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La Syntaxe de la proposition simple en francais moderne. Учебное пособие по теоретической грамматике современного французского языка

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rique, fùt-il dé1irant. Le souci du «sensationnel» n’ était pas absent de l’article qui accompagnait ces splendeurs, mais le but était atteint d’avance... (M. Génevoix) 5. Encore suis-je loin d’avoir tout dit, ne serait-ce que sur les hommes. (ibid.) 6. II ne connaissait ni la poésie, ni la science, ni même la langue des Grecs et ne possêdait sur l’origine du monde et la nature des dieux aucune tradition antique. (A. France) 7. — Si quelqu’un t’écoutait parler, il te croirait un peu ... un peu ... — Un peu folle? – dit-elle. Tu sais bien que je ne le suis pas et que tout ce que je dis est vrai... Il haussa les épaules et lui ordonna gentiment: Raconte, ma chérie. Quand tu auras raconté ton histoire en la prenant du début, tu verras combien tu as été injuste en te défiant de moi. Toutes les miséres actuelles, tout le drame où nous nous débattons, viennent de ton silence! (M. Biblanc) 8. II étendit vers moi une main tranquille, prit la mienne. (Fr. Sagan) 9. On nous enverrait quelques chevrotines que cela ne m’étonnerait nullement, remarque Torrence. (G. Simenon) 10. Il laissait naître un mot, le faisait grandir et vivre. (R. Sabatier)

Texte de synthèse

Jean-Pierre Chambon: «Traverse des îles»

Je me souviens d’une petite fille qui s’était carrément mise en colère quand, devant la fenêtre qui s’opacifiait, j’avais employé le mot de crépuscule qu’elle ne connaissait pas. La brusquerie de sa révolte m’avait surpris. Comme si ce seul mot, en la désignant, avait soudain redoublé toute 1’inquiétude de vivre que trahissait pour elle ce moment de la tombée du soir. Sans doute plus tard, en grandissant aura-t- elle pu en apprécier la beauté trouble.

Et même, peut-être, en retirer un vague sentiment d’apaisement comme moi maintenant qui, depuis ces hauteurs où je me trouve, pour assister, presque degré par degré, au transvasement de 1’ombre et de la lumière. La terre est déjà tout imprégnée d’une obscurité qu’on dirait montée de ses tréfonds. L’ombre s’élève dans l’air, colore реu à peu ses membranes transparentes d'une vapeur de cendre, tant que le ciel maintient a l’ardeur d'un éclat de braise. Cette hésitation légère, ce ralenti du temps me conviennent.Tandis qu'il у a toujour trop de lumière

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dans le jour, trop d'obscurité dans la nuit. Au matin c'est toujours la terre qui demeure le plus longtemps assombrie. En se répandant parmi les touffes d'herbe et les pierres, la première clarté lavera les choses de la fine poussière d'ombre déposée par la nuit. Mais demain, quand la lumière renaîtra, où serai-je?

Questions de contrôle

1.Nommez les termes essentiels de la proposition à deux termes.

2.Dites en quoi consiste la différence entre le terme essentiel de la proposition dirème et celui de la proposition monoème ?

3.Dites quelles parties du discours peuvent se figurer en fonction du sujet et en fonction du prédicat?

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Chapitre VI

Termes secondaires de la proposition simple

Problèmes à étudier

1.La délimitation des termes secondaires.

2.La caractéristique du complément d’objet, ses indices princi-

paux.

3.Le complément attributif et sa distinction du complément d’objet.

4.Le complément circonstantiel, ses traits particuliers.

Exercices d’entraînement

Exercice № 1

Dans les phrases suivantes relevez les compléments du nom, traduisez les phrases en russe:

1.Ildevaitavoirlesyeuxbleusouviolets...(G.Simenon)2.Sylvie la trouvait compliquée, adorable, tordante... (R. Rolland) 3. Jacques, rageur, enfonçait les mains jusqu’au fond de ses poches. (R. Martin du Gard) 4. Devant eux, la nuit était sans limites. (A. Camus) 5. Le lieutenant Zikov juge sans doute la situation favorable. (M. Monod) 6. Ce ciel de Bretagne est léger et profond. (A. France) 7. Tous les visages se tournérent, anxieux, vers cet étrange visiteur. (B. Clavel) 8. Les pompes à incendie furent mis en action. (ibid.) 9. La lune montait, éclatante, dans un ciel violacé. (E. Dabit) 10. La paresse rend tout difficile. (proverbe français)

Exercice № 2

Dans les phrases suivantes relevez les compléments du verbe, traduisez les phrases en russe:

1. Depuis quelques minutes elle montrait de l’impatience. 2. Les syndicats appellent tous ces travailleurs français à développer plus d’unité. 3. Il а perdu un chien. 4. On croit mourir pour la patrie. 5. Ce travail exige de la patience et du calme. 6. Nous préférons 1'utile à l'agréable. 7. Elle aimerait habiter à la compagne. 8. Les dockers du port n'ont plus de travail. 9. II reste un peu de bois pour faire du feu.

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10. La jeune fille leva vers lui un regard étonné.

(Tiré des auteurs français)

Exercice № 3

Remplacez les points par un élément qui convient par le sens: pronom relatif, adverbe relatif, pronoms possessif ou démonstratif, prépositions «de» ou «par»:

1.Le train, ... je vous parle, est prêt à démarrer.

2.— Comme docteurs, nous ne pouvons déclarer que ... : «Aucune explication de cette guérison ne peut être donnée». — N’en parlons plus, — murmura-t-il.

3.Je ferme les yeux, je songe à ma mère; je ne connais de tendresse que...

4.Il voyait de sa fenêtre l`eau sale ... traînaient les chalands.

5.Je reçus de Paris des lettres … je ne répondis pas.

6.Les sept collines. Elle sont couronnées... pens parasols.

7.Leroux frape sur l`épaule de son camarade. — Celle-là, mon gars, elle est de ... Si Rose France l`osait, elle l`embarassait.

8.La tante Rose avait un peu forci; ses nouvelles joues lui allaient très bien et ... faisait de la place pour l`embrassser.

9.En arrivant chez moi, je fus arrêtée ... la concièrge.

Exercice de travail personnel

Exercice № 1

Analysez les phrases du point de vue des problèmes relatifs les termes secondaires:

1. La plupart des locataires vivaient portes et fenêtres ouvertes. 2. Larner recevait son courrier poste restante. 3.Les Maigret avaient ensuite fait une partie du chemin à pied le long des rues silencieuses. 4. Ils en avaient parlé un certain temps, tantôt en plaisantant, tantôt sur un ton plus sérieux. 5. Le jour, nous faisions de la voile autour de la côte. 6. Non, vraiment, cela ne sentait pas le drame! Maigret faisait un vain effort pour prendre les choses au sérieux. 7. La nuit. Le thermomètre est descendu aux environs­ de 20 degrés sous zéro. 8. II avait toujours son taxi à la porte. Il s’у installa sans donner d'adresse...

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9. Sylvie revenait, les yeux cernés, le corps las ... 10. Ces livres coûtent cher.

(Tiré des oeuvres de Georges Simenon)

Exercice № 2

Dans les phrases qui suivent définissez la nature morphologique des compléments d’objet, compléments circonstanciels ou ceux attributifs:

1. La nécessité de s’instruire est devenue naturelle. 2. Nous adressons nos saluts à tous les partis frères. 3. Ргès de la porte il a vu deux femmes aux yeux sombres. 4. Cette jeune fille avait une drôle de voix. 5. Les cravates gris perle ne sont plus à la mode. 6. Est-ce qu’il avait une ou des questions à lui poser? 7. Il venait sans doute de passer une nuit sans sommeil... 8. Ils se trouvaient en face d’une petite maison à un étage... 9. Une femme comme elle n’aurait pas роsé une question aussi stupide. 10. Les forces de l'avenir savent toujours se frayer un chemin.

(Tiré des oeuvres des auteurs français)

Texte de synthèse

Emmanuel Malherbet: «Un miracle»

La forêt est partout. La forêt est un monde, tout autour sur les monts, et aussi dans les maisons, parce qu’elle brûle dans les poêles et nous chauffe, parce que c’est elle qu’on entend craquer dans la charpente quand sous l’effet de l’été ou de l’hiver les toits se mettent à travailler, parce que c’est son odeur qu’on respire quand on marche l’hiver dans le village et que les fumées des cheminées s’étalent immobiles dans l’air glacé. La forêt vient sous les outils comme elle vient sous les pas; elle se fait sciure et copeaux autant que mousse élastique et trempée sous la semelle des bottes. On vit là, dans la forêt, et les prés aussi où il l’on mène les bêtes sont comme des échancrures dans la houle sombre des arbres.

L’abbé Clerc attendait. II n’y avait pas bien longtemps qu’il attendait, et comme il у avait un peu de vent, on entendait les branches

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s'entrechoquer, et cela fait un claquement sec comme lorsqu'on tape sur un poteau de clôture avec un bâton de frêne. Plus loin, c'étaient les chiens d'Auguste Trochaud qui aboyaient, puis d'autres leur répondaient, car la chasse n'avait pas commencé et les chiens n'aiment pas à étre enfermés. Les jappements des chiens font dans l’air comme des colonnes qui montent et se déplacent si bien qu'on entend ceux de Trochaud ou ceux des Monnoyer. Au clocher, la demie a sonné, et c'était comme un trait de métal parti d'un point bien précis et qui avait traversé l'espace. Puis Marthe est arrivée, juste quand le coup répété de la demie a disparu par-dessus le mont. Elle est arrivée. et il la regarde, et il voit qu'elle a couru parce que ses joues sont teintées de rouge et que sous la blouse le mouvement de la poitrine est rapide. Ils s'embrassèrent; longtemps ils ont été à s'embrasser, parce que les amoureux n'en ont jamais assez l’un de l'autre, et que maintenant il leur était donné de profiter d'eux.Au-dessus d'eux, les frôlements des branches, qui sont comme une maison sonore qui les abrite et les cache; plus bas, les chiens qu'ils n'entendent pas, trop occupés qu’ils sont d’eux-mêmes». «Tu sais, j'ai dit que j'allais aux bêtes, alors je n'ai pas beaucoup de temps». Elle semble réfléchir un instant, elle hésite. II voit bien qu'elle va parler, il voit aussi qu'elle se ravise. On dirait une petite fille n'osant demander ce qu'elle désire.Ainsi, elle n'a pas l'air d'avoir ses dix-huit ans: c’est que les nattes la rajeunissent, puis elle a couru tout du long pour venir, afin de ne pas être trop tard et son visage garde de cette course une sorte de lumière puérile. Il vit qu'elle se taisait. II avait dix ans de plus qu'elle; il était jeune». «Allons, Marthe, tu sais qu'il faut tout me dire... Parle donc, je le vois bien, que tu me caches quelque-chose». Elle continue de se taire, mais il insiste; il у avait comme un pli dur qui lui traversait le front, mais il a insisté. II apprit ce jour-là qu'elle était enceinte. II l'apprit ce jour-là, tandis qu'au-dessus du village tournaient les aboiements des chiens enfermés et que le vent berçait les branches, parfois seulement les secouant un peu plus durement, et c’étaient des claquements secs au-dessus d’eux. II n’a pas su quoi répondre, seulement il la regardait et il se taisait. Elle aussi le regardait; qui aurait pu regarder et attendre plus qu’elle à ce moment-là, tandis que lui se taisait?

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Questions de contrôle

1.Nommez les termes secondaires de la proposition simple.

2.Dites en quoi consiste la différence entre les termes essentiels et les termes secondaires?

3.Dites quelles parties du discours peuvent se figurer en fonction du complément du nom et celui du verbe.

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Appendix

Приложение содержит основные положения концепции уровневого представления языковых единиц соавтора учебного пособия Н.Г. Епифанцевой. Во французском языке, отличающемся аналитическим строем, предикативность выражается бинарной структурой: подлежащее + сказуемое, а при отсутствии подлежащего-имени глагольная форма обязательно включает в себя личное (приглагольное) местоимение. В силу грамматических различий между русским и французским языками встаёт проблема разграничения синтаксических уровней и морфологического состава простого предложения.

Уровневое представление языковой системы и проблема синтаксических границ

В классической теории уровней лингвистического анализа (E. Benveniste) предложение определяется как единица, завершающая систему языковых знаков, структурно распределённых по иерархическим классам. Предложением же начинается новый этап в исследовании языка — его коммуникативный аспект, реализацияязыкавречи.Рассматриваяязыккакиерархическиструктурированную систему элементов, в нём различают, в качестве основных, фонемный, морфемный, лексемный и категорематический уровни, выделяющиеся на основе таких единых принципов, как дискретность цепи элементов системы и двусторонний характер отношений между ними [12: р. 145–146]. Эти взаимоотношения предполагают взаимосвязь каждого элемента с другим, одновременно представленным в том же отрезке высказывания (синтагматические отношения), и отношение элемента к другим, сопоставимым по ассоциации элементам (парадигматические отношения). Положение о выделении лингвистических единиц через посредство синтагматических и парадигматических отношений признаётся одним из основных принципов представления языка в виде иерархии лингвистических уровней. Этот принцип полностью согласуется с принципом линейности языка, так как

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вединице одного уровня не может быть ничего, что не было бы способно входить в вышележащий уровень.

Единицы одного уровня допускают подразделение на некоторые классы (например, слово / словосочетание), но какие бы классы ни выделялись в пределах одного уровня, все они служат единой цели — образованию единицы вышележащего уровня. Любая языковая единица признаётся и воспринимается как таковая только при условии её возможной идентификации в составе единицы вышележащего уровня. Поэтому разделение единиц на классы обусловлено их предназначением в образовании единиц более высокого уровня. Этой же задачей обусловлены законы и ограничения взаимодействия единиц одного уровня — комбинаторные возможности этих единиц, линейная последовательность

идругие средства их организации. В этом проявляются принцип иерархии и взаимодействие парадигматики и синтагматики, когда единицы каждого уровня оказываются связанными зависимостями, направленными на выше- и нижележащий уровни, а вся системаподчиненастрогойдисциплинеотношений,существующих

впределах языка между отдельными его уровнями. Дискретность иерархической системы проявляется в нали-

чии двух типов отношений: дистрибутивных (между элементами одногоуровня)иинтегративных(междуэлементамиразныхуровней). При разложении единицы можно установить формальные конститутивные элементы того же уровня, являющиеся одновременно интегративными элементами нижележащего уровня. Языковые знаки, характеризующиеся конститутивными и интегративными способностями, расположены начиная с фонетического уровня и завершаются предложением. По мнению Э. Бенвениста, предложение состоит только из конститутивных элементов, его можно сегментировать, но оно не может быть интегрировано в более высокий уровень языковых знаков. Это объясняется тем, что между конституирующими элементами предложения устанавливаются отношения совершенно особого характера — предикативные отношения. Предикативность — основной признак предложения независимо от формы её выражения: двусоставная /

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односоставная модель предложения. Какой бы ни была форма выражения предикативности, как бы ни различались между собой предложения в отношении количественного наполнения своего состава, все они характеризуются основным свойством — реализацией предицирования признака субъекта.

Приняв за основу ставшее уже традиционным уровневое представление языка, включающее такие основные единицы, как фонему, морфему, слово и предложение, лингвисты предпринимали попытки представить эту иерархическую систему в виде более дробного членения (Дж. Трейгер и Г. Смит) или же включить в эту систему переходные уровни (А.А. Реформатский, Ю.С. Маслов). В первом случае выделяются: нулевой уровень, формируемыйизбиологическихпредпосылокречевогопроцесса; три фонологических уровня (рассматриваемые, соответственно, в фонации, аллофонике, фонетике); три грамматических уровня: единицы, рассматриваемые в морфофонемике, морфологии, синтаксисе; наконец, следуют три семиологических уровня исследования: с точки зрения коллокации (расположения), обозначения и предметной соотнесенности. Во втором случае, наряду с основными уровнями, выделяются слитные уровни (единицы, относящиеся к морфофонемике, морфосинтаксису) и промежуточные уровни — радиксоиды и суффиксоиды (А.А. Реформатский) или же формотмемы, лексотмемы, фразотмемы (Ю.С. Маслов). Подробный анализ вопроса представлен, среди прочих работ, в книге В.А. Звегинцева [6: с. 42].

Существуют также и другие подходы к представлению языка как уровневой системы. Согласно одному из них (А. Мартине), язык представляет собой двухступенчатую систему, организованную по принципу двойного членения. Основу этого принципа составляет широко известное в логике положение о взаимодействии двух категорий-уровней: уровня наблюдений (непосредственных чувственных данных) и уровня конструктов (абстрактных дедуктивных построений). В соответствии с этим принципом, в языке различаются единицы двух типов: единицы, обладающие значением (соотнесённостью с предметами реального мира), и едини-

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