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Chapitre 2 Membre sup .doc
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01.05.2025
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B / Fractures épiphysaires des 2 premières phalanges

- Les fractures de la tête et du col sont souvent déplacées. Le déplacement se fait surtout dans le plan sagittal. La réduction orthopédique peut être tentée mais il est très difficile de maintenir la réduction et on est conduit à pratiquer un embrochage ou un vissage.

Les fractures condyliennes peuvent être unies ou bi-condyliennes. Si elles sont déplacées elles justifient un embrochage ou un vissage.

- Les fractures de la base sont fréquentes, surtout au niveau de la deuxième phalange.

Chez l'enfant les fractures-décollements épiphysaires sont rares, à ce niveau, le déplacement est peu important, le risque d'épiphysiodèse existe néanmoins, l'immobilisation doit être courte.

- Les fractures articulaires de la base de la phalange doivent être bien réduites et souvent fixées par une vis ou une broche. Les fractures de la base les plus instables sont celles qui détachent un fragment palmaire. Le déplacement de la phalange est dorsal et il peut y avoir une luxation complète qui doit être réduite et fixée par une vis.

2° Fractures de la phalange distale

A/ Fractures de la diaphyse

Elles sont souvent ouvertes. Leur déplacement se fait en flexion, le plus souvent. La réduction n'est pas difficile et il faut reposer l'ongle par quelques points et stabiliser la fracture soit par une attelle palmaire bloquant P2 et P3, soit par une broche axiale.

B/ Fractures de l'extrémité de P3

Elles ont souvent comminutives. On les immobilise simplement, par une petite attelle, qui protège la pulpe du doigt des chocs possibles. Elles consolident très bien. Il y a souvent des écrasements, avec de grosses lésions des parties molles, qui justifient seulement des sutures cutanées de la pulpe du doigt.

C/ Fractures de la base de P3

a) Fractures de la marge postérieure (ou doigt en maillet)

Elles correspondent à l'arrachement de l'insertion du tendon extenseur sur la base de la phalange. Si le fragment est petit et peu déplacé, le traitement est orthopédique. Il s'agit d'immobiliser le doigt en hyperextension, pendant 6 à 8 semaines, avec une attelle. On dispose de petites attelles en plastique qui se fixent facilement par un élastoplaste sur la 2ème phalange.

En l'absence de traitement, le doigt perd sa capacité d'extension de la dernière phalange sur la deuxième et il se met dans une position de flexion caractéristique, le doigt en maillet.

Lorsque le fragment est plus important, il intéresse une partie de la surface articulaire. La phalange a alors tendance à se luxer en avant. La réduction doit être stabilisée, soit par une fixation du petit fragment avec une broche ou une vis, soit par un embrochage trans-articulaire, la phalange étant en hyperextension.

b) Fractures de la marge antérieure

Elles correspondent à l'arrachement de l'insertion du tendon du fléchisseur profond. Elles s'accompagnent presque toujours d'une luxation dorsale de P3. La réduction est facile sous AG, mais il faut la fixer par une broche ou par une petite vis ou encore par un fil trans-osseux.

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