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КУРС ЛЕКЦИЙ - ЧАСТЬ I. МОРФОЛОГИЯ.doc
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Conférence IV determinatifs plan

  1. Déterminatifs en tant que partie du discours.

  2. Sémantique des déterminatifs.

  3. Article.

  4. Déterminatifs démonstratifs et possessifs.

  5. Déterminatifs interrogatif et indéfinis.

______________________________________

1. Déterminatifs en tant que partie du discours. Les déterminatifs (Det.) sont des mots outils accompagnant le N dans la proposition et exprimant les propriétés communes de l’objet telles que : détermination, appartenance, quantité etc. Ils forment une PdD à part à la base de leur propriétés sémantiques, morphologiques et syntaxiques. Ils sont pourvus de trois fonctions :

  • syntaxique – la formation du groupe substantival dans la proposition. Sans les Dét., qui sont des actualisateurs du N, ce dernier ne peut pas accomplir ses fonctions syntaxiques essentielles, p. ex. Le garçon lit un livre (on ne peut pas dire * Garçon lit livre).

  • morphologique – la précision des catégories du N : du nombre et du genre au cas où elles ne sont pas exprimées par des flexions du N, p. ex. un livre et une livre, ce livre et ces livres.

  • sémantique – l’expression de la détermination qui représente une catégorie grammaticale syntaxique. Le Dét. essentiel – article - dénote cette catégorie «à l’état pure». Les autres Dét. y ajoutent dés significations complémentaires.

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Les Dét. incluent cinq classes sémantico-grammaticales : articles, Dét. possessifs (mon, ton, son etc.), Dét. démonstratifs (ce, cette, ces), Dét. interrogatif (quel, quels etc.) et Dét. indéfinis dont la nomenclature suscite des discussions et qui compte 13 mots au maximum: aucun, divers, différents, même, tel, autre, maint, tout, chaque, plusieurs, nul, certain, quelque(s) – et deux unités complexes : n’importe que, je ne sais quel. Le noyau est représenté par quatre premiers – ce sont les Dét. essentiels. Les Det. indéfinis se rapportent à la périphérie de la PdD puisqu’ils ou bien précisent les significations des essentiels (certains, divers, plusieurs = des ; quelque = un, du ; tous les = les), ou bien expriment des nuances significatives. Vu la similitude fonctionnelle, aux Det. sont proches les locutions complexes du type : une espèce de, une sorte de (= un) ; un certain nombre, un tas de (= des) et autres.

1.1. Le problème des Dét. comme PdD inclut deux questions :

  • le bien-fondé de la distinction des Dét. des adjectifs ou des pronoms ;

  • le bien-fondé de leur union avec l’article.

Sans nous y arrêter de façon détaillée soulignons tout de même que par leur sémantique les déterminatifs sont semblables aux pronoms; du point de vue de la syntaxe, se rapportant aux noms, ils sont proches des adjectifs, mais, à la différence de ceux-ci, ce sont des mots outils qui ne peuvent s'employer indépendamment. La nature contradic­toire des déterminatifs pose le problème de leur classement. Alors que la grammaire traditionnelle les qualifiait d'adjectifs pronominaux (p. ex. [ 47 ] ), certains linguistes les réunissaient avec les pronoms [ 55 ; 59 ] ) , d'autres en faisaient une classe à part (en y rangeant [ 68; 33 ] ou non [ 4 ] l'article). En tant qu’ actualisateurs du N et porteurs de sa détermination les mots outils mon, ce, chaque etc. ne se distinguent en principe de l’article en l’enrichissant seulement des significations complémentaires qui reflètent la situation. Tout cela permet à la plupart des linguistes de les unir avec l’article et de les inclure dans la seule classe des déterminatifs.

2.0. Sémantique des déterminatifs. La propriété commune des Dét. est l’expression de la détermination du N dans la proposition. C’est une catégorie sémantique puisqu’elle reflète les connaissances du locuteur sur le monde extralinguistique, mais en même temps c’est une catégorie syntaxique puisqu’elle participe à l’organisation de la proposition.

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La détermination est le cas particulier d’un phénomène plus large nommé actualisation qui représente le transfert du mot du système linguistique dans la parole. Elle est liée à la limitation du volume de la notion, au choix entre l’universel, le particulier et l’individuel, p. ex. : Le cheval est un animal et Je vois un (son) cheval. Voilà pourquoi aux Dét. sont propres deux significations : généralisante et individualisante. Mais cette fonction n’est pas la seule puisque le même Dét. peut les exprimer toutes les deux, p. ex. : Le chien est carnivore et Je vois le chien de notre voisin ; Il faut aimer ses parents et Il est très attaché à ses parents. Mais l’individualisation prévoit la définition de l’objet dans une situation donnée. Tout énoncé est porteur de l’information. L’information est l’abolition de l’indétermination. La fonction des Dét. est de montrer le degré de la détermination/indétermination de l’objet pour les interlocuteurs.

2.1. Types de la détermination. Elle peut être qualitative et quantitative.

      1. Détermination qualitative montre le degré des connaissances de l’objet par le locuteur. Elle est exprimée par les Dét. d’identification ou référentiels dont :

  • articles dénotant la détermination/indétermination de la façon la plus commune et la plus abstraite ;

  • possessifs précisant l’objet par rapport aux interlocuteurs ;

  • démonstratifs identifiant l’objet par sa localisation directe dans l’espace et dans le temps de l’acte de la parole ;

  • le Dét. interrogatif qui détermine l’objet par sa corrélation avec l’énoncé postérieur – la réponse.

Ces Dét. référentiels sont ou bien déictiques (ils renvoient aux éléments de la situation) ou bien anaphoriques quand ils renvoient à la dénomination précédente ou postérieure.

      1. Détermination quantitative. Reflète la caractéristique quantitative des objets dénommés (unicité, pluralité, partialité, totalité etc.). Elle est exprimée :

  • par l’opposition des articles (les/des ; un/des ; le/du) ;

  • par les numéraux en fonction des Dét. ;

  • par les Dét. indéfinis appelés quantifiants : plusieurs, chaque, quelque etc.

Les deux types de la détermination s’entrecroisent : p. ex. les formes du pluriel (des, aucuns, divers, plusieurs) expriment les deux significations.

Les Dét. se divisent en définis : Art. défini, syntagmes avec l’Art. défini : tous les, les deux ; Dét. possessifs : mon, ton, son etc Dét. démonstratifs : ce, cette, ces ; et indéfinis : Art. Indéfini, Art. partitif, Dét. indéfinis : tout, chaque, divers, certains etc.

La différence se manifeste en commutation avec les pronoms le, la, les ou en :