Французский язык для обучающихся по направлениям подготовки «Филология», «Педагогическое образование». Учебное пособие
.pdfGUSTAVE FLAUBERT
13.L’air ne fait pas la chanson.
a)Chacun pour soi et Dieu pour tous, ou encore: Charité bien ordonnée commence par soi-même.
b)Douze métiers, treize misères.
c)Prudence est mère de sûreté.
d)Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.
e)N’a pas fait qui commence.
f)L’habit fait le moine.
g)Aide-toi, le ciel t’aidera.
h)L’argent n’a pas d’odeur.
i)Trop parler nuit.
j)Expérience passe science.
k)Le ton fait la chanson.
l)Il n’est chère (ou sauce) que d’appétit.
m)Qui terre a guerre a.
7.17. Lisez et traduisez les citations de Flaubert.
Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer. On fait de la critique quand on ne peut pas faire de l’art, de même qu’on
se met mouchard quand on ne peut pas être soldat.
Le plus haut dans l’art, ce n’est ni de faire rire, ni de faire pleurer, ni de nous mettre en rut ou en fureur, mais d’agir à la façon de la nature, c’est-à- dire de faire rêver [Précis de la littérature française, 2003].
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MODULE VIII
MARCELPROUST (1871-1922)
Les exercices de préparation à la lecture des textes
8.1. Retenez les mots et expressions suivants.
arrondissement (m.) −
округ (район в Париже) hériter − наследовать appréciation (f.) − суждение
éviter − избегать condisciple (m.) − соученик affection (f.) − привязанность trahir − изменять, предавать imposer − принуждать
cimetière (m) − кладбище
recueillir − собирать dévouement (m.) − преданность s’écouler − вытекать
angoisse (f.) − тревога, тоска insomnie (f.) − бессонница rançon (f.) − расплата
épuiser − исчерпать
8.2. Traduisez les séries de mots.
Les milieux fermés; le grand monde parisien; des chroniques mondaines; le matériau préparatoire; les premiers rêves; une tâche créatrice; le passé inaperçu; le premier volet; la vie ambiante; un vaste ensemble; la trame romanesque; plusieurs éditeurs; un état d’âme; au fur et à mesure; la conscience de l’adulte; le titre global; les plus tendres années; la création littéraire; sa vie achevée; la narration romanesque; le héros-narrateur; l’épreuve de la vie; la station balnéaire.
8.3. Rappelez-vous les suffixes d’adjectifs. possibilité
fais → able → faisable sens → ible → sensible caractéristique, qualité fantast → ique → fantastique
provenç→ al, aux → provençal(e)
valeur → eux, euse → valeureux (valeureuse) fratern → el, elle → fraternel(le)
vil → ain → vilain(e)
prison → ier, ière → prisonnier (prisonnière) coqu → in → coquin(e)
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MARCEL PROUST
jaun → âtre → jaunâtre bav → ard → bavard
8.4. Trouvez les adjectifs qualificatifs et répartissez-les en fonction de leur suffixe.
1.Des secondes interminables.
2.Notre rencontre inattendue.
3.Une région inhabitable.
4.Cet appareil démontable.
5.Sa mémoire infaillible.
6.La raison principale.
7.Le dénouement tragique.
8.5. Accordez les noms avec les adjectifs leur correspondant selon le sens.
des cheveux |
réconfortante |
un grondement |
silencieuses |
les assemblées |
effrayant |
sa gentillesse |
hérissés |
8.6. Complétez les phrases donneés à l’aide des adjectifs qualificatifs proposés.
Affreuse, belle, crochues, inflexible, jalouse, malheureuse, misérable, noirs, terrible.
1.Junon est une déesse ... .
2.Elle punit la ... nymphe Callisto en la transformant en ourse.
3.La ... déesse saisit la ... nymphe par les cheveux et la renverse à terre.
4.Mais la déesse reste un être ... et poursuit sa ... besogne.
5.Déjà les bras de la nymphe se couvrent de poils ..., déjà ses mains s’arment des griffes ... .
6.Son visage devient une gueule ... .
8.7. Lisez et traduisez le texte avec un dictionnaire.
En réalité, le célèbre Marcel Proust, dont le nom n’est pas vraiment inconnu de tous, des personnes âgées et des jeunes, s’appelle Valentin Louis Georges Eugène Marcel. Il a vu le jour à Paris, plus précisément dans le
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MODULE VIII
16e arrondissement du côté d’Auteuil. Il est né le 10 juillet 1871 et mort le 18 novembre 1922 à l’âge de 51 ans. Il est décédé aussi à Paris, et se repose au cimetière du Père-Lachaise qui se trouve à Paris.
MarcelProustestlefilsd’unprofesseurdemédecineàParis,ledocteur Adrien Proust et de Jeanne Clémence Weil. Il vient d’une famille classée aisée. Il était asthmatique, ce qui l’a rendu fragile d’où son état de santé était très sensible. Il a commencé à intégrer les salons aristocratiques étant jeune, et a côtoyé les écrivains et les artistes. Il n’a pas travaillé puisqu’il a hérité de la fortune de sa famille. Il s’est immédiatement consacré à l’écriture. Cet écrivain français de renom a commencé en 1895 avec un roman. Il n’a jamais fait éditer cette œuvre puisque ce roman, intitulé Jean Santeuil, n’a été publié que plusieurs années après sa mort, c’est-à- dire en 1952. Ses principales œuvres sont Les Plaisirs et les Jours (1896),
Les traductions de Ruskin (1904 et 1906), À la recherche du temps perdu (1913), Pastiches et Mélanges (1919), Jean Sauteuil (1952) et Contre Sainte-Beuve (1954). Il a fait publier des articles sur John Ruskin et ses œuvres d’art en 1900. Il s’agit d’un lot composé de deux livres dont
La Bible d’Amiens et le Sésame et les lys. Cette époque a marqué sa personnalité, malgré le soi-disant échec de ses éditions. Il a bien recueilli les critiques qu’il a obtenues, ce qui l’a mené à avancer et à toujours progresser dans ses recherches et ses écrits. Henri Bergson fait partie des personnalités qui a fait des critiques quant aux traductions qu’il a effectuées. Mais Proust ne s’est pas contenté de traduire ce qu’il a vu sur Ruskin, il a mis ses remarques personnelles et a commencé à faire aussi des critiques. Il a fait une remarque sur l’idolâtrie esthétique de Ruskin. Cette appréciation est partagée par Charlus et Swann. Pour lui, une œuvre doit être adorée pour elle-même afin d’éviter une sorte de dévouement suite aux remarques des autres artistes et écrivains. Les appréciations des autres ne doivent pas être influencées de l’amour porté pour une œuvre [Précis de la littérature française, 2003].
8.8. Répondez aux questions.
1.Où et quand est né Marcel Proust?
2.De quel milieu est-il issu?
3.Quelles étaient ses relations avec se parents?
4.Où a-t-il fait ses études?
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5.Comment était sa santé, de quoi était-il souffrant toute sa vie?
6.Quel mode de vie préférait-il?
7.Comment se sentait-il dans les milieux qu’il fréquentait?
8.Comment supportait-il la perte de ses proches?
9.Sa vie a-t-elle changé après la perte de ses parents, surtout après la perte de sa mère?
10.De quelle façon passait-il ses journées et ses nuits?
11.Quel est le plus grand ouvrage de sa vie?
12.Quand et pourquoi est-il mort?
13.Est-ce que son œuvre a fait une influence importante sur le développement de la littérature française du XXe siècle?
8.9.Révisez l’emploi des pronoms relatifs, traduisez les phrases.
1.Après 1905, l’asthme, dont il a souffert depuis son enfance, imposa
àProust une solitude qu’il consacra entièrement à la réalisation de sa tâche créatrice.
2.Ce n’est pas un hasard si le héros de Proust porte le nom de l’auteur; la narration romanesque suit la vie même de l’auteur, dont elle est le souvenir.
3.Parmi ses jeunes filles se distinguentAlbertine avec laquelle Marcel se met à entretenir des rapports complexes et douloureux.
4.C’est à Balbec que le héros fait connaissance avec le peintre Elstir dont l’atelier lui sert d’école pour comprendre l’art.
5.Du côté de chez Swannn est consacré aux souvenirs d’enfance, mais une telle défnition est trop laconique et trop schématique, l’essentiel étant la manière dont les souvenirs naissent dans la conscience de l’adulte.
6.A ces éternels mauvais coucheurs, au nombre desquels il se comptait volontiers, Roger Nimier conseilla de se réunir en puissantes fédérations et d’envoyer aux gazettes littéraires des annonces ainsi rédigées: «On demande un peu plus de sentiment».
7.Le terme répond parfaitement à l’expression «nœud dramatique», laquelle renvoie au moment de la pièce où l’histoire atteint son point culminant.
8.Souvent dans l’œuvre proustienne on ne voit qu’un ensemble de fines remarques isolées dont tout lecteur n’est pas capable de saisir la visée ou les lignes de force constituant le grand livre.
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9.Dans les romans de Balzac les faits sont toujours le résultat de l’activité de l’homme qui, poursuivant son intérêt, crée et modifie les faits et les circonstances, crée lui-même telle ou telle situation.
10.Demêmequel’enfantau fond dujardinestcoupédu monde,l’homme est coupé des objets, des autres hommes, des événements, coupé par son «jardin intérieur», par la perception qu’il a de ces objets, par la conscience qui entoure l’homme et dans laquelle il s’abrite.
8.10. Lisez et traduisez le texte avec un dictionnaire.
L’UNIVERS PROUSTIEN
LenomdeMarcelProustétaitpresqueinconnudumondelittérairelorsque son premier roman Du côté de chez Swan parut en 1913. L’auteur, étant né en 1971, n’était plus un jeune homme. Il avait jusqu’ici passé essentiellement sa vie dans les milieux fermés du «grand monde» parisien, fréquentant les salons littéraires réservés à quelques initiés, faisant paraître de temps en temps dans les revues des essais sur l’art et la littérature aussi bien que des chroniques mondaines. Son recueil de contes et d’études Les plaisirs et les jours préfacé parAnatole France et publié en 1896 était passé inaperçu. Mais ces quelques écrits ne constituaient que le matériau préparatoire, études ou esquises de la grande œuvre de sa vie.Après 1905, l’asthme, dont il a souffert depuis son enfance, imposa à Proust une solitude qu’il consacra entièrement à la réalisation de sa tâche créatrice qui se confond d’une manière étonnante de sa vie.
Du côté de chez Swann était le premier volet d’un vaste ensemble romanesqueimaginéparProust.L’auteurneréussitàpubliercelivrequ’après avoir essuyé le refus de plusieurs éditeurs. Il n’eut de succès ni auprès du pubic ni auprès de la critique. La gloire et la reconnaissance vinrent à Proust au fur et à mesure que le roman initial se trouvât complété par la suite des œuvres (À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918; Le côté de Guermantes, 1920-1921; Sodome et Gomorrhe, 1921-1922; La prisonnière, 1923; La fugitive, 1925; Letempsretrouvé, 1927) qui se fondent en une somme portant le titre global À la recherche du temps perdu. Il fut avhevé à la mort de l’auteur en 1922 et les dernières parties ne furent publiées qu’après sa mort.
On peut dire que Proust n’a passé toute sa vie qu’à écrire un seul livre, «ce livre essentiel, le seul livre vrai» comme il le qualifie dans les dernières pages du Temps retrouvé, volume qui clôt le cycle. Ce livre essentiel, dit
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MARCEL PROUST
Proust, l’écrivain n’a pas à l’inventer, puisqu’il existe déjà en lui-même. L’écrivain lit son «livre intérieur» fait en lui par la vie. C’est ainsi que se présente la théorie littéraire personnelle que Proust expose dans Le temps retrouvé.
Il y raconte comment le héros qui dès ses plus tendres années s’est vu attiré par la création littéraire, mais s’est en vain efforcé de trouver un sujet (ces premières tentatives sont décrites dans du Côté de chez Swann ) trouve
àla fin de sa vie passée et dans cette vie même le sujet de son livre; il se rend compte qu’il avait vécu pour son livre futur sans le savoir et celui-ci a, comme une semence, mûri en lui. La vie du héros se transforme en son livre; en se consacrant à la création du livre il considère sa vie achevée.
On peut donc paradoxalement affirmer que le livre de Proust commence au moment où se termine sa vie et où il trouve en lui écrivain. Ce n’est pas un hasard si le héros de Proust porte le nom de l’auteur; la narration romanesque suit la vie même de l’auteur, dont elle est le souvenir.
Le sujet biographique du livre est donc clair: l’histoire de la vie du narrateur. La première partie est constituée par l’enfance et les premiers rêves qui,dansleslivressuivants,serontmisàl’épreuvedelavie.Marcelrêved’un grand amour, le cherche, mais ne peut le trouver dans le sentiment qu’il porte
àla fille de Swann, Gilberte, puis dans ses rencontres avec «les jeunes filles en fleurs» à la station balnéaire de Balbec. Parmi ses jeunes filles se distingue Albertine avec laquelle Marcel se met à entretenir des rapports complexes et douloureux. C’est à Balbec que le héros fait connaissance avec le peintre Elstir dont l’atelier lui sert d’école pour comprendre l’art (À l’ombre des jeunes filles en fleurs). Puis Marcel entre dans la société aristocratique que Proustdécritenlaissantpercerdestraitssarcastiques(LecôtédeGuermantes, Sodome et Gomorrhe). L’éventail socio-critique dévoilé par ce livres est remplacé dans les parties suivantes (La prisonnière, La fugitive), consacrées auxrapportsentreMarceletAlbertineparunpsychologismefermé.Albertine vit auprès de Marcel comme une «prisonnière», elle le quittera finalement pour mourir loin de lui. Il revit avec une intensité particulière son amour pour Albertine, amour qu’il finit par épuiser à force de s’en souvenir; il parvient ainsi à douter de l’existence de l’amour et même de toute possibilité de connaître l’être aimé. Dans la dernière partie le héros-narrateur reconnaît enfin sa vocation: refuser toute forme de vie active et de lien vivant avec les hommes et retrouver par les souvenirs son passé transformé en acte créateur.
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Telle est la forme générale que revêt la trame romanesque. Mais cette action biographique se trouve dominée, entourée et engloutie par une constante réflexion psychologique, cette dernière faisant tout l’intérêt et la valeur de l’ouvrage de Proust.
Du côté de chez Swannn est consacré aux souvenirs d’enfance, mais une telle défnition est trop laconique et trop schématique, l’essentiel étant la manièredontlessouvenirsnaissentdanslaconsciencedel’adulte.Lesouvenir n’est pas pour Proust un état de tout repos, mais bien plutôt un processus dramatique où s’expriment les rapports de l’homme au temps et à la vie ambiante. Chez Proust le flux des souvenirs a des points d’appui spécifiques constitués par les moments où les temps se rencontrent, les phénomènes du passé se manifestent dans le présent: ainsi les premières pages du roman «Du côté de chez Swann» où l’éveil de la mémoire correspond à l’éveil d’un homme la nuit; ainsi le fameux épisode des madeleines qui permet à un homme adulte de voir ressurgir Combray et ses environs, toute son enfance,
àpartir du fond de la tasse de thé, du goût et de l’odeur déjà éprouvés mais oubliés qui n’ont cessé pourtant de «porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir»; ainsi enfin l’épisode de la promenade au bois de Boulogne qui termine le premier livre.
Proust a la réputation d’être un impressionniste décrivant ses impressions, les exprimant par le verbe. Souvent dans l’œuvre proustienne on ne voit qu’un ensemble de fines remarques isolées dont tout lecteur n’est pas capable de saisir la visée ou les lignes de force constituant le grand livre. Le lecteur snob apprécie Proust en gastronome, en fait un plat littéraire recherché, le critique sévère voit dans la tendance qu’à Proust à se délecter de sensations futiles une décadence dangereuse et maléfique. Mais l’un et l’autre refusent
àl’œuvre proustienne tout sens sérieux, toute valeur. «Là où je cherchais les grandes lois, on appelait fouilleur de détails», c’est ainsi que Proust parle lui-même de sa réputation d’observateur des détails. L’impression générale d’une finesse achévée, mais peut-être maladive, masque souvent au lecteur la problématique aiguë et profonde développée par Proust, la situation vraiment dramatique, qui organise de l’intérieur son impressionnisme et son «courant de conscience». Cette situation fondamentale peut-être perçue dès les premières pages du roman «Du côté de chez Swann».
Onappelleparfois Àlarecherchedutempsperdu «LaComédiehumaine»
du début du XXe siècle; Proust lui-même mettait en corrélation, par héritage
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MARCEL PROUST
et en même temps de manière polémique, son œuvre et le cycle balzacien. Dans ce dernier les héros sont dominés par leurs tendances offensives, agressives, alors que chez Proust transparaissent le motif défensif et l’image du refuge. Dans les romans de Balzac les faits sont toujours le résultat de l’activité de l’homme qui, poursuivant son intérêt, crée et modifie les faits et les circonstances, crée lui-même telle ou telle situation. Le monde balzacien recèle la source de son propre mouvement dans les actions des personnages qui ne sont étrangers à ce monde, quelque cruel et dominé par la lutte qu’il puisse être. Balzac ne connaît pas encore l’aliénation, le fait figé et fatal devenu une force extérieure.
Le naturalisme remplace la vision balzacienne par un tout autre tableau: la situation s’est durcie, il faut la prendre comme un fait et l’étudier objectivement et impartialement, «scientifiquement», en tant que telle. Pour les naturalistes l’homme avec son caractère et sa conscience est strictement déterminé par des faits ne dépendant pas de lui, il est leur conséquence, le dérivé des circonstances, du milieu, du moment.
Dès les premières pages, Proust, à l’opposé du naturalisme, met en évidence un raport libre, mobile de l’homme au milieu immobile. Ce dernier conserve cependant son immobilité hostile que l’on doit surmonter par la mobilité de la pensée. La position de Proust est donc celle de la défense active.
C’est sous cette forme spectaculaire que Proust dessine le rapport de la conscience humaine aux objets extérieurs. De même que l’enfant au fond du jardinestcoupédumonde,l’hommeestcoupédesobjets,desautreshommes, des événements, coupé par son «jardin intérieur», par la perception qu’il a de ces objets, par la conscience qui entoure l’homme et dans laquelle il s’abrite.
Ainsi la conscience est devenue le «héros» du roman, ou plutôt occupe la place que le héros tient dans un roman habituel. Considérons plus attentivement cette situation proustienne fondamentale et essayons d’en formuler le sens [Précis de la littérature française, 2003].
8.11. Terminez les phrases en vous référant au texte ci-dessus.
1.Le nom de Marcel Proust était ... .
2.Il avait jusqu’ici passé essentiellement sa vie ... .
3.Du côté de chez Swann était ... .
4.La gloire et la reconnaissance vinrent à Proust ... .
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5.On peut dire que Proust n’a passé toute sa vie ... .
6.Il y raconte comment ... .
7.La vie du héros se transforme ... .
8.Ce n’est pas un hasard si le héros de Proust porte ... .
9.Marcel rêve d’un ... .
10.Parmi ses jeunes filles se distingue ... .
11.C’est à Balbec que le héros ... .
12.Du côté de chez Swannn est consacré ... .
13.Le souvenir n’est pas pour Proust un état ... .
14.Proust a la réputation d’être un ... .
15.On appelle parfois À la recherche du temps perdu ... .
16.Le naturalisme remplace ... .
17.Dès les premiéres pages, Proust, à l’opposé ... .
18.C’est sous cette forme spectaculaire que Proust ... .
19.Ainsi la conscience est devenue ... .
8.12.Traduisez les phrases en faisant attention à l’emploi du verbe «rendre».
Se rendre à − отправиться куда-либо.
Rendre qqch à qqn − вернуть что-либо кому-либо. Rendre un service à qqn − оказать кому-либо услугу.
Rendre qqn, qqch + adjectif − сделать кого, что-либо каким-либо.
1.Il est asthmatique, ce qui l’a rendu fragile d’où son état de santé était très sensible.
2.Il entra à l’Ecole centrale de Grenoble, puis se rendit à Paris en 1799 pour y poursuivre ses études de mathématiques.
3.La déception rendait les dîneurs moroses.
4.Mais surtout par sa découverte de l’homme, de «sa volonté de vivre et d’évoluer» qui le rendent optimiste.
5.L’habitude rend tout facile, dit le proverbe.
6.Il se rend compte qu’il avait vécu pour son livre futur sans le savoir.
7.Il se demandait souvent pourquoi les gens diffèrent tant les uns des autres, et ce qui les rend parfois injustes et cruels les uns envers les autres.
8.Ni Hélène, ni Henri ne s’en rendirent compte, car leurs préoccupations n’avaient désormais plus rien à voir avec les bassesses de ce monde.
9.Je suis désolée de vous avoir rendu la tâche si difficile!
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