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La Femme au Collier de Velours

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La Femme au Collier de Velours
La Femme au Collier de Velours
—Échappé d’où? échappé de quoi? s’écrièrent vingt v ensemble.
—Oui, échappé d’où? demanda Hoffmann, qui ne voulait pas accepter la voie de salut que lui offrait le docteu comme humiliante.
—Parbleu! dit le médecin, échappé de l’hospice.
—De l’hospice! s’écrièrent les mêmes voix, et quel
—De l’hospice des fous!
—Ah! docteur, docteur, s’écria Hoffmann, pas de pla
—Le pauvre diable! s’écria le docteur sans paraître Hoffmann, le pauvre diable aura perdu sur l’échafau femme qu’il aimait.
—Oh! oui, oui, dit Hoffmann, je l’aimais bien, mais Antonia cependant.
—Pauvre garçon! dirent plusieurs femmes qui se trou commençaient à plaindre Hoffmann.
—Oui, depuis ce temps, continua le docteur, il est en proie à hallucination terrible; il croit jouer... il croit et qu’il a gagné, il croit pouvoir posséder celle q son or, il court les rues; puis il rencontre une fe guillotine, puis il l’emmène dans quelque magnifiqu quelque splendide hôtellerie, où il passe la nuit à faire de la musique avec elle; après quoi il la tro pas cela qu’il vous a raconté?
—Oui, oui, cria la foule, mot pour mot.
—Eh bien! eh bien! dit Hoffmann, le regard étincela que ce n’est pas vrai, vous, docteur? vous qui avez ouver diamants qui fermait le collier de velours. Oh! j’aurais dû de quelque chose quand j’ai vu le vin de Champagne collier, quand j’ai vu le tison enflammé rouler sur
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pied nu, son pied de morte, au lieu d’être brûlé par le ti l’éteindre.
—Vous voyez, vous voyez, dit le docteur avec des yeu pitié et avec une voix lamentable, voilà sa folie q
—Comment, ma folie! s’écria Hoffmann; comment, vous que ce n’est pas vrai! vous osez dire que ce n’est dire que je n’ai pas passé la nuit avec Arsène qui hier! Vous osez dire que son collier de velours n’é chose qui maintînt sa tête sur ses épaules! Vous os lorsque vous avez ouvert l’agrafe et enlevé le coll roulé sur le tapis! Allons donc, docteur, allons donc, que ce que je dis est vrai, vous.
—Mes amis, dit le docteur, vous êtes bien convaincus maint n’est-ce pas?
—Oui, oui, crièrent les cent voix de la foule.
Ceux des assistants qui ne criaient pas remuaient m la tête en signe d’adhésion.
—Eh bien! alors, dit le docteur, faites avancer un fi reconduise.
—Où cela? cria Hoffmann; où voulez-vous me reconduire?
—Où? dit le docteur, à la maison des fous, dont vous vous ête échappé, mon bon ami.
Puis, tout bas:
—Laissez-vous faire, morbleu! dit le docteur, ou je vous. Ces gens-là croiront que vous vous êtes moqué d’eux, et ils vous mettront en pièces.
Hoffmann poussa un soupir et laissa tomber ses bras.
—Tenez, vous voyez bien, dit le docteur, maintenant
comme un agneau. La crise est passée.... Là! mon am
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Et le docteur parut calmer Hoffmann de la main, comme on calme un cheval emporté ou un chien rageur.
Pendant ce temps, on avait arrêté un fiacre et on l’avait amené.
Montez vite, dit le decin à Hoffmann.
Hoffmann obéit; toutes ses forces sétaient usées dans cette lutte.
—À Bicêtre! dit tout haut le docteur en montant derrière Hoffmann.
Puis, tout bas au jeune homme:
—Où voulez-vous qu’on vous descende? demanda-t-il.
Au Palais-Égalité, articula péniblement Hoffmann.
—En route, cocher, cria le docteur.
Puis il salua la foule.
—Vive le docteur! cria la foule.
Il faut toujours que la foule, lorsqu’elle est sous l’empire d’une passion, crie vive quelquun ou meure quelquun.
Au Palais-Égalité le docteur fit arrêter le fiacre.
—Adieu, jeune homme, dit le docteur à Hoffmann, et si vous m’en croyez, partez pour l’Allemagne le plus vite possible; il ne fait pas bon en France pour les hommes qui ont une imagination comme la vôtre.
Et il poussa hors du fiacre Hoffmann, qui, tout abasourdi encore de ce qui venait de lui arriver, s’en allait tout droit sous une charrette qui faisait chemin en sens inverse du fiacre, si un jeune homme qui passait ne se fût précipité et n’eût retenu Hoffmann dans ses bras au moment , de son côté, le charretier faisait un effort pour arrêter ses chevaux.
Le fiacre continua son chemin.
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La Femme au Collier de Velours
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La Femme au Collier de Velours
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—Montez vite, dit le médecin à Hoffmann.
Hoffmann obéit; toutes ses forces s’étaient usées dans cette lutt
—À Bicêtre! dit tout haut le docteur en montant der
Puis, tout bas au jeune homme:
—Où voulez-vous qu’on vous descende? demanda-t-il.
—Au Palais-Égalité, articula péniblement Hoffmann.
—En route, cocher, cria le docteur.
Puis il salua la foule.
—Vive le docteur! cria la foule.
Il faut toujours que la foule, lorsqu’elle est sous passion, crie vive quelqu’un ou meure quelqu’un.
Au Palais-Égalité le docteur fit arrêter le fiacre.
—Adieu, jeune homme, dit le docteur à Hoffmann, et si vous m’en croyez, partez pour l’Allemagne le plus vite possib bon en France pour les hommes qui ont une imaginati vôtre.
Et il poussa hors du fiacre Hoffmann, qui, tout abasourdi ce qui venait de lui arriver, s’en allait tout droi qui faisait chemin en sens inverse du fiacre, si un passait ne se fût précipité et n’eût retenu Hoffman moment où, de son côté, le charretier faisait un ef chevaux.
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Les deux jeunes gens, celui qui avait failli tomber retenu, poussèrent ensemble un seul et même cri:
—Hoffmann!
—Werner!
Puis, voyant l’état d’atonie dans lequel se trouvai l’entraîna dans le jardin du Palais-Royal.
Alors la pensée de tout ce qui s’était passé revint souvenir d’Hoffmann, et il se rappela le médaillon gage chez le changeur allemand.
Aussitôt il poussa un cri en songeant qu’il avait v poches sur la table de marbre de l’hôtel. Mais en m souvint qu’il avait mis, pour le dégager, trois lou gousset de sa montre.
Le gousset avait fidèlement gardé son dépôt; les trois loui toujours.
Hoffmann s’échappa des bras de Werner en lui criant: et s’élança dans la direction de la boutique du cha
À chaque pas qu’il faisait, il lui semblait, sortan épaisse, s’avancer, à travers un nuage toujours s’é une atmosphère pure et resplendissante.
À la porte du changeur, il s’arrêta pour respirer; vision de la nuit avait presque disparu.
Il reprit haleine un instant et entra.
Le changeur était à sa place, les sébiles en cuivre
Au bruit que fit Hoffmann en entrant, le changeur l
—Ah! ah! dit-il, c’est vous, mon jeune compatriote; ma l’avoue, je ne comptais pas vous revoir.
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Je présume que vous ne me dites pas cela parce que vous avez disposé du médaillon! s’écria Hoffmann.
—Non, je vous avais promis de vous le garder, et, m’en eût on donné vingt-cinq louis, au lieu des trois que vous me devez, le médaillon ne serait pas sorti de ma boutique.
—Voici les trois louis, dit timidement Hoffmann; mais je vous avoue que je n’ai rien à vous offrir pour les intérêts.
Pour les intérêts d’une nuit, dit le changeur, allons donc, vous voulez rire; les intérêts de trois louis pour une nuit, et à un compatriote! jamais.
Et il lui rendit le daillon.
—Merci, monsieur, dit Hoffmann; et maintenant, continua-t-il avec un soupir, je vais chercher de l’argent pour retourner à Mannheim.
—À Mannheim, dit le changeur, tiens, vous êtes de Mannheim?
—Non, monsieur, je ne suis pas de Mannheim, mais j’habite Mannheim: ma fiancée est à Mannheim; elle m’attend, et je retourne à Mannheim pour l’épouser.
—Ah! fit le changeur.
Puis, comme le jeune homme avait la main sur le bouton de la porte:
—Connaissez-vous, dit le changeur, à Mannheim, un ancien ami à moi, un vieux musicien?
—Nommé Gottlieb Murr? s’écria Hoffmann.
Justement! Vous le connaissez?
—Si je le connais! je le crois bien, puisque cest sa fille qui est ma fiancée.
—Antonia! s’écria à son tour le changeur.
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—Je présume que vous ne me dites pas cela parce que vous avez disposé du médaillon! s’écria Hoffmann.
—Non, je vous avais promis de vous le garder, et, m’en e vingt-cinq louis, au lieu des trois que vous me dev serait pas sorti de ma boutique.
—Voici les trois louis, dit timidement Hoffmann; mais que je n’ai rien à vous offrir pour les intérêts.
—Pour les intérêts d’une nuit, dit le changeur, all voulez rire; les intérêts de trois louis pour une nuit compatriote! jamais.
Et il lui rendit le médaillon.
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—Non, monsieur, je ne suis pas de Mannheim, mais j’hab Mannheim: ma fiancée est à Mannheim; elle m’attend, à Mannheim pour l’épouser.
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Puis, comme le jeune homme avait déjà la main sur l porte:
—Connaissez-vous, dit le changeur, à Mannheim, un a moi, un vieux musicien?
—Nommé Gottlieb Murr? s’écria Hoffmann.
—Justement! Vous le connaissez?
—Si je le connais! je le crois bien, puisque c’est fiancée.
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—Oui, Antonia, répondit Hoffmann.
— retourniez à Mannheim?
—Sans doute.
—Restez à Paris, alors, car vous feriez un voyage inutile.
—Pourquoi cela?
—Parce que voilà une lettre de son père qui m’annonce qu’il y a huit jours, à trois heures de l’après-midi, Antonia est morte subitement en jouant de la harpe.
C’était juste le jour où Hoffmann était allé chez Arsène pour faire son portrait; c’était juste l’heure où il avait pressé de ses lèvres son épaule nue.
Hoffmann, pâle, tremblant, anéanti, ouvrit le médaillon pour porter l’image d’Antonia à ses lèvres, mais l’ivoire en était redevenu aussi blanc et aussi pur que s’il était vierge encore du pinceau de l’artiste.
Il ne restait rien d’Antonia à Hoffmann deux fois infidèle à son serment, pas même l’image de celle à qui il avait juré un amour éternel.
Deux heures après, Hoffmann, accompagné de Werner et du bon changeur, montait dans la voiture de Mannheim, où il arriva juste pour accompagner au cimetière le corps de Gottlieb Murr, qui avait recommandé en mourant qu’on l’enterrât côte à côte de sa chère Antonia.
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La Femme au Collier de Velours
Comment, jeune homme! c’est pour épouser Antonia que vous
Литературно-художественное издание
Alexandre Dumas
La Femme au Collier de Velours
Выпускающий редактор: Э. Ефанова
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Компьютерная верстка: Д. Пермяков
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