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ivanov666
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AU BONHEUR DES DAMES
Le brouhaha des voix battait les murs d’un tel bruit, que le
coup de cloche ne fut d’abord entendu que des tables voisines
de la porte. On se leva, la débandade de la sortie emplit longuement les corridors.
Cependant, Deloche était resté en arrière, pour échapper
aux mots d’esprit qui continuaient. Baugé sortit même avant
lui ; et Baugé d’habitude quittait la salle le dernier, faisait un
détour et rencontrait Pauline, au moment où celle-ci se rendait au réfectoire des dames : c’était une manœuvre arrêtée
entre eux, la seule manière de se voir une minute, durant les
heures de travail. Mais, ce jour-là, comme ils se baisaient à
pleine bouche, dans un angle du corridor, Denise qui montait
également déjeuner, les surprit. Elle marchait d’un pas difficile, à cause de son pied.
– Oh ! ma chère, balbutia Pauline très rouge, ne dites rien,
n’est-ce pas ?
Baugé, avec ses gros membres, sa carrure de géant, trem-
blait ainsi qu’un petit garçon. Il murmura :
– C’est qu’ils nous flanqueraient très bien dehors... Notre
mariage a beau être annoncé, ils ne comprennent pas qu’on
s’embrasse, ces animaux-là !
Denise, toute remuée, affecta de ne pas les avoir vus. Et
Baugé se sauvait, lorsque Deloche,qui prenait le plus long,
parut à son tour. Il voulut s’excuser, il balbutia des phrases
que Denise ne saisit pas d’abord. Puis, comme il reprochait à
Pauline d’avoir parlé devant Liénard, et que celle-ci demeurait embarrassée, la jeune fille eut enfin l’explication des mots
qu’on chuchotait derrière elle, depuis le matin. C’était l’histoire de la lettre qui circulait. Elle fut reprise du frisson dont
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cette lettre l’avait secouée, elle se voyait déshabillée par tous
ces hommes.
– Moi, je ne savais pas, répétait Pauline. D’ailleurs, il n’y
a rien là-dedans de vilain... On laisse causer, ils ragent tous,
pardi !
– Ma chère, dit enfin Denise de son air raisonnable, je ne
vous en veux point... Vous n’avez raconté que la vérité. J’ai reçu
une lettre, c’est à moi d’y répondre.
Deloche s’en alla navré, ayant compris que la jeune fille
acceptait la situation et qu’elle irait, le soir, au rendez-vous.
Quand les deux vendeuses eurent déjeuné, dans une petite
salle voisine de la grande, et où les femmes étaient servies plus
confortablement, Pauline dut aider Denise àdescendre, car le
pied de celle-ci se fatiguait.
En bas, dans l’échauffement de l’après-midi, l’inventaire
ronflait davantage. L’heure était venue du coup de collier,
lorsque, devant la besogne peu avancée du matin, toutes les
forces se tendaient, pour avoir fini le soir. Les voix se haussaient
encore, on ne voyait que la gesticulation des bras, vidant toujours les cases, jetant les marchandises, et on ne pouvait plus
marcher, la crue des piles et des ballots, sur les parquets, montait à la hauteur des comptoirs. Une houle de têtes, de poings
brandis, de membres volants, semblait se perdre au fond des
rayons, dans un lointain confus d’émeute. C’était la fièvre dernière du branle-bas, la machine près de sauter ; tandis que,
le long des glaces sans tain, autour du magasin fermé, continuaient à passer de rares promeneurs, blêmes de l’ennui étouffant du dimanche. Sur le trottoir de la rue Neuve- Saint-Augustin, trois grandes filles en cheveux, l’air souillon, s’étaient
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plantées, collant effrontément leurs visages aux glaces, tâchant
de voir la drôle de cuisine qu’on bâclait là-dedans.
Lorsque Denise rentra aux confections, Mme Aurélie laissa
Marguerite achever l’appel des vêtements. Il restait à faire un
travail de contrôle, pour lequel, désireuse de silence, elle se retira dans la salle de l’échantillonnage, en emmenant la jeune fille.
– Venez avec moi, nous collationnerons... Puis, vous addi-
tionnerez.
Mais, comme elle voulut laisser la porte ouverte, afin de
surveiller ces demoiselles, le vacarme entrait, on ne s’entendait
guère plus, au fond de cette salle. C’était une vaste pièce carrée,
garnie seulement de chaises et de trois longues tables. Dans un
coin étaient les grands couteaux mécaniques, pour couper les
échantillons. Des pièces entières y passaient, on expédiait par
an plus de soixante mille francs d’étoffes, ainsi déchiquetées
en lanières. Du matin au soir, les couteaux hachaient la soie, la
laine, la toile, avec un bruit de faux. Ensuite, il fallait assembler
les cahiers, les coller ou les coudre. Et il y avait encore, entre
les deux fenêtres, une petite imprimerie, pour les étiquettes.
– Plus bas donc ! criait de temps à autre Mme Aurélie, qui
n’entendait pas Denise lire les articles.
Quand la collation des premières listes fut terminée, elle
laissa la jeune fille devant une des tables, plongée dans les
additions. Puis, elle reparut presque tout de suite, elle installa
Mlle de Fontenailles, dont les trousseaux n’avaient plus besoin,
et qu’ils lui passaient. Cette dernière additionnerait aussi, on
gagnerait du temps. Mais l’apparition de la marquise, comme
la nommait Clara méchamment, avait remué le rayon. On riait,
on plaisantait Joseph, des mots féroces arrivaient par la porte.
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– Ne vous reculez pas, vous ne me gênez aucunement, dit
Denise saisie d’une grande pitié. Tenez ! mon encrier suffira,
vous prendrez de l’encre avec moi.
Mlle de Fontenailles, dans l’hébétement de sa déchéance,
ne trouva pas même un mot de gratitude. Elle devait boire,
sa maigreur avait des teintes plombées, et ses mains seules,
blanches et fines, disaient encore la distinction de sa race.
Cependant, les rires tombèrent tout d’un coup, on enten-
dit la besogne reprendre son ronflement régulier. C’était
Mouret qui faisait de nouveau le tour des rayons. Mais il
s’arrêta, il chercha Denise, surpris de ne pas la voir. D’un
signe, il avait appelé Mme Aurélie ; et tous deux s’écartèrent,
parlèrent bas un instant. Il devait l’interroger. Elle désigna
des yeux la salle de l’échantillonnage, puis sembla rendre des
comptes. Sans doute elle rapportait que la jeune fille avait
pleuré le matin.
– Parfait ! dit tout haut Mouret, en se rapprochant. Mon-
trez-moi les listes.
– Par ici, monsieur, répondit la première. Nous nous
sommes sauvées du tapage.
Il la suivit dans la pièce voisine. Clara ne fut pas dupe de
la manœuvre : elle murmura qu’on ferait mieux d’aller chercher un lit tout de suite. Mais Marguerite lui jetait les vêtements d’une main plus vive, pour l’occuper et lui fermer la
bouche. Est-ce que la seconde n’était pas une bonne camarade
? ses affaires ne regardaient personne. Le rayon devenait complice, lesvendeuses s’agitaient davantage, les dos de Lhomme
et de Joseph se renflaient, comme sourds. Et l’inspecteur Jouve,
ayant remarqué de loin la tactique de Mme Aurélie, vint mar-
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cher devant la porte de l’échantillonnage, du pas régulier d’un
factionnaire qui garde le bon plaisir d’un supérieur.
– Donnez les listes à monsieur, dit la première en entrant.
Denise les donna, puis resta les yeux levés. Elle avait eu
un léger sursaut, mais elle s’était domptée, et elle gardait un
beau calme, les joues pâles. Un instant, Mouret parut s’absorber dans l’énumération des articles, sans un regard pour
la jeune fille. Le silence régnait. Alors, Mme Aurélie, s’étant
approchée de Mlle de Fontenailles, qui n’avait pas même
tourné la tête, parut mécontente de ses additions, et lui dit
à demi-voix :
– Allez donc aider aux paquets... Vous n’avez pas l’habi-
tude des chiffres.
Celle-ci se leva, retourna au rayon, où des chuchotements
l’accueillirent. Joseph, sous lesyeux rieurs de ces demoiselles,
écrivait de travers. Clara, enchantée de cette aide qui lui arrivait, la bousculait pourtant, dans la haine qu’elle avait de
toutes les femmes, au magasin. Était-ce idiot, de tomber à
l’amour d’un homme de peine, quand on était marquise ! Et
elle lui jalousait cet amour.
– Très bien ! très bien ! répétait Mouret, en affectant tou-
jours de lire.
Cependant, Mme Aurélie ne savait comment sortir à son
tour, d’une façon décente. Elle piétinait, allait regarder les
couteaux mécaniques, furieuse que son mari n’inventât pas
une histoire pour l’appeler ; mais il n’était jamais aux affaires
sérieuses, il serait mort de soif à côté d’une mare. Ce fut Marguerite qui eut l’intelligence de demander un renseignement.
– J’y vais, répondit la première.
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Et, sa dignité désormais à couvert, ayant un prétexte aux
yeux de ces demoiselles qui la guettaient, elle laissa enfin seuls
Mouret et Denise qu’elle venait de rapprocher, elle sortit d’un
pas majestueux, le profil si noble, que lesvendeuses n’osèrent
même se permettre un sourire.
Lentement, Mouret avait reposé les listes sur la table. Il re-
gardait la jeune fille, qui était restée assise, la plume à la main.
Elle ne détournait pas les regards, elle avait seulement pâli
davantage.
– Vous viendrez, ce soir ? demanda-t-il à demi-voix.
– Non, monsieur, répondit-elle, je ne pourrai pas. Mes
frères doivent se trouver chez mon oncle, et j’ai promis de dîner avec eux.
– Mais votre pied ! vous marchez trop difficilement.
– Oh ! j’irai bien jusque-là, je me sens beaucoup mieux de-
puis ce matin.
À son tour, il était devenu pâle, devant ce refus tranquille.
Une révolte nerveuse agitait ses lèvres. Pourtant, il se contenait, il reprit de son air de patron obligeant qui s’intéresse simplement à une de ses demoiselles :
– Voyons, si je vous priais... vous savez dans quelle estime
je vous tiens.
Denise garda son attitude respectueuse.
– Je suis très touchée, monsieur, de votre bonté pour moi,
et je vous remercie de cette invitation. Mais, je le répète, c’est
impossible, mes frères m’attendent ce soir.
Elle s’entêtait à ne pas comprendre. La porte demeurait
ouverte, et elle sentait bien cependant le magasin entier qui la
poussait. Pauline l’avait traitée amicalement de grande sotte,
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les autres se moqueraient d’elle, si elle refusait l’invitation.
Mme Aurélie qui s’en était allée, Marguerite dont elle entendait monter la voix, le dos de Lhomme qu’elle apercevait immobile et discret, tous voulaient sa chute, tous la jetaient au
maître. Et le ronflement lointain de l’inventaire, ces millions
de marchandises, criés à la volée, remués à bout de bras, étaient
comme un vent chaud qui soufflait la passion jusqu’à elle.
Il y eut un silence. Par moments, le bruit couvrait les pa-
roles de Mouret, qu’il accompagnait du vacarme formidable
d’une fortune de roi, gagnée dans les batailles.
– Alors, quand viendrez-vous ? demanda-t-ilde nouveau.
Demain ?
Cette simple question troubla Denise. Elle perdit un ins-
tant son calme, elle balbutia :
– Je ne sais pas... Je ne puis pas...
Il sourit, il essaya de lui prendre une main, qu’elle retira.
– De quoi donc avez-vous peur ?
Mais elle relevait déjà la tête, elle le regardait en face, et
elle dit, en souriant de son air doux et brave :
– Je n’ai peur de rien, monsieur... On fait seulement ce
qu’on veut faire, n’est-ce pas ? Moi je ne veux pas, voilà tout !
Comme elle se taisait, un craquement la surprit. Elle se
retourna et vit la porte se fermer avec lenteur. C’était l’inspecteur Jouve qui prenait sur lui de la tirer. Les portes rentraient
dans son service, aucune ne devait rester ouverte. Et il se remit
à monter gravement sa faction. Personne ne parut s’apercevoir
de cette porte fermée d’un air si simple. Clara seule lâcha un
mot cru à l’oreille de Mlle de Fontenailles, quidemeura blême,
le visage mort.
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Denise, cependant, s’était levée. Mouret lui disait d’une
voix basse et tremblante :
– Écoutez, je vous aime... Vous le savez depuis longtemps,
ne jouez pas le jeu cruel de faire l’ignorante avec moi... Et ne
craignez rien. Vingt fois, j’ai eu l’envie de vous appeler dans
mon cabinet. Nous aurions été seuls, je n’aurais eu qu’à pousser un verrou. Mais je n’ai pas voulu, vous voyez bien que je
vous parle ici, où chacun peut entrer... Je vous aime, Denise...
Elle était debout, la face blanche, l’écoutant, le regardant
toujours en face.
– Dites, pourquoi refusez-vous ?... N’avez- vous donc pas de
besoins ? Vos frères sont une lourde charge. Tout ce que vous
me demanderiez, tout ce que vous exigeriez de moi...
D’un mot, elle l’arrêta :
– Merci, je gagne maintenant plus qu’il ne me faut.
– Mais c’est la liberté que je vous offre, c’est une existence
de plaisirs et de luxe... Je vousmettrai chez vous, je vous assurerai une petite fortune.
– Non, merci, je m’ennuierais à ne rien faire... Je n’avais pas
dix ans que je gagnais ma vie.
Il eut un geste fou. C’était la première qui ne cédait pas. Il
n’avait eu qu’à se baisser pour prendre les autres, toutes attendaient son caprice en servantes soumises ; et celle-ci disait
non, sans même donner un prétexte raisonnable. Son désir,
contenu depuis longtemps, fouetté par la résistance, s’exaspérait. Peut-être n’offrait-il pas assez ; et il doubla ses offres, et il
la pressa davantage.
– Non, non, merci, répondait-elle chaque fois, sans une
défaillance. Alors, il laissa échapper ce cri de son cœur :
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– Vous ne voyez donc pas que je souffre !... Oui, c’est imbé-
cile, je souffre comme un enfant !
Des larmes mouillèrent ses yeux. Un nouveau silence
régna. On entendit encore, derrière la porte close, le ronflement adouci de l’inventaire. C’était comme un bruit mourant
de triomphe,l’accompagnement se faisait discret, dans cette
défaite du maître.
– Si je voulais pourtant ! dit-il d’une voix ardente, en lui
saisissant les mains.
Elle les lui laissa, ses yeux pâlirent, toute sa force s’en al-
lait. Une chaleur lui venait des mains tièdes de cet homme,
l’emplissait d’une lâcheté délicieuse. Mon Dieu ! comme elle
l’aimait, et quelle douceur elle aurait goûtée à se pendre à son
cou, pour rester sur sa poitrine !
– Je veux, je veux, répétait-il affolé. Je vous attends ce soir,
ou je prendrai des mesures...
Il devenait brutal. Elle poussa un léger cri, la douleur
qu’elle ressentait aux poignets lui rendit son courage. D’une
secousse, elle se dégagea. Puis, toute droite, l’air grandi dans sa
faiblesse :
– Non, laissez-moi... Je ne suis pas une Clara, qu’on lâche
le lendemain. Et puis, monsieur, vous aimez une personne, oui,
cette dame qui vient ici... Restez avec elle. Moi, je ne partage
pas.
La surprise le tenait immobile. Que disait-elle donc et que
voulait-elle ? Jamais les fillesramassées par lui dans les rayons
ne s’étaient inquiétées d’être aimées. Il aurait dû en rire, et
cette attitude de fierté tendre achevait de lui bouleverser le
cœur.
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– Monsieur, reprit-elle, rouvrez cette porte. Ce n’est pas
convenable, d’être ainsi ensemble.
Mouret obéit, et les tempes bourdonnantes, ne sachant com-
ment cacher son angoisse, il rappela Mme Aurélie, s’emporta
contre le stock des rotondes, dit qu’il faudrait baisser les prix, et
les baisser tant qu’il en resterait une. C’était la règle de la maison,
on balayait tout chaque année, on vendait à soixante pour cent
de perte, plutôt que de garder un modèle ancien ou une étoffe
défraîchie. Justement, Bourdoncle, à la recherche du directeur,
l’attendait depuis un instant, arrêté devant la porte close par
Jouve, qui lui avait glissé un mot à l’oreille, d’un air grave. Il
s’impatientait, sans trouver cependant la hardiesse de déranger
le tête-à-tête. Était-ce possible ? un jour pareil, avec cette chétive
créature ! Et, lorsque la porte se rouvrit enfin, Bourdoncle parla
des soies de fantaisie, dont lestock allait être énorme. Ce fut un
soulagement pour Mouret, qui put crier à l’aise. À quoi songeait
Bouthemont ? Il s’éloigna, en déclarant qu’il n’admettait pas
qu’un acheteur manquât de flair, jusqu’à commettre la bêtise de
s’approvisionner au-delà des besoins de la vente.
– Qu’a-t-il ? murmura Mme Aurélie, toute remuée par les
reproches.
Et ces demoiselles se regardèrent avec surprise. À six heures,
l’inventaire était terminé. Le soleil luisait encore, un blond soleil d’été, dont le reflet d’or tombait par les vitrages des halls.
Dans l’air alourdi des rues, déjà des familles lasses revenaient
de la banlieue, chargées de bouquets, et traînant des enfants.
Un à un, les rayons avaient fait silence. On n’entendait plus, au
fond des galeries, que les appels attardés de quelques commis
vidant une dernière case. Puis, ces voix elles-mêmes se turent, il
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