Fêtes et traditions françaises («Праздники и традиции Франции»). Учебное пособие
.pdfdivinité (f) – божество solstice (m) – солнцестояние
Saint Luc – Святой Лука
Denis le Petit – Дионисий Малый
Trente – г. Тренто (Италия)
Bethléem – Вифлеем crèche (f) - ясли
dévotion (f) – благоговение fidèle (m) – приверженец
Mithra – Митра (бог солнца и огня у древних персов)
6.5. Prononcez correctement:
prophétie [prɔfesi]; Jésus-Christ [ʒezukri].
6.6. Traduisez le texte:
Fête de la Nativité du Christ
La Noël, fête de la nativité du Christ, est fixée au 25 décembre. Jésus naquit à Bethléem, cité de David, le Messie devant, selon les prophéties, y naître. D’après St Luc, Joseph et Marie s’étalent rendus en Judée pour le recensement; faute de place à l’hôtellerie, ils s’étalent logés dans une bergerie.
Jésus y naît dans la nuit, mais le 25 décembre a été adopté comme date en 440. St Luc indique que Jésus a été couché dans une crèche (mangeoire d’animaux); la présence d’un âne et d’un boeuf est mentionnée dans un apocryphe arménien (le pseudo-Matthieu, considéré comme authentique jusqu’au Concile de Trente (1555); ce texte a fait naître la dévotion populaire des “Crèches de Noël” qui comportent toutes un âne et un boeuf). L’année
21
754 de la fondation de Rome a été choisie comme celle de la naissance du
Christ et comme début de l’ère chrétienne par le moine Denis le Petit (Anno
Domini). Depuis le XIXe siècle, les historiens estimaient plus vraisemblables les dates de 759 ou 760 de Rome (5 ou 4 avant l’ère qui porte le nom de Jésus-Christ). Le jour du 25 décembre a été choisi au IVe siècle. Il correspond à une ancienne fête païenne solaire commune à la religion romaine et au culte de Mithra, grande divinité des Perses, génie des éléments et juge des morts (solstice d’hiver). Mithra devint le centre d’une religion à mystères qui se répandit dans la Grèce hellénistique et dans l’Empire romain, Mithra était appelé par ses fidèles le Soleil triomphant; les chrétiens ont appelé Jésus: Lumière des Nations, Soleil de Justice, Soleil nouveau, Vrai Soleil et Vrai Jour.
6.7. Lisez le texte et parlez de la tradition mentionnée dans ce texte:
Noël à Séguret
Le soir de Noël, dans la nuit froide et claire, quand les cloches sonnent à toute volée, tous les villageois se rassemblent. Ils montent vers l’église, par les petites rues étroites, à la lumière des torches que chacun tient à la main, vers l’église où tout est prêt pour célébrer Noël. Chacun connaît parfaitement son rôle. L’ange chante en français, le berger en provençal: la langue du peuple de Provence. Et l’enfant, que tous saluent, est un vrai bébé, couché sur la paille, comme 1’était Jésus.
Tous les hommes du village, dans le rôle des bergers, chantent pour lui, et l'enfant écoute, veillé par Marie et Joseph. Après les hommes, les enfants se mettent à genoux et chantent, puis les femmes du village. Cela dure longtemps, trop longtemps peut-être. La fête se termine et chacun rentre chez
22
soi, heureux d’avoir fait revivre, une fois encore, une longue tradition.
6.8.Retenez les expressions dont le mot Noël fait partie: croire au Père Noël – быть наивным, жить иллюзиями; crier Noël – ликовать, торжествовать.
6.9.Lisez le texte et parlez de l’origine du Père Noël:
L’histoire du père Noël en France fut longue à établir. Arnold Van Gennep, le premier, tenta de la retracer au début des années cinquante, dans le septième et dernier tome de son monumental Manuel de folklore français, consacré aux rites de Noël.
Errant comme à son habitude dans le maquis des folklores régionaux, Van Gennep était inévitablement passé par l’est de la France. En Franche-
Comté, en Alsace et surtout en Lorraine, il avait croisé saint Nicolas. Le personnage 1’avait intrigué. Sa corpulence 1’apparentait naturellement au père Noël, tout comme ses promenades nocturnes durant lesquelles il cavalait sur les toits et se faufilait dans les conduite des cheminées. Mais ces ressemblances restaient insuffisantes pour convaincre un généalogiste sourcilleux...
Les deux figures étaient pourtant trop proches pour que leur filiation ne puisse être établie. Ce fut l’oeuvre d’Henri Donteville, mythologue acharné.
Dans un ultime chapitre de sa France mythologique, 1’auteur paracheva ses recherches en expliquant que le père Noël n’était autre qu’un saint Nicolas défroqué.
Voici l’histoire. Après la guerre de 1870, quelque deux cent mille Alsaciens et Lorrains, abandonnant leurs provinces annexées, vinrent s’établir
23
dans la région parisienne. Ils emportaient avec eux leurs traditions: le sapin pour les Alsaciens, saint Nicolas pour les Lorrains. Le saint homme fut vite adopté. Le petit Jésus, qui traditionnellement apportait les cadeaux dans les familles catholiques de la capitale, semblait trop frêle pour remplir cette mission. On le remisa dans sa crèche, et les Parisiens saluèrent en saint Nicolas un bienfaiteur à la fois plus solide et jovial. Saint Nicolas se mit donc à distribuer ses cadeaux non plus le 6 décembre mais le jour de Noël.
L’adoption du nouvel arrivant nécessita cependant quelques retouches. La laïcisation des écoles, vigoureusement soutenue par le gouvernement de 1’époque, interdisait que les jeunes esprits s’entichent d’un saint, même s’il avait été le patron des écoliers. Aussi saint Nicolas perdit-il peu à peu sa mitre, sa crosse, sa robe épiscopale, et, de cette carapace sortit... le père Noël!
Le père Noël est pour la première fois signalé dans le Nouveau Larousse illustré qui parait en 1904. Voici sa définition: “Personnage céleste qui, dans les croyances enfantines, est chargé de distribuer des jouets, des friandises, etc., aux enfants sages, pendant la nuit de Noël. On le représente avec une longue barbe et un manteau à capuchon, couvert de neige. Ç’est dans les souliers placés devant la cheminée qu’il dépose ses cadeaux. Quelquefois, quand les enfants n’ont pas été sages, le père Noël laisse simplement en souvenir... une poignée de verges que porte son compagnon le père
Fouettard.”
D’après Paris-Match
6.10. Fiche de cuisine: Bûche de Noël
Préparation du biscuit de Savoie:
Ingrédients: 3 oeufs; 75 g de sucre; 75 g de farine tamisée; une pincée de sel; une cuillère a café d’extrait de vanille.
24
Dans une terrine, mélanger lentement les jaunes d’oeufs, le sucre et l’extrait de vanille jusqu’à ce que le tout devienne mousseux. Incorporer en tournant vivement la farine tamisée en pluie. Monter les blancs en neige très ferme avec la pincée de sel. Les mêler délicatement à la pâte en soulevant (sans tourner). Garnir une moule rectangulaire (de 20x25 cm environ) de papier d’aluminium. Le beurrer largement et fariner. Verser la pâte dans ce moule et mettre au four (préalablement chauffé 15 minutes à l’avance thermostat 5) 15 minutes. Lorsque le biscuit est légèrement doré, le démouler immédiatement sur un torchon humide et saupoudré de sucre en poudre. Oter délicatement le papier d’aluminium. Rouler mollement le gâteau dans le torchon et laisser refroidir.
Préparation de la crème au beurre (moka):
Ingrédients: 200 g de beurre; 200 g de sucre; 2 jaunes d’oeufs; 2 cuillères à soupe d’extrait de café; 1 cuillère à café de vanille naturelle.
Malaxer à la fourchette le beurre frais jusqu'à consistance crémeuse.
Incorporer le sucre en poudre et les jaunes d’oeufs. Lorsque la pâte est bien homogène ajouter l’extrait de café et la cuillère de vanille naturelle. Tourner vivement jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Ne pas s’inquiéter des grumeaux que forme éventuellement l’extrait de café au premier moment.
Préparation de la bûche:
Lorsque le support en pâte de Savoie est refroidi, le dérouler et en badigeonner la face supérieure de crème au beurre moka. Le rouler à nouveau.
Disposer sur le plat de service en coupant en biais les extrémités. Répartir au pinceau le reste de la crème sur la bûche ainsi formée. Placer au réfrigérateur quelques instants, avant de dessiner avec une fourchette les irrégularités d’une
écorce. Les petits morceaux de pâte prélevés lors de la coupe des extrémités pourront servir à former les apparences de noeuds de bois. On peut
25
éventuellement remplacer l’extrait de café par 40 g de cacao noir pulvérisé.
6.11. Que font-ils le jour de Noël?
En France, Noël a ses rites, respectées des croyants et des incroyants: l’installation du sapin, le réveillon, l’apparition du Père Noël distribuant ses jouets ou les glissant, la nuit, par la cheminée, dans lea petits souliers... Mais ce même jour, que font les enfants des autres pays d’Europe et d’Amérique, d’Afrique, d’Asie? Fêtent-ils aussi Noël? Et comment? Voici quelques réponses à ces questions.
Dans les pays anglo-saxons, les enfants ne mettent pas leurs souliers dans la cheminée, mais suspendent leurs bas au pied de leur lit. Ils placent aussi des bols de grain pour les oiseaux dans les jardins et distribuent des bottes de foin enrubannées aux chevaux et aux boeufs.
Аux États-Unis, des couronnes de houx sont attachées aux portes et aux fenêtres. Le Рèrе Noël (Santa Claus) est présent partout; dans les grands magasins, dans les gares... Parfois il invite les passants à chanter avec lui des hymnes religieux.
En Afrique, pas de fêtes de Noël dans les pays musulmans. Mais le Cameroun, ancienne colonie française, a gardé la coutume de Noël.
Le Japon a adopté la fête de Noël sans lui donner de signification chrétienne. Dans les familles des рêcheurs, les cadeaux sont souvent modestes, mais chaque enfant reçoit, ce jour-là, son petit présent.
D’après Heures Claires
26
7. LE PREMIER JANVIER: JOUR DE L’AN (ПЕРВОЕ ЯНВАРЯ; НОВЫЙ ГОД)
7.1. Retenez ces mots:
gui (m) – белая омела peuplier (m) – тополь pommier (m) – яблоня chêne (m) – дуб suspendre – подвесить perpétuer – увековечить houx (m) – остролист embrasser – целовать faucille (f) – серп remède (m) – лекарство lentille (f) – чечевица
éboueur (m) – мусорщик
en espèces – наличными деньгами
7.2. Prononcez correctement:
Santa Claus [klos]; klaxon [klaksɔn]; lotus [lotys]; pouding [pudiŋ]; rhum [rɔm].
7.3. Traduisez le texte:
Le Nouvel An
On doit à Jules César l’introduction du calendrier moderne et l’instauration du 1er janvier comme début officiel de l’année. La plupart des
27
pays du monde a adopté le 1er Janvier comme le premier jour officiel de l’année nouvelle, à l’exception du Nouvel An orthodoxe qui suit toujours le calendrier julien, et tombe le 14 Janvier ou le Nouvel An chinois, déterminé en fonction de la position de la lune, qui peut tomber n’importe quel jour entre le 21 janvier et le 20 février.
Le jour de l’an est le premier janvier, premier jour de l’année et souvent associé aux festivités de la Saint Sylvestre (31 décembre). On doit le choix du premier janvier en France au roi Charles IX qui décide d’harmoniser ce jour sur tout le territoire français par un édit de Roussillon le 9 août 1564. En effet, le début d’année différait selon les régions de France, entrainant des problèmes administratifs. Le pape Grégoire XIII généralise cette date à tout le monde chrétien en 1562. En France, le jour de l’an est un jour férié depuis le
23 mars 1810.
Le jour de l’an est fêté la veille lors d’un banquet, appelé réveillon de la
Saint-Sylvestre. Le réveillon de la Saint-Sylvestre est moins familial: on réveillonne chez des amis ou au restaurant. Le repas ressemble à celui de Noël, mais on danse. À minuit, on se souhaite “la bonne année” sous une branche de gui. Le gui c’est une plante qui pousse sur les arbres (peuplier, pommier, très rarement chêne) et dont les boules branches contiennent une substance visqueuse. On orne de gui les maisons au dernier jour de l’année. Il y a une coutume, vieille de plus de deux mille ans, d’embrasser la nuit du 31 décembre ceux que vous aimez sous les rameaux verts aux boules blanches du gui suspendus au plafond. C’est alors qu’on crie: “Au gui, l’an neuf!” La tradition du gui est une coutume antique: à la fin de 1’année les druides allaient dans une forêt, en robes blanches, et coupaient avec la faucille d’or le gui aux branches des chênes sacrés. Selon les croyances des Gaulois, le gui était un remède contre tous les maux, une plante porte-bonheur, et sa cueillette
28
constituait une cérémonie religieuse. Cet usage druidique s’est perpétué sous diverses formes dans toutes les parties de la France. Au XVIIe siècle encore, dans les campagnes, avaient lieu des fêtes qui rappelaient la cérémonie du gui sacré. “Sous le gui et le houx, embrassez-vous!”
Le gui et le houx sont les principaux ornements des cartes postales pour le Nouvel An. Le houx c’est un arbuste à feuilles luisantes et épineuses, dont la hauteur est jusqu’à 10 mètres, et la longévité est de 300 ans.
L’une des traditions françaises est de manger des lentilles le jour de l’an afin d’avoir une année prospère. Cette superstition vient d’Italie, où il était d’usage, autrefois, d’offrir un sac de graines au nouvel an afin qu’elles se transforment en pièces.
II y a des coutumes qui sont très anciennes, qui proviennent des coutumes romaines: l’échange de cadeaux et l’échange de visites. On donne des étrennes (somme d’argent plus ou moins importante) aux enfants, aux facteurs, aux concierges, aux femmes de ménage, aux éboueurs. Le montant des étrennes est très variable en fonction de son budget personnel mais aussi de la personne destinataire et du service rendu (p. ex., le facteur: entre 5 et 8 €; la femme de ménage: idéalement la moitié d’un salaire mensuel). Les étrennes sont généralement données en espèces.
7.4. Le Jour de l’An, on ne peut pas aller voir toutes les personnes que l’on connaît, surtout quand elles sont loin. De là les lettres de Jour de l’An avec des voeux de bonne année. On envoie ces cartes pendant tout le mois de janvier. Écrivez des lettres ou des textos de Jour de l’An à vos amis selon ces modèles:
29
***
Cher Pierre,
Je te souhaite mes meilleurs voeux pour la Nouvelle Année, une bonne santé pour toi et ta famille, de la réussite dans ce que tu entreprends. Bonne fête!
Michel
***
Chère Jeanne,
Bonne Année, bonne santé, meilleurs voeux pour toute l’année!
Grosses bises
Anne, Paul
***
Cher François,
Nous t’adressons nos meilleurs voeux de santé, bonheur pour l’avenir et l’affection de la famille très chère. Espérons que l’année qui approche soit pas trop méchante pour nous tous. Nous t’embrassons bien affectueusement.
Marie, Marcel
7.5.Lisez le texte et dites la tradition de quel peuple vous semble la plus originale:
Bonne et heureuse année!
Le Premier de l’An ne fut pas toujours le 1er janvier. En France, jusqu'en 1564, on le fêta le 25 mars. Et ce n’est pas partout que la fête du Nouvel An sent le sapin et le froid. La nouvelle année commence parfois au mois de mars, comme en Iran, ou même au mois de septembre, comme en
Éthiopie. Les Esquimaux fêtent le Nouvel An le jour où tombe la première neige. Sur 1’île de Pâques la nouvelle année commence quand, au printemps,
30
