Добавил:
Upload Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз: Предмет: Файл:
L'Ultime Secret.doc
Скачиваний:
2
Добавлен:
19.08.2019
Размер:
1.46 Mб
Скачать

Il fallait trouver un nom pour cette découverte, puisque son inventeur n'avait même pas daigné la baptiser. Sans la moindre hésitation, Jean-Louis Martin l'intitula: «l'Ultime Secret.»

Un peu pompeux, certes, mais ce n'était pourtant rien par rapport aux immenses horizons qu'ouvrait à son avis cette trouvaille.

Jean-Louis Martin décida d'en parler à Samuel Fincher et de lui expliquer comment ils pourraient utiliser différemment cette invention.

Le docteur Fincher ne comprit pas tout de suite mais, quand il comprit, il fut à son tour très impressionné.

— Sidérant! s'exclama-t-il.

Mais il précisa aussitôt:

— Si l'inventeur a renoncé à poursuivre ses recherches, c'est qu'il a perçu le danger d'une telle découverte. Vous rendez-vous compte, Jean-Louis, de sa portée?

L'œil de Jean-Louis Martin s'agita.

«C'est comme la découverte du feu, ou du nucléaire, cela peut chauffer ou cela peut brûler. Tout dépend de l'usage qu'on en fait.»

58.

Lucrèce Nemrod est fatiguée de taper contre les murs de sa prison capitonnée. Elle attaque la vitre en se repérant au toucher. Avec ses ongles elle essaie de défaire les jointures. En vain.

Bon. Il n'y a rien à faire, c'est du solide.

Attendre.

Dormir.

Elle n'arrive pas à dormir. Elle reste dans le noir, les yeux grands ouverts. Elle se souvient de ce que disait «Personne»: «Ne pas nourrir un cerveau est la pire chose qu'il puisse lui arriver.»

II faut penser. Il faut organiser son cerveau afin que, même s'il ne se passe rien à l'extérieur, il fonctionne à l'intérieur. Elle se focalise sur l'enquête. Tout tient à cette question a priori simple: «Qu'est-ce qui nous pousse à agir?» Simple mais qui ouvre tant de perspectives...

Elle se dit que sa liste des motivations explique toute l'his­toire de l'humanité.

Elle imagine le premier homme des cavernes. Il se bat contre un fauve, il est mordu, il est blessé, il a mal, il a envie de s'en sortir et que la douleur s'arrête, alors il saisit une branche, en frappe le fauve et invente ainsi l'outil.

C'est l'assouvissement du premier besoin: la cessation de la douleur, qui fait démarrer l'humanité. Puis il fuit dans les plaines et il craint d'être attaqué par d'autres fauves. L'orage gronde. La nuit le plonge dans les ténèbres. Alors il se réfugie dans les cavernes et invente ainsi la notion d'abri. C'est l'as­souvissement du second besoin: la cessation de la peur.

Puis il a soif. Alors il cherche des sources. Puis il a faim. Alors il chasse et il se livre à la cueillette. Puis il est fatigué. Alors il invente le lit et le feu qui empêche les prédateurs de pénétrer dans la caverne durant son sommeil. C'est la troi­sième motivation: la satisfaction des besoins primaires de survie.

Là se produit la bascule. Il passe des besoins aux envies. Par «envie» de confort, l'homme quitte les cavernes, construit des huttes, des cabanes, des maisons et devient architecte. Par «envie» de place, il déclare la guerre et enva­hit le territoire de son voisin. Par envie de moins se fatiguer à chercher des cueillettes, il devient agriculteur. Par envie de ne plus se fatiguer à labourer les champs, il invente l'attelage des bœufs. (Lucrèce a lu dans LEncyclopédie du savoir relatif et absolu que si la lettre a commence l'alphabet, c'est parce qu'elle représente dans la plupart des langues anciennes une tête de bœuf à l'envers. Le bœuf est la première source d'énergie et donc l'origine de la civilisation.) Après les bœufs, les chevaux, puis les moteurs. Quatrième motivation donc: la satisfaction des besoins secondaires de confort.

Qu'y a-t-il ensuite dans sa liste? La cinquième motiva­tion: le devoir. Devoir envers le professeur: les vingt années passées à l'école. Devoir envers la famille: le mariage. Devoir envers la patrie: les impôts. Devoir envers le patron: l'entre­prise. Devoir envers le gouvernement: le vote.

Et pour assurer une soupape à la cocotte-minute en cas de surchauffe, la sixième motivation: la colère. Colère qui génère le besoin de justice. Peu à peu, grâce à la colère, s'établissent les tribunaux, les juges, la police, qui canalisent cette colère de manière à la rendre socialement non destructrice. Et si cela ne suffit toujours pas, la colère entraîne les révolutions.

Septième motivation: la sexualité...

Elle songe que son système de classement des motivations n'est pas vraiment chronologique ni croissant. Ces leviers sont, de nos jours, pour chaque individu, placés différem­ment selon son libre arbitre. La sexualité est à l'origine une motivation primaire de reproduction de l'espèce. Il faudrait presque la situer juste après la soif, la faim, le sommeil. C'est d'abord un besoin. Ensuite seulement elle se transforme en envie. Envie de perpétuer sa propre espèce. Envie de laisser une trace de son passage sur Terre. Et puis cette énergie basi­que s'est muée en autre chose. Elle s'est élargie. La sexualité est devenue un moyen de vérifier son pouvoir de séduction, de comprendre le sexe opposé. Envie d'être rassurée, envie d'être touchée, envie d'être caressée, qui n'est plus seulement une envie de reproduction. Juste un besoin de sociabilité. Peut-être l'ancien réflexe d'épouillage des grands singes qui se réconcilient en se cherchant des poux dans la fourrure.

La caresse est-elle une motivation à part entière? Non. Juste un confort lié à la sexualité...

Tout en y réfléchissant, Lucrèce se masse les pieds et cela lui fait énormément de bien.

La caresse.

Lucrèce Nemrod pousse un soupir. Le mot «caresse» lui donne une envie de sensations tactiles. Mais, autour d'elle, il n'y a que la toile capitonnée.

Elle se concentre.

La sexualité est une motivation forte. Elle peut changer l'histoire. Pour une femme, Hélène, les Grecs et les Troyens se sont entretués pendant des années. Pour séduire Cléopâtre, César a affronté le Sénat romain. Combien d'œuvres d'art n'ont-elles été créées que pour impressionner une femme?

La libido guide le monde?

Huitième motivation: les stupéfiants, et tous les produits chimiques qui nous font agir malgré notre volonté. Une envie artificielle qui devient un besoin qui dépasse les autres. Au début les gens y goûtent par curiosité, convivialité, sociabilité. Les paradis artificiels envahissent ensuite tout l'esprit au point d'annihiler le libre arbitre et de faire reculer le premier besoin: la survie.

Neuvième motivation: la passion personnelle. Elle est dif­férente pour chacun. Tout d'un coup on focalise sur une activité a priori banale et cette activité devient la chose la plus importante du monde. Un art. Un sport. Un métier. Un jeu.

Elle se souvient avec quelle hargne les filles de l'orphelinat jouaient la nuit, au poker, à la lumière de bougies, en misant leur maigre argent de poche. Le monde s'arrêtait à ce que réservaient les cartes: paire, double paire, brelan, quinte, full. Comme si leur vie entière dépendait de ces morceaux de car­tons illustrés.

Cela n 'a pas de sens dans l'histoire biologique de l'homme. Et pourtant cela prend tant d'importance...

Même sa collection de poupées. Elle représentait la famille qu'elle n'avait jamais eue. Une passion encombrante. Des poupées pas toujours jolies, en tissu, en porcelaine ou en plastique, auxquelles elle avait donné des noms. Elle leur cou­sait des vêtements avec plus d'affection qu'une mère pour ses enfants. Car elle en avait exactement cent quarante-quatre, de ces poupées. Elle n'en avait échangé aucune. Et après les poupées, prolongation logique, elle s'était mise à collection­ner les amants. Peut-être une centaine aussi. Non, moins. Si, pour ses poupées, elle connaissait le chiffre exact, pour ses amants c'était plus flou. Elle aurait aimé que, comme les tim­bres, on puisse les échanger. «Je t'échange un des jumeaux que j'ai en double contre ton bodybuildé albinos aux yeux rouges.»

C'est aussi par passion personnelle que j'enquête maintenant. Après les poupées, les amants, je collectionne les enquêtes; enquête sur les origines de l'humanité, enquête sur le fonctionnement du cerveau. Ma collection ne fait que commencer mais c'est ma passion personnelle.

Elle se ronge les ongles dans le noir.

Dixième motivation...

Le capitaine Umberto avait parlé de «l'Ultime Secret». Il le décrivait comme une motivation plus forte que la drogue, comme la motivation la plus intense.

Deep Blue IV aurait, dans ce cas, profité de sa super-intel­ligence informatique pour combiner des molécules et inven­ter une drogue nouvelle. Une drogue plus puissante que les stupéfiants traditionnels. Il dominerait ainsi la population de l'hôpital, les médecins, les infirmiers, les malades.

L'Ultime Secret...

Samuel Fincher en aurait-il usé?

Serait-ce lié à sa mort?

L'hypothèse de la super-drogue indécelable lui semble plus logique que celle du gadget branché sur le réseau. Cela expli­querait de surcroît que Natacha n'ait rien vu et se soit crue coupable.

Mais cela l'avance à quoi de comprendre maintenant?

Elle est enfermée dans une pièce capitonnée, dans ce qu'il faut bien appeler un asile de fous, sur une île cernée par la mer.

Il faut que je conserve à tout prix ma raison, se dit-elle. La pire chose qui puisse m'arriver serait de devenir folle à mon tour. Si je manifeste le moindre signe de folie, personne ne me croira plus.

Lucrèce Nemrod se ronge un ongle jusqu'au sang. Cette douleur lui tient l'esprit éveillé.

Que faire pour ne pas perdre la tête?

59.

Explorer. Jean-Louis Martin n'arrêta pas d'explorer autour du thème de l'Ultime Secret. Le filon était maigre mais il découvrit qu'il n'y avait pas que l'inventeur de l'Ultime Secret à préserver son trésor caché. Tous ceux qui avaient travaillé de près ou de loin avec lui, tous ceux qui étaient au courant de la portée de l'Ultime Secret avaient passé une sorte d'accord leur interdisant de poursuivre les recherches sur ce thème trop sensible.

L'Ultime Secret était bien caché.

Pour une fois que la science faisait preuve de retenue, cela méritait d'être noté.

Jean-Louis Martin trouva cependant la brèche. La thèse sur l'Ultime Secret était restée dans la fonction corbeille d'un vieil ordinateur dorénavant inutilisé mais encore branché sur le Net, avec sa corbeille pleine...

Un accident avait permis de découvrir l'Ultime Secret, un pacte en avait interdit la divulgation, et une recherche for­tuite l'aidait à en connaître le contenu.

Cependant il n'en savait pas assez.

Il lança donc des programmes-agents de recherches plus précis qui furetaient dans tous les hôpitaux, laboratoires, uni­versités du monde. «Une chaîne est solide par son maillon le plus faible», pensait-il. Il devait y avoir quelques dizaines de personnes dans le monde à avoir approché l'inventeur de l'Ultime Secret. Sur ces quelques dizaines, il devait forcément y en avoir une qui, avec le temps, trahirait le pacte. Une assistante peut-être. Une secrétaire. Des gens dans l'entourage de l'inventeur. Des compagnons de beuverie auxquels il aurait confié son secret dans un instant d'abandon. Une maî­tresse qu'il aurait voulu impressionner.

Même en matière de science, aucun tabou ne peut être imposé indéfiniment.

Jean-Louis Martin, plus déterminé que jamais, lisait tout, regardait tout, inspectait tout. Athéna, de son côté, faisait de même cent fois plus vite.

Tout ce qui passait dans un fichier, tout ce qui passait devant une webcam ou une caméra de surveillance et qui pouvait avoir ne serait-ce qu'un vague rapport avec l'Ultime Secret était lu et stocké.

Je dénicherai le maillon faible, se disait-il.

60.

Lucrèce hurle.

Comment ne pas devenir folle dans le noir? Elle se rappelle tous ces moments où elle a éprouvé la peur dans l'obscurité. A l'orphelinat, quand elle s'est retrouvée dans les caves et que sa lampe de poche s'est éteinte. Comme elle avait crié! Quand elle jouait à colin-maillard, les yeux bandés. Les yeux apportent tellement d'informations. La lumière constitue déjà une drogue. C'est la première sensation à la sortie du ventre de la mère. Ensuite seulement vient l'air. Et dès qu'on a goûté à ces deux-là on ne peut plus s'arrêter. Sa naissance n'avait pas été sans difficulté. Sa tête coincée à la sortie. L'hypnose lui avait permis de se le remémorer... Le pouvoir du cerveau est énorme. Lui seul recèle toutes les solutions. Toutes les illusions. Tous les pouvoirs.

Le cerveau humain est la structure la plus complexe de l'univers.

Elle a lu dans L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu une phrase sur laquelle elle n'a plus cessé de réfléchir: « Le réel c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire. » Donc on peut inventer du réel temporaire.

Elle se souvient aussi du texte d'un écrivain dissident russe, Vladimir Boukovski, qui racontait que, pour supporter la tor­ture, il s'imaginait en train de construire sa maison « virtuel­le » dans sa tête. Quand la douleur devenait insupportable il allait s'y réfugier et, là, plus personne ne pouvait l'atteindre.

Le pouvoir de la pensée. Si c'était bon pour les prisonniers du goulag c'est bon pour moi.

Lucrèce Nemrod ferme les yeux.

Elle oublie ce qu'il lui arrive.

Elle oublie où elle est.

Elle entreprend de construire dans son esprit sa maison idéale. Mieux encore: un château. Puisqu'il n'y a pas de limite à l'imaginaire, autant en profiter. Elle commence par dessiner le plan de son palais dans sa tête, puis en creuse les fondations. Ensuite elle bâtit les murs avec des pierres de taille. Puis elle installe les fenêtres, les portes, le toit. Elle aménage les jardins extérieurs et les jardins intérieurs. Elle place une petite piscine au centre de la cour centrale.

Maintenant, la décoration proprement dite. Des verrières donnant sur la cour, ainsi tout devient translucide à l'inté­rieur et opaque à l'extérieur.

Beaucoup de plantes vertes. Des meubles japonais en bois précieux qu'il faudra au préalable laquer à la cire de miel teinte en noir. Elle aligne ensuite les parquets, répartit les tapis d'Orient dans les chambres d'amis, choisit des tentures. Son cerveau est enfin en pleine activité.

61.

Son ordinateur travaillait sans relâche.

Jean-Louis Martin, pressé de trouver, finit par créer lui-même ses agents informatiques capables de traquer l'informa­tion sur le Net.

Athéna l'assistait, déesse minérale bienveillante et omniprésente.

Il se mit donc à récupérer de petits programmes qu'il modifia lui-même pour satisfaire ses besoins. En hommage à Ulysse, il baptisa ces nouveaux agents informatiques: ses «marins». Et tous ses «marins» étaient à la recherche non pas d'Ithaque, mais de l'Ultime Secret.

Les programmes qui activaient le cœur de ses «marins» étaient issus des dernières découvertes en intelligence artifi­cielle, ils étaient donc capables de se reproduire et de s'amé­liorer pour atteindre un objectif donné. La première génération de «marins» se dispersa n'importe comment sur le réseau informatique à la recherche d'indices. Ensuite, sans aucune intervention humaine, ces centaines de «marins» firent le point, et désignèrent parmi eux les cinq à avoir obtenu les meilleurs résultats. Les autres disparurent et les gagnants furent autorisés à se reproduire. Ils fabriquèrent alors des centaines de programmes similaires à eux-mêmes mais encore plus spécialisés dans les domaines qui leur avaient valu leur élection.

Jean-Louis Martin avait eu l'idée de fabriquer ses «ma­rins» en s'inspirant du darwinisme: sélection des meilleurs, encouragement des plus forts, aide aux plus doués et abandon de tous les incompétents.

Ce n'était certes pas un mécanisme moral mais, dans le domaine informatique, les programmes ne possédaient pas encore de conscience politique, songea-t-il.

La deuxième génération de marins se sélectionna elle-même de façon à permettre aux cinq meilleurs de donner naissance à des programmes beaucoup plus spécialisés dans leur recherche. Les marins de troisième génération profitaient ainsi de toute l'expérience et de toutes les connaissances des générations précédentes.

Il fallut quinze générations de marins pour parvenir à pro­duire une bande de surdoués, qui finirent par toucher au but.

Celui-ci se trouvait en Russie, à Saint-Pétersbourg, au cen­tre du cerveau dirigé par le docteur Tchernienko. Là, grâce à plusieurs indices infimes mais qui se recoupaient, les agents informatiques déduisirent que l'Ultime Secret avait été utilisé pour des expériences sur l'homme.

62.

Les neurones de Lucrèce font du mieux qu'ils peuvent avec le stock de sucres qu'ils trouvent dans les graisses de la jeune fille.

Pour réfléchir et pour gérer sa peur, ils ont besoin de sucres lents, malheureusement, mode des magazines féminins oblige, Lucrèce consomme essentiellement des fibres et des légumes, pratiquement pas de pâtes, encore moins de beurre, de crème, de sucre, toutes ces choses qui ravissent les neuro­nes et leur permettent de bien fonctionner.

Elle ne sait combien d'heures se sont écoulées. Elle a faim. Sa langue clappe dans le vide.

Comment ça fait quand on est fou...

Ne pas penser à ma situation, penser à mon château.

Son imaginaire choisit les lustres pour le petit salon, le grand salon, la salle à manger. Pour les chambres, des appli­ques; pour les bureaux, des halogènes. Une grande bibliothè­que. Un sauna. Une salle de télévision avec écran géant. Une salle de billard. Une salle de sport avec tout le matériel pour se muscler. Mais arrive un moment où elle ne peut plus ajou­ter de meubles, sinon l'ensemble serait trop chargé, où elle ne peut plus ajouter de pièces, sinon elle se sentirait perdue dans un trop grand château.

Il manque pourtant quelque chose.

Un homme. Un homme, c'est le complément idéal d'un château.

Un homme, ça réchauffe le lit, ça peut accessoirement offrir des fleurs, faire la vaisselle, vous tenir blottie en regar­dant la télévision.

63.

Jean-Louis Martin contacta le docteur Tchernienko à Saint-Pétersbourg via son adresse e-mail et lui signala qu'il souhaitait en savoir plus sur ses expériences sur le cerveau.

Il ne reçut pas de réponse.

Il lui expédia ensuite un fax. Athéna guida son écriture. Sans plus de résultat.

Comme le malade du LIS ne pouvait pas parler et que, de toute façon, il savait qu'il n'aurait aucun crédit face à une scientifique, il finit par raconter toute l'histoire à Samuel Fincher.

Lui contacta facilement son homologue russe, lui parla. En dépit d'un premier contact poli, elle refusa là encore toute communication sur ses recherches.

Athéna attira l'attention sur le point faible de la vie de cette femme, ce docteur Tchernienko. Certes, ce n'était pas très gentil comme méthode, mais Athéna avait aussi inscrit dans son programme la phrase de Machiavel: «La fin justifie les moyens.»

Grâce à ce moyen de persuasion, le savant français parvint à convaincre la Russe de coopérer en lui promettant de n'uti­liser l'Ultime Secret que pour des expériences limitées et tota­lement contrôlées.

Le docteur Tchernienko accepta de leur donner l'emplace­ment de l'Ultime Secret, chez les souris. Un emplacement en trois dimensions, repérable au dixième de millimètre près. Elle leur envoya par e-mail le plan d'un cerveau de souris et une flèche indiquant l'endroit exact avec leurs coordonnées en hauteur, en largeur, en profondeur.

«Et voilà la carte du trésor», pensécrivit Jean-Louis Martin.

Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]