Apprendre lanalyse traductionnelle du texte sptcialise. Переводческий анализ профессионально ориентированного текста. Учебное пособие
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VI. DÉFINITION DE LA COMPOSITION (STRUCTURATION) DU TEXTE SPÉCIALISÉ
Un texte spécialisé a une structure logique bien définie et bien claire. Les trois grandes parties habituelles dioivent être présentes:
–L’intoduction présente le sujet du texte et les axes du développement (les idées principales);
–Le développement distingue clairement les idées principales et chacune d’elle est développée dans un paragraphe qui lui est propre. Le développemt peut contenir plusieurs paragraphes;
–La conclusion propose une synthèse en relevant sur le sujet et les idées principales.
Parfois l’introduction et la conclusion peuvent être absentes.
Déterminez la structuration des textes. Dégagez
11.la place de l’idée principale. Retrouvez dans quelle partie du texte on tire le bilan, présente le point de vue de l’auteur, somme les idées.
LA CHALEUR RADIOACTIVE DE LA TERRE CHIFFRÉE
Les détecteurs de neutrinos indiquent que la moitié environ de la chaleur évacuée par notre planète est due aux désintégrations de ses éléments radioactifs.
La Terre évacue 44 térawatts, ou 44 000 gigawatts, de chaleur (pour comparaison, un réacteur électronucléaire produit environ 1 gigawatt d'énergie électrique). Une partie de cette chaleur est due à la radioactivité naturelle, principalement de
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l'uranium 238, du thorium 232 et du potassium 40 contenus dans le manteau et la croûte terrestres.
La collaboration KamLAND, qui regroupe plus de 60 chercheurs japonais et américains autour du détecteur d'antineutrinos Kamioka, au Japon, apporte pour la première fois une estimation quelque peu précise de cette contribution calorique.
On sait que la Terre évacue vers l'espace une puissance totale de 44,2 térawatts, à 1 térawatt près. La part due à la radioactivité était mal connue, car son calcul nécessitait de faire des hypothèses précises sur la composition interne du globe. Le comptage des neutrinos émis dans les chaînes de désintégrations radioactives constitue un moyen un peu plus direct et moins théorique de mesurer la chaleur terrestre produite par radioactivité. En effet, les neutrinos interagissent très peu avec la matière et traversent donc la planète de part en part sans pertes ou presque. La difficulté est de les détecter pour les dénombrer et ainsi évaluer l'énergie totale dégagée par la radioactivité terrestre.
La collaboration KamLAND a utilisé les données de son détecteur recueillies entre 2002 et 2009, ainsi que les mesures effectuées par un autre détecteur de neutrinos, Borexino, en Italie. Elle en a déduit que les désintégrations de l'uranium et du thorium produisent 20 térawatts, à environ 9 térawatts près. Si l'on ajoute la radioactivité due au potassium 40, dont on sait par ailleurs qu'elle produit 4 térawatts (les neutrinos qu'elle émet sont hors du domaine de sensibilité des détecteurs Kamioka et Borexino), on arrive à un total de 24 térawatts de chaleur radioactive (à 9 térawatts près).
Ces résultats montrent sont utiles pour affiner les modèles géologiques et géophysiques de l'intérieur de notre planète, mais les scientifiques auraient besoin de résultats plus précis. Cela nécessiterait la mise en place d'autres détecteurs de géoneutrinos en divers endroits du globe. Maurice Mashaal
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UNE POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE PAR L'ACIDE
ISOCYANIQUE ?
Ce composé organique volatil, présent dans de nombreuses fumées, serait suffisamment concentré dans l'atmosphère pour être nocif pour l'homme.
L'acide isocyanique (HCNO) est l'un de ces polluants présents dans l'atmosphère dont on ignore les concentrations précises et les effets potentiels sur la santé. James Roberts et ses collègues, à Boulder dans le Colorado, se sont penchés sur la question et tirent un signal d'alarme : cet acide est suffisamment concentré dans l'atmosphère et pourrait avoir des conséquences néfastes sur la santé.
La fumée du tabac, de la combustion de la biomasse et des gaz d'échappement contient de nombreux composés organiques volatils qui peuvent avoir un effet sur la santé. L'acide isocyanique est de ceux-là : les chercheurs américains ont montré que cet acide est assez abondant dans l'air ambiant de Los Angeles et Boulder (Colorado), villes étudiées à titres d'exemples. En outre, J. Roberts et ses collègues ont confirmé que l'acide isocyanique est libéré en quantités importantes avec la fumée de cigarettes, la combustion industrielle, le chauffage, les feux de forêts et même les nouveaux gaz d'échappement des véhicules, qui ont été développés pour limiter les émissions d'oxyde nitrique (un autre polluant atmosphérique) par les diesels.
En conséquence, le travail de ces chercheurs permet d'adresser un message d'alerte à la communauté des scientifiques et ses financeurs pour promouvoir les recherches sur cet acide.
Bénédicte Salthun-Lassalle http://www.pourlascience.fr
LES DÉCOUVERTES QUI VONT CHANGER L'AVENIR
Interrogé en 1930 sur sa vision de l’avenir, Albert Einstein avait lancé : « Je ne pense jamais au futur, il vient assez tôt ». Comme le célèbre physicien, on délaisse la futurologie – qui veut
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prévoir l’avenir – pour la prospective, cet art modeste de se préparer aujourd’hui à ce qui sera demain.
Santé. « Les gènes, les gènes, vous dis-je ! », se moquerait Molière devant notre fascination pour la génétique. Pourtant, les recherches permettent aujourd’hui, et surtout demain, d’envisager des traitements sur mesure en fonction de notre ADN. L’avenir de la santé, c’est aussi les cellules souches pour régénérer le coeur ou la vision, tandis que de nouvelles pistes s’ouvrent avec les vaccins thérapeutiques qui stimulent notre système immunitaire. Toutefois, les défis restent entiers sur le terrain des maladies neurodégénératives, notamment Alzheimer. Du moins progresse-t-on dans sa détection.
Environnement. « Et si, contre le réchauffement, on manipulait le climat ? », provoque un prix Nobel. La planète a la fièvre, martèlent les scientifiques aux décideurs économiques et politiques. Pour faire baisser sa température, on pourrait éliminer une partie du dioxyde de carbone émis par nos industries en le renvoyant sous terre. Ou faire une large place aux énergies renouvelables. L’avenir de l’environnement, c’est aussi lutter avec des technologies de pointe contre ces plaies séculaires de l’humanité : séismes, tremblements de terre et cyclones.
Techniques. De nouveaux matériaux sont requis pour entrer de plain-pied dans l’ère des technologies de l’information. Le silicium des composants électroniques se cherche un successeur, ce sera peut-être le graphène. L’ordinateur individuel, icône des années 1980, s’efface pour laisser la place aux téléphones portables intelligents capables de nous faire percevoir une réalité augmentée. Le Web, qui a déjà révolutionné nos manières de travailler, de communiquer, multiplie ses promesses vers plus de savoirs, de liens, de transparence, comme le raconte son créateur, Tim Berners-Lee.
Espèce humaine. Que mangerons-nous demain? Comment allons-nous intégrer les possibilités d’une procréation médicalement assistée ? Allons-nous vivre plus longtemps, mais dans quel état ? Loin des fantasmes d’êtres machines, un homme
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bionique est en train de naître grâce aux progrès conjoints des neurosciences et de l’informatique. Le tout pose de redoutables questions éthiques, liées à notre définition de l’humain. Elle devra évoluer, estiment certains universitaires. Même si l’on n’est pas d’accord, cela mérite réflexion. http://www.larecherche.fr
VII. DÉFINITION DE LA MÉTHODE
DE PRÉSENTATION DE L’INFORMATION DU TEXTE
SPÉCIALISÉ
La Méthode déductive et la Méthode inductive participent à l’élaboration de la connaissance en général et la connaissance scientifique en particulier.
¾ La méthode déductive
Elle consiste à passer des propositions prises pour prémisses à des propositions qui en résultent, suivant des règles logiques.
Formulations typiques : « De ce qui vient d’être exposé, on peut conclure que… / il ressort que… / on peut déduire que…»
Dans la pratique, la méthode consiste à appliquer un principe général à un cas particulier. L’exemple type du syllogisme en est une excellente illustration (en trois temps de pensée):
•Tout homme est mortel
•Or Socrate est un homme
•Donc Socrate est mortel
Dans la pratique, la méthode déductive consiste à vérifier une hypothèse générale sur le plus grand nombre d’observations particulières.
¾ La méthode inductive
Il s’agit d’une opération mentale qui consiste à passer des faits à la règle, c’est-à-dire des cas singuliers ou spéciaux aux propositions plus générales.
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On procède par inférence et par analogie, c’est-à-dire par comparaison et extension aux phénomènes semblables à celui étudié.
La méthode inductive permet le passage de «l’observation à la loi » (J.S. Mill), c’est-à-dire d’autoriser la généralisation, tout en sachant que toute généralisation peut être faussée ou abusive !
Résumé de Mathieu Guidère, « Les méthodes d’analyse »
Pour les textes spécialisés l’emploi de l’induction incomplète est caractérestique, cela veut dire que les conclusions sont présentées non pas après l’analyse de tous les faits, mais après certains d’eux se rapportant au problème
examiné.
Lisez les textes. Récupérez la méthode employée.
12.Quelles conclusions l’auteur fait-il? Dégagez les faits que l’auteur présente.
COUP DE FRAIS DANS LA STRATOSPHÈRE
Une augmentation au cours de la dernière décennie de la quantité des aérosols dans la stratosphère pourrait expliquer pourquoi la vitesse du réchauffement climatique s'est réduite depuis 1998, indique une nouvelle étude.
Les aérosols sont de minuscules particules solides ou liquides transportées par le vent présents dans toute l'atmosphère et en partie responsables du halo brumeux qui recouvre de grandes villes comme Los Angeles ou Pékin. Ces petites particules, d’origine naturelle (volcan, désert) ou humaine (combustions, poussières industrielles), ont un effet refroidissant, car elles bloquent en partie le rayonnement solaire.
En combinant des mesures au sol et par satellite, des chercheurs du Earth System Research Laboratory à Boulder,
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Etats-Unis, ont modélisé le degré de forçage radiatif, c'est-à-dire la différence entre l'énergie solaire qui arrive sur la Terre et l'énergie qu'elle renvoie vers l'espace sous forme de rayonnement infra-rouge, dû aux aérosols présents dans la stratosphère depuis 50 ans.
Lorsqu'ils ont introduit les données de ce forçage radiatif dans un modèle climatique, ils ont observé qu'une augmentation des aérosols stratosphériques avait réduit le réchauffement climatique de 25 pour cent depuis 1998 par rapport à ce qu'il aurait dû être. Leurs résultats suggèrent que l'apport de matériaux volcaniques à la stratosphère a augmenté sa teneur en aérosols ces dernières années et qu'il est plus important que prévu.
Cette augmentation, notent les auteurs, peut aussi être attribuée en partie aux émissions humaines de composés soufrés tels que le dioxyde de soufre issu de la combustion du charbon. La question de la part respective des activités humaines et naturelles dans la formation des aérosols n'est pas abordée dans ce travail et elle devra faire l'objet de futures recherches. J.I.
http://www.sciencesetavenir.fr
UN DÉGAZAGE MASSIF À L’ORIGINE
DE L’EXTINCTION DU TRIAS?
La libération massive de carbone suivie d’un changement de climat a entrainé la disparition de la moitié des espèces vivantes il y a 200 millions d’années, selon une équipe européenne.
L'extinction massive de la fin du Trias (et qui marque le début du Jurassique) s’est produite il y a environ 200 millions d’années. Ce n’est pas la plus meurtrière que la Terre a connu : 40 millions d’années plus tôt, entre la fin de l’ère primaire et le début de l’ère secondaire, près de 90% des espèces marines et 70% des vertébrés ont été éradiqués de la surface de la Terre.
Lors de l’extinction du Trias, les paléontologues estiment que « seulement » la moitié de la diversité biologique de la planète a disparu. Elle a longtemps été attribuée à une
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augmentation de l'activité volcanique liée au début de la dislocation de la Pangée, le continent originel. Des chercheurs de l'Université d’Utrecht, au Pays-Bas, contredisent toutefois cette hypothèse dans un article publié par la revue Science.
Selon eux, cette extinction a plutôt été due à une libération massive de carbone dans l'atmosphère suivie d'un changement rapide du climat. Pour affirmer cela, ils se fondent sur un relevé des isotopes du carbone réalisé, par leurs soins, à partir de la cire protectrice produite par les feuilles des plantes conservées dans les sédiments du fond de l'océan Téthys, le précurseur de la mer Méditerranée, qui sont maintenant dans les Alpes autrichiennes.
Plusieurs causes peuvent expliquer ces largages massifs de carbone dans l’atmosphère, mais les auteurs estiment qu’il provient du plancher océanique, produits par des bactéries stimulées par le réchauffement déjà en cours. Elles auraient produit plus de méthane qui a lui-même à son tour accru le réchauffement et emballé le système de régulation thermique.
Joël Ignasse http://www.sciencesetavenir.fr
"K", L'ORDINATEUR LE PLUS PUISSANT
Le classement mondial des ordinateurs les plus puissants a récemment consacré un super-calculateur japonais. Les constructeurs de microprocesseurs imaginent déjà des moyens d’améliorer encore leurs performances.
Le super-calculateur japonais "K" a été classé premier au classement biannuel TOP500, une compétition mondiale qui départage les ordinateurs les plus rapides. Elle a lieu depuis 1993 à l'initiative de Hans Meuer, professeur d'informatique de l'université de Mannheim en Allemagne.
K a été conçu et développé au Japon par la firme Fujitsu. Il est équipé de 68 544 microprocesseurs cadencés à 2 gigahertz, un arsenal qui lui permet d’effectuer plus de 8 millions de milliards d’opérations par seconde (8,162 petaflops).
Toujours en phase de configuration, le super-calculateur K devrait entrer en service dans un centre de recherche de
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l'université de Tokyo pour des tâches de simulation climatique, des travaux de recherche médicale ou des modélisations liées aux risques naturels.
Les constructeurs de microprocesseurs ne comptent pas en rester là, et espèrent bientôt franchir la barre de l’exaflops (1000 petaflops), soit un milliard de milliards d’opérations par seconde, grâce à une nouvelle génération de microprocesseurs. Fabien Goube http://www.larecherche.fr
VIII. DÉFINITION DE LA FORME DU DISCOURS EMPLOYÉE DANS LE TEXTE SPÉCIALISÉ
On distingue quatre principales formes de discours, selon l’intention de l’énonciateur:
–LE DISCOURS NARRATIF. Fondement du texte, il montre des personnages en train d’accomplir des actions qui s’enchaînent par des modifications successives de situations.
–LE DISCOURS DESCRIPTIF a pour but de « faire voir », dire ce qu’est quelque chose ou quelqu’un, de le nommer, de le caractériser de le qualifier, de s’adresser à l’imagination.
Dans un texte ou un discours narratif, décrire quelque chose, c’est permettre au destinataire de se représenter cette chose. Pour cela, on fait appel à ses sens (prioritairement la vue et l’ouïe, mais sans négliger l’odorat, le toucher, voire le goût).
La description donne des renseignements sur les circonstances (lieux, atmosphère) et sur les personnages du texte. Elle peut même donner des informations encyclopédiques.
Celui qui décrit (narrateur ou personnage) ne montre pas tout: il sélectionne certains éléments plus évocateurs que d’autres. Par ailleurs, il choisit un ordre logique de présentation de ces éléments, ordre qui dépend en fait de la position qu’il occupe en tant qu’observateur.
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Les outils du discours descriptif:
–Vocabulaire spatial (repérage des personnages et des lieux dans l’espace).
–Vocabulaire des perceptions et des sensations.
–Expansions du nom (adjectifs qualificatifs, compléments du nom, propositions subordonnées relatives) qui permettent de caractériser (indiquer les caractéristiques de ce dont on parle).
–Figures : comparaisons, métaphores, métonymies, périphrases,… qui permettent d’établir des rapprochements entre des éléments qui présentent un certain nombre de ressemblances.
–LE DISCOURS EXPLICATIF. Dans des textes autres que les œuvres de fiction, le discours explicatif a:
9une fonction documentaire: il donne des informations dans les ouvrages que l’on nomme «usuels» (dictionnaires, encyclopédies, manuels, guides). Il cherche à faire comprendre.
9une fonction de savoir-faire : il aide le destinataire à agir concrètement (mode d’emploi, recette, règle d’un jeu).
Les outils du discours explicatif.
–Vocabulaire précis, mots techniques.
–Explication des notions dans des phrases entre parenthèses ou entre tirets, présence de mots outils : c’est à dire, autrement dit,…
–Neutralité du ton (sinon l’explication devient argumentation) et objectivité.
–Justifications, référence à une autorité scientifique : d’après les spécialistes, il a été prouvé (établi) que…, on considère…
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