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La Syntaxe de la proposition simple en francais moderne. Учебное пособие по теоретической грамматике современного французского языка

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Департамент образования города Москвы Государственное бюджетное образовательное учреждение высшего профессионального образования города Москвы «Московский городской педагогический университет» (ГБОУ ВПО МГПУ)

Институт иностранных языков

Кафедра романской филологии

Н.Г. Епифанцева, В.И. Корж

LaSyntaxe de laproposition simple en français moderne

Учебное пособие

по теоретической грамматике современного французского языка

Москва

2012

УДК

811.13

ББК

81.471.1–223я73

 

Е 67

Печатается по решению Редакционно-издательского совета ГБОУ ВПО МГПУ

Авторы:

доктор филологических наук, профессор Н.Г. Епифанцева, кандидат филологических наук, доцент В.И. Корж

Научный редактор:

доктор педагогических наук, профессор А.В. Щепилова

Рецензенты:

доктор филологических наук, профессор И.В. Скуратов (ИЛиМК МГОУ),

доктор филологических наук, профессор Л.Г. Викулова (ИИЯ МГПУ)

Епифанцева Н. Г., Корж В. И.

Е67 La Syntaxe de la proposition simple en français moderne:

учебное пособие по теоретической грамматике современного французского языка. – М.: МГПУ, 2012. – 80 с.

Учебное пособие по теоретической грамматике представляет раздел синтаксиса — простое предложение современного французского языка. В пособии поставлены теоретические вопросы разграничения синтаксических уровней, предикативности, главных и второстепенных членов предложения, включены разного рода тренировочные упражнения на закрепление пройденного материала. Предназначается для студентов старших курсов вузовского и послевузовского образования, изучающих французский язык как первый и как второй иностранный язык.

©Н.Г. Епифанцева, В.И. Корж, 2012

©ГБОУ ВПО МГПУ, 2012

Sommaire

 

Préface...............................................................................................

4

Recommandations méthodiques........................................................

5

Chapitre IMot / groupe de mots.........................................................

6

Chapitre II. Définition de la proposition en tant qu’unité phonétique,

 

syntaxique et sémantique..................................................................

10

Chapitre III. Types structurels de la proposition

 

(monorème / dirème)........................................................................

14

Chapitre IV. Types communicatifs de la proposition simple............

22

Chapitre V. Termes essentiels de la proposition simple....................

29

Chapitre VI. Termes secondaires de la proposition simple..............

33

Appendix..........................................................................................

38

Литература.......................................................................................

78

3

Préface

La délimination des unités syntaxiques est un des problèmes difficiles et litigieux de la théorie syntaxique française. Ces difficultés s’expliquent en partie par des approches différentes de l’étude des oppositions: mot / proposition, mot / groupe de mots, proposition simple / phrase complexe qui peuvent être définies sur le plan logique et sémantique, contenu sémantique et expression formelle. La différence d’approches sert de motivation dans leur classement à tel ou tel niveau linguistique, ainsi que de leur statut syntaxique.

Dans l’évolution des formes linguistiques il existe une certaine hiérarchie qui s’organise suivant le principe philosophique de base: «le simple est plus ancien que le compliqué».

La répartition traditionnelle des unités syntaxiques entre les niveaux de langue est traitée dans les oeuvres des auteurs russes et étrangers (A.A. Réformatski, T.P. Lomtev, J.S. Maslov, V.Y. Solntsev, E. Benveniste,A. Sechehaye, N. Ruwet et d’autres).

Chaque niveau linguistique se compose d’un ensemble d’unités qui sont liées hiérarchiquement avec des unités d’un autre niveau. En même temps les unités d’un niveau sont liées entre elles par des rapports syntagmatiques (par exemple, les mots peuvent former les unités linéaires — groupes de mots, compte tenu de leur caractère lexicogrammatical).

La délimitation des unités appartenant aux niveaux syntaxiques différents constitue un problème ouvert à la discussion, son actualité est confirmée par l’attention permanente des chercheurs contemporains qui analysent ce problème sur le plan complexe (lexical, morphologique, syntaxique).

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Recommandations méthodiques

Le présent manuel est destiné aux étudiants des facultés linguistiques et aux spécialistes de l’enseignements continu. Ce manuel comprend une série d’exercices analytiques: mot / groupe de mots et proposition. Ces unités sont considérées comme un système hiérarchique de niveaux de langue. Le manuel est muni d’un appendix comprenant la littérature scientifique consacrée aux thèmes en question.

La systématisation du matériel et le contrôle des connaissances des étudiants demandent la répartition de la documentation en chapitres thématiques. Chaque chapitre est formé selon le schéma suivant: problème à étudier servant de base pour l’analyse linguistique. Ces problèmes forment des blocs logiques qui concentrent l’attention des étudiants aux thèses les plus difficiles et litigieuses. Les problèmes théoriques sont suivis des exercices d’entraînement, ceux du travail personnel et d’un texte de synthèse. Le travail analytique et celui d’entraînement est conclu par les questions de contrôle.

Ce manuel est appelé à aider les étudiants et spécialistes à mieux comprendre un caractère spécifique des unités syntaxiques françaises pour atteindre au niveau élevé de la compétence linguistique.

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Chapitre I

Mot / groupe de mots

Problèmes à étudier

1.Les approches morphologique, syntaxique et lexicale des unités en question.

2.Le classement des groupes de mots.

3.Le rôle de la valence grammaticale dans la formation des groupes de Mots.

4.Les types de rapports syntaxiques entre leurs constituants.

Exercices d’entraînement

En vous appuyant sur le texte suivant.

1.Observez les phrases en faisant attention aux unités non-prédi- catives: mot / groupes de mots.

2.Détеrminez les moyens grammaticaux de la formation des groupes de mots (tables de bois, machine à coudre, bête comme choux…).

3.Donnez les équivalents d’un mot aux groupes de mots (jour de printemps = printanier) dans le texte ci-dessous.

4.Définissez le type de rapports syntaxiques (d’objet, attributif) entre les constitutants des groupes de mots suivants.

Robinson consacra les semaines qui suivirent à l’exploration méthodique de l’île et au recensement de ses ressources. Il dénombra les végétaux comestibles, les animaux qui pouvaient lui être de quelque secours, les points d’eau, les abris naturels. Par chance, l’épave de la «Virginie» n’avait pas encore complètement succombé aux violentes intempéries des mois précédents bien que des morceaux entiers de la coque et du pont eussent disparu. Le corps du capitaine et celui du matelot avaient eux aussi été emportés, ce dont Robinson se félicita, non sans éprouver en même temps de vifs remords de conscience. Il leur avait promis une tombe, il en serait quitte pour leur dresser un cénotaphe. Il établit son dépôt général dans la grotte qui s’ouvrait dans le massif rocheux du centre de l’île. Il y transporta tout ce qu’il put

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arracher à l’épave, et il ne rejetait rien qui fut transportable, car les objets les moins utilisables gardaient à ses yeux la valeur de reliques de la communauté humaine dont il était exilé. Après avoir entreposé les quarante tonneaux de poudre noire au plus profond de la grotte, il y rangea trois coffres de vêtements, cinq sacs de céréales, deux corbeilles de vaisselle et d’argenterie, plusieurs couffins d’objets hétéroclites — chandeliers, éperons, bijoux, loupes, lunettes, canifs, cartes marines, miroirs, dés à jouer, cannes, etc., divers récipients à liquide, un coffre d’apparaux – câbles, poulies, fanaux, épissoirs, lignes, flotteurs, etc., — enfin un coffret de pièces d’or et de monnaie d’argent et de cuivre. Les livres qu’il trouva épars dans les cabines avaient été tellement gâtés par l’eau de mer et de pluie que le texte imprimé s’en était effacé, mais il s’avisa qu’en faisant sécher au soleil ces pages blanches, il pourrait les utiliser pour tenir son journal, à condition de trouver un liquide pouvant tenir lieu d’encre. Ce liquide lui fut inopinément fourni par un poisson qui polluait sur le sable, aux abords de la falaise du Levant. Robinson avait remarqué qui tout ce qui entrait en contact avec son ventre flasque ou distendu prenait une couleur rouge carminée extraordinairement tenace. Ayant péché une grande quantité de ces poissons dont il goûtait la chair, délicate et ferme comme celle du poulet, il exprima dans un linge la matière fibreuse sécrétée par les pores de leur ventre et recueillit ainsi une teinture d’odeur fétide, mais d’un rouge admirable. Il se hâta alors de tailler convenablement une plume de vautour, et il pensa pleurer de joie en traçant ses premiers mots sur une feuille de papier. Il lui semblait soudain s’être à demi arraché à l’abîme de bestialité où il avait sombré et faire sa rentrée dans le monde de l’esprit en accomplissant cet acte sacré: écrire. Dès lors il ouvrit presque chaque jour son log-book pour y consigner, non les événements petits et grands de sa vie matérielle — il n’en avait cure, — mais ses méditations, l’évolution de sa vie intérieure, ou encore les souvenirs qui lui revenaient de son passé et les réflexions qu’ils lui inspiraient.

(«Vendredi ou les limbes du Pacifique» de Michel Tournier)

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Texte de synthèse

Jacques Ancet: «Le dénouement»

Jeudi 28 mars

A cette heure, tout est sombre encore. Le chemin trace une vague lueur entre l’ombre massive des fermes, les vergers, les taillis obscurs. Le bruit des pas est sec et dur sur les pierres. Devant, sur la pâleur du ciel, le mur noir vers lequel j’avance. Je m’applique à marcher lentement, régulièrement. Réglant le souffle sur le rythme du pas. Très vite, lapentes’accentue.Desimagesconfusesmetraversent.Avec,obsédant, sonvisage,soncorps,sonabsenceinsupportable.L’aubequivientestun laitmauved’où,peuàpeu,émergentleschoses:collinesetmaisons,cyprès noirs scandant çà et là le paysage, ouvrant 1’espace de leurs signes sévères; terre obscure encore, couleur de pain brûlé; vergers éteints qui s’éparpillent... Longtemps j’avance pris dans 1’élan hypnotique de la marche. Sensible seulement à la clarté levante, à l’ombre qui monte devant moi, qui couvre le ciel à mesure qu’il blanchit.Aux premiers pins, pourtant,jem’arrête:l’ondulationdescollines,leschamps,laplainesortentdanslalumière.Malgrélatristesse,trèsvitem’illuminelanaissance des couleurs. Et ce désir instantané, de posséder cette beauté. Autrement que par la vue. De la manger, presque. Avec, en même temps, la souffrance d’être rejeté, séparé. De l’impossible contact. La beauté et sa blessure...Alors je me retourne. Je lève les yeux: la face de pierre tombe vers moi, impénétrable. D’un bleu sombre et lumineux à contre-jour. Nuit d’air sur le ciel blanc, éblouissant presque... J’ai repris ma marche à travers la forêt.Aprésent, le corps éprouve, intense, l’imminence de la lumière. Il la sent comme une brusque rougeur. Le visage se tourne vers l’appel. Epine de feu. Danse légère sur l’échancrure rocheuse. Un appel lointainremonte,passeaveclesoleillabarrièredepierregrise,étincelle. A mesure que je me rapproche du pied de la falaise, le jour lutte de vitesse avec la paroi, monte derrière les arbres. Très vite passe le souvenir d’autres marches. Je l’efface. Comme j’efface la tristesse, sa grisaille terreuse. Chaque pas est un instant gagné. Un recommencement dans l’incertitude de tout. Chaque mot également. Gagné sur le silence, у retournant. Le chargeant d’un écho éphémère. Cette ascension ressemble

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à une page d’écriture. Interminable. Je me souviens: la plume crache, les lettres viennent sur le papier, étranges insectes entre les doigts.Avec l’ombre de la main sous la lampe de la cuisine. La toile cirée colle aux bras nus. Ce doit être un peu avant l’été. J'écris. Dans l’ombre mauve. J’avance dans le blanc. Les mots se sont perdus, mais j’avance toujours. Sur le sentier aussi. Entre les troncs. Leur ombre lente. Longtemps.Traversant des plaques de neige de plus en plus nombreuses. Y enfonçant jusqu’aux chevilles. Y laissant mes pas. Pareils aux mots, perdus déjà, avecdevant,plushautquelaforêt,lafalaisedepierre.Jem’arrêteànouveau. Accablé, transi, malgré la lumière, par le souffle froid qui flotte. Tête levée, le regard suit les failles, les ressauts de la roche, s’accroche aux touffes d’herbe, à un arbuste en surplomb, grimpe plus haut, cherche une cime invisible, incapable d’embrasser toute la paroi, perdu dans sontexteillisible.Allerplusloinsembleinutile.Pourtant,quelquechose me pousse et je repars. Le sentier longe le pied de la falaise.Adroite, la rochegrise,presque blanche.Agauche,lapenteà pic:pierriers,mélèzes tordus. En bas, dans une échancrure de la forêt, les collines et la plaine étincellent d’une brume bleuâtre. Je monte. Plus péniblement encore.A causedesrochersetdesplaquesdeneige,surtout,quirendentlepassage difficile. Maisjecontinue.Commesi,auboutdusentier,onm’attendait. Un oiseau noir s’envole dun arbre mort dans un claquement d'ailes et s’éloigne en criant. Je frissonne. Je m’arrête à nouveau. Je repars. La fatiguemontelelongdesjambes,lesengourditet,plusieursfoisencore,je doisfairehalteavantd’atteindreunesortedeterrasserocheuse.Là,deux abris de pierre grise, tels qu’on en trouve souvent dans ce pays. L’un adossé à la paroi, l’autre lui faisant face par-dessus le sentier. Comme une douane sauvage. J’entre en me baissant, dans celui de droite: odeur froide de feu et de suint. II у fait bon. C’est une sorte d’igloo sombre.

Questions de contrôle

1.Précisez la notion linguistique du mot et du groupe de mots.

2.Aquel niveau linguistique sont-ils situés?

3.Quelle est la différence entre les unités du niveau lexical et celles du niveau prédicatif?

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Chapitre II

Définition de la proposition en tant qu’unité phonétique, syntaxique et sémantique

Problèmes à étudier

1.La nature grammaticale de la proposition du point de vue de la syntaxe et de la sémantique.

2.Le problème de la prédicativité dans les oeuvres des grammairiens russes et étrangers.

3.Le rôle de l’intonation dans la distinction des unités syntaxiques.

Exercices d’entraînement

1.Trouvez dans le texte qui suit les propositions simples.

2.Nommez le moyen d’expression de la prédicativité dans les propositions trouvées.

3.Trouvezdans cetextelespropositionsdontlaprédicativités’exprime par l’intonation (par la ponctuation dans le texte écrit).

Nous nous sommes mis à vivre au Lossan comme on sait à Paris, par ouï-dire, que vivent les assoupis de province. Nous fermons les volets dès la tombée du jour. Après quoi toute voiture qui passe sur la route nous est vaguement suspecte. En tout cas, incongrue. Les nouvelles de la veille arrivent vers midi, avec le courrier, désamorcées. Nous nous contentons donc des messieurs de la télévision. Je vais encorе à la ville deux fois par semaine «acheter les journaux», c'est- à-dire choisir les six ou sept cents grammes de papier noirci sans quoi je croyais ne pouvoir pas vivre. Mais j'oublie de plus en plus souvent de les lire. Non que la servelle s'empâte — elle s’exciterait, plutôt — mais faute d’appétit.

Etonnante vie nocturne des villages, si nouvelle, — ou ancienne? les veillées devenues muettes, des enfançonnes à chansons remplaçant grand-mère. Au fond de chaque maison un halo bleuté signale, dans l’ombre, les écrans allumés. La nuit, ainsi, est plus profonde que jamais sur les villages, et plus silencieuse. Mais lorsqu’on les traverse en voiture tous ces reflets – non comme de feux car les flammes, elles,

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