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Французский язык для юристов и экономистов. Учимся читать профессионально ориентированные тексты. Учебное пособие

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☆
16.
La France est une République indivisible, … démocratique, et sociale.
a. laïque b. nationale c. libre
La Communauté est fondée sur l’égalité et la solidarité des
17. peuples qui … composent.
a. la b. en c. les
18.
Les ordonnances sont … en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État.
a. prendre b. pris c. prises
19.
Les matières autres que … qui sont du domaine de la loi ont un caractère réglementaire.
a. celles b. ceux c. certains
20.
Les lois de fi nances déterminant les resources et les charges d’État dans les conditions et sous les reserves ... par une loi orga­nique.
a. prévus b. prévu c. prévoir
21.
Le Conseil d’État n’est directement compétent ... dans quelques cas exceptionnels.
a. pas b. plus c. que
22. Le juge administratif a pour mission de ... respecter le droit.
a. avoir b. faire c. être
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23.
Toute personne de nationalité française ou étrangère peut deman­der son inscription dans une université … elle est titulaire.
a. si b. que c. qui
24.
Selon l’université, et impérativement avant le 31 juillet vous devez: … déposer le dossier, en personne, au service adminis­tratif des inscriptions; ... le renvoyer, par la voie postale, à ce même service.
a. soit b. a c. est
25. Toute personne, de nationalité française ou étrangère, peut de­mander, au moment … elle prend sa retraite, une inscription dans une université du troisième âge.
a. où b. quand c. que
26. … le recours échoue, le jugement attaqué est maintenu.
a. comme b. si c. qui
27. Il a ... jugé sur des pièces déclarées fausses depuis le jugement.
a. été b. eu c. était
Le plus souvent, ce recours ... formé par assignation devant
28. la juridiction concernée.
a. a b. est c. fait
L’étude de chaque cas permet d’ … dégager certaines constants.
29.
a. en b. y c. on
La Communauté est fondée sur l’égalité et la solidarité des
30. peuples qui … composent.
a. la
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b. chacun c. en
31.
On distingue quatre sortes de juridictions principales ... aux grandes branches du droit.
a. correspodant b. correspondre c. correspondu
32. L’État défi nit … est juste et bon. a. qui
b. ce qui c. cela
33.
Toute personne ... un permis de conduire peut obtenir un permis de conduire international.
a. est b. a c. ayant
34. Le Conseil constitutionnel comprend 9 membres, ... le mandat
dure 9 ans et n’est pas renouvelable.
a. qui b. dont c. quel
35. Le droit de vote est le premier et ... important puisqu’il condi-
tionne tous les autres.
a. le plus b. bien c. plus
36. Peut-on parler ... de l’homme sans penser à ceux de l’enfant? a. des droits
b. la vie c. la liberté
37. La liberté du citoyen fi nit où ... d’un autre citoyen commence. a. la démocratie
b. la liberté c. le droit
38. La grande chose de ..., c’est la solidarité. a. la liberté
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b. la démocratie c. le droit
39. Les premières théories et les premiers ... relatifs aux Droits de l’homme ont une vue étroite et restructive.
a. livres b. documents c. textes
40.
On sait que la Convention européenne des droits de l’homme rappelle le principe essentiel selon lequel toute ... a droit à un procès équitable.
a. personne b. citoyen c. homme
Au cours de la campagne électorale, chaque ... défend ses propres
41. propositions.
a. citoyen b. candidat c. personne
42. La fonction présidentielle doit être exercée de ... continue.
a. façon b. manière c. suffrage
43. La France a longtemps hésité sur le régime à ... .
a. adopter b. prendre c. suivre
44. Vivre en République exige beaucoup de chaque ... .
a. citoyen b. homme c. personne
45.
La société française laisse à chacun ... de choisir et de dé terminer son comportement personnel.
a. la possibilité b. le moyen
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c. la chance
46. L’autorité judiciaire est ... .
a. contradictoire b. politique c. indépendante
47. Le Président de la France est ... de l’indépendance de l’autorité
judiciaire.
a. garantit b. garant c. gardien
48. Les juridictions professionnelles ont ... des litiges propres à des
activités professionnelles.
a. la compétence b. la possibilité c. la peine
49. Les tribunaux administratifs sont des tribunaux de droit ... pour
tous les litiges entre particuliers et administrations.
a. commun b. possible c. d’appel
50.
Néanmoins le problème de ... est toujours à l’ordre du jour et on ne voit guère les moyens d’y mettre fi n.
a. la justice b. la criminalité c. l’erreur
51.
Il existe différentes catégories de permis de conduire prévues par
le Code de la ... .
a. circulation b. Route c. carte
52. Dans la Constitution de la V
e
République , le domaine de la loi
qui est reconnu au ... est strictement limité et défi ni.
a. Parlement b. gouvernement c. Conseil
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ÉCONOMIE
Économie n.f. – ensemble des activités d’une collectivité humaine relatives à la production, à la distribution et à la consommation des richesses.
Le Petit Larousse illustré. – Paris: Larousse, 2003.
***
«Abstraite», «désincarnée», la science économique telle qu’elle s’est développée ces dernières années appelle souvent ce type de commentaires de la part du public. À juste titre. L’une des façons à la fois plus simples et les plus effi caces de remettre l’économie à sa place, de réintégrer les problématiques économiques dans la dynamique d’ensemble de nos sociétés consiste à l’observer avec les lunettes de l’histoire. Quand bien même cette mise en perspec­tive fait apparaître des régularités ou des permanences, celles-ci ne peuvent jamais être enfermées dans les lois mathématiques im­muables qui font le quotidien des économistes orthodoxes. Rup­tures comme continuités de l’histoire économique nécessitent im­manquablement, pour être comprises et expliquées, le recours à tous les autres champs des sciences sociales: anthropologie, géo­graphie, psychologie ...
Depuis qu’avec la modernité, l’économie est devenue un champ d’étude spécifi que, ceux qui ont véritablement apporté une pierre à la compréhension des dynamiques qui l’animent, qu’ils soient ou non économistes de profession, n’ont jamais manqué de prendre ce détour central par l’histoire. Qu’on songe à Adam Smith, à Karl Marx, à Max Weber, à Joseph Schumpeter, à Karl Polanyi ou en­core, bien sûr, à des professionnels de l’histoire comme Fernand Braudel.
1. Quelles idées peut-on se faire de la science économique?
Comment faut-il observer l’économie pour bien la comprendre?
2.
Les théories de la microéconomie moderne
La microéconomie moderne met l’accent sur les problèmes d’incitations et d’information. Par «incitation», on entend toute action d’un agent économique (qui peut être l’État) conduisant cer-
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tains agents économiques à adopter tel ou tel type de comporte­ment. Cette notion prend tout son sens si l’on considère que l’infor­mation disponible pour un agent économique soucieux d’inciter d’autres agents à se comporter dans le sens de ses intérêts (lui don­ner les «bonnes» incitations de son point de vue), est inévitable­ment limitée. Ces limitations peuvent résulter du droit: information «privée» des agents, comme le dossier médical d’un individu au­quel son assureur ou son employeur ne peuvent avoir accès; d’im­possibilités «techniques»: un manager peut observer la perfor­mance de son équipe sans être capable de mesurer les contributions individuelles à ce résultat et donc d’en déduire un schéma de rétri­bution des efforts des uns et des autres, ou d’incertitudes: le résultat des efforts d’un agent peut être assujetti à des aléas indépendants de sa volonté, aléas contre lesquels il conviendrait de l’assurer.
Un exemple canonique d’une telle situation est le problème prin­cipal-agent, où un acteur (le principal) souhaite déléguer à une tierce personne (l’agent) le soin d’exécuter une tâche en étant intéressé à son résultat. Dans ce contexte, le principal fait face à deux catégo­ries de défaut d’information (appelées asymétries d’information):
– le résultat de l’action, son coût par exemple, peut dépendre des caractéristiques propres de l’agent, connues de lui mais incon­nues du principal. On parle de sélection adverse ou d’antisélection pour désigner un tel problème d’asymétrie d’information;
– le résultat de l’action peut dépendre d’efforts entrepris par l’agent pour s’acquitter de sa tâche, efforts inobservables directe­ment par le principal. Ce dernier n’en connaît que le résultat mais celui-ci dépend d’aléas extérieurs. On parle d’aléa moral pour dési­gner ce problème d’asymétrie informationnelle.
Si le principal ne souhaite pas accomplir lui-même la tâche, il ne peut pas non plus contraindre l’agent à la réaliser coûte que coûte, ce qui viderait le problème de son sens. Il doit donc passer un accord avec l’agent spécifi ant, outre la tâche à accomplir, les modalités de rétribution de l’agent, accord que ce dernier est libre d’accepter ou de refuser. Une fois formalisé, cet accord prend la forme d’un contrat entre les deux parties. Le problème principal­agent constitue l’exemple le plus simple d’une situation aboutissant à un arrangement de nature institutionnelle entre deux agents éco­nomiques hors marché. Cet accord n’est généralement pas Pareto­effi cient, le principal devant consentir une rente, dite rente informa­tionnelle, à l’agent au-delà d’une rétribution correspondant au coût réel de la tâche pour cet agent, et ceci en raison des asymétries d’information dont bénéfi cie l’agent.
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L’extension de cette approche a conduit au développement de la théorie des contrats. Cette théorie conçoit les organisations, ou les institutions comme les familles ou les entreprises, comme des en­sembles de contrats (des nœuds de contrats dans le jargon écono­mique). Une entreprise est, par exemple, un nœud composé de contrats de travail, liant l’entreprise à ses salariés, de contrats la liant à ses clients et à ses fournisseurs, de contrats d’engage­ments bancaires et fi nanciers, de contrats légaux la liant à son État ou ville de résidence en matières fi scale et réglementaire. Les mar­chés sont un autre cas particulier de tels nœuds de contrats, ici des contrats d’échange. Les États, au sens des organisations politiques gérant des espaces géographiques déterminés, sont un autre exemple de nœud contractuel, les Constitutions (ou les Chartes) se présentant comme des contrats généraux liant ces organisations aux peuples qu’ils gouvernent.
Un aspect important de ces contrats est d’être généralement in­complets, c’est-à-dire incapables de spécifi er entièrement les enga­gements des parties dans tous les cas possibles. Ceci a permis à la microéconomie néoclassique d’élaborer une théorie du pouvoir, comme droits de décision résiduels, c’est-à-dire que détenir le pou­voir pour une des parties consiste à pouvoir prendre des décisions dans le domaine d’incomplétude du contrat, c’est-à-dire en dehors de ce qui a été convenu. Le caractère incomplet des contrats permet aussi d’introduire des éléments de rationalité limitée dans le com­portement des organisations, correspondant aux actions non antici­pables ou invérifi ables de l’organisation dans la zone d’incomplé­tude du nœud contractuel.
Le développement de cette théorie a naturellement entraîné un approfondissement des théories de la négociation et de la rené­gociation. En effet, son propos est non seulement d’expliquer com­ment et pourquoi se forment des contrats entre les agents, mais aussi les raisons pour lesquelles ils les remettent, ou pas, en cause au cours du temps. Toutes ces approches mobilisent largement pour ce faire les outils de la théorie des jeux, non coopératifs ou coopé­ratifs, en information incomplète ou imparfaite.
Parmi les recherches les plus actuelles, citons l’Analyse écono­mique du droit, qui est une tentative de construire une théorie mi­croéconomique néoclassique de la législation, et la «nouvelle éco­nomie politique», une tentative analogue dans le champ des sciences politiques. Ces courants nouveaux témoignent du dyna­misme des recherches en microéconomie contemporaine et de
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sa tendance à étendre ses analyses au-delà même du domaine disci­plinaire traditionnel de l’économie.
D ’ a pr è s Microéconomie – Wikipédia //
https://fr.wikipedia.org/wiki/Microéconomie
A. Étude du texte
I. Donnez les équivalents russes des mots suivants:
microéconomie (f) agent (m) économique manager (m) résultat (m) schéma (m) situation (f) déléguer caractéristique (f) asymétrie (f) information (f) théorie (f) contrat (m) organisation (f) client (m) néoclassique sélection (f) mobiliser analogue dynamisme (m) tendance (f)
II. Traduisez en russe les groupes de mots suivants:
problème (m) d’incitations information (f) disponible être limité du point de vue résulter de avoir accès à faire face à entreprendre des efforts aléa (m) extérieur accomplir la tâche coûte que coûte
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passer un accord aboutir à un arrangement hors marché pareto-effi cient en raison de nœud (m) contractuel engagement (m) des parties prendre des décisions tierce personne (f) théorie (f) de la négociation
III. Réformulez selon le sens du texte:
mettre l’accent sur adopter tel ou tel type de comportement contribution (f) individuelle au résultat défaut (m) d’information s’acquitter de sa tâche contraindre qn à faire qch c’est-à-dire action (f) non anticipable remettre qch en cause
B. Analyser et exposer
I. Découvrir le texte.
1.
À quel domaine de l’économie ce texte appartient-il? Argumen­tez votre réponse.
2. De quoi s’agit-il dans ce texte?
3. Est-ce que le titre du texte vous suggère des idées sur son con-
tenu?
4. Quelles idées principales sont traîtées dans le texte?
5.
Quels mots et expressions du texte vous aident à comprendre ses idées les plus importantes? Donnez des exemples.
6. Ce texte a-t-il le but de critiquer, d’analyser ou d’informer?
II. Expliquer le texte.
1. Combien de paragraphes ce texte contient-il?
2. Est-ce que chacun d’eux contient une idée importante?
Trouvez des mots et des expressions qui puissent vous aider
3.
à rendre l’idée-clé de chaque paragraphe.
4. Quel rôle joue l’exemple cité dans le texte?
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