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Pierre de Frédy, baron de Coubertin (1863, Paris – 1937, Genève)

Pierre de Frédy, baron de Coubertin (1er janvier 1863, Paris – 2 septembre 1937, Genève), est un historien et pédagogue français qui ressuscita les Jeux olympiques à l'ère moderne. Il accorde une grande place à l'honneur patriotique et au nationalisme. À l'âge de 24 ans Pierre décide de se consacrer à l'amélioration du système éducatif français. Il débute sa campagne de promotion de sport scolaire en 1887 en signant livres et articles; il organise des conférences, crée des comités de soutien au sport et sollicite l'aide de toutes les bonnes volontés, l'abbé Didon au premier chef. Les deux hommes se rencontrent pour la première fois le 2 janvier 1891. Lors de l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, il organise des compétitions sportives. Coubertin signe ensuite son œuvre écrite la plus importante: L'Histoire universelle. Il prône l'éducation et le sport pour tous.

Pour promouvoir l'athlétisme, son idée est alors de créer une grande compétition internationale qui verrait s'opposer les meilleurs athlètes du monde civilisé. Inspiré par l'intérêt grandissant que suscite l'olympisme antique à la lumière des découvertes archéologiques d'Olympie, il décide de rénover les Jeux olympiques. Il annonce son projet le 25 novembre 1892 (année où il arbitre la première finale du championnat de France de rugby entre deux clubs parisiens) dans l'amphithéâtre de la Sorbonne et crée le Comité International Olympique le 23 juin 1894, à Paris lors du premier congrès olympique. En 1896, les premiers Jeux olympiques rénovés ont symboliquement lieu à Athènes, et la fréquence quadriennale est établie.

Les femmes, absentes des premiers Jeux de 1896 (Coubertin conseillait la gymnastique aux femmes dans une optique de santé, la compétition et les muscles ne leur correspondant pas, à ses yeux), elles font leur entrée lors des deuxièmes, à Paris, en 1900 (16 participantes), leur nombre ne cessera de croître par la suite malgré l'opposition du baron.

Président du CIO depuis 1896, Coubertin s'en éloigne en démissionnant de son poste en 1925. C'est aigri qu'il constate que ses successeurs ne le mettent pas au courant de ce qui se passe, alors que les Jeux sont son œuvre. Ruiné, avec un enfant handicapé, il s'implique dans l'organisation des Jeux de 1936 de Berlin, qui avaient été prévus avant l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Le baron de Coubertin est malgré tout amer devant la récupération politique trop omniprésente. Il meurt à Genève l'année suivante, victime d'une crise cardiaque. Il est enterré à Lausanne, mais son cœur est inhumé séparément dans un monument près du sanctuaire d'Olympie.

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