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économies-monde 2012élève.doc
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Croissance économique, mondialisation

et mutations des sociétés depuis le milieu du XIXe siècle.

II - Une économie de plus en plus mondialisée

Mise au point sur le concept d’ « économie monde »

À l’origine de ce concept : l’historien français Fernand Braudel, La dynamique du capitalisme, Arthaud, 1985. 

Une économie-monde peut se définir comme une triple réalité :

  • Elle occupe un espace géographique donné; elle a donc des limites

  • Une économie-monde accepte toujours un pôle, un centre, représenté par une ville dominante, une capitale économique (aux États-Unis, New York, non pas Washington).

  • Toute économie-monde se partage en zones successives. Le cœur, c'est-à-dire la région qui s'étend autour du centre : l'Angleterre (mais pas toute l'Angleterre) quand Londres, à partir des années 1780, a définitivement supplanté Amsterdam. Puis viennent des zones intermédiaires, autour du pivot central. Enfin, très larges, des marges, des zones périphériques qui, dans la division du travail qui caractérise l'économie-monde, se trouvent subordonnées et dépendantes, plus que participantes.

En d’autres termes, il s’agit d’un espace unifié par des relations de toute nature (mais d’abord économiques) entre un centre d’impulsion et des territoires +/- dépendants.

Définition possible : un système économique fondé sur des relations entre un centre (un État, une ville) et des périphéries dépendantes (et intégrées).

Économies-monde britannique, américaine et multipolaire = trois économies-monde successives qui sont les étapes dans la construction de la mondialisation actuelle.

Problématique : caractéristiques de ces économies-monde ?

Depuis 1850, les échanges économiques (commerciaux et financiers) n’ont cessé d’augmenter, créant une interdépendance économique croissante entre les différentes zones de la planète.

Déf : La mondialisation : mise en relation de tous les espaces du monde par une augmentation et une accélération de tous les types de flux (p.32) ou intégration économique des différentes régions du monde, créant une interdépendance entre elles par le biais des différents types de flux.

Ce mouvement de « mondialisation », s’est déroulé en trois grandes étapes :

  • dans la seconde moitié du XIXème siècle et au début du XXème siècle, il s’opère sous l’influence et la domination de la Grande Bretagne : l’« économie monde » britannique,

  • après la Première Guerre mondiale, et plus encore après la Seconde, les États-Unis prennent le relais : l’« économie monde étatsunienne »

  • enfin, depuis la fin de la Guerre froide (1991) et l’effondrement du bloc communiste, la mondialisation s’effectue sous l’influence de différents pôles (Amérique du nord, Europe, Asie orientale…) : l’« économie monde » multipolaire.

A – L’ « économie monde » britannique (du milieu du XIXème siècle à la Première Guerre mondiale)

Dès le début du XIXème siècle, l’Angleterre exerce une incontestable domination sur l’économie mondiale.

  1. Les fondements, les facteurs

  • berceau des « révolutions industrielles »,

  • immenses réserves charbonnières dont l’exploitation donnent des « pays noirs », paysages miniers, hauts fourneaux, terrils...marquent les paysages anglais.

  • grands inventeurs (ex : James Watt et la machine à vapeur, Bessemer et l’acier…)

D’où une grande avance dans les secteurs nés avec la première vague d’industrialisation comme le textile, la sidérurgie, la construction mécanique…

  • premier État au monde à adopter les principes du capitalisme, (Adam Smith, David Ricardo : GB) d’où une avance non-négligeable dans les activités financières (les banques britanniques, la bourse de Londres, le quartier des affaires londonien (la City) sont les plus importants au monde).

La Grande Bretagne de la fin du XIXème devient un modèle, pays à imiter pour le monde (succès de ses expositions universelles). 1850 : 40 % des produits manufacturés de la planète sont anglais.

C’est l’incontestable puissance dominante de cette époque.

  1. Les moyens de la domination

Une puissance commerciale

Influencée par les thèses libérales et adepte du libre-échange, la Grande Bretagne cherche à intensifier ses échanges et met en œuvre divers moyens pour y parvenir :

  • la conquête d’un immense empire colonial à la fois source d’approvisionnement et débouché pour la production

  • meilleur réseau de transport, aussi bien dans le domaine ferroviaire (pour intensifier les échanges intérieurs) que pour les infrastructures portuaires (Londres est le premier port mondial)

  • la marine qui contrôle 60 % du trafic mondial (pour développer ses échanges avec le reste du monde)

  • à l’origine de la construction du canal de Suez (1869) avec la France afin de faciliter les liaisons entre elle et sa principale colonie, l’Inde.

  • réseau de communication impressionnant : le réseau télégraphique britannique permet de relier la Grande Bretagne à tous ses partenaires commerciaux.

  • elle édicte une législation permettant de faciliter les échanges au sein de son marché intérieur : ainsi, en 1846, elle est le premier pays au monde à abolir le contrôle de l’État sur les prix agricoles

  • elle noue des partenariats avec les autres grandes puissances économiques pour développer ses échanges avec elles : ainsi, en 1860, les accords Cobden / Chevalier sont signés avec la France, par lesquels les deux États s’engagent à baisser leurs droits de douane bilatéraux

  • la monnaie britannique, la livre sterling, devient la monnaie de référence des échanges internationaux.

Des acteurs multiples

  • Les entrepreneurs

  • Les inventeurs

  • Les banques et assurances (ex : Lloyd’s)

  • Le pouvoir politique (ex : traité de libre échange)

  1. L’aire d’influence et les lieux de la puissance

Elle devient ainsi l’acteur essentiel du commerce international, le centre d’impulsion de la plupart des flux économiques mondiaux :

  • elle importe des matières premières (céréales, tabac, coton, thé) nécessaires à son industrie, principalement de ses immenses conquêtes coloniales ;

  • elle exporte également

    • ses produits manufacturés partout dans le monde (autres pays industrialisés, pays neufs, colonies…) en menant une politique active de recherche de débouchés qui lui permet de réaliser 25 % des exportations mondiales ;

    • des capitaux britanniques sont investis dans le monde entier (35 % vers l’empire colonial et 20 % vers les États-Unis en 1914)…

Le Grande Bretagne met en place la première « division internationale du travail » (DIT).

Lieux de la puissance

  • Londres

  • La city

  • La bourse

  • Les ports

  • Les pays noirs

  • L’Angleterre (une partie)

Bilan

L’économie britannique commence à s’essouffler dès la fin du XIXème siècle :

  • Grande Dépression. 

  • arrivée de concurrents comme l’All, leader dans les nouvelles industries (électricité, chimie) et conquérant de nombreux marchés internationaux au détriment des entreprises britanniques.

  • Première Guerre mondiale qui marque véritablement la fin de l’économie-monde britannique. Endettement du pays / États-Unis.

En 1918, si la Grande Bretagne demeure la seconde puissance industrielle mondiale et dispose de l’empire colonial le plus vaste (un tiers de la superficie terrestre, un quart de la population mondiale), son apogée est passée.

B – L’ « économie monde » américaine au XXème siècle

La puissance américaine s’est forgée plus tardivement que celle de la Grande Bretagne.

Ce n’est que dans les années 1870, après la fin de la guerre de Sécession (1861 – 1865) que nait véritablement l’industrie américaine dans le Nord-est du pays (notamment la région des Grands Lacs).

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