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Le français du tourisme. Практикум

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à coloniser, elle devait se décharger de cette activité sur des marchands, auxquels, en retour, elle accordait le monopole du commerce. En 1603, une expédition se préparait. Invité par Aymar de Chaste, le titulaire du monopole, Samuel de Champlain s'embarquait le 15 mars, à titre privé, mais dans l'intention de faire rapport au roi. Après une halte à Tadoussac, Champlain remonta le Saint-Laurent jusqu'aux rapides de Lachine (à l'endroit de Montréal actuel), en questionnant les indigènes sur la géographie du pays dans l'espoir de trouver le passage vers la Chine et les Indes. Il rentra en France le 20 septembre 1603 avec de nombreux renseignements, consignés dans un ouvrage sur des sauvages, qu'il fit imprimer. Mais de Chaste était mort. Du Gua de Monts succéda à de Chaste et, encouragé par Champlain, a pris la décision aussitôt d'établir une colonie en Acadie. On s'embarqua en mars 1604. Chargé de trouver le site de la future colonie, Champlain reconnut les côtes de l'Acadie et, en automne, fixa provisoirement son choix sur l'île Sainte-Croix.
Fondation de Québec
De Monts a réussi, en janvier 1608, à faire renouveler son monopole pour un an. Sur les recommandations de Champlain, il se tourna cette fois vers le Saint­Laurent. Nommé son lieutenant, Champlain s'embarqua le 13 avril 1608. Le 3 juillet, il abordait à la «pointe de Québec», où il fit construire des habitations. Québec ainsi a été fondé. L'hiver fut très rude: seize hommes sont morts du scorbut.
L'enracinement des premiers colons
Les historiens disent que le tout premier colon de la Nouvelle-France était Louis Hébert, premier agriculteur de la colonie, (et son épouse, Marie Rollet, ainsi que leurs trois enfants), «le véritable père du peuple québécois».
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Il est arrivé en 1617 à Québec. Mais Louis Hébert avait visité la Nouvelle­France en 1604 et 1613 avant de décider de s'y établir. De 1635 à 1663, quelques familles entreprenantes ont décidé de s'établir en permanence et de développer la colonie; la population a atteint 2500 habitants. Les historiens français ont prouvé que la région souche d'immigration des colons de la France était la Normandie. De là sont partis nombre d'émigrants français au début du XVIIe siècle et cette région a la particularité d'être la souche de plusieurs grandes familles québécoises, telles que les Pelletier, Gagnon, Tremblay, Rivard, Fortin, Bouchard et Drouin. Actuellement là-bas, à savoir à Tourouvre, dans le Perche, en Normandie les autorités françaises ont créé la Maison de l'émigration française en Canada qui est l'illustration du lien historique privilégié entre le Canada et la France. La pénétration du continent est accompagnée d'une activité économique, notamment de la pelleterie, avec le concours des coureurs de bois. Les communautés religieuses ont grandement contribué à ce développement spectaculaire. Les fondations des Trois-Rivières (1634) et de Ville-Marie (1642), devenue Montréal, ont complété l'occupation du territoire laurentien. Un fait majeur a marqué cette période de l'enracinement: en 1635, la fondation par les Jésuites du collège de Québec à la demande des familles qui veulent faire instruire leurs enfants dans le pays où il sont appelés à demeurer. Ainsi, une collectivité a pris forme.
par Igor SHTANEV
Vocabulaire:
1. accostage - высадка
2. peuplement (m) - заселение
3. les ancêtres(m) pl - предки
4. navigateur (m) - мореплаватель
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5. golfe(m) - залив
6. mériter le titre - заслужить звание
7. laissé d'amers souvenirs - оставить горькие воспоминания
8. s'embarquer – сесть на корабль
9. les autorités françaises – французские власти
10. pénétration (f) - проникновение
11. les Jésuites - иезуиты
Paris et ses monuments
L'obélisque de la place de la Concorde
Savez-vous quel est le monument le plus ancien de Paris? C'est l'Obélisque égyptien de la place de la Concorde qui provient du temple de Ramsès II à Thèbes. Il fut construit en 1250 avant notre ère et il est âgé d'environ 3 250 ans.
C’est pour faire cadeau au roi français Louis XV qu'on a décidé de construire cette jolie place. En 1748 on a choisi un lieu idéal au centre de Paris et un concours d'architectes et de sculpteurs a été lancé. Plusieurs années se sont écoulées et finalement, une statue équestre du roi fut inaugurée en 1763. La place, qui à l'époque portait le nom de Louis XV, était un lieu de fêtes gran­dioses. Autour de la place, beaucoup de beaux bâtiments ont été construits. Après la grande Révolution bourgeoise de 1789, les temps ont changé. La place est devenue un lieu d'exécution: le roi Louis XVI et sa femme Marie-Antoinette y ont trouvé leur mort, guillotinés. C'est en 1795 que la place prend le nom de place de la Concorde, nom qu'elle perdra plusieurs fois avant de le retrouver définitivement en 1830. Sur la place, on a vu la statue de Louis XV à cheval céder la place à une autre statue, dite la statue de la Liberté (à ne pas confondre avec celle de New York). Après, une nouvelle période de l'histoire de la place de la Concorde commence. Le roi Louis-Philippe veut faire oublier l'histoire
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sanglante de la place en y édifiant un monument neutre étranger à l'histoire de France. Pourquoi pas l'obélisque égyptien dont le vice-roi d'Egypte Méhemet Ali a fait cadeau en 1831 afin de remercier la France pour les traductions de hiérogli-phes effectuées en 1822 par Champollion, qui fut le premier à déchiffrer l'écriture des anciens Égyptiens. Quoi de plus neutre! Voulez-vous savoir les dimensions de cet obélisque? Et bien, c'est un énorme bloc de granit rose, haut près de 23 mètres qui pèse 230 tonnes. À son sommet, le pharaon Ramsès II est figuré quatre fois, assis, présentant une offrande au dieu égyptien Amon Ré. Chacune des quatre côté est ornée de trois rangs verticaux de hiérogliphes célébrant le dieu égyptien Horus. Mais comment a-t-on fait pour transporter ce gigantesque obélisque en France? Un navire a été spécialement construit pour cette lourde besogne. Il portait le nom le Luxor. II a mis deux longues années et vingt-cinq jours pour arriver à Toulon. Puis il a dû remonter jusqu'à la place de la Concorde à Paris, où la précieuse cargaison fut déposée. On a attendu encore trois années son installation définitive. Le socle préparé, les travaux ont repris. Et voila que le 6 août 1836, l'obélisque est enfin posé sur son socle par 300 soldats et autant de matelots. On le dresse avec succès le 25 octobre 1836: ce fut un véritable spectacle inoubliable pour les 200 000 spectateurs venus applaudir cet exploit!
Vocabulaire:
1. statue (f) équestre - конная статуя
2. inaugurer - торжественно открыть
3. exécution (f) - зд. казнь
4. confondre - перепутать
5. sanglant, -e - кровавый
6. édifier - соорудить, построить
7. déchiffrer - расшифровать
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8. sommet (m) - вершина
9. offrande (f) – приношение
10. besogne (f) - труд, работа, дело
11. cargaison (f) - груз
12. dresser - воздвигнуть
Paris et ses monuments
Le Palais du Luxembourg
Le palais du Luxembourg ressemble beaucoup aux châteaux italiens, car à la mort de son mari, le roi Henri IV, Marie de Médicis veut se réfugier dans un endroit tranquille et dans un château tout nouvellement construit, qui lui rappellerait son pays natal, l'Italie. Elle décide donc de quitter le Louvre et pour cette raison elle achète au duc de Luxembourg un terrain situé, à l'époque, pres­que à la campagne, et veut faire construire un vrai palais italien. Mais l'architecte Salomon de Brosse, qui était alors à la mode, édifie un château purement français sans que personne puisse y objecter. Le Palais possède un dôme recouvert d'une fine couche d'or, ce qui le rend très joli. (D'ailleurs, à Paris, il y a encore trois monuments, qui sont couronnés d'un dôme doré, ce sont les Invalides, le Panthéon et et l'Institut). Marie de Médicis en est satisfaite et elle fait décorer sa nouvelle habitation. Elle invite les artistes les plus talentueux de son époque. Ainsi, le célèbre peintre Rubens est chargé de décorer toutes les pièces, les salons et les galeries. Il a fallu à Marie de Médicis attendre 15 ans pour s'installer enfin dans sa nouvelle demeure, où elle vient vivre en 1625. Mais au bout de cinq années, après une dispute avec le cardinal Richelieu, conseiller de son fils Louis XIII, elle quitte son charmant palais, puis Paris, puis la France, pour ne les revoir plus jamais.
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Le Palais a connu plusieurs propriétaires: princes, ducs et duchesses s'y sont succédés jusqu'à la Révolution bourgeoise. Il est alors transformé en manufacture d'armes et plus tard en prison. Après la Révolution, le palais est devenu le siège du gouvernement et puis celui des hautes assemblées qui s'appelleront Chambre des Pairs, Sénat, Conseil de la République, puis à nouveau Sénat à partir de 1958. Donc maintenant c'est le lieu de travail des 321 sénateurs français et il n'est pas très facile de visiter le Palais. Le Président du Sénat qui est un personnage très important de l'État, habite le Palais du Petit-Luxembourg adossé à celui de Marie de Médicis. Ce palais est plus petit, mais il est aussi merveilleux!
Le jardin du Luxembourg
Ce qu'il y a de remarquable, c'est le jardin de Luxembourg, qui fut dessiné pour Marie de Médicis et qui existe jusqu'à nos jours, quoique un peu rétréci. Avec ses 23 hectares de surface, ses terrasses, ses statues et ses fontaines, il reste encore un des plus vastes parcs de la capitale française. On peut y distinguer facilement la partie «à l'anglaise» et la partie «à la française». La partie «anglaise» du parc abrite des bosquets et des allées qui serpentent. On y trouvera la seule pépinière de Paris, le fameux rucher du Luxembourg avec ses apiculteurs, coiffés de chapeaux drôles à voilette qui les protègent des piqûres d'abeilles. La partie du parc «à la française» se situe devant le Palais et est beaucoup plus vaste. Les allées y sont toutes droites, les larges parterres sont fleuris ou gazonnés. Au centre se trouve le grand bassin, autour duquel viennent beaucoup de gens pour s'asseoir tranquillement. Devant le bassin, c'est le coin des enfants. On peut y faire des balades à poney, monter sur un manège, louer des voitures à pédales, acheter des guignols et des friandises... Mais le plus fascinant, ce sont les jolies voiliers que l'on peut louer pour les faire naviguer sur le grand bassin. Sur la terrasse qui surplombe le grand bassin, on peut admirer une succession de statues qui représentent les reines de France et d'autres
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femmes illustres. On a installé les statues bien longtemps après Marie de Médicis. Il ne faudra pas manquer non plus de von la fontaine de Médicis. En la regardant attentivement, on a l'impression que l'eau coule en pente douce, mais ce n'est pas le cas, car il s'agit d'une fausse perspective.
Vocabulaire:
1. Institut (m) (de France) - Французский институт (объединение пяти
академий)
2. rétréci, -е ad) - делать более узким
3. bosquet (m) - роща
4. pépinière (f) - питомник
5. rucher (m) - пасека
6. friandise (f) - лакомство
7. surplomber - возвышаться en pente douce - отлогий
(La publication est préparée par Nadejda ROUBANIK.)
Le Père-Lachaise
Si vous êtes déjà allés à Paris et avez fait le parcours obligé du parfait touriste, si vous avez déjà visité ses incontournables monuments tels que la tour Eiffel, la cathédrale Notre-Dame, les Invalides, le Sacré-Cœur et autres curiosités parisiennes, si vous revenez à Paris, que vous avez du temps libre et qu'il fait beau, consacrez une après-midi au cimetière du Père-Lachaise: je vous assure, il vaut le détour! Avec ses 43 hectares, c'est le cimetière le plus vaste de Paris. Plus qu'un cimetière, c'est un champ de repos au pays des Disparus et un très grand jardin, planté de quelques 12 000 arbres aux essences rares. Ce lieu mythique est très fréquenté par les touristes et les fervents adorateurs qui viennent pour fleurir une
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tombe, se recueillir devant un nom illustre, goûter un peu de calme dans ce lieu apaisant. Cependant il serait simpliste de réduire le Père-Lachaise à un lieu touristique. En effet, cette vaste nécropole est à la fois un jardin pittoresque, une architecture complexe et variée, un haut lieu chargé d'histoire, bref, un endroit tout simplement extraordinaire. On peut accéder au Père-Lachaise par l'une des 4 entrées situées à proximité des stations de métro suivantes: «Gambetta», «Père-Lachaise» et «Philippe­Auguste». Nous allons emprunter l'entrée principale 'Ouest, située entre les stations «Père-Lachaise» et «Philippe-Auguste» en arrivant par la rue du Repos où l'on peut s'arrêter dans le bistro du coin qui porte le nom symbolique de «La Renaissance» et où vous pouvez acheter, pour la modique somme de deux euros, le plan du cimetière. Mais avant de commencer notre promenade dans cet incroyable labyrinthe parmi quelque 900 000 sépultures, il est intéressant d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de ce cimetière qui n'en a pas été toujours un. A l'origine, ce grand parc descendant sur le flanc de la colline était la propriété d'un ménestrel du roi, le sieur Jean d'Avignon. Cette vaste propriété en dehors de la ville s'appelait Champ d'évêque, car l'évêque de Paris y possédait des vignes, des arbres fruitiers et des cultures maraîchères. Les années passèrent et les propriétaires se succédèrent jusqu'au début du I7
ème
siècle où la
propriété passa à la communauté des jésuites qui y installa une maison de retraite et de repos pour les membres de sa congrégation. Parmi les abbés qui fréquentèrent ce lieu paradisiaque, il y en eut un dont l'histoire garda le nom jusqu'à nos jours, nom qui l'associa définitivement à ce lieu. Il s'agit du Ré­vérend Père François d'Aix de la Chaize, confesseur du jeune roi Louis XIV, le futur Roi-Soleil. Ce dernier s'y rendait si fréquemment, que l'endroit fut rebap­tisé Mont-Louis et l'on y érigea pour lui un château, un Versailles en miniature, avec une orangeraie, des fontaines et un parc magnifique. Que de visiteurs il­lustres se pressèrent en ce lieu fantastique! Des parties de chasse, des fêtes brillantes y étaient organisées. Et c'est le Père-Lachaise en personne qui était
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l'âme de ces amusements. Après la mort du Père-Lachaise le Mont-Louis perdit de son prestige. D'ailleurs, peu après, les jésuites, ne pouvant plus s'acquitter des lourdes taxes qui pesaient sur eux, furent expulsés de cette propriété. La valse des propriétaires recommença jusqu'à l'année 1804, l'année où ce terrain fut acquis par le comte Nicolas Frochot pour le compte de la ville de Paris; c'est alors que ce lieu fut transformé en nécropole, car la place commençait à manquer en ville. D'ailleurs, à la suite de l'arrêté du 2 ventôse de l'an IX (21 février 1801), pour des raisons de salubrité publique, les cimetières devaient être évacués de la cité. Toutefois les Parisiens ne se pressèrent pas pour inhumer leurs proches sur ces hauteurs éloignées de la ville. Alors on y transféra les sépultures collectives et, pour attirer les curieux en ce lieu, les restes supposés de Molière et de La Fontaine, ainsi que des amants célèbres Héloïse et Abélard. Le calcul se révéla juste: ces tombes attirèrent un flot de curieux, et les jeunes couples romantiques se pressèrent devant les grilles de l'élégante chapelle où l'on peut voir les gisants d'Héloïse et d'Abélard. Cette opération «promotionnelle» s'avéra payante, puisque quelques années plus tard, le Père­Lachaise devint un lieu à la mode, une sorte de Bottin mondain où il fut de bon ton de reposer pour l'éternité. En effet, ce cimetière est de nos jours le lieu où l'on rencontre le plus grand nombre de célébrités au kilomètre carré! Les familles rivalisèrent entre elles pour construire à leurs chers disparus des monuments plus beaux et plus hauts les uns que les autres, parfois même de vrais maisons à étages! Mais il ne faut pas croire que ce lieu fut toujours paisible. Loin de là! Rien que ces deux exemples vous le démontreront. En 1814, quand l'armée Russe investit Paris, les cosaques y bivouaquèrent. C'est tout dire! Et pendant la Commune de Paris, les Fédérés y campèrent. Ils éventrèrent les tombes et y installèrent leurs dépôts de munitions. Le cimetière se transforma en un champ de bataille et fut le théâtre de sanglants combats où chaque mètre fut farouchement défendu. Finalement les Fédérés perdirent et les survivants furent fusillés sur place par les
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Versaillais. Le Mur des Fédérés, ce monument funéraire célèbre, se dresse en souvenir de cet effroyable massacre, de façon que bien de gens n'associent le Père-Lachaise qu'à ce triste événement. Pour beaucoup, ce lieu devint à jamais synonyme de la Commune et de la Semaine Sanglante, ce qui est pour le moins abusif .Ne faudrait-il pas plutôt prendre le Père-Lachaise comme un musée de l'art funéraire en plein air, avec ses chapelles, caveaux, monuments funéraires, sculptures et gisants (le gisant - (ici) la sculpture du défunt sur sa tombe le représentant en position couchée). Suivons donc l'allée principale qui monte vers le Monuments aux Morts, réalisé par le sculpteur Bartholomé en 1895. Après son achèvement, ce chef-d'œuvre resta quelque temps voilé pour ménager la pudeur des visiteurs qui auraient pu être choqués par la nudité des personnages y figurant. Au centre de ce vaste ensemble se trouve la porte de la Mort par laquelle on voit pénétrer un homme et une femme. Ils se tiennent bien droit et n'ont pas l'air d'avoir peur. De part et d'autre de la porte, sont regroupés ceux qui se préparent à entrer dans le Royaume de la Mort. Les personnages à droite, massés derrière l'homme, confiants, prient en attendant leur tour de passer. Et à gauche, les mécréants se lamentent.Dans l'allée qui mène au Monument aux Mort on eut admirer, sur la gauche, les tombes de Rossini et de Musset. Le poète avait demandé qu'on plantât sur sa tombe un saule, mais le sol à l'endroi où il repose n'étant pas adapté à cette espèce d'arbre,le saule de Musset est bien rachitique. Néanmoins, il est régulièrement remplacé par les soins du service d'entretien du cimetière.
Par les marches d'un escalier assez raide nous atteignons l'allée transversale où dans la division 25 se trouvent les tombes des «doyens» de ce cimetière: Molière et La Fontaine. Elles sont entourées d'une grille commune et sont abondamment fleuries. On peut dire que l'illustre dramaturge et comédien et le célèbre fabuliste se trouvent en bonne compagnie, puisque d'autres écrivains et gens de théâtre