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Теория и практика межкультурной коммуникации. Учебно-методическое пособие

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MODULE 1. COMMUNICATION ET POLITIQUES CULTURELLES
L’approche étasunienne. Les États-Unis ont une façon unique de
concevoir la culture: l’État fédéral est pratiquement absent du secteur culturel et utilise généralement des moyens indirects pour le soutenir, alors que le secteur privé joue un rôle de premier plan et fournit la majo­rité du fi nancement dans le domaine. L’expression «politique culturelle» est d’ailleurs rarement utilisée aux États-Unis en raison de sa connota­tion dirigiste (Schuster, 2002). La présence prépondérante du secteur privé dans le domaine de la culture favorise donc une approche axée sur les lois du marché. Au niveau fédéral, il n’y a pas de politique culturelle offi cielle, mais plutôt une «politique de soutien aux arts» (traduit de Schuster, 1985, p. 5). De plus, il n’existe pas de ministère responsable de la culture et les programmes en ce domaine sont éclatés et relèvent de plusieurs acteurs.
Le gouvernement fédéral subventionne un certain nombre d’insti­tutions culturelles clés, dont le National Endowment for the Arts (fondé en 1965), le Smithsonian Institute (1846) et l’ Institute of Museum and Library Services (1976). Ces organismes sont indépendants et leurs bud­gets sont octroyés directement par le Congrès.
Les approches hybrides. Il est beaucoup plus diffi cile de les cerner que pour les trois approches précédentes, parce qu’il n’y en a pas qu’une seule et qu’elles semblent varier selon les États (et leurs conceptions de la culture) et selon les systèmes étatiques (centralisé/décentralisé, État uni­taire, fédéral, etc.). Malgré cette diversité, les approches hybrides auraient une caractéristique en commun. En effet, les études du Conseil de l’Europe (voir Council of Europe/ERICarts, 2007) font ressortir une tendance com­mune, depuis les années 1990, à associer les organismes autonomes et les ministères de la Culture: c’est le cas en Europe du Nord, aux Pays-Bas, en Irlande et au Royaume-Uni, après 1992. Cette façon relativement nouvelle de concevoir l’intervention culturelle permet aux gouvernements de com­biner les avantages des pratiques britanniques et françaises en matière de politiques et d’administration culturelles, tout en maintenant une dis­tance, perçue comme nécessaire, entre l’État et la culture.
Les approches hybrides accordent généralement une grande impor­tance à la liberté de création, à la liberté d’expression, à la sauvegarde des richesses patrimoniales, à la démocratisation de la culture, à l’éducation artistique et aux droits culturels. Cela tend à démontrer la convergence des conceptions de la culture et des politiques culturelles dans la plupart des pays occidentaux. À la différence du cas britannique et particulièrement étasunien, encore plus «puriste», lesquels insistent sur la séparation entre l’État et la culture, les approches hybrides semblent vouloir tirer le meil­leur de différentes pratiques d’intervention étatique existantes.
Source: «Quelle politique culturelle pour la france?» Alexandre Mirlesse
ENS, Arthur Anglade – HEC, 26 avril 2006
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ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
Je rédige l’essai. Production écrite
«Les rapports entre la politique et la communication»
Texte de référence
Éléments de politique culturelle
«La politique culturelle est un non-sens; elle n’aurait jamais dû exister». À en croire Hugues Gall, ancien directeur de l’Opéra de Paris, il semble que la légitimité d’un Ministère de la Culture qui fêtera ses cinquante ans en 2009 ne se soit toujours pas imposée comme une évi­dence.
Mais au juste, qu’est-ce qu’une politique culturelle? L’entretien des Châteaux de la Loire ou l’organisation d’un Tecknival à Rennes? La créa­tion d’un Musée des Arts du Cirque à Chalon, ou la cérémonie faisant Jerry Lewis Chevalier des Arts et des Lettres?
L’infl ation est galopante. A en croire Jack Lang, («Culturelle est l’abo- lition de la peine de mort! Culturelle, la défense des droits de la femme! Culturelle, la réduction du temps de travail!» - 17 novembre 1981), culture et politique deviennent consubstantielles, ce qui ne simplifi e pas notre travail de défi nition.
Pour le peuple, par le peuple? Démocratie ou démocratisation? culture classique et hiérarchisée ou «tout culturel » ? Culture-patrimoine ou culture-avenir? Mondialisation culturelle ou identité locale? Culture au singulier ou «culture au pluriel»? Tout au long de notre réfl exion, nous serons amenés à défi nir ces termes, et à voir comment ils s’incarnent dans les débats les plus contemporains.
Problèmes organisationnels
Un problème d’échelle
«The nation-state is becoming too small for the big problems of life, and too big for the small problems of life.» Le célèbre jugement de Daniel Bell, émis en 1995, passe pour n’avoir rien perdu de sa pertinence. Dans quelle mesure s’applique-t-il au domaine de la Culture?
Quelle décentralisation?
Ce processus est censé mettre fi n à la toute-puissance du préfet et s’op- pose ainsi à la logique de déconcentration. D’après Luc Rouban, elle se matérialise par une «multiplication des instances de décision».
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MODULE 1. COMMUNICATION ET POLITIQUES CULTURELLES
Deuxième différence: il semble que le Ministère conserve la haute main sur les politiques culturelles régionales, ce que Marc Fumaroli remarque, dans les manifestations culturelles locales, à l’omniprésence d’une phra­séologie et d’une esthétique qui sont celles du Ministère.
Du point de vue de la décentralisation, le domaine de la culture n’a pas suivi la voie décrite par Bernard Spitz et Roger Fauroux dans Notre État, qui voyaient avec elle le passage d’une gestion pyramidale à une gestion polycentrique dans laquelle l’État joue un rôle d’animateur dont les prin­cipes d’action sont fondés sur le partenariat, la synergie et la subsidiarité.
La France a-t-elle une place dans le concert des nations?
Lors des négociations portant sur les biens culturels la France a-t-elle pu imposer ses vues grâce au soutien immédiat de la communauté européenne. Concrètement, la France a réussi en 1993 à maintenir le secteur audiovisuel hors du champ des biens concernés par la clause du traitement national et celle de la nation la plus favorisée, faisant valoir l’exception culturelle.
L’exception culturelle concerne tout particulièrement l’industrie du ci­néma. Elle a permis à plusieurs reprises le maintien des aides et des quotas audiovisuels, malgré l’hostilité des Américains, qui arguent par exemple de ce que la taxe prélevée sur les prix des billets d’entrée dans les cinémas conduit à fi nancer le cinéma français.
Cette voix française et singulière se fait également entendre à l’oc­casion des Conférences des Ministres européens de la Culture, dans les­quelles la France est considérée comme un «hôte de marque» d’après M. Pariente, car sa politique culturelle en fait un exemple envié et unique.
Quelles politiques européennes de la culture?
La régionalisation de la politique culturelle semble passer par des poli­tiques unilatérales - francophonie, Maisons de la France, centres culturels­ou bilatérales, comme le Goethe Institut. Et à l’échelle de l’Union?
Jean Monnet aurait eu ce mot fameux, sans doute apocryphe: «si j’avais à refaire, je commencerais par la culture». Dès 1949 sont créés la conférence européenne de la culture à l’instigation du Mouvement européen, un Centre européen de la Culture, des instituts d’études européennes, des chaires eu­ropéennes dans certaines universités, mais la réalisation la plus importante est le Conseil de l’Europe créé en 1949, à l’initiative de dix États: Bénélux, Danemark, France, Irlande, Italie, Norvège, Royaume-Uni et Suède.
Une répartition opaque des rôles et du pouvoir de décision
Quels sont les effets de la sectorisation?
La sectorisation a longtemps poussé les créateurs à épouser par leurs projets la structure administrative du Ministère de tutelle, divisé en Directions (du Livre, du Patrimoine, etc.) dont l’avis importe plus que l’inspiration initiale ou le succès auprès du public.
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ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
Pourquoi faut-il simplifi er l’administration culturelle?
Aujourd’hui, la multiplication des offreurs de subvention (Ministères, DRAC, IFCIC, collectivités territoriales) est telle qu’elle entraîne une cer­taine ineffi cience dans l’allocation des ressources. Le problème est com- pliqué par la rivalité entre deux ministères concurrents: la rue de Valois et le Quai d’Orsay, qui a gardé le contrôle de l’action culturelle extérieure.
Comment contrôler la politique de nomination?
Selon tous ses détracteurs (et la plupart de ses collaborateurs), l’admi­nistration de la rue de Valois fourmille de prébendes, passe-droits et autres privilèges. Les effets de réseaux s’y font sentir tant dans le recrutement que dans la politique de subvention, avec d’autant plus d’acuité que les compétences requises (culture, jugement artistique d’un côté; créativité et talent de l’autre) relèvent d’une appréciation particulièrement subjective qui rend diffi cile toute promotion méritocratique. Les conséquences sont visibles: loin de l’esprit du Conseil des Beaux-Arts (cf. dossier historique), le cabinet du Ministre est constitué quasi exclusivement d’anciens élèves de l’ENA parfois mal informés des réalités du milieu artistique.
Un Ministère du Goût?
«Qu’il est bon de ne point mépriser ce que la foule admire», écrivait Gide dans son Journal. Et pourtant, qu’il est diffi cile pour certains artistes de se soumettre au jugement de goût d’un tribunal populaire!
Le jugement de goût, pour autant, est resté en France l’apanage d’une élite artistique et intellectuelle (Pierre Bourdieu en étudie les stratégies dans sa célèbre étude de La Distinction), que Malraux a cherché à ratta­cher au Ministère des Affaires Culturelles dès les années 1960. Cette collu­sion entre le monde des Beaux-Arts et l’administration culturelle a donné à l’État une réputation méritée d’expertise esthétique, dont les effets se font sentir de nos jours.
Un budget sans cesse menacé
Comme le relate Marc Fumaroli dans l’État culturel, la question du budget de la Culture est l’objet d’un soupçon permanent et historique du Ministère des Finances.
Quelles ressources?
Alexandre Siné modélise l’évolution du budget de l’État en la compa­rant à «un serpent dans un tunnel». L’augmentation des dépenses de l’État est de plus en plus linéaire et régulière, ce qui marque le renoncement de fait aux grandes relances depuis 1983.
Et les dépenses du Ministère de la Culture? Elles croissent à une ca­dence supérieure et plus irrégulière, par à-coups, au rythme des alter­nances politiques.
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MODULE 1. COMMUNICATION ET POLITIQUES CULTURELLES
Quel emploi des ressources?
Alexandre Siné dresse le constat suivant de l’évolution de l’emploi des
ressources de l’État.
«D’un point de vue qualitatif, l’évolution de la structure des dépenses de l’État montre une forte rigidifi cation, avec une augmentation très importante de la part des dépenses de l’État les plus rigides à court et à moyen terme.
Un «grand ministère» pour endiguer la menace?
L’analyse historique montre que le ministère de la Culture souffre d’une position d’infériorité dans les arbitrages avec le ministère des Finances. D’où l’idée régulièrement relancée d’un projet de grand minis­tère qui regrouperait l’Education nationale et la Culture. Elle s’est déjà réalisée, de manière informelle et avec succès, à travers la communauté de vue qui unissait Jean Zay, ministre de l’Education et des Beaux-Arts, et Léo Lagrange, secrétaire d’État aux Sports et aux loisirs. Cette proposition marque un retour à l’administration des Beaux-Arts telle que la souhaite Marc Fumaroli, c’est-à-dire sous la forme d’un secrétariat d’État rattaché à l’Education nationale.
Source: L’analyse comparative des politiques culturelles infranationales : réfl exion sur le cas
canadien. Monica GATIINGER, Université d’Ottawa, Diane SAINT-PIERRE, INRS-Urbanisation,
Culture et Société avec la collaboration de: Alexandre COUTURE GAGNON, Université Carleton,
Anne-Marie AUTISSIER, Université de Paris, Kevin MULCAHY, Louisiana State University,
Fabrice THURIOT, Université de Reims Champagne-Ardenne
Grille d’écoute. Compréhension orale
Sur le site web de RFI je cherche un document audio traitant le même sujet et je fait l’identification: contenue, public, information (voir Grille de lecture)
http://www.rfi .fr/emission/20131221-12-cles-comprendre-le-monde-asiatique- affaires-usages-mentalites-pierre-tuvi-auteu
Notice:
Douze clés pour comprendre le monde asiate zique. Les affaires, les usages et les mentalités, dePierre Tuvi, auteur franco-japonais, c’est le titre duLivre Internationalde la semaine. Ce consultant en management inter­culturel a pour zone de prédilection l’Asie de l’est et du sud-est, qui sont les régions les plus dynamiques du continent. Pierre Tuvi décrypte, dissèque les mentalités et les usages de l’Inde au Japon, en passant par la Thaïlande et l’Indonésie. L’ouvrageDouze clés pour comprendre le monde asiatique. Les affaires, les usages et les mentalités, est publié aux éditions du Dauphin.
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ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
Mes projets personnels
Je rédige un glossaire
Terme Défi nition Equivalent russe
approche (nf) концепция
étude de la communica­tioninterpersonnelle entre
межкультурная коммуникация
individus de cultures diffé­rentes
politique detransfert des attributions de l’Etatvers descollectivités territo­rialesou des institutions publiques
identité (nf) caractère permanent et
личность
fondamental de quelqu’un, d’un groupe, qui fait son in­dividualité, sa singularité
mondialisation (nf) interaction généralisée
глобализация
entre les différentes parties de l’humanité
entretien (nm) собеседование
nation (nf) ensemble des êtres humains
vivant dans un même ter­ritoire, ayant une commu­nauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et consti­tuant une communauté politique
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MODULE 1. COMMUNICATION ET POLITIQUES CULTURELLES
Terme Défi nition Equivalent russe
communication de groupe (nf)
communication de masse (nf)
групповая коммуникация
массовая коммуникация
relation (nf) caractère, état de deux ou
plusieurs choses entre les­quelles existe un rapport
émetteur (nm, nf) personnequi produit le
message linguistique par opposition aurécepteur
récepteur (nm) personne qui reçoit et dé-
code le message, par oppo­sition à l’émetteur
échange (nm) обмен
approche (nf) подход
appartenance (nf) принадлежность
hégémonie (nf) dominationd’une puis-
гегемония
sance, d’un pays, d’un groupe social, etc., sur les autres
diversité (nf) caractèrede ce qui est di-
разнообразие
vers, varié, différent; varié­té, pluralité
intervention (nf) action, rôle, effet de
quelque chose dans un pro­cessus
convergence (nf) сближение
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ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
Sur des sites web, je cherche les documents numérisés traitant le même sujet et je les présente aux collègues
Titre Adresse du site web
Je traduis
en français
Правительство и бюрократия
Французы любят, когда правительство решительно вмешивается в их жизнь. Им кажется, что государство не только обязано участво­вать в повседневной жизни своих граждан, но Государство, собственно, и есть Франция ( вместе с ее искусством кулинарии, вином, женщинами, любовью к земле, Парижем, культурой, детьми, свободой, равенством, братством и правом парковать машину на пешеходной
дорожке).
Участием государства в твоей жизни следует гордиться и ни в коем случае не избегать его. Повсюду на обочинах французских дорог огромные плакаты возвещают партнерство между государством, округом и тем департаментом, который отремонтировал данный участок дороги. Подобная система «сквозных» отношений уже сама по себе – памятник государственному планированию: благодаря ей осуществляется
безупречная интеграция всех составляющих, напри­мер, непосредственная связь метро с основной железной дорогой, ко­торая ведет прямо в аэропорт имени Шарля де Голля.
С тех пор, как возникла и стала развиваться технология как наука, французы вовсю используют ее достижения. Они считают, что в выска­зывании: «Мы знаем, что можем это сделать
, но разве мы можем себе это позволить?», смысла маловато, и уверены, что если уж они действи­тельно могут что-то сделать, то должны непременно обеспечить усло­вия, при которых можно себе это позволить.
Что в итоге означает пышный расцвет бюрократии в этой стране?
Французские бюрократы властвуют на почте, на железной
дороге, на та­можне, в муниципалитетах, в туристических бюро, в полицейских участ­ках и в школах.
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MODULE 1. COMMUNICATION ET POLITIQUES CULTURELLES
Французы относятся к этому следующим образом: приходится признавать, что без бюрократии во всяком приличном государстве не обойтись, однако обойти ее каким-нибудь способом можно поста­раться. Жители Франции во все времена стремились утвердить свое право на несогласие с некоторыми правилами и законами (которые французы всегда именуют «чепухой», если они с ними
не согласны).
Source: «Эти странные французы»: Эгмонт Россия Лтд.; Москва; 1999
Оригинал: Nick Yapp, “The Xenophobe’s Guide to The French”
Перевод: Ирина Тогоева
en russe
Acquisition et compréhension: dialogue avec Bakhtine
Acquisition et compréhension: dialogue avec Bakhtine La situation d’apprentissage de la langue de son pays de résidence par un immigré est une situation extrême où se trouvent maximalisés à la fois le polylin­guisme et l’asymétrie inhérents à tout acte de communication: les codes, les places discursives, les rôles sociaux et les références culturelles y sont inégalement partagés. C’est donc une situation de tension où la plurivo­cité des énoncés se manifeste avec un relief particulier. Elle va se réduire à travers un dialogue largement métalinguistique qui doit permettre aux interlocuteurs de s’accorder sur un sens commun acceptable en contexte. La relativement faible fi abilité des signifi ants laisse une large part à la re- construction, aux hypothèses, aux doutes, à l’imaginaire pour leur inter­prétation, donc à la subjectivité qui entretient la polysémie des énoncés. Terrains mouvants qui doivent être balisés de plusieurs façons, pour qu’on puisse y voyager à deux:
- la routine des échanges, aux niveaux du type de questions-réponses
principalement et des thèmes abordés,
- la pression des attentes,
- le recours aux moyens extralinguistiques,
- la redondance des répétitions, des reprises et des reformulations,
- la détermination contextuelle,
- les tentatives d’approximations successives, qui caractérisent les dia­logues natifs-non natifs. La part réservée dans ces échanges à la résolu­tion des problèmes de compréhension y est plus importante que dans les échanges habituels (entre adultes de même langue maternelle). Elle peut devenir un enjeu subsidiaire mais nécessaire à la conversation: les malen­tendus deviennent alors des facteurs dynamiques de l’évolution
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ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
des dialogues. Si la résolution d’un malentendu est toujours une forme de persuasion, on peut dire avec Bakhtine (1978, p. 105) qu’elle devient alors «un problème indépendant et qu’elle détourne le discours de son travail créateur sur l’objet lui-même»
Source: http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/
lfr_0023-8368_1986_num_71_1_6420
Je fais preuve des compétences acquises
Je lis le texte
En mai, quatre designers français (Sam Baron, Charlotte Juillard, Juan Pablo Naranjo et Jean-Christophe Orthlieb) se sont laissés enfermerdans une pièce aveugle, au premier étage d’un bâtiment anonyme des fau­bourgs de Chiang Mai, enThaïlande. Leur mission:mettre au point avec trois confrères thaïlandais (Rush Pleansuk, Decha Archjananun et Ploypan Theerachai) une collection d’objets mettant en valeur l’artisanat thaïlandais.
Durant ces deux semaines, ils ont produit 18 pièces: assiettes, paravents, miroirs, plaids…«L’idée n’était pas que chacun dessine un objet mais qu’on élabore un langage commun et que chaque objet soit le fruit de la collabora­tion de tous les designers présents», relate Sam Baron, directeur artistique de Fabrica, le laboratoire de création de Benetton, et chargé de collections pour La Redoute Intérieurs, deux activités qui l’ont rompu aux projets collectifs.
«Il y a eu des moments de grande tension, le deuxième jour, j’avoue que j’ai failli toutlaissertomber. Ce n’est pas facile desortirtoutle mondede sa zone de confort… Connecter les artisans à la clientèle globalisée re- présente un vaste défi . Nousautres designers européens devionsappor- terune interprétation contemporaine de leurs savoir-faire traditionnels, mais sans tomber dans le cliché touristique», explique-t-il.
Une exposition au printemps
Derrière cette initiative, baptisée « Transfer(s) », se trouve Chloé Braunstein-Kriegel. En2015, cette spécialiste dedesignet consultante éta- blie à Bangkok a présenté letravailde jeunes designers thaïlandais à Paris lors du festival de designD’Days. Le succès rencontré l’a incitée àpropo- sercette collaboration franco-thaïlandaise lors de la semaine du design de Chiang Mai, avec l’aidede l’ambassade deFranceen Thaïlande et du TCDC, l’organisme de promotion du design thaï. Ceprojetcollectif seraexposé à l’Alliance française de Bangkok
en janvier2017, puis àParisau printemps.
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