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Теория и практика межкультурной коммуникации. Учебно-методическое пособие

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MODULE 3. STRATÉGIE DE LA COMMUNICATION INTERCULTURELLE
Mais malgré tout, partout en Europe, il est politiquement incorrect de prononcer des discours qui s’opposeraient au développement des langues régionales.
Source: Jean Duverger
Je trouve un bon titre
A
Politique linguistique
de l’Union Européenne
Politique régionale de
l’Union Européenne
B
Je sais rédiger le plan
1 2 3 4 5
Je trouve une bonne réponse
1. L’Union Européenne est en train de supporter…
A
les langues
les langues d’origineCles langues régionales
B
des immigrants
C
Politique extérieure de
l’Union Européenne
2. L’Union Européenne n’encourage pas…
A
la création d’institu-
tions transfrontalières
programmes d’aide
B
la création des
à l’enseignement des
langues
C
l’utilisation d’une
langue offi cielle
commune
51
ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
3. Actuellement, on a une tendance …
A
au renoncement aux
États-nations en
Europe
B
à l’éloignement des
nations européennes
à reconstituer la devise
«une nation – une
C
langue»
4. Les langues régionales en Europe sont…
A
discriminées
B
respectées
C
respectées
5. La France n’a pas ratifi é la «Charte européenne des langues régio-
nales et minoritaires» parce que…
A
les principes de
cette Charte sont
déjà présents dans la
Constitution française
B
la France a rédigé sa
propre Charte
la Charte est en
contradiction avec
la Constitution de la
C
République
Je sais quelle est l’idée principale
A
L’Europe essaie d’aider
les minorités linguis-
tiques
Je trouve un intrus
A
l’Alsace
52
B
L’Europe n’arrive pas
à propager la diversité
linguistique
B
le Pays basque
C
L’Europe cherche à
privilégier une langue
commune
C
l’Espagne
Module 4
La compétence interculturelle
Grille de lecture. Compréhension écrite
Texte 1
La compétence interculturelle
La question que je me pose est de savoir comment peut-on obtenir une communication interculturelle effi cace, c’est-à-dire, comment peut- on être compétent du point de vue interculturel. À cette fi n, nous devons poursuivre l’éclaircissement terminologique. Nous pourrions défi nir la compétence interculturelle comme «l’habilité à négocier les signifi ca- tions culturelles et à agir au niveau de la communication de forme effi - cace conformément aux multiples identités des participants» (Chen et Starosta, 1996: 358–359). Mais il convient de rappeler qu’une communi­cation effi cace ne veut pas dire une communication totalement contrôlée et sans ambiguïtés. La théorie de la communication a déjà signalé maintes fois qu’une communication parfaite, y compris entre interlocuteurs d’une même culture, s’avère réellement très diffi cile. Les individus interprètent les messages conformément à leurs connaissances qui peuvent coïncider, plus ou moins ou très peu, avec celles de l’auteur de ceux-ci.
Umberto Eco (1985: 180) a proposé le terme de «décodifi cation aberrante» pour désigner non pas une interprétation erronée mais une interprétation différente des intentions de celui qui énonce. À savoir, dans le meilleur des cas, le récepteur opère une interprétation approximative dans le sens cherché par l’émetteur. Cependant, il existe également des limites à l’interprétation. Toute interprétation n’est pas adéquate pour une communication effi cace. C’est ainsi qu’Eco (1987) distingue l’interprétation de l’usage.
La première signifi e se limiter à l’univers du propre discours. Tout discours peut être l’objet d’une série d’interprétations sinon légitimes du moins légitimables. L’usage, par contre, revient à prendre le discours comme excuse pour aller bien au-delà des intentions du texte lui-même. Comme le signale Eco (1987: 26), «le libre usage que l’on peut en faire n’a rien à voir avec son interprétation, malgré que l’un comme l’autre pré­supposent toujours la référence à un texte-origine, mais comme prétexte. Usage et interprétation sont, évidemment, deux modèles abstraits. Une lecture déterminée est toujours le résultat d’une combinaison déterminée de ces deux types de procédés».
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АВТОР 1, АВТОР 2. ЗАГОЛОВОК
La communication interculturelle nous oblige à reformuler cette dis­tinction entre usage et interprétation. Dans la communication intercul­turelle, on peut avoir l’impression que l’interlocuteur fait usage de notre discours parce qu’il dépasse les limites des interprétations tenues pour légitimes au sein de notre culture. Cependant, le problème n’est pas que les interlocuteurs font usage du discours mais simplement que l’interpré­tation s’opère à partir d’autres critères. Il convient de ne pas oublier que les interprétations ne sont ni universelles ni achroniques, à savoir qu’elles varient d’une culture à l’autre et changent également, au cours du temps, au sein d’une même culture. Il est important, dans le cas de la commu­nication interculturelle, d’établir cette distinction entre interprétation et usage, car il faut comprendre que les personnes d’autres cultures ne font pas forcément un usage malintentionné ou malicieux de notre discours, mais qu’elles appliquent simplement d’autres critères d’interprétation. Si l’on n’en tient pas compte, on peut tomber dans l’incompréhension des malentendus.
Pour comprendre l’autre, il faut comprendre, en premier lieu, son in­compréhension. Qu’entendons-nous donc par communication effi cace? La réponse ne sera sans doute guère satisfaisante mais nous pourrions dire qu’une communication est effi cace quand on atteint un degré de compré- hension acceptable pour les interlocuteurs. Ce n’est pas une communica­tion parfaite, mais simplement suffi sante.
Quoiqu’il s’agisse d’une proposition minimale, il faut dire qu’en ce qui concerne la communication interculturelle, nous faisons face à un défi nul- lement aisé. Un des buts des théoriciens de la communication est d’étudier le processus de la communication pour l’améliorer. Il s’agit d’établir les éléments essentiels du processus et son fonctionnement. Normalement, quand nous communiquons dans notre propre langue et avec quelqu’un de notre propre culture, nous ne sommes pas très conscients du processus de communication. L’on pourrait dire qu’habituellement nous agissons de forme automatique.
Cependant, dans la communication interculturelle, nous sommes en général beaucoup plus conscients des différents éléments du processus de la communication. Cela est sans doute dû aux diffi cultés intrinsèques à la communication interculturelle. Même les personnes les mieux prédispo­sées aux contacts interculturels ont éprouvé les diffi cultés qui surgissent dans la communication entre individus de cultures différentes. Pour at­teindre une compétence interculturelle, une synergie de la sphère cogni­tive et de la sphère émotionnelle doit se produire afi n d’engendrer une conduite interculturelle adéquate.
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Source: Éléments pour une communication interculturelle. Miquel Rodrigo Alsina
Identification du contenu
Titre du document
Cette information provient­elle d’un compte rendu, d’une analyse, d’un article scientifi que, d’un article de presse, d’un reportage, d’une entrevue, d’un site web, d’une lettre?
De quoi est-il question (le sujet, le contenu de l’infor­mation)?
De qui parle-t-on, et com­bien de personnes sont concernées?
Pour quelles raisons ce texte est rédigé?
MODULE 4. LA COMPÉTENCE INTERCULTURELLE
Identification du public
A quel public-cible ce texte s’adresse-t-il?
Cette information s’adresse-t-elle à moi?
Qu’est-ce que m’apprendcette infor­mation?
Quelles questions cette information suscite-elle chez moi ?
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АВТОР 1, АВТОР 2. ЗАГОЛОВОК
Identification de l’information
S’agit-il d’un fait ou d’une opinion? S’agit-il d’un fait raconté ou expliqué?
Types référentiels des textes: descriptif, narratif, argumentatif, informatif, expli­catif, injonctif
Quelle comparaison puis-je faire entre ce que dit cette information et ce que je connais du sujet dont elle parle?
Quel jugement puis-je porter sur cette information?
Que faire maintenant avec cette infor­mation?
Je présente le document. Production orale
Texte 2
Comment l’enseignant peut-il transmettre la dimension
interculturelle s’il n’a jamais quitté son pays ?
«Le fait d’être exposé à la culture-cible doit être un objectif absolu de tout apprenant/enseignant. Mais comment acquérir cette compé­tence… ?». Telle est la question posée par de nombreux enseignants; s’ils n’ont pas l’occasion de quitter leur pays et de séjourner dans un pays où est parlée la langue-cible, ces professeurs ne voient pas bien comment ils pourraient enseigner la «culture-cible». La première ré­ponse à apporter dans ce contexte est de souligner que l’objectif prin­cipal de l’enseignement de la dimension interculturelle n’est pas sim­plement la transmission d’informations au sujet d’un pays étranger donné. En réalité, le travail autour de cette dimension interculturelle se donne pour but:
- d’aider les apprenants à comprendre le fonctionnement des interac-
tions interculturelles;
- de montrer que les identités sociales font partie intégrante de toute
relation, dans ce domaine;
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MODULE 4. LA COMPÉTENCE INTERCULTURELLE
- de démontrer l’infl uence de la perception que l’on a des autres et de la vision que les autres ont de vous-même sur la réussite de la communi­cation;
- d’amener les apprenants à en savoir plus, par eux-mêmes, au sujet des personnes avec lesquelles ils communiquent.
Par conséquent, un enseignant n’a pas à tout connaître de la «culture- cible». C’est, de toute manière, impossible; en fait, il arrive que de nom­breuses cultures différentes soient associées à une langue donnée – c’est le cas dans de nombreux pays où le français est la première langue; dans ces pays, il existe un large éventail de croyances, de valeurs et de compor­tements – en un mot, de «cultures».
L’enseignant peut, par exemple, concevoir tout un ensemble d’acti­vités pour permettre à l’apprenant d’analyser sa propre expérience de la «culture-cible» - uniquement à partir de ce qu’il a entendu dire ou de ce qu’il a pu lire à ce sujet – et d’en tirer des conclusions. L’enseignant pourra donner des informations factuelles sur le mode de vie le plus cou­rant dans le contexte d’une certaine culture, et sur les modèles généra­lement suivis par les personnes appartenant à la (ou aux) culture(s) en question; mais, en réalité, l’élément le plus important est d’encoura­ger à une analyse comparative avec la culture de l’apprenant. Ainsi, on pourra comparer la vision des étrangers sur le pays de l’apprenant, telle qu’elle apparaît dans les guides de voyage ou les brochures touristiques, et l’expérience et la vision personnelles de l’apprenant sur son propre pays; l’élève notera alors très rapidement l’écart entre ces deux visions. De la même manière, l’apprenant pourra être amené à se demander si sa perception d’un pays étranger donné correspond à l’idée que s’en fait la population même de ce pays.
Parmi les méthodes possibles dans ce contexte figurent les simu­lations ou encore les jeux de rôles, destinés à «bousculer» les idées toutes faites et lesconnaissances de base que les apprenants ont au su­jet de pays et de cultures étrangers: certains apprenants pourront, par exemple, jouer le rôle de touristes visitant leur propre pays, et «ren­contrer» des camarades de classe se présentant tels qu’ils sont – c’est­à-dire loin des stéréotypes que les touristes étrangers peuvent avoir à l’esprit. Ce type d’apprentissage par expérience directe est très utile pour faire prendre conscience de sa propre identité et de la vision que l’on a des pays étrangers.
Dans ce contexte, l’enseignant pourra encourager l’apprenant à être plus observateur vis-à-vis des différentes subtilités de comportements cultu­rels donnés. Il est certain que, grâce à ce type d’expérience, les apprenants
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АВТОР 1, АВТОР 2. ЗАГОЛОВОК
seront mieux préparés à la communication avec d’autres «locuteurs inter­culturels», à la tolérance vis-à-vis des différences et à l’approche des di­verses situations quotidiennes qu’ils seront appelés à vivre dans les pays étrangers.
Dans ce contexte, l’enseignant n’a nul besoin d’être un expert sur les pays étrangers. Le travail du professeur est essentiellement axé sur la ma­nière dont l’apprenant réagit face aux autres, sur la vision que les autres peuvent avoir de lui, et sur sa relation avec les personnes appartenant à d’autres cultures.
Certes, l’apprenant doit disposer d’un certain nombre d’informations factuelles sur les pays étrangers où est parlée la «langue-cible»; mais ces données sont facilement accessibles aux enseignants – dans les manuels scolaires et ouvrages de référence, sur Internet, etc. La connaissance de ces données factuelles n’a rien à voir avec le fait d’être ou non allé dans les pays étrangers en question, et, en réalité, lorsqu’on se rend en visite dans ces pays, ce n’est pas ce type d’information que l’on trouve sur place. A cet égard, il convient de prendre en compte la dimension interdisciplinaire de l’enseignement – c’est-à-dire de bien comprendre qu’une véritable éduca­tion interculturelle dépasse le simple cadre de la langue étrangère étudiée et est également faite d’une circulation d’informations et d’expériences entre les différentes matières du programme.
Par conséquent, en vue d’une étude comparative, le choix des sujets est en partie déterminé par la vision que les apprenants ont des cultures et pays étrangers – et non pas par une sorte de programme «préconçu», proposant la vision « correcte » de tel ou tel pays étranger. Cela signi­fi e également qu’aucun programme d’enseignement des langues ne doit ou ne peut être directement transposé dans tous les systèmes éducatifs nationaux. Et cela concerne tout particulièrement la dimension culturelle de l’enseignement, qui doit être conçue à l’intérieur même d’un système éducatif donné, et ne doit surtout pas être le simple refl et de la défi nition que les «cultures-cibles» donnent d’elles-mêmes.
Dans ce contexte, les manuels et ouvrages conçus dans les pays étran­gers en question ne sont pas forcément le meilleur moyen d’élaborer un programme et de défi nir des choix thématiques.
Il y a toujours le risque de limiter une «culture-cible » donnée aux stéréotypes familiers qui y sont généralement liés – par exemple, la «vi- sion-cliché» et immédiatement reconnaissable des guides de voyage po­pulaires. Mais il y a également un autre danger: celui de considérer qu’il n’existe qu’une conception.
Michael BYRAM, Bella GRIBKOVA et Hugh STARKEY Conseil de l’Europe, Strasbourg 2002
Source: développer la dimension interculturelle de l’enseignement des langues.
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MODULE 4. LA COMPÉTENCE INTERCULTURELLE
Je rédige l’essai. Production écrite
«La compétence interculturelle et sa place dans l’éducation»
Texte de référence
Le management de la formation des instituteurs
et pluralité linguistique, culturelle et religieuse:
entre ouverture et résistances
Approches pédagogiques interculturelles – le plan théorique
Une théorie sur l’éducation interculturelle trouve ses fondements dans des différents domaines de recherche – psychologie, psychologie sociale, psychologie interculturelle, anthropologie, sociologie, commu­nication interculturelle etc. Chacune de ces sources épistémologiques fournit à la pédagogie interculturelle des appuis théoriques, mais au­cune ne couvre pas le champ des problématiques de l’éducation inter­culturelle. Liée à la fois à la connaissance des réalités éducationnelles interculturelles et aux fi nalités promises par la politique de l’éducation, l’approche théorique de l’éducation interculturelle a une diffi cile tâche à accomplir – concevoir les modalités pédagogiques les plus adéquates pour travailler sur la diversité culturelle telle quelle est, et pour la mode­ler au sens des fi nalités.
Qu’est-ce que le «culturel» pour la réfl exion scientifi que ou l’épisté- mologie ? Quelle est la meilleure interprétation qu’on doit retenir quand on parle de l’interculturalisme? D’abord, il faudra réfl échir sur quelques défi nitions pour mieux comprendre l’action didactique.
Généralement le terme «culture» est défi ni comme l’ensemble formé par les différentes façons de vie, des valeurs, les coutumes, les attitudes et les connaissances qui sont transmises et défendues dans chaque groupe social, ethnique ou national.
Le concept «multiculturel» est d’habitude compris comme la recon­naissance d’un phénomène social: l’existence de plusieurs et bien dif­férents cultures dans le monde. On admet l’existence de ces différences culturelles, mais on ne regarde pas l’échange réciproque des valeurs entre ces cultures.
L’ «interculture» ajoute un détail très important: c’est justement parce qu’elle a le but de l’interdépendance enrichissant des cultures, qu’elle res­pecte la réalité des différences, et encore fait une évaluation positive du phénomène et le reconnaît franchement.
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АВТОР 1, АВТОР 2. ЗАГОЛОВОК
L’interculturel relève une série de défi s à l’éducation (Cucos, 1997):
• Réformation du système éducationnel sur les principes de la fl exi- bilité, l’autonomie, l’ouverture culturelle et la décentralisation au niveau des activités éducationnelles;
• Prévention des phénomènes de ghettoïsation et ségrégation cultu­relle par des échanges réciproques entre les groupes culturels;
• L’établissement d’un corpus d’objectifs éducationnels focalisés sur le développement de l’autonomie spirituelle, d’auto instruction et auto édu­cation;
• La transformation du curriculum tel qu’il inclurait la dimension mul­ti- et interculturelle surtout dans le champ des disciplines suivantes: his­toire, géographie, littérature, arts, mais aussi dans les sciences naturelles;
• Promotion des méthodologies d’instruction qui promurent une pers­pective interculturelle– des méthodes interactives, fl exibles, plutôt que celles traditionnelles.
Il nous semble pertinente la conception sur les approches pédago-
giques interculturelles exprimée par C. Allemann-Ghionda (2000, p.170-
171), parce que les approches théoriques roumaines sont inspirées de la littérature étrangère et notamment francophone:
«La pédagogie interculturelle s’est constituée, en l’Europe occiden­tale, comme sous discipline à partir du milieu des années ’70. Le résultat de ces réfl exions aurait du être la transformation des politiques éduca- tives: ce projet s’est réalisé en surface seulement, car les pratiques cou­rantes dans les écoles n’ont pas changé. Le mainstream de l’éducation n’a que très peu changé. Au niveau théorique, le projet d’une éducation interculturelle est resté pendant longtemps quasi totalement confi né dans un cercle restreint de spécialistes de l’interculturel et n’a trouvé que peu d’écho dans la discussion européenne sur les fi nalités de l’édu- cation et sur les contenus curriculaires. Ceux et celles qui ont commencé à réfl échir sur les enjeux liés aux aspects interculturels de l’éducation ont joué le rôle de pionnier […]. La spécialisation pédagogie intercultu­relle était vraisemblablement nécessaire pour mettre sur pied au moins une esquisse de l’éducation dont les fondements scientifi ques se distin- gueraient de ceux de l’éducation monoculturelle. Il faut se demander si le moment ne serait pas venu pour que la pédagogie générale ne dé­couvre la pluralité comme dimension jusqu’à présent sous-estimée et de ce fait attribué à tort à une sous discipline.»
Le point commun des approches pédagogiques de l’interculturel, c’est l’objet du discours – le traitement de la diversité culturelle en contexte édu­cationnel. Même en ce qui concerne l’objet du discours, on constate des
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