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Теоретическая фонетика французского языка. Системный и функциональный аспекты. Учебное пособие (на французском языке)

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1.7. PHONOLOGIE STRUCTURALE

La thèse centrale de la phonologie structurale (Cercle linguistique de Prague, représenté par N. Troubetzkoy, R. Jakobson) découle de la notion de système : les sons d'une langue sont organisés en un système d'oppositions tel que chaque membre n'est constitué que de l'ensemble de ce qui l'oppose aux autres membres.

Double articulation de la langue

D’après A.Martinet, décrire une langue, c'est décrire l'ensemble des choix que peut faire celui qui la parle, et que peut reconnaître celui qui la comprend. Ces choix sont de deux types :

a)Ceux de la première articulation ont valeur significative, c'est-à-dire qu'ils concernent des unités pourvues de sens : cf., dans l'énoncé « Jean a commencé après toi », le choix de « toi » plutôt que « moi », « lui », « la guerre », etc.

b)Les choix de la deuxième articulation sont ceux d'unités seulement distinctives, les phonèmes , dont l'unique fonction est de permettre la distinction des monèmes (= mots): ainsi le choix du « t » de « toi » ne relève pas directement d'une volonté de signification, mais indirectement seulement, dans la mesure où il est rendu nécessaire par le choix du monème « toi », qu'il distingue par exemple de

«moi ».

La description linguistique aura donc deux composants essentiels. La phonologie, qui étudie la deuxième articulation, fait la liste des phonèmes, détermine leurs traits pertinents, les classe selon ces traits et indique les règles qui commandent leur combinaison. Et, d'autre part, la syntaxe, consacrée à la première articulation, qui fait la liste des monèmes (mots), indique pour chacun d'eux les fonctions qu'il peut remplir dans l'énoncé, et les classe en catégories de monèmes à fonctions identiques.

Le mot mère, par exemple, comporte trois unités successives de seconde articulation, donc trois phonèmes : [m], [ε], [r]. C'est grâce à la deuxième

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articulation que la langue, utilisant un nombre restreint d'unités discrètes, sert de moyen d'expression et de communication sans limite.

La théorie du phonème a été élaborée par un nombre de linguistes dont : B. De Courtenay, L. Ščerba, L. Zinder (l'école de Léningrad), N. Troubetzkoy et R. Jakobson (l'école de Prague), G. Gougenheim, A. Martinet, K. Togeby.

La notion de phonème

Pour dégager les phonèmes d'une langue, on procède à l'opération appelée commutation qui consiste à remplacer dans un monème une tranche phonique par une autre tranche attestée dans la même langue, ce qui peut produire un autre mot de la langue. On dira plus simplement : deux sons réalisent deux phonèmes distincts quand ils commutent.

La commutation appliquée aux quasi-homonymes suivants : dos, rot, sot, mot, lot, chaud, beau, taux, faux, pot, permet de dégager les phonèmes /d/, /r/, /s/, /m/, /l/. /ſ /. /b/, /t/. /ƒ/, /p/. L'examen d'autres paires minimales, lit, riz, si, pis, oui, huis, qui, gui, etc., peu, feu, yeux, etc., os, ose, aune, aube, aude, auge, etc., permet de confirmer les découvertes précédentes et de découvrir de nouveaux phonèmes :

/w/, / ч /, /k/, /j/, /g/, /3/, /n/, etc.

L'objectif de la description phonologique d'une langue est de faire ressortir, par commutation, toutes et rien que les oppositions pertinentes dans cette langue, et d'établir ainsi le système phonologique de la langue en question. Les unités phonologiques abstraites qui réalisent ces oppositions, les phonèmes, contribuent à la signification linguistique de façon distinctive (i.e. non significative), et de façon oppositive: [k] n'a pas de sens en soi, pas plus que [i], c'est la différence ou l'opposition entre [k] et [g] qui produit une différence de sens (quai/gai).

Le phonème représente dans le système d'une langue l'unité phonique minimale destinée à distinguer les unités significatives les unes des autres.

Le phonème est la plus petite unité phonique du langage ayant une valeur fonctionnelle. Nous distinguons le mot tête du mot bête parce que le premier mot a la consonne [t] et le deuxième — [b]. Dans ce sens nous parlons de la fonction de

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distinction (distinctive ou différentiative) qui se présente comme capitale pour le phonème en tant qu'unité de la langue. Pourtant le phonème n'a pas de sens en luimême. Nous pouvons identifier les phonèmes de n'importe quel mot isolé : parler

[p-a-r-1-e] — la fonction d'identification. De plus, les phonèmes constituent la forme sonore d'un mot — fonction de constitution.

La commutation doit être distinguée de la permutation, qui intervertit les unités sur l'axe syntagmatique (elle est à la base du jeu de mot nommé contrepet ou contrepèterie).

Commutation : substitution d'une unité par une autre sur l'axe paradigmatique ; les unités sont en relation d’opposition.

Permutation : substitution d'une unité par une autre sur l'axe syntagmatique ; les unités sont en relation de contraste.

Les paires minimales sont des paires d'unités linguistiques de sens différents, qui ne s'opposent que sur un trait pertinent, comme :

a.pont/bon, ou rapé/rabais (bilabiales ; sourdes/sonores : opposition de

sonorité)

b.fou/vous, ou pif/pive (labio-dentales ; sourdes/sonores : opposition de

sonorité)

L'opposition entre ces paires repose uniquement sur la présence du

voisement (sonorité) de la consonne. L'exemple suivant est une paire non minimale, qui mobilise plusieurs traits simultanément, ce que l'on montre en rétablissant les oppositions intermédiaires (i-iii) :

dent/chant : paire non minimale

i.dent — temps (paire minimale ; opposition de sonorité)

ii.temps — cent (paire minimale ; opposition de mode d'articulation)

iii.cent — chant (paire minimale ; opposition de lieu d'articulation)

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Les traits distinctifs sont en nombre limité et doivent permettre d'opposer

plusieurs paires de phonèmes, qui sont dites corrélées

(cf. Tab. 7):

 

Tableau 9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOURD

SONORE

 

LABIALES

APICO-

 

 

 

 

 

 

DENTALES

 

 

/p/

/b/

corrélation

/b/

/d/

 

corrélation

 

/f/

/v/

de

/p/

/t/

 

de lieu

 

/t/

/d/

sonorité

/v/

/z/

 

d'articulation

 

 

 

 

 

/k/

/g/

 

/f/

/s/

 

 

 

/z/

/3/

 

/m/

/n/

 

 

Un phonème est ainsi identifié, de manière négative, par l'ensemble des oppositions dans lesquelles il entre, c'est-à-dire par l'inventaire des traits qui le distinguent des phonèmes auxquels ils s'oppose. L'inventaire des traits identifiant un phonème d'une langue donnée constitue sa matrice phonologique :

Tableau 10

/t/

+consonne

 

/m/

+consonne

 

+occlusive

versus /s/

 

+nasale

versus /p/, /b/

 

 

 

+dentale -sonore

versus /p/ et /k/

 

+bilabiale

versus /n/

 

 

versus /d/

 

 

 

On définit le phonème de la manière suivante :

Phonème : unité de description phonologique, distinctive et oppositive, c'est- à-dire la plus petite unité linguistique non porteuse de signification, susceptible de produire un changement de sens par commutation, et constitué d'un ensemble de traits distinctifs (traits pertinents).

Un phonème ne s'articule pas toujours de la même façon : la prononciation d'une même unité distinctive peut varier selon les contextes, les gens, l'humeur, etc. Un même phonème se réalise sous forme de variantes ; l'ensemble de ces variantes constitue le champ de dispersion du phonème. Ces variantes peuvent être classées et hiérarchisées selon les fonctions qu'elles assument dans le système.

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On distingue : a) Les variantes facultatives, libres, allophones : [r] et [R] vibrante apicale et vibrante uvulaire, sont des variantes libres, non déterminées par l'entourage phonique ; la substitution de l'une à l'autre, dans le même environnement phonique, ne peut pas changer un monème en un autre.

b) Les variantes combinatoires, conditionnées : en français « parisien » [̃כ]. se réalise [o] devant [r], et [œ] ailleurs : C'est fort joli le Maroc = [Se-fכ :R-jœ-lil- maRœk]. Ces variantes dépendent du contexte et ne se présentent jamais dans le même entourage phonique ; s'excluant donc mutuellement dans les contextes respectifs, on dit aussi qu'elles sont en distribution complémentaire.

Quand les deux phonèmes sont opposés par un seul trait distinctif, ce sont les oppositions privatives [k - g] — sourde / sonore, [t - s] — occlusive / constrictive ; par plusieurs traits ou ont des traits complémentaires qui les diffèrent, ce sont les oppositions équipollentes : [t - n] — bruit, sourde / sonante, sonore. Il arrive que plusieurs paires de phonèmes puissent être opposées d'après la présence / absence d'une caractéristique [p - b, t - d, ſ - 3, s -z, k - g] — sourde / sonore. De telles paires constituent un rang corrélatif.

Certaines oppositions phonématiques sont possibles dans tous les contextes (oppositions constantes), d'autres sont limitées à des positions bien déterminées (oppositions neutralisables). Lorsqu'une opposition perd son pouvoir distinctif dans certains contextes, on dit qu'il y a neutralisation de cette opposition. L'opposition [ε - e] en français est neutralisée en syllabe fermée du mot (beige, sèche, mer, etc.), car on n'y trouve qu'un seul phonème [ε]. Les neutralisations varient d'une langue à l'autre. Par exemple, en russe, les oppositions [p - b], [t -d], [k-g], etc. se neutralisent en fin de mot.

Lorsque la différence entre deux phonèmes ne saurait, en certaines positions, servir à des fins distinctives, on dit que l'opposition entre ces deux phonèmes est neutralisée. Certains linguistes utilisent le terme d'archiphonème pour désigner l'unité qui est réalisée en position de neutralisation. L'archiphonème peut être défini comme l'ensemble de traits pertinents communs à deux phonèmes opposés. Ainsi,

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dans le cas de neutralisation de l'opposition [ε -e] en français, on serait en présence de l'archiphonème [E] caractérisé par les traits communs suivants : l'antériorité et le non-arrondissement.

D'autre part, il est facile de relever de nombreuses différences sonores auxquelles on ne fait pas généralement pas attention. A titre d'exemple citons la consonne française [l]. La voyelle qui suit modifie considérablement la nature articulatoire et acoustique de cette consonne : dans lune elle est labialisée, dans lire

— palatalisée, dans lasse — vélarisée, dans peuple — assourdie.

Donc, dans les langues il est nécessaire de distinguer deux types de différences sonores :

1.Différences indépendantes qui ne sont pas conditionnées par l'entourage phonétique. Dans ce cas, on perçoit les différents sons comme des unités autonomes. Ces unités servent à former la structure sonore des mots et à identifier,

àl'écoute, les mots. On les appelle phonèmes.

2.Différences conditionnées par l'entourage phonétique ; ces sons différents sur le plan physique et physiologique ne sont pas opposés les uns aux autres et constituent une même unité de langue. Ce sont les variantes des phonèmes.

Le phonème est une unité abstraite de la langue. Dans la parole, le phonème est réalisé sous forme de différentes variantes dans un milieu phonétique concret. On peut les classer en variantes libres et variantes conditionnées.

Paires minimales, traits pertinents, matrice phonologique

Par commutation, on repère les paires minimales, afin d'isoler les plus petites différences acoustiques significatives, pertinentes du point de vue de la langue, nommées traits distinctifs (traits pertinents). On peut représenter la commutation de la manière suivante :

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axes paradigmatique

(oppositions)

syntagmatique

[p]

 

[m]

 

[t]

constante [la]

constante [εr]

 

variables

 

 

Allophones et neutralisation

Deux sons phonétiquement distincts peuvent servir à réaliser le même phonème, i.e. ne pas apporter de différence de signification. On nomme allophones les différentes réalisations possibles d'un phonème. Les variantes peuvent être libres (1a), ou conditionnées par l'environnement phonétique ; on parle alors de variantes combinatoires (1b) :

(1)a. [la by sa riv]/[la by sa Riv] : le bus arrive b. [i]/[i:] pif/pire ; [ε]/[ε:] pelle/paire, etc.

On définit ainsi les différents types d'allophones :

Allophone : variante phonétique d'un même phonème.

Variantes libres : unités phonétiquement distinctes apparaissant dans le même environnement sans être en opposition.

Variantes combinatoires : unités phonétiquement distinctes en distribution complémentaire.

Lorsque une différence phonétique pertinente, phonologique, perd son caractère oppositif, on parle de neutralisation de l'opposition. La différence d'ouverture entre patte et pâte ([a]-[a]) n'est pas marquée en français parisien, mais elle l'est en français romand (variantes dialectales) ; certains milieux ne distinguent pas brin de brun (variantes sociolectales) ; de même, l'opposition [e]/[ε], distinctive dans les syllabes ouvertes (CV) comme le montre (2), est neutralisée dans les syllabes fermées (CVC ; perdu, chaussette) :

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(2) [sεdepwaηe]/[sεdepwaηε] c'est des poignées/c'est des poignets

Donc une opposition phonologique est dite neutralisée lorsque elle n'est pas distinctive, dans certains environnements ou dans certains usages (neutralisation).

Classement des phonèmes.

Le classement des phonèmes présuppose un choix dans sa définition : le phonème est inséparable de ses réalisations ; on appelle trait pertinent tout trait qui permet à lui seul de distinguer un signe d'un autre signe : mouche vs. bouche. D'où la définition : Un phonème est un ensemble de traits pertinents qui se réalisent

simultanément.

 

 

 

bilabial

s'oppose à

/f/, /t/, /s/;

/p/

sourd

s'oppose à

/b/ ;

 

non nasal

s'oppose à

/m/.

Cette définition qui permet d'analyser les phonèmes, s'appuie sur la phonétique distinctive qui étudie le fonctionnement des organes de la phonation pour produire des sons utilisés à des fins distinctives dans les langues. Elle correspond à notre sentiment linguistique : dans pain vs. bain, nous sentons la parenté entre /p/ et /b/ qui ont un grand nombre de traits distinctifs communs, alors que /p/ et /a/, par exemple, n'en ont aucun (cf. porte vs. aorte). Elle facilite le classement des phonèmes en rapprochant ceux qui ont des traits pertinents communs.

L'analyse des phonèmes en traits distinctifs sur une base phonétique articulatoire permet certains regroupements. Deux phonèmes sont dits en rapport exclusif lorsqu'ils ne se distinguent que par un seul trait pertinent et qu'ils sont seuls à présenter tous les traits qu'ils ont en commun : /p/ vs. /b/, /k/ vs. /g/. L'ensemble des traits pertinents communs à des phonèmes qui sont en rapport exclusif est appelé archiphonème.

Plusieurs paires de phonèmes dans un rapport exclusif dont chacun des membres se distingue de l'autre par la présence ou l'absence d'un même trait

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distinctif forment une corrélation : /t/ / /d// = /p/ / /b/ = /s/ / /z/ = /ſ/ / /3/ = /f/ / /v/ = /k/ / /g/. La sonorité est la marque de cette corrélation.

Pour les ensembles de plus de deux phonèmes, les corrélations s'organisent en faisceaux :

 

/b/

/d/

sonore

/p/

/t/

 

sourd

 

/m/

/n/

nasal

Le classement des traits distinctifs s'opère selon le point d'articulation

(consonnes) ou de localisation (voyelles), selon le mode d'articulation (consonnes) ou le degré d'aperture (voyelles), selon les marques qui distinguent les phonèmes

ayant même mode et même point d'articulation.

 

point d'articulation :

bilabiales,

[p]/[b]

mode d'articulation :

occlusives,

marques: [p] est sourd, [b] est sonore. (La marque distinctive est la sonorité.)

Tous les phonèmes qui ont un même point d'articulation forment un ordre : ordre des bilabiales ([p], [b], [m]), des apico-dentales ([t], [d], [n]).

Tous les phonèmes qui ont un même mode d'articulation ou une même marque forment une série : série des occlusives, série des voisées.

Le système phonématique de chaque langue a ses particularités. Il se manifeste dans : 1) la quantité de phonèmes 2) la qualité des phonèmes (les oppositions phonologiques et les caractéristiques phonétiques) ; 3) les combinaisons possibles de phonèmes.

La quantité des phonèmes. Leur nombre varie de 30 à 50 dans les langues occidentales. Les langues connaissent différentes proportions entre les voyelles et les consonnes : en français il y a 15 voyelles et 20 consonnes, en anglais — 21 voyelles et 25 consonnes, en russe — 6 voyelles et 37 consonnes, en espagnol — 5 voyelles et 25 consonnes.

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La qualité des phonèmes. Les caractéristiques phonétiques qui peuvent être très variées n'ont pas toutes une valeur phonématique (par exemple, [ſ ] français est toujours mouillé). La diversité des systèmes phoniques se réalise en différentes oppositions phonémati-ques : en russe — consonne dure / consonne mouillée ; en français — voyelle orale / voyelle nasale, voyelle antérieure non labiale / voyelle antérieure labiale, etc.

On aboutit ainsi à un tableau présentant le système phonologique d'une langue : il ne s'agit pas d'un classement arbitraire puisqu'il a un fondement articulatoire réel. Les traits distinctifs se combinent pour constituer des phonèmes en nombre plus grand que celui des traits distinctifs eux-mêmes.

Vocalisme français : Système phonologique des voyelles du français

standard (cf.Tab 5; 8) :

Tableau 11

 

 

Voyelles nasales

 

 

 

 

 

 

 

antérieures

 

post.

e

 

 

 

 

t u r

rétr

lab

 

 

 

 

 

 

p e r

/έ /

/ǽ /

 

/õ/

 

 

 

 

a

 

 

 

 

 

 

 

 

/ã/

 

 

 

 

 

 

Voyelles orales

 

 

antérieures

post.

 

 

 

 

 

e

1

rétr.

lab.

/u /

 

 

 

u r

 

 

 

 

/i/

/y /

 

 

e r t

 

 

 

 

2

/ε /

/œ /

/ o /

a p

 

 

 

 

3

/e /

/ø /

/ O /

 

 

 

 

 

 

 

4

/a /

 

/a /

 

 

 

 

 

Dans la caractéristique d'une voyelle française, il faut tenir compte de quatre facteurs physiologiques (Бурчèнсêèé, 2006; voir aussi ici-même 1.5. Phonétique articulatoire) :

l. La position du dos de la langue par rapport au palais (on dit aussi le degré d'aperture). Si le dos de langue est abaissé, la voyelle est dite ouverte. Si le dos de la langue est levé vers le palais dur ou mou, la voyelle est dite fermée.

Il importe de tenir compte de l'ouverture buccale dont dépend le caractère

ouvert ou fermé des sons. C'est l'écartement des mâchoires ou, plus strictement 40

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