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Французский язык для обучающихся по направлениям подготовки «Филология», «Педагогическое образование». Учебное пособие

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STENDHAL

Une robe nouvelle est celle à la mode du jour. Une nouvelle robe est une autre robe.

Une robe neuve est une robe qu’on n’a pas encore portée.

LESADJECTIFS QUI DEMANDENT LAPRÉPOSITION «DE» Capable: Il est capable de le faire.

Charmé, enchanté: Je suis charmé(e), enchanté(e) de vous voir. Aise, content: Nous sommes bien aises, content(e)s de partir. Fâché: Je suis fâché(e) de cette nouvelle.

Plein: Elle est pleine de bonté.

Sûr: Vous êtes sûr(e) de votre innocence.

Proche, voisin: Notre maison est voisine de la vôtre. Notre maison de campagne est proche de la ville.

Éloigné: Nous demeurons dans une rue fort éloignée du centre de la ville.

Couvert, chargé: L’arbre est chargé de fruits. Les toits sont couverts de neige.

Large, haut: Notre chambre est haute de plafond; elle est large de vingts mètres.

Absent: Ma sœur est absente de la ville.

LESADJECTIFS QUI DEMANDENT LAPRÉPOSITION «À» Agréable: C’est une musique agréable à l’oreille.

Attentif: Elle est attentive à vos leçons, à vos paroles. Fidèle: Il est fidèle à l’amitié, à sa parole, à ses promesses. Sourd: Ne soyez pas sourde à mes prières.

Pareil: Elle est en tout pareille à sa sœur aînée. Prêt: Nous sommes prêtes à partir.

Supérieur: Il est supérieur à tous ses camarades.

ATTENTION!

Tout adjectif émployé impersonnellement avec il est, il était, il sera, etc. est suivi de la préposition de.

Tout adjectif précédé de c’est, c’était, cela était, etc. est suivi de la préposition à

Il est facile de comprendre cette règle.

Il vous sera difficile de quitter vos parents.

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MODULE VI

Il est inutile de me parler, de m’attendre.

C’est bon à savoir!

C’est facile à dire, difficile à faire!

6.3.Accordez les adjectifs en genre et en nombre avec les noms qu’ils qualifient.

1.Les haut montagnes sont couvert de neiges éternel.

2.Les étoffes bleu et les étoffes vert sont sujet à pâlir à l’air.

3.Les lectures sont instructif et amusant.

4.Les petit filles sont désireux de friandises sucré.

5.Les vieux églises gothique sont admiré de vrai connaisseurs.

6.Soyons soigneux dans les petits choses comme dans les grand.

7.Les personnes ennyué sont toujours ennuyeux.

8.La Suisse est montagneux.

9.Les héroines de ce roman sont très replet.

10.La langue grec est beau, riche et harmonieux.

11.Les fièvres malins sont souvent mortels.

12.Les forêts sud-américain sont plein de seprents vénimeux.

6.4.Accordez les adjectifs avec les noms.

1.Apportez-moi une cravate et un ruban (violet).

2.Elle a l’oreille et la voix (faux).

3.Ce petit garçon a le ton et la voix (bref).

4.On défend aux enfants les jeux et les amusements (bruyant) et (dangereux).

5.L’Écosse et la Suisse sont (montagneux) et (pittoresque).

6.Le Corbeau et la Cigogne furent (trompé) par le Renard.

7.Je vous enverrai des journaux et des livres (instructif) et (amusant).

8.Le coquelicot et le corail sont (rouge).

9.L’aiguille et le crayon sont (pointu).

10.Voilà des pêches et du raisin (vermeil).

11.Tous ces récits et toutes ces anecdotes ne sont pas (vrai).

12.Cet ouvrier a la barbe et les cheveux (ras).

13.L’épée et le poignard sont (aigu).

14.Il a les yeux et les sourcils (noir).

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STENDHAL

Ряд существительных со значением качества образуется от основы прилагательных женского рода с помощью суффикса -eur. Такие существительные всегда женского рода. Par exemple, épais → épaisse → épaisseur.

6.5. Formez des noms à partir des agjectifs suivants.

Haut, grand, long, frais, blanc, large, profond.

6.6. Traduisez les phrases.

1. Белизна снега заставляет закрывать глаза.

2. В своем творчестве он поднялся на непреодолимую высоту.

3. Широта мировоззрения писателя нашла отражение в его произведениях.

4. Величие этого писателя в простоте изложения своей мысли. 5. Мы восхищаемся свежестью и глубиной ваших идей.

6.7. Précisez la différence des verbes, traduisez les phrases.

Глагол «отказываться»

Renoncer à qqch, à faire qqch, c’est abandonner ou ne pas vouloir (pouvoir) réaliser ce qu’on a désiré soi-même.

Refuser qqch, de faire qqch, c’est ne pas accepter qqch de la part de quelqu’un.

1.Il renonça au concours de l’École polytechnique afin de s’engager dans l’armée de Bonaparte en 1800.

2.Malgré les reproches de Marcel elle refusa de rester avec sa sœur souffrante.

3.Le jeune homme doit renoncer à ses études de médecine qu’il voulait

faire.

4.Pour atteindre à cette clarté, il renonce à la période oratoire.

5.Je ne suis pas sûr qu’il puisse refuser votre proposition.

6.Julien renonce sans regret à sa position sociale patiemment acquise.

7.Aucun d’eux n’étant disposé à renoncer à ses droits, ils étaient restés là ensemble.

8.Flaubert refuse de se laisser embrigader dans cette «école naturaliste».

9.On ne peut à la fois refuser un monde et de s’en satisfaire.

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MODULE VI

6.8. Lisez et traduisez le texte.

Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est né à Grenoble le 23 janvier 1783. Ses premières années furent malheureuses: sa mère qu’il adorait, mourut en couches alors qu’il avait sept ans. Confié à une de ses tantes, il se révolta contre son père et son perсеpteur. Il s’entendait uniquement avec son grand-père Gagnon, vieux philosophe plein de sagesse et favorable aux idées révolutionnaires.

Il entra à l’École centrale de Grenoble, puis se rendit à Paris en 1799 pour y poursuivre ses études de mathématiques. Il renonça au concours de l’École polytechnique afin de s’engager dans l’armée de Bonaparte en 1800.

De retour à Paris en 1802, il se mit à écrire avec l’ambition de composer «des comédies comme Molière». Il reprit du service dans l’Intendance en 1806 et accompagna l’armée de Napoléon en Allemagne, où la petite ville de Stendhal lui fournit son futur pseudonyme. La chute de Napoléon et le régime de la restauration mirent une fin brutale à sa carrière et il retrouva sa liberté.

Il s’installa à Milan où il put succomber aux plaisirs de la musique et de l’amour. Il eut une relation orageuse avec une belle italienne, Angéla Pietragrua et s’éprit de Métilde Dembowska, sans voir sa passion payer de retour. C’est à Milan qu’il fit paraître Vie de Haydn, de Mozart et de Métastase en 1814, Une Histoire de la peinture en Italie en 1817 et un essai

Rome, Naples et Florence en 1817 qu’il signa pour la première fois du nom de Stendhal. Contraint de quitter l’Italie, il rentra à Paris. Cet amour déçu avec Métilde lui inspira une analyse de l’amour (De l’amour, 1822). Suivit un essai sur le théâtre, Racine et Shakespeare en 1823 et 1825.

Armance de 1827 est le premier roman d’un jeune écrivain de 43 ans, nourri par les premières années de la vie de l’auteur, ses études et ses débuts mondains. Ce roman raconte l’amour qui unit Octave, jeune homme brillant et taciturne, à sa cousine Armance. Après une suite de malentendus (pour diverses raisons, les amants répugnent à s’avouer mutuellement leurs sentiments). Octave abandonne Armance et part mourir pour la libération de la Grèce, sans avoir révélé les motivations de ses actes. Ce premier récit annonce les chefs-d’œuvre à venir.

En 1830, Stendhal publia son chef-d’œuvre «Le Rouge et le Noir» qui passa presque inaperçu. Le sous-titre de ce roman est «chronique de 1830». Il est inspiré d’un fait divers sanglant lu par l’auteur dans La Gazette des

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STENDHAL

tribunax. Ce roman d’apprentissage relate l’ascension sociale et la chute de Julien Sorel, précepteur sorti du peuple, d’une rare intelligence, fier et réservé. Etant né trop tard pour choisir le «rouge» (couleur de l’uniforme de l’armée révolutionnaire, symbolisant l’engagement politique aux côtés de Bonaparte), l’ambitieux Julien est obligé de prendre le «noir» (c’est-à-dire la soutane ecclésiastique). Le jeune homme, issu d’un milieu modeste, éprouve pour Mme de Rênal une réelle passion, mais il en est inconscient. C’est par ambition et par calcul autant que par amour qu’il séduit cette femme, d’un rang plus élevé. Son désir de réussite et de reconnaissance le conduit ensuite à s’éloigner de Mme de Rênal pour poursuivre son ascension sociale, et c’est une autre liaison toute aussi passionnée, avec Mathilde de La Mole, fille d’un marquis ultra, qui lui permet de réaliser pleinement ses ambitions. Mais, à la fin du roman, Julien, mis au ban de la société pour avoir tenté de tuer Mme de Rênal, renonce sans regret à sa position sociale patiemment acquise et, se soumettant au verdict de ses juges, marche fièrement au-devant de sa mort.

La même année, Stendhal fut nommé consul de France à Trieste, puis à Civitavecchia l’année suivante. C’est dans ces circonstances qu’il entreprit la rédaction d’un nouveau, «Lucien Leuwen» en 1855 mettant en scène un jeune homme épris d’absolu, qui semblait un double bien né de Julien Sorel. Cette œuvre resta inachevée. Parallèlement, Stendhal rédigea des récits autobiographiques.

En1839,ilpubliaLaChartreusedeParme,hymneàl’amouretaubonheur. Fabrice del Dongo, qui cherche une voie pour y investir son enthousiasme naturel, rêve de rejoindre Napoléon mais, quand il y parvient, c’est pour assister à la défaite de Waterloo. Après l’échec politique, c’est l’amour seul qui désormais peut lui permettre d’atteindre le bonheur. Il s’éprend de Clélia, mais les obstacles se dressent nombreux entre eux et Fabrice doit déployer des trésors d’énergie et d’ingéniosité pour les surmonter; après avoir connu quelques instants d’un bonheur intense, les amants sont finalement séparés par le destin et se meurent prématurément chacun de leur côté: elle mariée contre son cœur, lui, retiré dans la Chartreuse de Parme.

En congé à Paris de 1837 à 1838, Stendhal donna encore à Revue des Deux Mondes quelques unes de ses Chroniques Italiennes puis se rendit en province en vue d’écrire une relation de son voyage.

Rentré à Civitavecchia, il entreprit un dernier roman, «Lamiel», resté inachevé.

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MODULE VI

Victime d’une crise d’apoplexie, il revint précipitamment à Paris, où une nouvelle attaque l’emporta le 23 mars 1842 [Précis de la littérature française, 2003].

6.9. Terminez les phrases.

1.Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est né ... .

2.Ses premières années furent ... .

3.Il s’entendait uniquement ... .

4.Il entra à l’École centrale de Grenoble, puis ... .

5.De retour à Paris en 1802, il se mit à écrire ... .

6.La chute de Napoléon et le régime de la restauration mirent ... .

7.Il s’installa à Milan où il put succomber aux ... .

8.Le premier roman d’un jeune écrivain de 43 ans est ... .

9.En 1830, Stendhal publia son chef-d’œuvre ... .

10.Il est inspiré d’un ... .

11.Ce roman d’apprentissage relate ... .

12.La même année, Stendhal fut nommé ... .

13.C’est dans ces circonstances qu’il entreprit ... .

14.En 1839, il publia ... .

15.Rentré à Civitavecchia, il entreprit ... .

16.Victime d’une crise d’apoplexie, il revint ... .

6.10.Lisez et traduisez le texte.

CONSPIRATEUR ORLÉANISTE?

Stendhal, aristocrate par goût et républicain par tempérament, est lucide quant aux perspectives, alors, d’une classe naissante, si malheureuse qu’on la dit dangereuse, et fatalement sous tutelle, politiquement parlant. Ainsi déterminé, Sthendhal n’a-t-il pas été quelque temps lafayettiste, résigné à «la meilleure des républiques», à une monarchie à l’anglaise qui l’eût du moins débarassé des Bourbons anachroniques et détestés? Quand la Restauration était la cible de complots ininterrompus, ourdis ou approuvés parlecland’Orléansettous,finalement,luiservant,Stendhal,conspirateurné, est-il resté sur la touche, avec ses avis burlesques (ou prudents) à la police et ses cent pseudonymes cocasses et ridicules, sauf un qui sera immortel? Ne s’est-il pas, un très bref, certes laissé prendre à la comédie du libéralisme louis-philippard? N’a-t-il pas d’abord écrit de Louis-Philippe

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STENDHAL

«le roi est excellent»? N’a-t-il pas été reçu par lui le 22 novembre 1833? N’est-ce pas cette visite qui, selon ses propres notes lui ont inspiré celle de M.Leuwen, ce même souverain, soit qu’il l’ait reproduite dans son roman, soit plutôt qu’il ait opéré là un transfert vengeur? Car il était en droit d’escompter la carrière diplomatique qu’il sollicita et qui lui fut refusée parce que foncièrement républicain, par ce pisse-froid qui le traitait de polisson, Guizot? Et il échouera à Civita-Vecchia, consul muni de deux espions dont l’un force ses portes au nom du pape et l’autre au nom du roi ... que Stendhal représente!

Le trône vacille dans le sang, attentats et complots se multiplient contre leur manipulateur d’hier. Stendhal attend, comme la plupart, «la fin de la présente comédie»: l’assassinat du roi, la chute de ce bâtard. 1830 avait coupé la parole à «Le Rouge et le Noir» qui dénonçait ce qui, le jour de sa publication, cessait d’être. Il en serait de même de Lucien Leuwen. Seulement, à force de police, de mouchards et de gardes nationaux LouisPhilippe survit. Du coup, le roman impubliable, se glisse dans un tiroir. La «comédie» ne se terminera que cinq ans après la mort de Stendhal, Lucien Leuwen toujours inachevé. Encore après un bref intermède, à la Fortune des Foutriquets succédera la Fortune des Rougons.

C’est dans ces perspectives, Louis-Philippe unissant Tartuffe et Turcaret, face à des révoltes héroïques, sans chef et sans doctrine, qu’en mai 1834 Stendhal entreprend de réécrire le manuscrit d’une bonne dame et voilà parti l’un de ses trois grands romans, le plus politique, le plus précisément daté et le plus violemment accusateur. Encore que tous trois ... .

STENDHALAU TRAVAIL

Stendhal ainsi campé devant sa table, plume en main, comment romance- t-il? Il ne romance pas. Il copie. Le modèle préféré est le jeune Henri Beyle, né fils de charpentier, ou de banquier ou de noble milanais et tel aussi qu’à l’âge auquel il écrit, entre quarante-trois et cinquante ans, il aurait pu devenir: La Mole, Mosca, Leuwen-père. Quant à M. et Mme de Rênal, la Sanseverina, M. de Vaize et l’agencement de l’intrigue, comment les créer si Stendhal n’a pas de mémoire − il s’en plaint assez – ni d’imagination – il en a assez fier! En copiant, en mentant vrai. Il crée non à partir d’une rêverie qui lui représenterait Hernani ou Notre-Dame de Paris, mais à partir du vrai pour parvenir au vrai. Faire vrai. Faire le beau, c’est affaire de chien dressé, et non de naturel.

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MODULE VI

Ce procédé comporte du point de vue du puriste, dont nous nous foutons, mais aussi de la cohérence du roman et de sa force de persuasion de fâcheux inconvénients. Dans toutes les marges, manuscrit, journal, carnet, Stendhal inscrit ses projets encore vagissants. Il prépare Lucien Leuwen, tel qu’il sera ou ne sera pas [André Wurmser. L’Humanité, 1983].

LACRÉATION LITTÉRAIRE

1.L’auteur dans son œuvre, Stendhal est constamment présent dans ses œuvres, doublement présent. 1) Il ne s’efface jamais complètement devant ses personnages: il les juge, se moque d’eux gentiment ou les écrase de son mépris s’ils lui sont antipathiques. 2) Ses héros lui ressemblent, le complètent ou le prolongent: Julien Sorel, Fabrice del Dongo, Lucien Leuwen sont des Stendhal possibles, nés à la fois des souvenirs et des rêves de leur auteur, plus brillants, plus entreprenants, plus séduisants que le jeune Henri Beyle, menant une vie plus mouvementée, plus dramatique et plus passionnante que la sienne. Le compte Mosca et M.Leuwen sont des frères un peu idéalisés de Stendhal à cinquante ans: ils ont son scepticisme souriant qui n’a pas éteint la flamme de la jeunesse.

Quant à ses héroines, ou bien elles lui ressemblent, elles aussi. Mathilde de la Mole et la Sanseverina illustrent son «espagnolisme», ou bien elles incarnent un type de femme bien différent qu’il aimait et dont il aurait voulu être aimé (Madame de Rênal, Clélia Conti). Ainsi la création littéraire compense pour l’auteur les déceptions et les mesquineries de la vie, et elle lui permet de se livrer à des variations imaginaires et passionnantes sur les aspects de son être demeurés à l’état de virtualité.

L’observation réaliste. Mais Stendhal ne laisse pas vagabonder son imagination. Soucieux avant tout de la vérité, il contrôle les réactions des êtres nés de ses souvenirs et de ses rêves selon les méthodes empruntées aux sciences exactes: il choisit d’ordinaire, comme cannevas de leurs aventures, des événements réels. Enfin, il les fait évoluer dans les milieux qu’il connaît bien et qu’il peint d’après nature.

2.La science de l’amour. Dans son livre «D’amour» il aborde cette passion en analyste rigoureux, presque en mathématicien. Il distingue quatre sortes d’amour: l’amour-passion, l’amour-goût, l’amour physique, l’amour de vanité.

La naissance de l’amour comporte sept phases: la plus importante est la cristallisation, véritable loi psychologique découverte par Stendhal: on

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STENDHAL

pare l’objet aimé de mille perfections, de même qu’aux mines de sel de Salzbourg «un rameau éfeuillé par l’hiver s’enrichit de cristallisations brillantes, d’une infinité de diamants mobiles et éblouissants» qui le rendent méconnaissable. Certes, le romancier se garde bien de présenter les sentiments de ses héros comme de simples applications des lois qu’ils ont discernées: les êtres vivants ne sont pas de schémas ou des épures, mais il est significatif que Stendhal ait voulu comprendre l’amour et analyser abstraitement avant de le peindre [Précis de la littérature française, 2003].

6.11. Complétez les phrases des mots en vous référant au texte cidessus.

1. La création littéraire compense pour Stendhal les ... de la vie. 2. L’auteur ne laisse pas vagabonder son ... .

3. Il choisit pour ses œuvres les ... réels.

4. Ce sujet est ... à une chronique.

5. Le roman présente un tableau de ... de la société française. 6. L’auteur ne cache pas sa ... contre l’absolutisme.

6.12. Transformez les phrases à l’aide de l’expression «il s’agit». Par exemple, Stendhal est présent dans ses œuvres. Il s’agit de la

présence de Stendhal dans ses œuvres.

1.Madame de Rênal incarne un type de femme que Stendhal aimait.

2.La création littéraire compense pour l’auteur les déceptions de la vie.

3.L’auteur choisit des événements réels pour les aventures de ses personnages.

4.Le sujet de la Chartreuse de Parme est emprunté à une chronique italienne.

6.13. Mettez les prépositions qui conviennent.

Les faits réels. Le sujet ... «Le Rouge et le Noir» est fourni ... Stendhal ...

la Gazette des tribunaux; l’histoire ... Julien Sorel reproduit à peu près celle ... Antoine Berthet, condamné ... mort ... les assises de l’Isère et exécuté ... février 1828 ... la tentative ... meurtre sur la personne de Mme Michoud, ... qui il avait été précepteur. Le sujet de la Chartreuse de Parme est emprunté ... une chronique italienne.

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MODULE VI

Lestableauxdemœurs.LeRougeetleNoir porteunsous-titrerévélateur: chronique de 1830. Le roman présente un tableau ... société française: noblesse ... province, milieux ecclésiastiques, aristocratie parisienne, etc. et des mœurs politiques ... les dernières années de la Restauration. ... Lucien Leuwen nous assistons ... triomphe de la bourgeoisie riche ... Louis-Philippe. La Chartreuse de Parme nous initie ... intrigues d’une petite cour italienne ...

1820. Cette peinture, vivante et précise, est presque toujours satirique. L’auteur n’hésite pas ... afficher les partis pris: haine de l’absolutisme; il n’est pas tendre ... le régime qui suit la Révolution ... Juillet. Il prête ... Julien Sorel un véritable réquisitoire ... l’injustice sociale; mais en dépit de ses opinions libérales, il redoute ... la démocratie un nouveau conformisme. D’ailleurs, le «beylisme», n’est-il pas une révolte ... toute contrainte sociale quelle que soit sa nature?

6.14. Traduisez le texte par écrit.

Enfin il aperçut, sur une montagne lointaine, des murs noirs; c’était la citadelle de Besançon. Quelle différence pour moi, dit-il en soupirant, si j’arrivais dans cette noble ville de guerre pour être sous-lieutenant dans des régiments chargés de la défendre!

Besançon n’est pas seulement une des plus jolies villes de France, elle abonde en gens de cœur et d’esprit. Mais Julien n’était qu’un petit paysan et n’eut aucun moyen d’approcher les hommes distingués. Il avait pris chez Fouqué un habit bourgeois, et c’est dans ce costume qu’il passa les ponts-levis. Plein de l’histoire du siège de 1674, il voulut voir, avant de s’enfermer au séminaire, les remparts et la citadelle. Deux ou trois fois il fut arrêté sur le point par les sentinelles; il pénétrait dans des endroits que le génie militaire interdit au public, afin de vendre pour douze ou quinze francs de foin tous les ans. La hauteur des murs, la profondeur des fossés, l’air terrible des canons l’avaient occupé pendant plusieurs heures, lorsqu’il passa devant le grand café, sur le boulevard [Stendhal. Le Rouge et le Noir, 1972].

6.15. Lisez et traduisez les citations de Stendhal.

Le grand homme est comme l’aigle; plus il s’élève, moins il est visible et il est puni de sa grandeur par la solitude de l’âme.

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