de vous presser. Dans un mois, vous
l’auriez eue pour dix francs... Ce n’est pas moi qu’ils attrape­ront !
Et elle fit toute une théorie de bonne ménagère. Puisque
les magasins baissaient les prix, il n’y avait qu’à attendre. Elle ne voulait pas être exploitée par eux, c’était elle qui profitait de leurs véritables occasions. Même elle y apportait une lutte de malice, elle se vantait de ne leur avoir jamais laissé un sou de gain.
– Voyons, finit-elle par dire, j’ai promis à mon petit monde
de lui montrer des images, là-haut, dans le salon... Venez donc avec moi, vous avez le temps.
Alors, le lacet fut oublié, Mme Marty céda tout de suite, tan-
dis que Mme de Boves refusait, préférant faire d’abord le tour du
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rez-de- chaussée. Du reste, ces dames espéraient bien se retrou­ver en haut. Mme Bourdelais cherchait un escalier, lorsqu’elle aperçut l’un des ascenseurs ; et elle y poussa les enfants, pour compléter la partie. Mme Marty et Valentine entrèrent aussi­dans l’étroite cage, où l’on fut très serré ; mais les glaces, les ban­quettes de velours, la porte de cuivre ouvragé, les occupaient à ce point qu’elles arrivèrent au premier étage, sans avoir senti le glissement doux de la machine. Un autre régal les attendait d’ailleurs, dès la galerie des dentelles. Comme on passait devant le buffet, Mme Bourdelais ne manqua pas de gorger la petite famille de sirop. C’était une salle carrée, avec un large comp­toir de marbre ; aux deux bouts, des fontaines argentées lais­saient couler un mince filet d’eau ; derrière, sur des tablettes, s’alignaient des bouteilles. Trois garçons, continuellement, essuyaient et emplissaient les verres. Pour contenir la clientèle altérée, on avait dû établir une queue, ainsi qu’aux portes des théâtres, à l’aide d’une barrière recouverte de velours. La foule s’y écrasait. Des personnes, perdant tout scrupule devant ces gourmandises gratuites, se rendaient malades.
– Eh bien ! où sont-elles donc ? s’écria Mme Bourdelais,
lorsqu’elle se dégagea de la cohue, après avoir essuyé les en­fants avec son mouchoir.
Mais elle aperçut Mme Marty et Valentine au fond d’une
autre galerie, très loin. Toutes deux, noyées sous un déballage de jupons, achetaient encore. C’était fini, la mère et la fille dis­parurent dans la fièvre de dépense qui les emportait.
Quand elle arriva enfin au salon de lecture et de correspon-
dance, Mme Bourdelais installa Madeleine, Edmond et Lucien devant la grande table ; puis, elle prit elle-même, dans une bi-
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