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Le mode conditionnel du verbe fran. Условное наклонение французского глагола

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Министерство образования и науки Российской Федерации федеральное государственное бюджетное образовательное учреждение высшего профессионального образования

«Московский педагогический государственный университет»

Т. В. Максимова

Le mode conditionnel du verbe français

Условное наклонение французского глагола

Учебное пособие

МПГУ

Москва–2011

УДК 811.133.1-11 ББК 81.471.1-212 М171

М171 Максимова Т. В. Le mode conditionnel du verbe français. Условное наклонение французского глагола: Учебное пособие. – М.: МПГУ, 2011. – 50 с.

Данное учебное пособие предназначено для использования в качестве дополнительного материала в курсе практической грамматики французского языка на факультетах иностранных языков педагогических вузов при изучении французского языка как основного.

Целью пособия является систематизация знаний студентов о значении условного наклонения и его использовании в первичных и вторичных функциях.

Пособие включает в себя как теоретический материал, иллюстрированный большим количеством примеров, так и комплекс упражнений преимущественно коммуникативного и творческого характера.

ISBN 978-5-4263-0041-5

©МПГУ, 2011

©Оформление. Издательство «Прометей», 2011

Table des matières

Avant-propos.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

4

I. Le conditionnel et le système des

 

 

modes du verbe français.. . . . . . . . . . . .

5

II. La formation et le système temporel

 

 

du conditionnel.. . . . . . . . . . . . . . . . .

8

1.

Formation du conditionnel présent .. . . . . . . . . . . . .

8

2.

Formation du conditionnel passé.. . . . . . . . . . . . . .

9

3.

Système temporel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

9

III. Lavaleur essentielle et les

FONCTIONS SECONDAIRES DU conditionnel.. . . 11

1.L’expression de l’éventualité comme la valeur primaire

du conditionnel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2.Les fonctions secondaires du conditionnel .. . . . . . . . . 11

IV. Emplois du conditionnel.. . . . . . . . . . . . . 13

1.Action supposée soumise à une condition. (Hypothèse).. . . . 13

1.1.Expression de l’hypothèse dans la phrase complexe.. . . . . . . . . 13

1.1.1.Subordonnée introduite par si.. . . . . . . . . . . . 14

1.1.2.Phrase à plusieurs subordonnées de condition.. . . . . 20

1.1.3.Subordonnée introduite par au cas où, dans

(pour) le cas où, dans l’hypothèse où. . . . . . . . . 20

1.2.Expression de l’hypothèse dans le langage soutenu. . . . . 21

1.3.Expression de l’hypothèse dans la phrase simple .. . . . . 22

2.Supposition. Sens épistémique.. . . . . . . . . . . . . . . . 23

2.1.L’expression de l’action supposée non conditionnée

par le conditionnel.. . . . . . . . . . . . . . . . . 23

2.2.Autres moyens d’exprimer la supposition.. . . . . . . . 24

3.Information non confirmée.

(Emploi journalistique, médiatif). Sens évidentiel. . . . . . . . . . . . . . 29

4.Hypothèse qu’on rejette avec émotion (indignation,

 

étonnement). Sens polémique.. . . . . . . . . . . . . .

31

5.

Le conditionnel de politesse. Sens atténuatif. . . . . . . . .

31

6.

Hypothèse renforcée par une concession.. . . . . . . . . .

34

7.

Fiction (imagination).. . . . . . . . . . . . . . . . . .

36

8.

Apparence (comparaison).. . . . . . . . . . . . . . . .

38

9.

Futur dans le passé. . . . . . . . . . . . . . . . . . .

40

Tableaux récapitulatifs.. . . . . . . . . . . . . . .

45

BIBLIOGRAPHIE.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

49

Avant-propos

Le présent matériel didactique est conçu comme un complément au cours pratique de grammaire française. Il est destiné en premier lieu aux étudiants des facultés pédagogiques qui ont choisi comme spécialité la langue française.

Se basant sur le principe de l’accord de la théorie avec la pratique, il vise, d’une part, à ordonner et à approfondir les connaissances des étudiants et d’ autre part, à assurer, renforcer et évoluer de nouveaux acquis, former des habiletés et des habitudes dans l’emploi du mode conditionnel dans le discours.

Conformément à ce principe, le matériel est divisé en plusieurs chapitres qui décrivent progressivement la formation du conditionnel, son système temporel, sa valeur primaire et les fonctions secondaires qu’il remplit dans ses nombreux emplois. Chaque chapitre est accompagné d’un certain nombre d’ exercices qui ont pour but l’identification ou la caractérisation, la manipulation des formes ou l’évolution des acquis.

Partantdelaformeausens,ilvaparfoisdanslesensinverse,enproposant un aperçu des moyens d’expression d’un des sens propres au conditionnel (p.ex. Autres moyens d’exprimer la supposition; Autres moyens d’exprimer la comparaison).

Le problème de l’existence du conditionnel en tant qu’un mode à part étant l’un des des plus litigieux dans la grammaire française, le présent matériel défend le point de vue que le conditionnel est un mode verbal qui garde dans tous ses emplois sa valeur essentielle, celle d’une action éventuelle.

— 4 —

I. Le conditionnel et le système des modes du verbe français

Le mode est la manière dont le verbe exprime l’action ou l’état. C’est une catégorie morphologique qui exprime le rapport de l’action avec la réalité du point de vue du locuteur. Celui-ci peut la présenter comme réelle et certaine, comme supposée et potentielle, comme une idée envisagée dans son esprit ou bien comme un ordre.

Le verbe français possède quatre modes personnels: l’indicatif (pour exprimer les faits de la réalité), l’impératif (pour exprimer l’ordre adressé directement à son interlocuteur), le subjonctif (pour présenter une action à travers la perception subjective du locuteur: ses sentiments, sa volonté, son appréciation de l’action comme possible ou douteuse ou tout simplement comme une pensée envisagée virtuellement) et le conditionnel (pour exprimer des suppositions ou adoucir l’énoncé en présentant des désirs, des demandes, des conseils et toutes sortes d’affirmations avec moins de certitude, en les rendant moins catégoriques, moins brutales, et, par conséquent plus polies).

Seul l’indicatif reflète tout ce qui se passe, tout ce qui s’est passé et tout ce qui se passera dans le monde de la réalité. C’est le seul mode direct car il représente l’action comme complètement actualisée et nettement située dans le plan temporel. L’action exprimée par un verbe à l’indicatif apparaît comme réelle et certaine. Pourtant, dans les subordonnées, après “si” (de condition), “comme si” (de comparaison), “même si” (de concession), l’indicatif peut exprimer une action irréelle, hypothétique. Dans la langue française, à la différence de la langue russe, la condition et l’action conditionnée (dépendant d’une condition) sont, le plus souvent, exprimées par des modes différents. Dans tous les cas, après “si” on n’emploie que le mode indicatif.

Les autres modes sont considérés comme indirects, exprimant des actions moins actualisées, moins liées avec le moment de la parole, représentant plutôt la possibilité de l’action que l’action elle-même. Si l’impératif est le mode du commandement et de la prière, le subjonctif peut être considéré comme celui de la subjectivité. Exprimée par le mode subjonctif, l’action est virtuelle, existant seulement dans l’esprit de celui qui parle. Ce n’est que l’idée d’une action secondaire et subordonnée à une action réelle. C’est pour cette raison que le subjonctif s’emploie généralement dans les propositions subordonnées. Son emploi est conditionné par la sémantique du verbe prin-

— 5 —

cipal, par la conjonction introduisant la subordonnée et, en définitive, par le sens exprimé dans la principale.

Ala différence du subjonctif, le conditionnel s’emploie, le plus souvent, dans les propositions indépendantes ou principales, car cette forme a son propre contenu sémantique composé de plusieurs sèmes qui en se combinant donnent au mode conditionnel une très grande variété d’emplois.

D’ailleurs, les linguistes ne sont pas unanimes ni sur l’inventaire des modes ni sur la place du conditionnel dans cet inventaire. Certains considèrent le conditionnel comme forme temporelle faisant partie de l’indicatif (Guillaume). Ce point de vue est assez répandu dans la linguistique française d’aujourd’hui. Il est basé sur la coïncidence des formes (le fait que le conditionnel a le même radical que le futur de l’indicatif et les terminaisons de l’imparfait de l’indicatif) de même que sur sa valeur (le fait que le condi - tionnel peut avoir une valeur temporelle, celle du futur dans le passé). Nous partageons le point de vue de V.G.Gak qui croyait comme Brunot, Dauzat, Le Bidois et d’autres savants que le conditionnel est un mode indépendant qui garde une valeur d’ordre modal dans tous ses emplois y compris les emplois secondaires dont celui du futur dans le passé. (voir § 9).

Exercice 1.

I. Observez l’emploi des modes dans les extraits tirés du célèbre livre d’Antoine de Saint-Exupéry “Le Petit Prince”. Précisez le mode de chaque verbe en vous guidant par le tableau ci-dessous:

Indicatif

 

Impératif

Subjonctif

Conditionnel

Fait réel

après “si”:

commandement

idée d’une

éventualité

 

fait réel ou irréel

ou prière

action ou

ou

 

 

 

attitude

politesse

1.J’ai montré mon chef-d’œuvre aux grandes personnes et je leur ai demandé si mon dessin leur faisait peur. Elles m’ont répondu: “Pourquoi un chapeau ferait-il peur?” J’ai alors dessiné l’intérieur d’un serpent boa afin que les grandes personnes puissent comprendre.

2.Dessine-moi un mouton…

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre.

Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps.

– Ça c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

– C’est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à ce mouton?

3.Je fis remarquer au petit prince que les baobabs ne sont pas des arbustes, mais des arbres grands comme des églises et que, si même il

6 —

emportait avec lui un troupeau d’éléphants, ce troupeau ne viendrait pas à bout d’un seul baobab.

L’idée du troupeau d’éléphants fit rire le petit prince:

– Il faudrait les mettre les uns sur les autres…

4. Si j’ordonnais, disait-il couramment, si j’ordonnais à un général de se changer en oiseau de mer, et si le général n’obéissait pas, ce ne serait pas la faute du général. Ce serait ma faute.

…Un tel pouvoir émerveilla le petit prince. S’il l’avait détenu lui-même, il aurait pu assister, non pas à quarante quatre, mais à soixante-douze, ou même à cent, ou même à deux cents couchers de soleil dans la même jour - née…

Je voudrais voir un coucher de soleil… Faites-moi plaisir… Ordonnez au soleil de se coucher…

Ton coucher de soleil, tu l’auras. Je l’exigerai. Mais j’attendrai, dans ma science du gouvernement que les conditions soient favorables.

— 7 —

II. La formation et le système temporel du conditionnel

Le conditionnel a deux formes: la forme simple qui s’appelle le conditionnel présent et la forme composée qui s’appelle le conditionnel passé.

1. Formation du conditionnel présent

Rappel des formes régulières et des particularités d’orthographe de certains verbes

Pour former le conditionnel présent on ajoute les terminaisons de l’imparfait (-ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient) au radical du futur simple. Pour la plupart des verbes ce radical représente l’infinitif.

Cas particuliers.

1.Les verbes en -re (lire, dire, écrire, etc), y compris ceux en -dre (répondre, craindre, coudre, etc) et -tre (mettre, battre, croître), ainsi que ceux en -oire (boire, croire) perdent l’e final de l’infinitif: il lir-ait, il craindr-ait, il croir-ait.

2. Le verbe cueillir et ses derivés changent -i- en -e-: il cueillerait.

3.Certains verbes irréguliers ont un radical qui ne coïncide pas avec celui de l’infinitif. A noter:

1)Le changement de la voyelle dans le radical: faire: ferait; avoir: aurait; savoir: saurait.

2)L’ajout d’un “d” (avec changement de voyelle parfois): venir / tenir et leurs dérivés: viendrait / tiendrait; vouloir: voudrait; valoir: vaudrait; falloir: faudrait.

3)La soudure de “-oi- ”: devoir: devrait, recevoir (apercevoir, décevoir, concevoir): recevrait; pleuvoir: pleuvrait.

4)Les formes des verbes être et aller provenant de racines latines différentes sont les plus irrégulières: être: serait; ; aller: irait.

5)Les verbes suivants ont un double ‘r’ dans ce radical:

voir (revoir), envoyer (renvoyer), acquérir (conquérir, requérir), courir (recourir, accourir), pouvoir, mourir: verrait, enverrait, acquerrait, cour - rait, pourrait, mourrait.

Mais: pourvoir: pourvoirait; prévoir: prévoirait.

6)Lesverbesasseoir, choir, échoir, déchoir peuventseconjuguerdedeux manières, pourtant les formes avec –oi- sont tout à fait désuètes pour lesverbesasseoir etéchoir:assiérait ouassoirait (attentionàl’absence de –e-), écherrait, choirait ou cherrait, déchoirait ou décherrait.

8 —

7) Les verbes du 1-er groupe ayant des alternances de radical (le radical tonique devant la syllabe muette (achè te, appelle, essuie) et le radical atone devant la syllabe prononcée (achetons, appelons, essuyons), gardent l’orthographe et la prononciation du radical tonique à toutes les personnes, car au conditionnel, la syllabe qui suit le radical est muette:

Acheter: achèterait; appeler: appellerait, essuyer: essuierait.

Pourtant, les verbes qui ont un - à l’avant-dernière syllable de l’infinitif et qui changent cet é en è dans les formes à radical accentué, font exception. Au conditionnel, de même qu’au futur simple, ils conservent l’accent aigu malgré le changement de la prononciation:

Répéter – répéterait.

2. Formation du conditionnel passé

Le conditionnel passé est une forme composée du conditionnel présent de l’auxiliaire (avoir ou être) et du participe passé du verbe conjugué:

j’aurais fait, je serais venu(e), je me serais réveillé(e).

3. Système temporel

Le conditionnel en lui-même ne permet pas de situer le procès dans l’une des trois époques: passée, présente ou future. C’est le contexte qui permet d’ancrer temporellement l’évènement dans une époque particulière. Les deux formes du conditionnel s’emploient aussi bien dans le plan du présent que dans celui du passé. Le conditionnel présent exprime la simultanéité ou la postériorité par rapport au présent, au futur et au passé:

Je pense qu’il viendrait avec plaisir (postériorité par rapport au présent).

Je pensais qu’il viendrait avec plaisir (postériorité par rapport au passé).

Il a dit: “Si j’étais libre, j’irais au théâtre avec toi.” Il a dit que s’il était libre, il irait au théâtre avec moi.

Le conditionnel passé exprime l’antériorité par rapport au présent, au futur et au passé:

Je pense qu’il serait venu si on ne l’avait pas retenu. (antériorité par rapport au présent).

Je pensais qu’il serait venu si on ne l’avait pas retenu. (antériorité par rapport au passé).

— 9 —

Exercice 1.

Mettez les verbes au conditionnel présent:

1. Près de vous, purs et fidèles, Ils (accourir), nuit et jour, Si mes vers avaient des ailes, Des ailes comme l’amour! 2. Qui n’a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d’une richesse soudaine qui (se conquérir) au détour d’un chemin de la Cordillère des Andes... 3. Ce leader (essuyer) échec après échec au sein du Parti et de l’armée – où il ne (parvenir) pas à placer ses hommes. 4. Le président de la Fédération internationale de football a déclaré ce vendredi que l’instance internationale (rejeter) ces candidatures. 5. Sans nos familles, nous n’(obtenir) jamais les succès que nous connaissons dans nos opérations.6. Parfois, je (préférer) vivre pieds nus sur une île… 7. Comment (interpréter)-vous le graphique? 8. “Que (faire)-vous si vous étiez abandonnés? – Je (s’asseoir) sur une pierre et je (pleurer)”, dit le garçon, alors que la fille, pleine d’assurance, lança: “Moi, j’(écrire) des livres”. 9. Si la barbe suffisait à la sagesse, un bouc (valoir) Platon. 10. Peut-être (falloir)-il aller à la source? 11.Il n’est pas inopportun de se demander de quelle manière il (convenir) d’organiser la vie en société pour que nous y soyons heureux. 12. En mars 2009, la France (accueillir) 3 399 milliers de touristes Italiens, 2 669 milliers d’Allemands, 1 703 milliers de Britanniques ... 13. Si on m’avait dit un jour que je (recevoir) une formation horlogère à 45 ans, je n’y aurais pas cru. 14. Des sources affirment que Britney Spears (essayer) désespérément d’entrer en contact avec son ex petit-ami, Adnan Ghalib. Britney (envoyer) des textos à Adnan. 15. Sans la voile, nous ne (savoir) pas qu’il n’y a pas de fin au monde...

Exercice 2.

Mettez les verbes au conditionnel passé:

1. Si tu ne m’avais pas interrompue, j’ (finir, déjà) de préparer ces exercices. Si j’avais fini, on (pouvoir) partir. Si on était parties, tes amies (ne pas nous téléphoner). Si elles ne nous avaient pas téléphoné, tu (ne pas être) en colère. 2. On a raté la séance de cinéma: c’est trop bête! On (aimer) voir ce film. 3. Mon mari a oublié de me souhaiter mon anniversaire: il (pouvoir) y penser, quand même! 4. Marion et moi, nous sommes allées au restaurant, mais c’était complet: si nous avions réservé, nous (avoir) une table. 5. J’ai perdu mes clés! Excusez-moi, madame, vous (ne pas voir) mes clés? 6. Tu n’as pas aimé ce concert? Quelle perte de temps! Tu (devoir) rester chez toi. 7. À l’entrée du théâtre, il n’y avait plus de place. Luc et Léa étaient déçus: s’ils avaient su, ils (arriver) plus tôt. 8. La boîte de chocolats est vide! Dites, les enfants, vous (ne pas manger) les chocolats, par hasard? 9. Nicolas est parti soudainement. Dommage, j’ (vouloir) lui dire au revoir.

— 10 —