Французский язык для обучающихся по направлениям подготовки «Филология», «Педагогическое образование». Учебное пособие
.pdfMARQUISE DE SÉVIGNÉ
2.8. Répondez aux questions.
1.Aqui la marquise de Sévigné adressait-elle ses lettres?
2.Est-ce qu’elle a songé à la publication de celles-ci?
3.Qui a proposé de les publier et pourquoi?
4.Pourquoi ces lettres ont-elles l’intérêt du public?
5.Quels faits historiques du XVIIe siècle ont été touchés au cours de cette correspondance?
6.Pourquoi les lettres de la marquise de Sévigné surprennent-elles les lecteurs?
2.9.Dites autrement.
1.La marquise de Sévigné n’a pas songé à la publication de ses lettres.
2.Une mère écrit à sa fille tout ce qu’elle pense.
3.Ces lettres retiennent les lecteurs pour leur intérêt documentaire.
4.La brillante marquise nous fait participer à la vie littéraire du XVIIe siècle.
5.La précision de la chroniqueuse se combine alors au jugement de la critique.
2.10.Faites un résumé du texte suivant le plan donné.
1. La correspondance avec les parents.
2. Les limites de la littérature.
3. Une chronique vivante.
4. Une confidence touchante.
2.11.Mettez les propositions à la forme passive.
1.Les éditions Hachette ont publié tous les romans de cet écrivain.
2.La rivière en crue a inondé les caves de la maison.
3.La prudence, on néglige souvent.
4.Le brouillard recouvrait peu à peu la vallée.
5.Ce livre m’a déçu.
6.On la proclama sainte.
7.On le prit pour un fou.
8.Cette nouvelle les a bouleversés.
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MODULE II
2.12. Lisez et traduisez le texte.
LE FRANÇAIS À LALETTRE
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, a laissé une œuvre d’un genre bien particulier. Elle n’est pas un écrivain. C’est une femme, une mère, qui écrit des lettres à ses proches, à ses parents. À sa fille surtout. Elle n’écrit pas pour être publiée, mais pour communiquer.
Au travers de ses lettres − qui auraient pu disparaître comme bien d’autres correspondances personnelles − elle traduit ses joies, ses peines, ses angoisses, ses espoirs. Si nous mettons à l’écart le contexte historique du XVIIe siècle, elle nous paraît très proche, sensible aux choses qui nous concernent nous aussi. Mais avec un sens de l’écriture proprement fascinant. Elle est donc un exemple à divers titres.
Malheureusement, la marquise de Sévigné est bien souvent négligée. Elle ne fait pas partie des «très grands auteurs» et est souvent jugée comme superficielle.Peut-êtreparcequ’ellen’apaselle-mêmecherchélarenommée. Peut-êtreaussiparcequ’elleestfemme,aristocrate,précieuseetprovinciale− quatrecritèresquinecorrespondentpasforcémentà«l’hommecélèbreidéal». Ce sont justement des raisons supplémentaires pour nous intéresser à celle qui nous émeut encore, à trois siècles de distance, par son humanité. Alors que l’on réduit son œuvre à un recueil des frivolités courtisanes. Orpheline très jeune, elle perd son époux, lors d’un duel. Désormais, elle s’accroche à la vie et à l’amour de ses enfants, à sa fille en particulier.
Cet amour pathétique emplit des pages et des pages de correspondance. La marquise de Sévigné peut nous séduire aussi parce qu’elle a fréquenté le monde littéraire de son temps, elle nous parle de la Fontaine, de Corneille, de Racine, etc. et parce qu’elle a beaucoup voyagé en France, de Bretagne en Provence, en passant par Paris et l’Auvergne, la Bourgogne et la vallée du Rhône.
En Bourgogne se trouvent ses origines, se disant elle-même «demoiselle de Bourgogne». Elle n’y a séjourné que quelques mois, par ci par là. Mais elle y avait ses terres (donc, une grande partie de ses revenus), une branche importante de sa famille et son cousin, Roger de Bussy, l’un de ses correspondants favoris et son camarade de toujours. Sa grand-mêre bourguignonne, Jeanne de Chantal, a mené une vie exemplaire, se consacrant à des œuvres caritatives. Elle fut proclamée sainte [Précis de la littérature française, 2003].
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MARQUISE DE SÉVIGNÉ
2.13. Terminez les phrases.
1. La marquise de Sévigné a laissé ... .
2. C’est une femme qui ... .
3.Au travers des lettres elle traduit ... .
4. Malheureusement, la marquise de Sévigné ne fait pas partie de ... .
5. La marquise de Sévigné peut nous séduire parce que ... .
6. En Bourgogne se trouvent ... .
2.14. Mettez les mots suivants en ordre pour en composer les phrases.
1.qui, une femme, des lettres, écrit, C’est, à ses proches, à ses parents, une mère,
2.pour, n’écrit pas, être publiée, mais, pour, communiquer, Elle.
3.un sens, avec, fascinant, Mais, de l’écriture, proprement.
4.à divers, est, Elle, donc, un exemple, titres.
5.très, Orpheline, jeune, son époux, elle, d’un duel, perd, lors.
6.pathétique, Cet amour des pages et des pages de correspondance, emplit.
7.se trouvent, ses origines, En Bourgogne, elle, quelques mois, n’y a séjourné que, par ci par là.
2.15. Pour vous faire mieux connaître l’œuvre de la marquise de Sévigné, ci-dessous vous sont exposés quelques extraits de ses lettres. Lisez-les, faites-vous plaisir, ceci donne à réfléchir.
Les traductions proviennent des domestiques qui vont porter un message de la part de leur maître et qui disent tout le contraire de ce qu’on leur a ordonné.
J’ai vu cette nuit la comète: sa queue est d’une fort belle longueur; j’y mets une partie de mes espérances.
Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais bien aimé mourir entre les bras de ma nourrice: cela m’aurait ôté bien des ennuis, et m’aurait donné le Ciel bien sûrement et bien aisément; mais parlons d’autre chose.
Je me trouve dans un egagement qui m’embarasse: je suis embarquée dans la vie sans mon consentement; il faut que j’en sorte, cela m’assomme; et comment en sortirai-je? par où? par quelle porte? Quand sera-ce? en quelle disposition? Souffrai-je mille et mille douleurs qui me feront mourir
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MODULE II
désespérée, aurai-je un transport au cerveau? mourrai-je d’un accident? Comment serai-je avec Dieu? qu’aurai-je à lui présenter?
Pour moi, j’aime les narrations où l’on ne s’écarte point ni à droite, ni à gauche, où l’on ne reprend point les choses de si loin.
Gare à la flatterie, ma fille: trop de sucre gâte les dents.
Pour nous juger combien nous importunons en parlant de nous, il faut songer combien les autres nous importunent quand ils parlent d’eux.
Le cœur n’a pas de rides.
La vie est pleine de choses qui blessent le cœur [Précis de la littérature française, 2003].
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MODULE III
LES TRANSFORMATIONS DANS LAVIE SOCIALE ET LA LITTÉRATUREAU XVIIIe SIÈCLE
Les exercices de préparation à la lecture des textes
3.1. Retenez les mots et les expressions suivants.
décliner (зд.) − уменьшаться désormais − отныне
se divertir − развлекаться morose − мрачный inciter − побуждать festoyer − пировать
un livre au pilon − книга под нож
tutelle (f.) − покровительство
cabotiner − паясничать aisance (f.) − достаток compiler − составлять сборник ingrat − неблагодарный persécution (f.) − гонение hardiesse (f.) − смелость
le point de mire (перен.) −
центр внимания prodiguer − расточать
3.2. Traduisez les séries de mots.
La prospérité économique; les hommes de lettres; la vie sociale; vivre de leur plume; une ère de frivolité et de plaisir; pénétrer dans les salons; la lutte philosophique; une morale facile; la joie de vivre; contre la solennité morose; des hommes au pouvoir; le goût du plaisir; les philosophes empiristes; répandre une morale facile.
3.3. Traduisez les phrases, observez la formation des noms.
Suffixes de noms |
|
action |
diminutif |
lav-age → lavage |
agn-eau → agneau |
mouve-ment → mouvement |
poule-ette → poulette |
inven-tion → invention |
angel-ot → angelot |
admi-ssion → admission |
|
métier
pharmacie-ien → pharmacien; flûte-iste → flûtiste; ingén-ieur → ingénieur; jardin-ier → jardinier
1. Aussi la plus précieuse des facultés humaines est-elle la volonté; et la première des vertus, le courage, qui est la mesure de la grandeur d’âme.
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MODULE III
2.Sa simplicité naturelle le rend hostile à l’emphase qu’il croit discerner chez Corneille; sa délicatesse est heurtée par les sujets «trop bas» de Molière; au contraire, il est attiré par l’ingénuité de Fénelon, et ses éloges coulent en effusion.
3.Ah! que de trésors d’abondance dans ta riche simplicité!
4.Que penser d’une pièce où le parterre applaudit à l’infidélité, au mensonge, à l’impudence de celle-ci, et rit de la bêtise du manant puni?
5.Dans l’ensemble de ses jugements, Vauvenargues a célébré la profondeur, la sobriété, l’honnêteté du génie français au XVIIe siècle.
6.Son mérite tient à la netteté concise de sa langue et à la fraîcheur de ses images.
7.La censure et les persécutions entravent encore la liberté d’expression.
3.4. Transformez les verbes ci-dessous à l’aide du suffixe -âge.
Patiner, hacher, célébrer, libérer, user, imager, naviguer, tondre, couper, ouvrager, déchiffrer, courir.
3.5. Traduisez les phrases.
1.Cette idée de déchiffrage présente à l’écrivain un caractère impé-
rieux.
2.Le libertinage intellectuel, bien que sévèrement combattu par l’Église, pèse aussi peu à peu sur les esprits dans le sillage de Pierre Gassendi.
3.Un arrêt du Conseil du Roi ou du Parlement peut supprimer un ouvrage par le feu ou par le pilon.
4.Les grands seigneurs et même les souverains étrangers leur prodiguent les hommages les plus flatteurs.
5.Vauvenargues rehausse ses maximes d’images qui le rapprochent de Fénelon, plutôt que du pur usage classique.
6.Le roman du XIXe siècle fera parallèlement une large place au roman d’apprentissage, en accompagnant les débuts dans la vie sociale des personnages.
7.Outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs.
3.6.Retenez la différence des mots, traduisez les phrases.
grace à ... (facteur positif) − благодаря кому-чему;
à cause de … (facteur neutre ou négatif) из-за кого-чего, по причине ... .
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LES TRANSFORMATIONS DANS LA VIE SOCIALE...
1.Tandis qu’à Paris et même en province la vie de société se développe grâce à la prospérité économique, le prestige de Versailles décline.
2.Ses revenus provenaient surtout de ses spéculations financières et des propriétés qu’il avait pu acquérir grâce à elles.
3.Vauvenargues avait dû interrompre ses études à cause de sa santé.
4.Touscessouvenirsn’ontpaslamêmeimportance,maistousconstituent sa nourriture, l’élément fécondant grâce auquel l’œuvre viendra au jour.
5.Ses maximeslesplusréussiessontcellesquiéveillentenquelquesmots tout un monde de réflexions, grâce à un rapprochement de termes inattendu, mais profondément réfléchi.
3.7. Lisez et traduisez le texte avec un dictionnaire.
Au début du XVIIIе siècle, la diffusion des idées nouvelles est favorisée par les transformations de la vie sociale. Tandis qu’à Paris et même en province la vie de société se développe grâce à la prospérité économique, le prestige de Versailles décline. Les hommes de lettres désertent de plus en plus la Cour et, désormais affranchis de toute sujétion, aspirent à vivre de leur plume; ils travaillent dans l’agitation du monde et pénètrent partout où l’on peut discuter.Au club de l’Entresol et dans les cafés à la mode, comme le café Procope, ils discutent librement les problèmes du jour. L’idéal nouveau commence à pénétrer dans les salons si l’on ne songe guère qu’à se divertir chez la duchesse du Maine, chez Mme de Lambert on prend parti, en littérature pour l’esprit moderne; chez Mme de Tencin, on intrigue et on prépare la lutte philosophique.
Legoûtduplaisiretlegoûtduluxecaractérisentessentiellementlesmœurs de la société française sous la Régence et dans la première moitié du règne de Louis XV. Par réaction contre la solennité morose des dernières années du règne de Louis XIV, la Régence marque les débuts d’une ère de frivolité et de plaisir. Les philosophes empiristes de l’école anglaise contribuent à répandre une morale facile, qui incite à la joie de vivre: «Voici le temps de l’aimable Régence. Temps fortune marqué par la licence», − s’écrie Voltaire. Les hommes au pouvoir donnent eux-mêmes l’exemple de mœurs dissolues: le Régent, «fanfaron de vice», festoie dans sa résidence du Palais-Royal avec les «roués» de ses compagnons de plaisir.
La passion du jeu et surtout la passion du théâtre se développent dans des milieux de plus en plus étendus. Toute la France «cabotine»: on joue
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MODULE III
la comédie chez la duchesse du Maine, à Sceaux; chez la marquise de Pompadour, à Versailles; on interprète des opéras-comiques sur de petits théâtresdemarionnettes;acteursprofessionnelsetgensdumondecollaborent à ces divertissements qui sont suivis de soupers fins; l’habitude de donner la comédie fait considérer la vie comme une pièce de théâtre, où chacun tient son rôle sans rien prendre au sérieux.
Latransformationdesmœursexerceuneactionsurlesartsetlalittérature; les gracieuses fantaisies de Watteau et de Lancret, peintes des «fêtes galantes»; les «Lettres persanes» et «Le Temple de Gnide» de Montesquieu, «le Mondain» de Voltaire, reflètent les goûts d’une époque élégante, mais frivole, et assez cyniquement épicurienne [La littérature française du XVIIIe siècle, 1998].
3.8. Répondez aux questions.
1.Pourquoi au début du XVIIe siècle est devenue possible la diffusion des idées nouvelles?
2.Quelle était la situation politique, économique et sociale à cette époque?
3.Quelle était l’humeur des écrivains à cette période?
4.Comment peut-on caractériser les mœurs de la société française sous la Régence?
5.Quelle action exerce la transformation des mœurs sur la vie culturelle en France?
3.9. Composez les phrases à partir des mots donnés.
1. Des idées, favorisée, les transformations, est, sociale, nouvelles, par, de, la vie, la, diffusion.
2. Plaisir, de, marque, d’une, frivolité, la Régence, les débuts, de, ère. 3. Une morale, vivre, à, incite, la joie, de.
4. Plaisir, du, associé, luxe, est, au, le goût, intimement.
3.10. Traduisez les phrases.
1.Marie après avoir séché les larmes de la petite fille et envoyé l’autre travailler plus loin, réussit à aplatir la feuille de papier qui n’avait pas réellement souffert.
2.Je crois leur avoir fait comprendre quelques détails.
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LES TRANSFORMATIONS DANS LA VIE SOCIALE...
3.Elle regrettait d’avoir laissé deviner qu’elle avait vu le vieillard.
4.Elle regretta presque de ne pas les avoir éprouvés avant de quitter le
pays qu’elle connaissait.
5.Laconfiancerevintenelle,etelles’étonnad’avoir permis àdespensées déprimantes de l’envahir.
3.11. Lisez et traduisez le texte avec un dictionnaire.
LACONDITION DES ÉCRIVAINS
À l’aisance bourgeoise, les écrivains ne participent guère. Leur condition matérielle, souvent médiocre et parfois menacée, n’est pas en rapport avec le rôle essentiel qu’ils jouent dans la vie sociale.
Beaucoup d’écrivains vivent de leur plume; mais le travail intellectuel est mal rétribué. Jusqu’en 1777, aucune législation ne fixe le droit de propriété littéraire. Les auteurs peu connus végètent misérablement; ils «compilent pour avoir du pain». Les auteurs célèbres ne sont guère plus favorisés: Montesquieu ne tire aucun profit materiel de son œuvre maîtresse, «L’Esprit des Lois», éditée pourtant vingt-deux fois en moins de deux ans et traduite dans toutes les langues.
Seul Voltaire fit fortune, mais son cas est spécial: ses revenus provenaient surtoutdesesspéculationsfinancièresetdespropriétésqu’ilavaitpuacquérir grâce à elles; lui-même reconnaît que le métier d’écrivain est assez «ingrat», et il donne en exemple l’Angleterre, où l’on a un tel respect pour les talents «qu’un homme de mérite y fait toujours fortune».
La censure et les persécutions entravent encore la liberté d’expression. La hardiesse croissante des ouvrages suscite des répressions sévères. Un arrêt du Conseil du Roi ou du Parlement peut supprimer un ouvrage par le feu ou par le pilon; une simple lettre de cachet suffit pour envoyer son auteur à la Bastille ou à Vincennes. Ainsi Voltaire fut emprisonné en 1717 pour avoir laissé circuler une satire politique écrite de sa main; Diderot, en 1749, pour avoir publié «Lettre sur les aveugles», où perçait son irréligion. Encore après 1750, malgré l’affaiblissement du pouvoir central, la surveillance continue à s’exercer: la publication de «Encyclopédie» fut suspendue à plusieurs reprises, et un arrêt du Parlement obligea Rousseau à fuir en Suisse, après la publication de «Emile».
Les hommes de lettres, cependant, acquièrent, avec l’indépendance, le droitàlaconsidération.Protégésparleroiouparlesgrands,lesauteursdu
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MODULE III
XVIIe siècle ne pouvaient s’exprimer en toute liberté.Au XVIII e siècle, la Cour cesse d’être le point de mire des écrivains; et comme le pouvoir ne les patronne plus, ils échappent à sa tutelle et s’affranchissent. Du même coup, leur condition est universellement respectée: les grands seigneurs et même les souverains étrangers leur prodiguent les hommages les plus flatteurs et se disputent l’honneur de les recevoir. Partout l’aristocratie de l’esprit jouit d’un prestige incontesté. Enfin, les hommes de lettres deviennent les maîtres de l’opinion. L’homme de cabinet du XVII e siècle se transforme en homme d’action. Il prend conscience de la force qu’il représente; il veut être à la fois l’interprète et le guide de l’opinion publique. La République des Lettres, formée par l’union des écrivains, prétend jouer un rôle de premier plan dans la politique et elle dresse, en face du pouvoir, les droits de la pensée [La littérature française du XVIIIe siècle, 1998].
3.12. Répondez aux questions.
1.Comment était la condition matérielle des écrivains à cette époque?
2.Est-ce que les auteurs du XVIIIe siècle pouvaient s’exprimer en toute liberté?
3.Qu’est-ce qui suscite des répressions sévères?
4.Comment sont ces répressions envers un ouvrage ou un écrivain?
5.Quel est le statut social des écrivains à cette époque?
6.En qui se transforme l’homme de cabinet du XVIIe siècle?
7.Quelle organisation des écrivains prétend jouer un rôle de premier plan dans la politique?
3.13. Terminez les phrases.
1.Beaucoup d’écrivains vivent ... .
2.Le travail intellectuel est ... .
3.Les auteurs peu connus végètent ... .
4.La censure et les persécutions entravent ... .
5.Les auteurs célèbres ne sont guère ... .
6.Les hommes de lettres, cependant, acquièrent ... .
7.Enfin, les hommes de lettres deviennent ... .
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