- •Затверджено вченою радою зну
- •Тема 3. Біографія (biographie) видатної (відомої) особи. Інтерв’ю (interview). 4
- •Тема 3. Біографія (biographie) видатної (відомої) особи. Інтерв’ю (interview). 41
- •Тема 2. Лист ділового характеру (lettre formelle (officielle)) й особливості його стилю і структури. Мотиваційний лист (lettre de motivation). Резюме cv (Curriculum vitae). Анкети і формуляри.
- •Formations
- •Expériences professionnelles
- •Connaissances linguistiques
- •Connaissances informatiques
- •Centres d’intérêt
- •Тема 3. Біографія (biographie) видатної (відомої) особи. Інтерв’ю (interview).
- •Éléments de biographie d'une Vie Epique et Passionnée
- •Internet en toute sécurité
- •Comment faire le plan du dossier de son exposé ?
- •Il faut se servir des passages sélectionnés et numérotés pour construire le plan en suivant le schéma suivant :
- •On ne doit pas s’apercevoir qu'il s'agit d'une refonte :
- •Dans une proportion déterminée :
- •Sans y ajouter le moindre élément personnel :
- •L'articulation correspond à la démarche d'ensemble du texte de départ :
- •1. Difficultés de vocabulaire
- •3. Le plan
- •§4 : En dépit de, et puis ...
- •1. Rédigez un premier texte en suivant votre plan.
- •Après l'analyse de ce texte, pouvez-vous nommer les éléments importants servant à construire l'univers du roman ?
- •Introduction
- •Vous pouvez aussi :
- •Тема 7. Compte rendu за однією або кількома статтями французької преси. Правила написання compte rendu, етапи роботи над compte rendu.
- •1. Qui ? (qui fait quoi ?)
- •2. Quoi ?
- •4. Quand ?
- •Se prononcer contre, justifier sa position en avançant des arguments suivants, mettre en garde contre :
- •Avouer, soutenir :
- •Protester vivement contre, dénoncer, regretter :
- •Saluer, exprimer sa plus vive satisfaction, citer :
- •Тема 8. Synthèse – реферат, виклад змісту кількох документів різних за змістом, формою, метою. Правила написання synthèse, етапи роботи над synthèse.
- •Présentation du thème
- •Enoncé du problème soulevé
- •Présentation des documents
- •Annonce du plan
- •Le développement
- •La conclusion
- •I. Analyse des documents
- •II. Rédaction
- •1) La formulation personnelle :
- •2) Comment éviter la répétition du mot idée :
- •3) L’introduction des références :
- •I. Analyse des documents
- •II. Rédaction. Faites la synthèse des trois documents.
- •Introduction
- •Annoncer la conclusion par une expression claire :
- •2. Résumer en quelques phrases les grandes étapes de la synthèse (plan et idées générales). N'introduire aucune idée personnelle ou analyse nouvelle.
- •3. Utiliser une phrase forte pour signaler la clôture. Cela peut être :
- •Annexe 1. Les types de textes
- •Introduction
- •1Ère partie: Accorder plus de liberté:
- •2Ème partie: Limiter la liberté:
- •3Ème partie: Point de vue personnel
- •§5. Il peut être supprimé car l’idée qu’il signale, celle d’une transition désormais nécessaire entre la petite enfance et l’âge adulte, est incluse dans la suite.
- •Література
§5. Il peut être supprimé car l’idée qu’il signale, celle d’une transition désormais nécessaire entre la petite enfance et l’âge adulte, est incluse dans la suite.
Ce travail qui peut vous sembler trop long conduit en fait à en gagner beaucoup, puisque la rédaction n’est désormais plus un problème. Nous savons que la suite du texte est riche, qu’il faudra insister sur certaines idées essentielles, il nous faut donc résumer cette première partie en essayant d’utiliser un peu plus du tiers des mots impartis.
IV - RÉDACTION.
A partir du travail ci-dessus, voilà comment nous pourrions résumer cette première partie.
Si pour les sociétés antiques et contemporaines, l’éducation constitue un enjeu primordial, la civilisation médiévale, en revanche, dénie à l’enfant toute spécificité, à la famille toute fonction éducative. Aussitôt sevré, l’enfant est ainsi immergé dans la vie collective. Tout change à l’aube des Temps Modernes où la réhabilitation de l’éducation, œuvre de moralistes ou de réformateurs religieux, accompagne une entreprise de moralisation de la société. Significativement les ordres religieux nouvellement créés se consacrent à un enseignement réservé aux seuls enfants. Simultanément les parents sont rappelés à leur mission désormais première: l’éducation. (97 mots).
A titre d’exemple de ce qu’un étudiant bien préparé à l’épreuve peut produire, nous vous proposons une copie notée 17/20.
Au Moyen-Age, l’enfant à peine sevré était projeté dans le monde des adultes. Une vie trop collective interdisait toute vie privée et toute constitution d’une cellule familiale. L’idée pourtant ancienne d’un système d’éducation assurant le passage du monde de l’enfance à celui des adultes avait disparu. Sa réapparition ne se fit qu’au début des Temps Modernes, sous l’impulsion de nombreux moralistes insistant sur l’importance de l’éducation. Leur influence fut sensible dans le domaine de l’école avec la fondation d’ordres enseignants. Puis peu à peu l’idée que les parents avaient le devoir de former leurs enfants gagna la société.
L’apport d’un système scolaire sévère ôte alors à l’enfant son ancienne liberté. Les soins constants qui lui sont portés conduisent, de la part des familles, à un désir d’intimité, de vie privée. Cela favorise la naissance du sentiment de classe qui aboutira à la fragmentation du corps social, auparavant unique quoique contrasté. La bourgeoisie répugne désormais à côtoyer le peuple. L’ancien amalgame qu’était la société médiévale disparaît au profit de microcosmes distincts ayant leurs propres conventions.
Ce souci du modèle, ce refus de la diversité sont à la base du sentiment de classe et peut-être également du sentiment de race. (Résumé en 218 mots)
Ce résumé répond aux critères définis: il est concis, fidèle au texte, et surtout très clair. Il accepte une lecture rapide à laquelle n’échappe pas l’essentiel de la démonstration. Il constitue une totalité parfaitement autonome. (d’après www.klubprepa.fr)
ANNEXE 4.
Textes pour rédiger le résumé, le compte rendu, la synthèse
Document 1. Si la lecture m'était contée...
Par laure Beaumont (L’Express), publie le 14.06.20122 à 10-00
On ne devient pas lecteur par hasard. Les rituels de l’enfance et de l’histoire lue à haute voix par les adultes aident les jeunes à découvrir le plaisir de lire.
«J'ai de nombreux souvenirs d'enfance où mon père lisait Roald Dahl et Les Contes du chat perché en pleurant de rire, raconte Marie Desplechin. Lire, c'est l'histoire de ma vie», glisse la célèbre auteur jeunesse. Mais le lecteur boulimique est une espèce en voie de disparition. L'école semble impuissante à ramener les jeunes vers les livres, et les bibliothèques peinent à renouveler leur public. L'association Lire et faire lire, dont L'Express est partenaire, s'empare du problème à l'occasion de son colloque «Devenir lecteur(s)», dirigé, en octobre prochain, par la spécialiste de la littérature jeunesse Yvanne Chenouf.
«Il est important de lire aux enfants dès le plus jeune âge pour les familiariser avec des tournures de phrases sophistiquées», pointe cette ex-chercheuse de l'Institut national de recherche pédagogique. Ainsi, en écoutant des histoires, les petits se frottent à la syntaxe, perçoivent la chronologie du récit. Au-delà même de la réussite scolaire, la lecture éveille la réflexion.
Avant la maternelle, certains écoliers n'ont jamais vu de livre
Dans tout itinéraire de lecteur, une rencontre a balayé l'image poussiéreuse des livres. Si l'enseignant peut jouer ce rôle, le goût de la littérature reste avant tout une histoire de famille. Quand l'adulte lit un album à son enfant à l'heure du coucher, il agrémente le rituel de gestes de tendresse. Le parent incarne les différents personnages, modifie sa voix, crée du sens avec ses intonations. «Pour l'enfant, la lecture orale est une promesse d'autonomie : il rêve à d'autres lieux, voyage dans son imaginaire, réagit», rappelle Michèle Petit, anthropologue au CNRS. Par ailleurs, la discussion autour de l'œuvre lui permet d'aiguiser son esprit critique.
Chaque expérience est différente. Le fait d'observer l'adulte se détendre, un livre à la main, attise la curiosité de l'enfant. Quelque chose lui échappe. «On transmet sa relation avec l'objet, insiste Michèle Petit. Malheureusement, l'ambivalence vis-à-vis de la littérature est aussi très contagieuse.» Et puis, on le sait, si certains écoliers entrent en maternelle avec un large répertoire de textes, d'autres n'ont jamais vu de livre à la maison. Mais il y a un remède à tout. Le retraité bénévole de Lire et faire lire est justement là pour tenter de réconcilier l'enfant avec les œuvres littéraires tout en réduisant le terrible écart entre les milieux sociaux.
Arnaud Catherine, lui, a l'habitude de rencontrer des classes pour conter ses propres histoires. «Quand les jeunes s'aperçoivent que l'écrivain est vivant, le livre apparaît plus accessible, observe l'auteur de Mon démon s'appelle Martin (L'Ecole des loisirs). Ce réalisme agit parfois comme un déclic, l'effet de miroir joue à plein.» Mais tous les enfants n'ont pas la chance d'avoir un auteur vivant ou un retraité auprès d'eux. Reste alors une solution : le théâtre, un remède qui se révèle diablement efficace pour les enfants fâchés avec la littérature. Car la lecture est avant tout une affaire de plaisir.
Document 2. Lecture, écriture, calcul: pourquoi le niveau baisse
Créé le 15-03-2013à 12h32 – Mis à jour le 18-03-2013 à 09h11 Nouvel Observateur
PARIS (AFP) - Lecture hésitante, orthographe malmenée, calcul approximatif: le niveau baisse du fait de la diminution du temps scolaire et des horaires alloués à ces matières, de nouvelles disciplines, la transformation des pédagogies et une formation des enseignants pas toujours adaptée, selon des experts interrogés par l'AFP.
La maîtrise de ces matières est fondamentale pour la réussite des élèves dans la poursuite de leurs études, et au-delà pour leur insertion professionnelle. C'est ainsi que le ministre Vincent Peillon explique la priorité accordée au primaire dans la «refondation» de l'école, portée dans le projet de loi actuellement en débat à l'Assemblée nationale.
Il s'agit de développer l'accueil des tout-petits, recréer des postes d'enseignants, rétablir une formation initiale et spécifique, réformer les rythmes scolaires pour alléger des journées de classe surchargées. Les villes doivent décider avant le 31 mars si elles adoptent le retour à la semaine de 4,5 jours dès 2013 ou si elles attendent 2014.
Selon le bilan 2007 du Haut conseil à l'éducation, à l'entrée au collège, 15% des élèves connaissent déjà des difficultés sévères ou très sévères et 25% ont des acquis fragiles.
Les fameuses enquêtes Pisa de l'OCDE, qui évaluent les jeunes de 15 ans, c'est-à-dire quasiment à la fin de la scolarité obligatoire, enfoncent le clou: la France recule. Et les inégalités se sont accrues entre 2000 --première édition de l'enquête-- et 2009, avec davantage d'élèves faibles en lecture et mathématiques.
En revanche, le système français fonctionne pour l'élite puisque le pourcentage des plus performants a augmenté en lecture, et qu'il est resté sensiblement identique en mathématiques.
Pour l'historien Antoine Prost, «il faut non seulement travailler davantage mais mieux», précisant que «cinq journées de cinq heures de cours seraient le plus efficace».
«Entre 1960 et aujourd'hui, on a perdu une heure de travail d'élève sur cinq. C'est comme si on avait obligé tous les élèves à sauter une classe», note-t-il.
L'orthographe, un totem français
Le temps alloué à l'enseignement du français a aussi fortement baissé, relève l'historien Claude Lelièvre. «Les élèves font plus de fautes de grammaire ou de lexique parce qu'on passe moins de temps à faire de la grammaire explicite et encore moins à faire des répétitions».
En revanche, «si vous mettez entre parenthèses la question de l'orthographe, on a des élèves qui font des rédactions supérieures par rapport à des copies du certificat d'études de 1923», souligne-t-il.
«L'orthographe est un totem français ! Vous pouvez vous vanter d'être nul en maths, mais pas d'être nul en orthographe. C'est l'apitoiement généralisé !», relève avec amusement M. Lelièvre.
Et il relativise : «Il n'y a pas un effondrement du niveau en rapport avec l'effondrement des horaires consacrés. Ça pourrait être nettement pire».
Parmi les autres pistes, M. Prost note que l'on est passé des exercices (lecture, rédaction...) à des disciplines (français, maths...): «Chaque discipline a ses objectifs propres tandis qu'avec les exercices, l'objectif était transversal : on faisait aussi du français, de l'orthographe et de la lecture quand on recopiait l'exercice de calcul que le maître écrivait au tableau».
«La +disciplinarisation+ de l'enseignement primaire et l'élévation considérable du niveau de formation disciplinaire des maîtres du premier degré modifient les objectifs et si on va jusqu'au bout de cette évolution, eh bien il faut des agrégés pour apprendre à lire et la France devient analphabète en une génération», ironise-t-il.
Viviane Buhler, inspectrice de l'Education nationale honoraire, formule d'autres «hypothèses» : «la dégradation sociale et la transformation de la population», citant «le chômage, la perte de repères dans les milieux populaires, des familles issues de cultures très éloignées de celle de l'école...».
Elle accuse aussi la multiplication des réformes qui ont introduit de nouvelles matières (langue vivante, sécurité routière...), «les enseignants ne savent plus trop quelles sont leurs priorités». Et la formation continue «qui n'a pas eu suffisamment d'impact sur les pratiques pédagogiques».
Document 3. Un tiers des Français sont prêts pour le livre numérique
Créé le 31-03-2010 à 01h48 – Mis à jour à 01h48 Nouvel Observateur
Mais ils posent leurs conditions : confort de lecture amélioré, coût plus avantageux.
Un tiers des Français se disent prêts un jour à lire un roman sur écran, à condition que le confort de lecture soit amélioré et que le prix du livre numérique soit nettement inférieur à sa version papier, selon une étude rendue publique lundi 29 mars.
Selon cette enquête du Centre national du livre (CNL), confiée à Ipsos-MediaCT et présentée lundi au Salon du Livre de Paris, le public actuel du livre numérique est encore très réduit: 5% des Français, dont 0,25% qui utilisent un terminal dédié.
Pour le CNL, «la transformation des habitudes de lecture sera profonde et irréversible, mais le choc sera moins brutal que pour la musique ou le cinéma».
Même des romans
Les pionniers du livre numérique, essentiellement des hommes jeunes épris de nouvelles technologies, privilégient plutôt des contenus récents, professionnels ou pratiques. Mais le public potentiel, beaucoup plus large (30% des Français), se dit également prêt à lire des romans sur écran, relève le CNL, sans préciser à quel horizon.
Les futurs adeptes du livre numérique seraient les mêmes qu'aujourd'hui mais aussi des femmes, peu branchées technologies, et très grandes lectrices, selon l'étude.
Le confort de lecture des «liseuses», comme l'iPad qui sera commercialisé en France fin avril, reste le critère numéro un pour 45% des Français, devant le prix (31%). Ils attendent en moyenne un prix inférieur de 40% à celui du livre papier.
L'essor du livre numérique se joue aussi autour de l'accès à une offre substantielle, et du droit d'en conserver et d'en partager le contenu.
Pour 45% d'entre eux, papier et numérique coexisteront. C'est aussi l'avis des éditeurs. Pour 48% des Français, le papier restera le principal support. Pour 12%, ce sera la mort du livre traditionnel. (Nouvelobs.com - AFP)
Document 4. Lecture: la France à la traîne
Créé le 13-12-2012 à 16h29 – Mis à jour à 20h08 Nouvel Observateur Par Caroline Brizard
Les élèves de 10 ans lisent de plus en plus mal, selon une enquête internationale publiée le 11 décembre.
A 10 ans, les petits Français savent de moins en moins bien lire, un constat alarmant quand on sait que la lecture est essentielle pour la réussite à l’école. La France est l’un des 45 pays à avoir participé en 2011 à l’enquête internationale PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study) menée sur le niveau de lecture des élèves en quatrième année de scolarité obligatoire, dont les résultats ont été publiés le 11 décembre dernier. Notre pays y est 29-ème. Avec un score de 520 points, il se place au-dessus de la moyenne générale de 500, mais bien en dessous du score moyen européen de 534. Pire, ses résultats ont plongé depuis dix ans.
Manque de confiance en soi.
En CM1, les petits Français sont mal entraînés à comprendre un texte, et à utiliser les informations qui y sont contenues. Ils n’osent ni juger, ni critiquer. Ils sont aussi de plus en plus nombreux à ne pas répondre aux questions complexes, et à ne pas terminer les épreuves. Traditionnellement, les filles faisaient mieux que les garçons. Mais en dix ans, leurs résultats ont tant baissé qu’elles ont quasiment rejoint le niveau des garçons. La France a moins de très bons élèves (17% contre 25% en moyenne), mais plus d’élèves en grande difficulté (32% contre 25%).
Des réformes en trompe l’œil.
En France pourtant, tous les ministres de l’éducation depuis 2004 se sont attelés à améliorer l’école. Les enfants évalués en 2011 par PIRLS, qui sont entrée à la maternelle en 2004, ont tous bénéficié des effets de réformes successives. En 2005, François Fillon fait voter sa grande loi sur l’école qui pose le principe de la réussite de tous les élèves. Gilles de Robien, qui le remplace, bannit la méthode globale pour apprendre à lire. Xavier Darcos, en 2008, recentre les programmes sur lire-écrire-compter, introduit deux heures de soutien aux élèves qui peinent…Bilan ? Tous ces efforts se soldent par une dégringolade dans les classements internationaux.
Et ailleurs ?
Le secret de la réussite est donc ailleurs, du côté des pays qui caracolent en tête. Dans les pays nordiques, l’entrée dans les apprentissages se fait plus tard, et les enfants jouent plus longtemps. Au Canada, l’école travaille davantage avec la famille, qui sait créer chez elle un environnement favorable à la lecture. A Singapour, à Hong Kong, où les résultats ont bondi de plus de 40 points entre 2006 et 2011, les Etats forment avec soin les professeurs et les chefs d’établissement, et sont très exigeants…avec les élèves, qui ont de longues journées de classe. Des stratégies à méditer pour Vincent Peillon, le ministre de l’éducation français, dont la loi d’orientation et de programmation pour l’école va être discutée au Parlement en janvier prochain.
Document 5. Lecture: 80% des jeunes sont des «lecteurs efficaces» mais 5% sont illettrés
Créé le 18-07-2012 à 19h35 – Mis à jour à 20h21 Nouvel Observateur
Les jeunes de 17 ans ou plus sont à 80% des "lecteurs efficaces", mais près de 5% peuvent être considérés comme illettrés, selon une enquête réalisée en 2011 lors de la Journée Défense et citoyenneté (JDC) et publiée mercredi par le ministère de l'Education nationale.
En 2011, près de 750.000 jeunes hommes et femmes de 17 ans ou plus, Français, ont participé à la JDC, ex-Journée d'appel et de préparation à la Défense, destinée à les informer sur leurs droits et devoirs en tant que citoyens. Pour la troisième année, un test de détection des difficultés de lecture a été organisé. Selon l'enquête, «80,3% sont des lecteurs efficaces»: 70% possèdent «tous les atouts pour maîtriser la diversité des écrits et leur compétence en lecture devrait évoluer positivement», et 10,3% ont malgré des «déficits importants» dans l'identification des mots, «réussit les traitements complexes de l'écrit, et cela en s'appuyant sur une compétence lexicale avérée».
Mais si ces jeunes s'éloignent de toute pratique, «l'érosion de la compétence peut les entraîner vers une perte d'efficacité importante dans l'usage de l'écrit».
Pour 9,4% des jeunes, les acquis «sont limités» - la lecture reste «une activité laborieuse mais qu'ils savent mettre en œuvre pour en retirer les fruits», relève l'enquête.
Parmi ceux qui ont des «difficultés de lecture» (10,4%): 5,6% ont «un niveau lexical oral correct mais ne parviennent pas à comprendre les textes écrits», et 4,8% ont de «sévères difficultés face à l'écrit».
Ces derniers se caractérisent par un «déficit important de vocabulaire» et peuvent être considérés en «situation d'illettrisme selon les critères de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme».
Les garçons sont plus souvent en difficulté que les filles: «ils réussissent moins bien les épreuves de compréhension de texte et d'automaticité de lecture».
La situation diffère selon les régions et les départements : en France métropolitaine, trois régions présentent un pourcentage de jeunes en difficulté de lecture inférieur à 8% (Rhône-Alpes, Bretagne, Corse). Le taux est de 13,3% en Picardie.
Outre-mer, les pourcentages sont élevés: autour de 30% pour la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion, 50% en Guyane et 70% à Mayotte.
Document 6. Les lecteurs «numériques» sont plus nombreux et lisent plus
Créé le 22-03-2013 à 14h15 – Mis à jour à 16h30 Mots-clés : Culture, internet, édition
PARIS (AFP) - La lecture de livres numériques a triplé en un an et le nombre des lecteurs numériques possédant une tablette a doublé depuis mars 2012, selon une étude présentée vendredi au Salon du livre qui se tient Porte de Versailles jusqu'à lundi.
Ce 3-e «Baromètre SOFIA/SNE/SGDL» (Société française des intérêts des auteurs de l'écrit/Syndicat national de l'édition/Société des gens de lettres) révèle aussi une «tendance à lire davantage depuis l'arrivée du livre numérique, 27% de lecteurs d'ebooks disant avoir augmenté le volume global de leurs lectures».
Les Français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les ebooks: 15% de la population française âgée de 15 ans et plus déclare avoir déjà lu un livre numérique, contre 5% il y a un an.
En un an, le taux d'équipement a également fait un bond: 42% des lecteurs de livres numériques possèdent une tablette, soit près de deux fois plus qu'en mars 2012 (23%) et 18% envisagent d'en acquérir une dans les six prochains mois. Les liseuses enregistrent une moindre progression, avec 20% de propriétaires contre 16% l'an dernier. Les autres supports sont l'ordinateur portable ou fixe et le smartphone.
Autre tendance notable, les lecteurs d'ebooks restent de grands lecteurs de livres papier: 69% d'entre eux déclarent avoir lu un livre imprimé pour la dernière fois il y a moins d'un mois et 22% lisent vingt livres imprimés et plus par an. Parmi les non lecteurs de livres numériques, ils sont respectivement 41% et 14%.
Quant au temps de lecture, les Français disent passer en moyenne une heure par jour à lire des textes numériques (hors sms et emails): 57 minutes en moyenne par jour pour l'ensemble de la population française et 71 minutes pour les lecteurs de livres numériques.
S'ils lisent plus depuis l'arrivée des ebooks, les lecteurs de livres numériques sont 65% à déclarer que leur budget «livre» reste inchangé, contre 60% en 2012.
La littérature est la catégorie la plus lue (66%) et la plus achetée (60%) par les lecteurs d'ebooks, suivie par les essais (30%), les beaux-livres (27%) et la BD (24%).
Enfin, 55% des lecteurs numériques «ont acquis la plupart de leurs livres en payant, contre 44% gratuitement». Le paiement à l'acte reste privilégié (63%). Seuls 15% des lecteurs d'ebooks avouent avoir eu recours à une offre illégale.
Cette enquête a été menée par OpinionWay, du 7 au 20 février, auprès d'un échantillon de 2.009 personnes, représentatif de la population française, âgé de 15 ans et plus, et d'un second de 503 utilisateurs de livres numériques, constitué sur la base des résultats du premier échantillon.
