Добавил:
Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз: Предмет: Файл:

Теория и практика межкультурной коммуникации. Учебно-методическое пособие

.pdf
Скачиваний:
0
Добавлен:
08.09.2026
Размер:
2 Мб
Скачать
☆
MODULE 1. COMMUNICATION ET POLITIQUES CULTURELLES
Malgré cet évident lien interculturel, la dimension économique de Transfer(s) n’a pas été négligée. L’équipe a été ponctuellement accompagnée par Pierre Romanet, patron de l’éditeur de mobilier Sentou, qui faitpro­duirela plupart de ses collections en Thaïlande, où il se rend régulièrement depuis seize ans. C’est lui qui commercialisera la plupart des pièces sur le marché français dans le courant de l’année 2017.«J’aime beaucoup les para- vents en bambou, les assiettes en céramique et les plaids indigo. Mais sur­tout j’espère que ce projet va sepérenniseret que les designers thaïlandais viendront à leur tourtravaillerchez leurs homologues français.»
Marie Godfrain
Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/m-design-deco/article/2016/12/14/paris-bangkok-et-
retour_5048744_4497702.html?xtmc=communication_interculturelle&xtcr=2
Je trouve un bon titre
A
Paris-Bangkok,
et retour
Les designers de mondeCL’art contemporain
B
Je sais rédiger le plan
1 2 3 4 5
Je sais si c’est vrai ou faux
1. Durant ces deux semaines, ils ont produit 18 pièces: assiettes, paravents, miroirs, plaids…
2. C’est très facile desortirtoutle mondede sa zone de confort…
21
ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
3. Le succès rencontré l’a incitée àproposercette collaboration franco- thaïlandaise lors de la semaine du design de Chiang Mai.
4. C’est Marie Godfrain qui commercialisera la plupart des pièces sur le marché français dans le courant de l’année 2017.
5. Lien interculturel, la dimension économique de Transfer(s) n’a pas été négligée.
Je sais une bonne réponse
1. Combien de designers se sont laissé enfermerensemble?
2. Quel est le but de cette coopération?
3. Où ont-ils présenté cette collaboration franco-thaïlandaise?
4. Où peut-on acheter ces pièces de l’art contemporain?
5. Qu’est-ce que Pierre Romanet aime?
Je sais quelle est l’idée principale
22
Module 2
Culture, communication, interaction
Grille de lecture. Compréhension écrite
Texte 1
La communication interculturelle: ses fondements,
les obstacles à son développement
La communication interculturelle est un phénomène historiquement culturel: accompagnant le développement de l’être humain, elle constitue également un mode de vie de celui-ci. La communication interculturelle est constituée par l’interaction de l’homme dans le contexte des cultures différentes. Si avec le sociologue allemand Georg Simmel on introduit la notion «d’étranger » la communication interculturelle concerne, sur le niveau fondamental, la relation de l’individu avec l’étranger. La société est constituée par la communication entre des individus. Quand un individu est intégré dans un groupe, il a l’obligation d’abandonner une certaine in­dividualité pour demeurer se mettre en accord avec la norme du groupe, afi n que le partage des valeurs soit réalisé et qu’un certain système de va- leur culturelle soit formé. Dans la vie réelle, nous nous intégrons de façon consciente ou inconsciente dans le groupe culturel diversifi é. Nous ren- controns souvent l’étranger ou nous sommes considérés comme l’étran­ger. La plupart du temps, l’homme réalise le partage des modes de vie des mœurs, des goûts, des sensations, des valeurs et des croyances dans et par la communication. Cela permet de former un groupe culturel. Il est normal que la communication entraîne aussi le confl it, la concurrence, la tension et la nervosité jusqu’à l’instabilité du système culturel et social. Cette caractéristique constitue elle-même une partie inséparable de la tendance des relations humaines.En conséquence le centralisme national, le stéréotype, le préjugé et la discrimination constituent un outil d’analyse sur l’obstacle à la communication interculturelle. Cet outil peut nous aider à examiner la dérive de la structure culturelle de la société et l’irrationalité de l’échange culturel et à connaître l’essence de la communication inter­culturelle pour qu’elle soit plus complète et plus libre.
Dans un sens, l’examen positif cache une réponse à la question sui­vante: comment surmonter l’obstacle et réaliser la communication inter­culturelle dynamique.
23
ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
La communication interculturelle vu par Edward Hall
Edward Hall, américain né en 1914, s’est intéressé à la communication non verbale dans le domaine de l’interculturel. E. Hall a commencé ses recherches lorsqu’il s’est aperçu que la communication verbale ne consti­tue que 20% de la communication. Il reste donc 80% de communication non verbale.
Dans son ouvrage «La danse de la vie» Hall défi nit les sociétés poly- chrones et les sociétés monochrones. Dans les pays monochrones (Etats­Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Suède, ..), le temps est séquentiel et planifi é de façon rigoureuse. La contrainte temporelle est telle qu’on y considère un changement d’agenda comme une perte de crédibilité. Les habitants de ce pays partagent les mêmes codes de conduite, principe de management, procédure et habitude de travail. Ces sociétés se caractérisent par le fait de pouvoir s’occuper de plusieurs choses à la fois. Dans les pays polychrones (Afrique, Asie, peuples latins, ..) l’homme passe en premier et le temps n’est pas fi xe: il se dilate ou se rétracte selon les personnes concer- nées. Les réunions peuvent être reportées, allongées, et les retards amusent.
Il est important dans les relations interculturelles de connaître ces as­pects afi n d’éviter de faire des impairs.
Dans les échanges interculturels, les traducteurs sont limités du fait de la méconnaissance du contexte dans lequel la conversation a lieu. Il existe des messages à contexte riche et des messages à contexte pauvre. Les messages à contexte riche sont ceux qui vont nécessiter des interlocuteurs beaucoup d’explications et d’informations afi n qu’ils puissent se com- prendre. Les messages à contexte pauvre sont ceux qui nécessiteront peu d’explications et d’informations pour que le message soit compris
Le traducteur informatique ne peut faire la distinction entre les deux messages. Seul, l’être humain arrive à faire la distinction et adapte donc son message à la situation, au contexte. En situation interculturelle, le contexte prend encore plus de poids dans les relations interpersonnelles. Du fait l’individu sera amené à ajuster ses explications. En combinant les deux, on constate qu’un apport d’information doit compenser une perte de contexte pour que la constate qu’un apport d’information doit compen­ser une perte de contexte pour que la signifi cation reste constante. A cela, Edward Hall ajoute les messages lents et les messages rapides. Certaines cultures ont tendance à favoriser les relations courtes et d’autres les rela­tions longues. Si le message ne s’adapte pas à cette situation, il ne sera donc pas reçu correctement par la personne en face.
2. La communication de masse au service de l’interculturel «le pays arabes, les mode de la communication interculturelle» Présenté par: Mr BOUDHANE Yamine Maître assistant
Source: 1. http://communicationorganisation.revues.org/2928
24
Identification du contenu
Titre du document
Cette information provient­elle d’un compte rendu, d’une analyse, d’un article scientifi que, d’un article de presse, d’un reportage, d’une entrevue, d’un site web, d’une lettre?
De quoi est-il question (le sujet, le contenu de l’infor­mation)?
De qui parle-t-on, et com­bien de personnes sont concernées?
Pour quelles raisons ce texte est rédigé?
MODULE 2. CULTURE, COMMUNICATION, INTERACTION
Identification du public
A quel public-cible ce texte s’adresse-t-il?
Cette information s’adresse­t-elle à moi?
Qu’est-ce que m’ap­prendcette information?
Quelles questions cette in­formation suscite-elle chez moi ?
25
ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
Identification de l’information
S’agit-il d’un fait ou d’une opinion?
S’agit-il d’un fait raconté ou expliqué? Types référentiels des textes: descriptif, narra­tif, argumentatif, informatif, explicatif, injonctif
Quelle comparaison puis-je faire entre ce que dit cette information et ce que je connais du sujet dont elle parle?
Quel jugement puis-je por­ter sur cette information?
Que faire maintenant avec cette information?
Je présente le document. Production orale
Texte 2
L’interculturel: vers une production commune
Marie J. Berchoud
Une première approche par les mots ...
Les dictionnaires de référence, Grand Robert et Trésor de la Langue française (T.F.L.), indiquent que le terme interculturel, classé dans les adjectifs, est apparu entre 1970 et 1980. Mais ils citent à l’appui de ces assertions des exemples tirés des discours médiatiques, datés au plus tôt de 1981: dans le Grand Robert, citons «le dialogue interculturel » (Le Monde 17 mars 1981), «la communication interculturelle» (radio France-Culture, 1981).
Du côté des notions: un historique en didactique des langues (et des cultures)
26
MODULE 2. CULTURE, COMMUNICATION, INTERACTION
Les années 70: réfl exion sur la/les culture(s) et mise en place de l’«interculturel»
Durant ces années, s’effectue le passage des méthodologies centrées sur la langue, aux méthodologies centrées sur les apprenants en situation de communication et d’apprentissage de la langue. En outre, émerge aus­si la notion de français fonctionnel, qui va au-delà de ce qu’on appelait le français scientifi que et technique ou le français de spécialité, et qu’on désigne aujourd’hui sous le sigle de FOS, pour «français sur objectifs spé­cifi ques».
Les années 80: l’interculturel et les dimensions de sa complexité
Deux axes se dessinent: l’éducation, dans laquelle viendra prendre place la didactique des langues; et la communication, celle-ci allant de la communication en classe à la communication sociale, et même au mana­gement des entreprises (l’ouvrage précurseur d’Edward Hall date de 1985 et a été traduit en français en 1990 sous le titre, Le guide du comportement dans les affaires internationales - Allemagne, Etats-Unis, France).
Les années 90: l’interculturel, ses applications, ses limites, ses perspectives
Dans la tension entre dépassement du culturel et recherche renouvelée d’un ancrage dans la culture (et l’identité culturelle) à cause des muta­tions rapides de la mondialisation, se déploie l’interculturel: il apparaît à la fois comme nécessaire, mais problématique. La question est alors: que peut l’interculturel? Pour qui et comment? Jusqu’où?
La réponse à ces questions occupe toute la décennie. Le cadre concep­tuel est large, celui de l’appropriation d’une ou plusieurs langues dans des contextes variés et, plus généralement, celui du développement des échanges de toutes natures et de l’ouverture des frontières.
Les années 2000: reformulation des questions anciennes
Comment parler des progrès accomplis? Il faudrait évoquer les sémi­naires universitaires et les formations d’enseignants de FLE au CIEP : à travers ces expérimentations pensées, se sont formées des prises de conscience: non, l’interculturel n’est pas un luxe ni un gadget nouveau de l’Occident pour motiver à l’apprentissage du français (et au tourisme en France) et les apprenants sont bien libres de choisir la culture et la langue qui leur parlent et qu’ils ont envie de parler, comprendre, appré­cier; en revanche, l’interculturel est un passage, un parcours d’une culture source à une culture cible, parcours que l’enseignant peut accompagner; et c’est pourquoi certains en France comme en Chine ou ailleurs, parlent aujourd’hui de «transculturel»; ce parcours engendre des projets com­muns, des échanges renouvelés et même, en retour, un nouveau regard sur soi, ses racines, sa mémoire, sa culture.
27
ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
Alors, l’interculturel pourra être une production commune à plusieurs dimensions et plusieurs utilités:
- celle de la reconnaissance de soi et de la connaissance d’autrui par
l’échange des cultures, entre tradition et traduction;
- celle de la facilitation de l’apprentissage de la langue étrangère par la prise en compte des identités et l’accompagnement offert dans le parcours diffi cile et déstabilisant d’apprentissage;
- celle de la juste place pour toutes les cultures, même s’il existe des hiérarchies objectives, des comparaisons historiques et synchroniques ou­vrant sur la conscience d’inégalités, d’insuffi sances.
Source: L’interculturel: vers une production commune.
Marie J. Berchoud IUFM, université de Bourgogn
Je rédige l’essai. Production écrite
«Culture populaire, construction de soi et dissonances culturelles»
Texte de référence
La théorie de la légitimité culturelle repose sur l’idée qu’il existe une culture légitime imposée par les groupes dominants. Toutes les manifes­tations culturelles sont alors interprétées par rapport à la culture domi­nante. On analysera la «bonne volonté culturelle» des classes moyennes qui tentent sans y parvenir de se conformer au modèle dominant, mais qui n’ont pas l’aisance et la familiarité nécessaire. On montrera aussi que les catégories dominées ont des pratiques qui renvoient à une étape dépas­sée de l’histoire culturelle. Elles aiment l’art fi guratif et un peu «pom- pier» lorsque la norme est à l’art abstrait, elles commencent à s’intéresser à l’art abstrait quand la mode est à l’hyperréalisme, etc. Les catégories populaires seraient donc à la poursuite d’un mirage, une norme culturelle légitime qui s’éloigne quand elles accèdent à des formes vulgarisées de la norme précédente.
On met aussi l’accent, dans une perspective voisine, sur le développe­ment d’une culture de masse, d’industries culturelles qui privent la culture de sa fonction critique et émancipatrice pour en faire un objet de consom­mation standardisé.
28
MODULE 2. CULTURE, COMMUNICATION, INTERACTION
Il existe donc au sein de la société une pluralité de modèles culturels, que les individus vont intégrer de façon spécifi que au cours de leur so- cialisation primaire et de leur socialisation secondaire. Cela contribue à expliquer les dissonances culturelles qui apparaissent dans les enquêtes. L’individu est un «homme pluriel» (Bernard Lahire), il dispose de plu­sieurs régimes d’action auxquels il fait appel dans des contextes différents. Selon Bernard Lahire, il faut développer une «sociologie psychologique» qui n’hésite pas à prendre en compte la façon dont les dispositions des individus se constituent. Certains de ses «portraits sociologiques» sont éclairants de ce point de vue. Par exemple, une jeune femme issue d’une famille bourgeoise de Lyon, dont le père est un avocat d’affaire prospère, qui a été scolarisée dans un établissement catholique réputé, va se révé­ler dissonante. «Petite dernière» dont le frère et la sœur aînés ont été conformes au modèle familial d’excellence scolaire, elle va réussir moins brillamment et manifester des goûts culturels qui ne sont pas conforme à la tradition familiale. Il y a de bonnes raisons de penser que cette trajec­toire trouve son origine dans une volonté de se démarquer, de s’affi rmer en tant qu’individu, en prenant ses distances avec le conformisme familial.
On voit biner dans ce cas l’importance des interactions.
De plus la distinction n’est pas seulement verticale (par rapport aux caté­gories dominantes ou dominées), elle est aussi horizontale (on se distingue par rapport à des individus du même milieu, voire comme dans l’exemple ci-dessus, par rapport aux membres de sa propre famille). Nous vivons en effet dans une société individualiste. Les travaux récents de J.C. Kaufmann, de F. de Singly, de F. Dubet, etc. soulignent tous un point important: les agents ou les acteurs sont confrontés à une exigence d’authenticité et d’ori­ginalité, dans le même temps, le caractère coercitif du fait social n’a pas disparu. Les individus doivent construire leur identité sur la base de leur tra­jectoire personnelle et en fonction des contextes. Il s’agit donc de pratiquer une «distinction de soi» S’agissant des pratiques culturelles, ils vont d’une part prendre en compte la spécifi cité des diverses pratiques et les conditions sociales de ces pratiques. L’amateur d’opéra qui fréquente des discothèques, n’aura pas les mêmes compagnons de sortie dans les deux cas.
En fait, comme le souligne Bernard Lahire, la lutte de classement et la distinction légitime/illégitime traversent les individus. Il rapporte un entre­tien avec une serveuse de restaurant, qui a, comme ses amis et son conjoint, beaucoup de goûts culturels illégitimes, mais qui a des choix très légitimes en ce qui concerne le cinéma, domaine où elle se révèle une autodidacte très dynamique qui consacre du temps à la lecture de revues spécialisées. La fréquence des dissonances culturelles est trop grande pour qu’on ne lui ac­corde pas une place dans l’analyse sociologique des pratiques culturelles.
29
ТЕОРИЯ И ПРАКТИКА МЕЖКУЛЬТУРНОЙ КОММУНИКАЦИИ
On est donc conduit à enrichir l’approche fondée sur la théorie de la légitimité culturelle par des approches qui prennent davantage en compte les variations interindividuelles au sein d’une même catégorie sociale et même les variations intra-individuelles dans le rapport à la légitimi­té culturelle. La prise en compte des interactions sociales et du fait que les interactions sont de nature à modifi er, dans une certaine mesure, les normes culturelles. C’est ainsi que le jazz, hier «musique de nègres» dont les pratiquants étaient des outsiders (Howard Becker) est aujourd’hui une musique très légitime.
Source: Les pratiques culturelles: déterminisme et interaction. Alain Beitone Juillet 2006
Grille d’écoute. Compréhension orale
Sur le site web de RFI je cherche un document audio traitant le même sujet et je fait l’identification: contenue, public, information (voir Grille de lecture)
http://www.rfi .fr/emission/20131123-serge-koenig-vice-consul-province- sichuan-auteur-j-entends-battre-le-coeur-chine
Notice:
Partons à présent à la découverte d’un parcours singulier, celui d’un alsacien passionné d’alpinisme, aujourd’hui diplomate en Chine. Dans son livre intituléJ’entends battre le cœur de la Chine,paru aux Editions Glénat, Serge Koenig, vice-consul dans la province du Sichuan raconte comment sa double passion lui permet de développer des liens économiques entre la Chine et la France, à travers le partenariat Alpes-Sichuan pour l’aménage­ment touristique et sportif en montagne.
Mes projets personnels
Je rédige un glossaire
Terme Défi nition Equivalent russe
communication (nf) interculturelle
30
межкультурная коммуникация
Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]