Добавил:
kiopkiopkiop18@yandex.ru t.me/Prokururor I Вовсе не секретарь, но почту проверяю Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз: Предмет: Файл:

Ординатура / Хирургия / Библиотека им академика М.И. Перельмана / Книга_1021_Библиотеки_им_академика_М_И_Перельмана

.pdf
Скачиваний:
0
Добавлен:
31.08.2026
Размер:
25 Мб
Скачать
V - Gestion des situations difficiles, des complications et des erreurs
1. Adhérences 63
2. Lésions vasculaires 63
a. Saignements diffus/saignements de vaisseaux mineurs 63 b. Saignement de vaisseaux majeurs 63
3. Lésions des organes 63
a. Grand épiploon 63 b. Intestin 64 c. Rate 64 d. Estomac 64 e. Foie 64 f. Pancréas 64
4. Emphysème péritonéal 65
a. Aiguille de Veress 65 b. Trocart 65
5. Perte d’un tampon dans la cavité abdominale 65
6. Difficultés d’identification de l’artère mésentérique inférieure 65
7. Adhérence du sigmoïde à la paroi abdominale 65
8. Lésion du tronc sympathique gauche 66
9. Lésion de l’uretère gauche 66
10. Lésion des vaisseaux iliaques 66
11. Difficultés au clippage 66
a. Position incorrecte des clips 66 b. Position dangereuse des clips 66 c. Glissement et perte des clips 66
12. Test de fuite anastomotique positif 67
13. Rotation du côlon gauche 67
14. Côlon spastique 67
15. Dissémination des cellules cancéreuses 67
VI - Variations anatomiques
Variations vasculaires 69 Variations de la position du sigmoïde 72
Annexes
Exemple de compte rendu opératoire 76 Bibliographie 77 Index des mots clés 80
Introduction
Sur le plan de la formation, le Précis d’intervention a un côté « plagiat ». La mise en page – pourquoi s’en cacher ? – reprend largement celle de livres de cuisine répandus. Ces livres commencent en général par présenter les ingrédients et ustensiles néces­saires pour préparer une recette. Le texte décrit ensuite brièvement les principales techniques culinaires utilisées. Des photographies illustrent les explications écrites et présentent le plat terminé. Des schémas et des illustrations clarifient parfois chaque étape de la préparation.
Malgré ces parallèles évidents, il existe une différence cruciale entre les livres de cui­sine et le Précis d’intervention : celui-ci décrit des techniques chirurgicales compli­quées et complexes, dans le but d’aider le chirurgien et son équipe à pratiquer une intervention en alliant sécurité et économie de moyens. Finalement, l’important est toujours le bien-être du patient. Il convient donc de mentionner dès à présent les points suivants :
• une maîtrise parfaite des techniques traditionnelles et mini-invasives est le nécessaire préalable à l’utilisation du Précis d’intervention comme aide à l’intervention ;
• l’attention aux erreurs possibles est le premier principe à appliquer pendant une intervention, principe qui s’applique encore plus en chirurgie mini-invasive qu’en chirurgie traditionnelle ; éviter les erreurs est crucial.
Comme l’indiquent les préfaces, le concept du Précis d’intervention est né d’une étude scientifique intitulée « Entraînement mental dans la formation chirurgicale », réalisée dans le cadre d’un projet mené conjointement par le service de chirurgie de l’univer­sité de Cologne (sous la direction du professeur Hans Troidl), l’Institut de sport et de sciences du sport de l’université de Heidelberg et l’Institut européen de chirurgie (ESI, European Surgical Institute) de Norderstedt. L’objectif initial était la cholécystectomie laparoscopique.
L’entraînement mental est dérivé du sport de haut niveau. Il consiste à imaginer consciemment, méthodiquement et répétitivement, des actions et gestes sans les effec­tuer en même temps (cf. Driskell, Copper & Moran, 1994 ; Eberspächer, 2001 ; Feltz & Landers, 1983 ; Immenroth, 2003). L’implication scientifique dans l’imagination gestuelle est une tradition de longue date dans la recherche médicale et psychologique. Dès 1852, Lotze a décrit comment le fait d’imaginer et de visualiser des gestes peut aboutir à leur exécution simultanée « avec des gestes calmes… » (Lotze, 1852). Ce phé­nomène reçut ensuite le nom d’« idéomotion » et d’« effet Carpenter » (Carpenter,
1874).
Dans le projet collaboratif, l’entraînement mental a été modifié de façon à pouvoir être utilisé pour la formation initiale et continue des jeunes chirurgiens. Dans l’entraî­nement mental appliqué à la chirurgie, le chirurgien imagine l’intervention de l’inté­rieur sans effectuer aucun geste réel, c’est-à-dire qu’il visualise mentalement l’intervention étape par étape. L’étude conduite au European Surgical Institute (ESI) a utilisé le premier Précis d’intervention comme base d’imagination. Dans ce précis, la cholécystectomie laparoscopique était divisée en étapes clairement décrites, les « points focaux ».
L’étude a comparé les effets de l’entraînement mental sur l’apprentissage de la cholé­cystectomie laparoscopique à ceux de l’apprentissage pratique et d’un groupe témoin. Plus de 100 chirurgiens ont participé à l’étude, d’une durée totale de sept ans entre 2000 et 2007 (planification, étude elle-même et évaluation).
Les résultats ont été exactement conformes aux attentes : les chirurgiens pratiquant l’entraînement mental ont accompli des progrès similaires (voire supérieurs pour cer-
15
taines sous-échelles) aux chirurgiens recevant une formation pratique complémen­taire sur simulateur. En outre, les progrès de ces deux groupes ont été supérieurs à ceux observés dans le groupe témoin, qui n’a reçu aucune formation complémentaire mentale ou pratique (pour plus de détails, cf. Immenroth, Bürger, Brenner, Nagel­schmidt, Eberspächer et Troidl, 2007 ; Immenroth, Bürger, Brenner, Kemmler, Nagel­schmidt, Eberspächer et Troidl, 2005 ; Immenroth, Eberspächer, Nagelschmidt, Troidl, Bürger, Brenner, Berg, Müller et Kemmler, 2005).
L’étude incluait également un questionnaire visant à déterminer l’acceptation de l’en­traînement mental en tant que méthode d’enseignement en chirurgie par les chirur­giens qui l’ont utilisée. L’entraînement mental a été jugé très positif par l’ensemble des 34 chirurgiens qui l’ont pratiqué. Le Précis d’intervention a été particulièrement apprécié (pour plus de détails, cf. Immenroth et al., 2007) :
• 28 chirurgiens ont exprimé le souhait de rédiger eux-mêmes des Précis d’interven­tion similaires pour les utiliser en pratique quotidienne ;
• 29 chirurgiens ont attribué le succès de l’entraînement mental au moins en partie au Précis d’intervention ;
• 30 chirurgiens ont souhaité l’intégration de ces Précis d’intervention dans le cadre des cours dispensés à l’European Surgical Institute (ESI).
Cette réponse positive à l’étude a été le point de départ de la réalisation de la série actuelle de Précis d’intervention.
Avant publication, le Précis d’intervention a été réalisé selon des techniques métho­diques et didactiques, puis adapté aux besoins et aux souhaits des lecteurs. Cette adap­tation a eu lieu à la suite d’une enquête auprès de 93 chirurgiens (internes, chefs de clinique, directeurs médicaux adjoints et directeurs médicaux) qui ont participé à des cours de chirurgie à l’European Surgical Institute (ESI). Ils ont évalué en détail la structure et les éléments du Précis à l’aide d’un questionnaire.
Les résultats de cette enquête ont permis d’optimiser le Précis d’intervention. Le sens et la représentation des points focaux, l’accessibilité et le niveau de détail du texte et les photographies de l’intervention ont été extrêmement appréciés, en particulier par les jeunes chirurgiens (Güler, Immenroth, Berg, Bürger et Gawad, 2006). Les recherches complètes accomplies pour ce Précis d’intervention garantiront son inté­rêt global pour le lecteur.
16
Structure et utilisation du Précis d’intervention
Structure et utilisation du Précis d’intervention
La présente série de Précis d’intervention tente, dans la mesure du possible, de stan­dardiser les interventions laparoscopiques décrites. Pour ce faire, la même structure est appliquée à toutes les techniques d’intervention décrites. Par ailleurs, les séquences opératoires exécutées à l’identique dans toutes les interventions sont toujours expli­quées à l’aide des mêmes blocs de texte. L’utilisation d’une même structure générale pour la description de toutes les interventions et de blocs de texte identiques vise à favoriser la reconnaissance des modèles récurrents et leur traduction en action, même dans des interventions différentes.
Le Précis d’intervention est divisé en six chapitres identifiés par des chiffres romains et des marges de couleurs différentes. Cette structure s’applique à tous les Précis d’in­tervention de la série. Voici maintenant le détail du contenu de chaque chapitre.
Le chapitre Préparation de l’intervention indique les instruments de base nécessaires pour toutes les interventions laparoscopiques, puis les instruments laparoscopiques supplémentaires utilisés pour l’intervention spécifique. Suit une description détaillée du positionnement et du rasage du patient, de l’application de l’électrode neutre, de l’installation du matériel, de la désinfection cutanée et de la mise en place de champs stériles. La préparation opératoire se conclut par une description détaillée et une illus­tration du positionnement de l’équipe chirurgicale pour l’intervention qui va être pratiquée.
Dans le chapitre Création du pneumopéritoine – mise en place du trocart optique, trois options sont présentées en détail : la méthode de Hasson, le trocart à obturateur optique et l’aiguille de Veress. Le choix de la méthode est laissé à l’appréciation du chi­rurgien. Les trois options sont employées en pratique chirurgicale. Il est toutefois à noter que l’insertion de l’aiguille de Veress, qui est pratiquée « en aveugle », constitue le risque principal de la chirurgie mini-invasive.
Le chapitre suivant détaille la mise en place des trocarts opérateurs. Les explications textuelles sont complétées par des schémas. Pour conserver en permanence une vue générale de l’emplacement des trocarts, même pendant la description qui suit de la séquence d’intervention, ces illustrations sont reprises à taille réduite à chaque étape de l’intervention.
I - Préparations pour l’intervention
II - Création du pneumopéritoine -
mise en place du trocart optique
III - Mise en place des trocarts
opérateurs
IV - Les points focaux
V - Gestion des situations difficiles,
complications et erreurs
VI - Variations anatomiques
Annexes
3 options pour créer le pneumopéritoine : le choix appartient au chirurgien
Aiguille de Veress = le choix comportant le plus de risques !
Illustration permanente de la position des trocarts
Le chapitre Les points focaux constitue le cœur du Précis d’intervention. C’est ici que la séquence de l’intervention est décrite en détail. Une brève explication de l’expres­sion « point focal » précède cependant cette description détaillée. Les préfaces et l’in­troduction ont présenté l’entraînement mental comme une forme d’entraînement utilisé avec succès depuis des décennies dans le domaine du sport de haut niveau. C’est de là que vient l’expression. Dans le domaine du sport comme dans celui de la chirur­gie, un point focal représente l’une des composantes du mouvement qui sont absolu­ment nécessaires à l’exécution optimale du mouvement. Les points focaux doivent être exécutés successivement et se caractérisent par une réduction du degré de liberté d’action.
En entraînement mental, ils jouent le rôle de points d’orientation pour l’imagination consciente et méthodiquement répétée du mouvement sportif ou de l’intervention (pour en savoir plus, cf. Immenroth, Eberspächer et Hermann, 2008).
Pour chaque intervention de la série Précis d’intervention, ces points focaux ont été extraits en détail par les auteurs, en collaboration avec les éditeurs. Les points focaux représentent le cadre structurel de base d’une intervention. En raison de leur perti­nence particulière et pour faciliter l’orientation, tous les points focaux du Précis d’in­tervention sont présentés sur la gauche de chaque double page sous forme
Point focal = terme utilisé en sport de haut niveau
Points focaux :
1) absolument essentiel
2) ordre successif
3) aucun degré de liberté
17
Structure et utilisation du Précis d’intervention
Ordinogramme de la séquence de points focaux sur chaque double page
Maximum 7 instructions (±
2) par point focal
Avertissements de danger signalés en rouge !
Variantes : en petits caractères bleus à la fin du point focal.
Illustration des principales variations anatomiques
Exemple de compte rendu opératoire en annexe
p. 65, V-4) =
( référence à la section 4 du chapitre V
Toutes les sources publiées sont citées dans la bibliographie.
d’ordinogramme. Le point focal actuel est surligné de façon graphique. Les instru­ments nécessaires pour ce point focal et les trocarts spécifiques sont énumérés dans un encadré placé à droite de l’ordinogramme.
Sous cet encadré apparaissent des instructions aussi brèves que possibles, relatives au point focal. À partir de la théorie de Miller (1956) selon laquelle le nombre optimal d’unités d’information qui peut être mémorisé est de 7 ± 2 (« le chiffre magique 7 »), chaque point focal comporte dans la mesure du possible un maximum de sept ins­tructions simples. À propos des instructions, il est à noter que le changement d’ins­truments entre chaque point nodal n’est en général pas décrit de façon explicite, mais est rendu évident par les différences entre les instruments énumérés dans les encadrés « instruments ».
Lorsque nécessaire, les moments présentant un risque particulier sont signalés en rouge.
La séquence d’opérations décrite ne représente qu’une des méthodes d’intervention alliant sécurité et économie de moyens, celle que préfèrent les auteurs. Il est indubita­ble que plusieurs autres séquences d’opération sont également valables. Dans la mesure du possible, des notes sur ces autres méthodes sont fournies en petits carac­tères bleus à la fin de chaque point focal.
Le cinquième chapitre décrit en détail la Gestion des situations difficiles, des compli- cations et des erreurs. En règle générale, les premiers points abordés sont les adhé­rences, les hémorragies, les lésions des organes, etc.
Le chapitre suivant se penche sur les Variations anatomiques qui peuvent être ren- contrées dans la séquence d’opération décrite et imposer un abord différent. Dans un souci de clarté, seules les variations anatomiques les plus importantes sont citées.
Pour augmenter encore la pertinence pratique du Précis d’intervention, un exemple de compte rendu opératoire est reproduit dans l’Annexe, qui contient en outre les références et listes de mots clés.
Afin d’éviter les répétitions, le texte fait référence aux chapitres appropriés du Précis d’intervention lorsque nécessaire. Pour ce faire, le numéro du chapitre en chiffres romains et le numéro de la section correspondante sont indiqués entre parenthèses. La plupart des références renvoient au chapitre V, qui décrit la gestion des situations difficiles, des complications et des erreurs. Ces références sont indiquées en caractères rouges.
18
Ajoutons que, pour améliorer la lisibilité du Précis d’intervention, aucune référence bibliographique n’est fournie dans le texte. Cependant, pour offrir une vue d’ensem­ble des ressources de base et en profondeur, la bibliographie indique la liste de toutes les publications.
Préparations pour l’intervention I
Préparations pour l’intervention
Vérifier que les conditions préopératoires à la sigmoïdectomie laparoscopique sui­vantes sont remplies :
• l’indication de l’intervention est correcte ;
• le patient a donné son consentement éclairé détaillé ;
• l’intestin a été préparé comme il convient à la chirurgie colorectale laparoscopique ;
• une prophylaxie antithrombotique (héparine de bas poids moléculaire) et
• une prophylaxie antibiotique périopératoire (une seule injection) ont été adminis­trées.
Instruments laparoscopiques de base
• Scalpel de taille 11
• Seringue 10 mL et solution de NaCl à 0,9 %
• Ciseaux à dissection
• 2 écarteurs Langenbeck
• Dispositif d’aspiration
• Porte-aiguille
• Ciseaux à suture
• Pince
• Pinces de Backhaus
• Compresses
• Tampons à bande de contraste radiographique
• Sutures : – Fascia : 2-0 résorbable, polyfilament – Sous-cutanée : 3-0 résorbable, polyfilament – Peau : 4-0 ou 5-0 résorbable, monofilament – Côlon : 2-0, 3-0 ou 4-0 résorbable, mono- ou polyfilament
• Adhésif cutané, si nécessaire
• Pansements
Instruments pour le premier accès, selon le type d’accès :
a) Méthode de Hasson
– Trocart de Hasson (10/12 mm) – 2 sutures de renforcement (2-0) – Suture en bourse (2-0)
b) Trocart à obturateur optique (par exemple trocart sans lame Endopath XCEL®,
Ethicon Endo-Surgery)
c) Aiguille de Veress (par exemple aiguille Ultra Veress, Ethicon Endo-Surgery)
Une trousse de base de laparotomie doit toujours être présente dans le bloc opératoire pour pouvoir pratiquer une laparotomie immédiatement en cas d’urgence.
19
Préparations pour l’interventionI
Instruments laparoscopiques supplémentaires pour la sigmoïdectomie
Trocarts : (par exemple trocart Endopath XCEL®, Ethicon Endo-Surgery)
T1 : trocart optique (10/12 mm) T2 : trocart opérateur (5 mm ou 10/12 mm) T3 : trocart opérateur (10/12 mm) T4 : trocart opérateur (5 mm ou 10/12 mm)
• Trocarts supplémentaires, si nécessaire
• Réducteurs, si nécessaire
• Optique coudée (optique 0°, si nécessaire pour le trocart à obturateur optique)
Instruments de dissection :
• 2 pinces à préhension atraumatiques (5 mm et/ou 10 mm)
• Dissecteur courbe
• Dissecteur à ultrasons (par exemple bistouri Harmonic® ou Harmonic ACE®, Ethi­con Endo-Surgery)
Avant d’utiliser les instruments Harmonic®, lire le mode d’emploi et se familiariser avec l’instrument.
• Poignée et pince pour électrode de cautérisation HF (haute fréquence) (pour l’hé­mostase des tissus adipeux sous-cutanés)
• Ciseaux courbes (pour les adhérences)
• Tampon de dissection
• Dispositif d’aspiration-irrigation
• Agrafeuse linéaire endoscopique (par exemple agrafeuse Endopath® ETS ou Echelon 60®, Ethicon Endo-Surgery)
• Cartouches supplémentaires, si nécessaire
• Agrafeuse circulaire transluminale (par exemple agrafeuse circulaire Proximate® ILS, Ethicon Endo-Surgery)
• Clamp à suture en bourse, par exemple EH 40, Ethicon)
• Applicateur de clips (par exemple applicateur de clips Ligamax® ou Absolok®, Ethi­con Endo-Surgery/Ethicon)
• Clips titane ou résorbables
• Champ plastifié
• 3 clamps d’Allis
• Solution antiseptique
• Drain de Penrose
20
Variante : Des ciseaux bipolaires peuvent être utilisés pour la dissection à la place du bistouri Harmonic®.
Instruments laparoscopiques de base
Instruments laparoscopiques supplémentaires pour la sigmoïdectomie
21
Préparations pour l’interventionI
Vidange vésicale
Positionnement du patient
• Pour éviter de blesser la vessie, s’assurer que celle-ci est vidée avant l’intervention en plaçant un cathéter transurétral temporaire.
• Placer le patient en position de lithotomie.
• Incliner ensuite la table en anti-Trendelenburg (10 à 20°) et position latérale droite (10°).
• Placer les fesses sur le bord distal de la table et écarter les cuisses et les jambes en légère flexion.
• Placer le bras droit le long du corps et le bras gauche à un angle maximal de 70° par rapport au corps afin d’éviter de blesser le nerf axillaire.
• Utiliser des cale-épaules (des deux côtés) et une cale latérale droite ou un matelas à dépression pour éviter que le patient ne glisse lorsqu’il sera placé dans des positions extrêmes
Rasage
22
• Raser le patient des mamelons jusqu’à la symphyse pubienne et entre les épines iliaques antéro-supérieures afin de pouvoir passer à l’intervention conventionnelle en cas de complication.
• Lorsque le courant monopolaire est utilisé, raser le côté où sera placée l’électrode adhésive neutre (aussi près que possible du champ opératoire, par exemple sur le haut de la cuisse).
• Avant de placer l’électrode neutre, vérifier que la peau est absolument sèche à l’en­droit où l’électrode doit être placée et dans toutes les zones en contact avec la table.
• Coller ensuite délicatement la totalité de la surface de l’électrode sur la plus large masse musculaire possible. Le câble conducteur doit être aussi éloigné que possible du champ opératoire.
En cas d’utilisation de courant monopolaire, veiller à éviter toute brûlure sur les zones cutanées humides.
• Placer le générateur du dissecteur HF ou à ultrasons sur la puissance appropriée pour l’indication.
• Régler la position de la pédale.
• Fixer l’unité d’aspiration-irrigation.
• Sélectionner un plateau maximal d’insufflation de 12 mmHg sur l’insufflateur de CO
(débit de 6 à 8 L/min).
2
Électrode neutre
Installation du matériel
• Désinfecter la peau des mamelons à la symphyse pubienne. Accorder une attention particulière à la désinfection des plis cutanés.
• Recouvrir de champs stériles le site opératoire de façon à ce qu’il soit limité en haut au niveau de la xiphoïde, en bas juste au-dessus de la symphyse et latéralement par les lignes axillaires.
Désinfection cutanée
Pose des champs stériles
23