Le mode conditionnel du verbe fran. Условное наклонение французского глагола
.pdfExercice 3.
Trouvez dans les médias des informations non confirmées exprimées par le conditionnel présent et le conditionnel passé.
4. Hypothèse qu’on rejette avec émotion (indignation, étonnement). Sens polémique
Dans des phrases interrogatives à valeur exclamative, l’expression de l’hypothèse s’accompagne souvent de nuances d’émotions telles que la surprise ou l’ironie. Dans la langue française, ces nuances apparaissent grâce au contexte. Dans la langue russe, elle peuvent être exprimées lexicalement, au moyen des mots: неужели, уж не, почему бы не, etc.
Si le locuteur qualifie la vérité de l’énoncé comme nulle et qu’il rejette la supposition comme absolument impossible, son énoncé peut exprimer l’indignation. Ce sens est traduit en russe par les mots tels que с чего бы,
чтобы (я).
C’est quelqu’un qui m’a dit que tu m’aimais encore. Serait-ce possible alors? (chanson de Carla Bruni).
J’appartiens à une famille où la littérature est vénérée, les écrivains considérés comme des dieux. Comment aurais-je osé me comparer à ces gens-là? (tiré d’une interview d’Amélie Notomb).
–Tu n’as pas peur de moi?[demanda le dragon].
–Pourquoi aurais-je peur? Qui es-tu donc toi-même?(tiré d’un conte).
Exercice 1.
Exprimez votre indignation à propos des accusations suivantes:
1.Vous mentez.
2.C’est vous qui avez volé l’argent.
3.Vous trichez.
4.Vous avez insulté votre chef.
5. Le conditionnel de politesse. Sens atténuatif
Cet empoi concerne surtout les verbes semi-auxiliaires de mode (vouloir, pouvoir, devoir, savoir) et sert à atténuer les nuances de sens suivants:
– un souhait, un désir.
Généralement, le souhait est exprimé par le conditionnel présent des verbes vouloir (bien), aimer (bien, mieux), préférer, souhaiter, être heureux de (langue soutenue), ce serait super (style familier), etc:
Je serais heureux de vous recevoir à dîner.
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Ce serait super de partir ensemble!
Le conditionnel passé peut s’employer au lieu du conditionnel présent en atténuant davantage le souhait:
J’aurais voulu vivre au bord de la mer.
On trouve souvent cet emploi dans des chansons romantiques:
J’aurais voulu t’offrir ce que j’ai au fond de moi. J’aurais voulu te dire ce qu’on ne dit à personne.
Les verbes pleins employés au conditionnel peuvent aussi exprimer un souhait:
Je mangerais bien un petit quelque chose. Je boirais bien un petit coup.
–une demande (verbes pouvoir, vouloir au conditionnel présent et au conditionnel passé pour atténuer davantage: j’aurais voulu, j’aurais mieux aimé, j’aurais préféré):
Pourriez-vous (voudriez-vous ) fermer la fenêtre, s’il vous plaît. Je voudrais un kilo de tomates, s’il vous plaît.
J’aurais voulu vous demander de me mettre dans la même classe qu’un ami.
–un conseil (le conditionnel présent des verbes falloir, valoir mieux , devoir, faire mieux de).
Il est à noter que les verbes impersonnels falloir et valoir servent à donner des conseils généralisés, tandis que les verbes devoir et faire mieux s’emploient quand on s’adresse à une personne concrète (il y a un complément d’objet indirect représentant la personne: te, vous, lui, leur, à N).
Il fait frais. Il faudrait (il vaudrait mieux) fermer la fenêtre. (Celui qui parle ne s’adresse pas à une personne concrète).
Mais: Il fait frais. Tu devrais (tu ferais mieux de) fermer la fenêtre.
–un reproche (verbes devoir et pouvoir employés à la 2-e personne du sg ou du pl du conditionnel passé).
Tu aurais pu me prévenir. Pourquoi ne l’astu pas fait? Vous auriez dû prendre l’autoroute.
–un regret (verbes devoir et pouvoir employés à la 1-e personne du sg ou du pl du conditionnel passé, verbe falloir au conditionnel passé, verbes qui expriment le souhait employés au conditionnel passé).
La boutique était fermée. J’aurais dû (pu, il aurait fallu) venir plus tôt.
L’exposition est terminée. C’est dommage, j’aurais bien voulu la visiter.
–une suggestion. Le conditionnel peut servir à proposer une idée, une pensée à quelqu’un, et ce d’une façon très polie. Les formules suivantes sont
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utilisées pour suggérer des idées: vous plairait-il de, est-ce que cela vous ferait plaisir de, ça te plairait de, ça te dirait de, etc.
Ça te dirait de manger dans ce restaurant?
– une impossibilité ou une excuse (sens du verbe pouvoir pris à la forme négative). Dans la langue soignée, le verbe savoir s’emploie au conditionnel présentaveclesensdepouvoir dansdesphrasesnégativessanslaparticule pas.
Cela ne peut pas tarder = Cela ne saurait tarder.
Excusez-moi, quel est le chemin de Versailles, s’il vous plaît? – Je ne saurais vous le dire, monsieur. (Je ne saurais = Désolé (e), je ne peux pas.) Les problèmes politiques ne sauraient être exclus des conversations. (Charles de Gaulle).
On ne saurait faire d’une buse un épervier (proverbe): D’un esprit lourd, on ne peut faire un esprit vif.
Exercice 1.
Jeu de rôles. Reliez les éléments donnés pour rédiger les répliques des clients et du serveur (de la serveuse) d’un restaurant. N’oubliez pas qu’il faut ajouter “s’il vous plaît” à la fin de la phrase, même si la demande est au conditionnel.
Nous / vouloir / une table pour deux (trois personnes, etc) vous / pouvoir / nous / apporter / une carafe d’eau
je / aimer / voir la carte des vins vous / nous / conseiller
je (tu) / prendre comme (entrée, plat, dessert, boisson) nous / pouvoir / commander
je / vouloir / des glaçons
tu / me / passer / la salière (le pain, etc) je / vouloir / l’addition.
Exercice 2.
Donnez des conseils à celui (celle) qui voudrait:
Mincir – grosser – arrêter de fumer – apprendre à parler français couramment – avoir beaucoup d’amis – réussir un entretient d’embauche – devenir un bon professeur.
Exercice 3.
Faites des reproches à:
–votre copain qui a oublié de vous rendre vos notes;
–votre petit frère qui a cassé une vitre en jouant au football dans le jardin;
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–votre petite sœur qui est rentrée tard le soir sans avoir prévenu les parents;
–votre ami(e) qui est venu(e) en retard au rendez-vous, encore une fois.
Exercice 4.
Reconstituez la chanson Sur la route de Gerald de Palmas en mettant les verbes entre parenthèses au conditionnel pour exprimer des regrets:
Entre toute autre chose
Je (devoir) m’arrêter faire une pause Mais j’étais trop pressé
Ne (pouvoir) – on attendre l’été Erreur fatale
Je (devoir) t’écouter
Je ne dissociais plus le bien du mal
Exercice 5.
Exprimez des regrets que pourraient avoir les personnes suivantes:
–une jeune candidate au poste de secrétaire qui a raté l’entretien d’embauche;
–l’actrice dont la candidature n’a pas été retenue pour le rôle de Juliette.
Exercice 6.
Exprimez des suggestions en utilisant des formules variées. Faites parler les personnes suivantes:
–les jeunes mariés qui font des projets de voyage de noces;
–un étudiant qui reçoit son correspondant étranger dans sa ville natale.
Exercice 7.
Vous vous adressez à un passant pour demander votre chemin, mais celui-ci ne sait pas vous l’indiquer. Soyez poli en jouant ce dialogue, utilisez le conditionnel des verbes pouvoir (pour la question) et savoir (pour la réponse).
6. Hypothèse renforcée par une concession
Le conditionnel peut s’employer en phrase complexe à subordonnée hypothético-concessive qui peut avoir une des constructions suivantes:
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1.Phrase à subordination dans laquelle la concession est exprimée par une subordonnée introduite par les conjonctions même si (даже если), quand, quand même, quand bien même (когда бы даже,
если бы даже);
2.Phrase à juxtaposition dans laquelle la concession est exprimée par une proposition juxtaposée (sans conjonction).
La subordonnée concessive ou la proposition concessive juxtaposée expriment une action supposée qui présente une opposition logique à l’action de la principale et qui pourrait donc empêcher sa réalisation, mais ne l’empêche pas quand même. L’hypothèse exprimée dans la principale est renforcée par la concession car elle peut se réaliser malgré la condition posée dans la subordonnée ou dans la proposition juxtaposée.
Phrase à subordination
Si la subordonnée est introduite par même si, la structure de la phrase, l’emploi des modes et des temps sont ceux d’une phrase conditionnelle avec “si”:
A comparer: S’il l’avait dit, on l’aurait cru. (condition / hypothèse). Même s’il l’avait dit, on ne l’aurait pas cru. (concession / hypothèse).
Si la subordonnée est introduite par quand, quand même, quand bien même, on emploie le conditionnel dans les deux parties de la phrase:
Quand bien même il l’aurait dit, on ne l’aurait pas cru.
[…] quand les langes à dentelles, tapis brodés et joyaux d’or trouvés sur moi par les brigands n’indiqueraient pas ma haute naissance, la précaution qu’on avait prise de me faire des marques distinctives témoignerait assez combien j’étais un fils précieux. (Molière)
Phrase à juxtaposition
Le conditionnel s’emploie dans les deux propositions juxtaposées. Ces propositions peuvent être liées par que explétif. L’une de ces propositions, celle qui est équivalente à la subordonnée logique, peut avoir l’ordre des mots inverse. On la traduit souvent par une subordonnée avec un verbe à l’impératif, dans la langue russe:
Скажи он это, ему (все равно) бы не поверили.
Il l’aurait dit, on ne l’aurait pas cru. L’aurait-il dit, on ne l’aurait pas cru. Il l’aurait dit qu’on ne l’aurait pas cru.
L’aurait-il dit, qu’on ne l’aurait pas cru.
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Exercice 1.
Exprimez le rapport de concession entre les actions supposées ci-des- sous:
–en utilisant les conjonctions même si, quand, quand même, quand bien même;
–en construisant des phrases à juxtaposition (sans conjonction):
1.(Tu) – être à ma place – (tu) ne pas y (réussir).
2.(Il) – être mon meilleur ami – (je) ne pas lui prêter la voiture.
3.(Il) – venir plus tôt – (nous) pouvoir faire une promenade. Modèle: Même si tu étais à ma place, tu n’y réissirais pas. Quand bien
même tu serais à ma place, tu n’y réissirais pas. Serais-tu à ma place, tu n’y réissirais pas.
Tours concessifs figés
Dans le langage courant, on emploie les tours à valeur de concession serait-ce et ne serait-ce que (хотя бы, только, пусть даже):
Si nous arrivions à convaincre ne seraitce que 1% de notre audience…
Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple. (Jacques Prévert. Spectacle, Intermède)
On doit publier ses oeuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l’effet que ça fait! (Guy Bedos, artiste de variétés, auteur et comédien français )
Dans la langue soutenue, surtout dans le style littéraire, on emploie les tours comprenant l’imparfait du subjonctif à valeur du conditionnel: fût-ce, ne fût-ce que:
Quand l’âme a soif, il faut qu’elle se désaltère/ Fût-ce dans du poison! (Hugo)
Ce qui est doux, c’est d’être arrivé quelque part, fût-ce au bout du désespoir, et de dire: Ah! Bon, c’était là. Je suis arrivé maintenant. (Jean Anouilh. Roméo et Jeannette)
7. Fiction (imagination)
Le conditionnel peut exprimer des faits fictifs, une vie imaginaire, un rêve:
On vivrait au bord de la mer. On irait à l’école le matin. L’aprèsmidi on se baignerait, on pêcherait. (Жили бы мы на берегу моря… /
Вот жили бы мы на берегу моря / Когда-нибудь мы будем жить на берегу моря…)
Puisque le conditionnel peut exprimer une action prospective et aussi atténuer la réalité, on s’en sert pour représenter le futur dans son imagination,
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pour décrire des rêves et imaginer le déroulement des actions à venir (comme dans des jeux d’enfants).
On joue. Je serais la marchande, tu serais la cliente. Je vendrais des fruits et des légumes, et toi, tu viendrais au marché pour en acheter.
Dans ce jeu d’enfant, le conditionnel exprime des actions qui, au moment de la parole, n’existent que dans l’imagination de celui qui parle. C’est une éventualité qui pourrait se réaliser si l’interlocuteur acceptait de jouer. Cette action est donc éventuelle. Elle peut aussi être considérée comme conditionnée (soumise à une condition sous-entendue). Dans cet emploi du conditionnel, on peut voir aussi son sens atténuatif (la politesse). Il s’emploie pour parler de rêves:
Je rêve d’être une grande actrice. On parlerait de moi dans les journaux, on me recevrait comme une princesse, le public m’applaudirait…
Ceconditionnelpeutêtretraduitenrusseparсослагательноенаклонение
(меня бы принимали как принцессу, мне бы аплодировали...) ou par le futur de l’indicatif (ты будешь продавщицей, а я покупательницей).
Exercice 1.
Observez l’emploi du conditionnel de fiction:
Tiens, tu serais la guichetière; moi, je viendrais pour un renseignement. Mais j’aurais un défaut de prononciation, et tu comprendrais mal. Alors, j’essayerais de m’exprimer par gestes, mais tu t’énerverais vite. Tu me donnerais une feuille de papier: j’écrirais, et tu finirais par deviner ce que j’aurais voulu dire. Ça te ferait rire. Je me vexerais, nous nous disputerions sans nous comprendre.
Exercice 2.
Jeu de rôles. Proposez des jeux à un groupe d’enfants. Distribuez les rôles. Décrivez en détail le déroulement du jeu comme vous l’imaginez.
Exercice 3.
Observez l’emploi du conditionnel dans un extrait tiré du livre de Georges Perec Les Choses dans lequel l’auteur décrit la maison des rêves de ses personnages. Mettez les verbes entre parenthèses au conditionnel présent. Traduisez l’extrait en russe.
La première porte ouvrirait sur une chambre, au plancher recouvert d’une moquette claire. Un grand lit anglais en occuperait tout le fond. A droite, de chaque côté de la fenètre, deux étagères étroites et hautes (contenir) quelques livres, des albums, des pots, des colliers… A gauche, une vieille armoire de chêne (faire) face à un petit fauteuil… La seconde porte (découvrir) un bureau. Les murs, de haut en bas, (être tapissés) de livres et de revues, avec,
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ça et là, quelques gravures, des dessins, des photographies… La lumière (venir) d’une vieille lampe de bureau garnie d’un abat-jour. De chaque côté de la table, il y (avoir) deux fauteuils de bois et de cuir, à hauts dossiers… Leur appartement (être) rarement en ordre mais son désordre même (être) son plus grand charme. Ils s’en (occuper) à peine. Ils y (vivre).
Exercice 4.
Jeux de rôles. Elodie et Nicolas ont décidé de se marier. Pourtant, ils voient leur avenir, leur vie de tous les jours et même leurs noces de façon différente. Faites-les parler.
Exercice 5.
Rêvez-vous d’un voyage, d’un logement, d’un vêtement? Parlez-en en détails.
Exercice 6.
Complétez le texte ci-dessous en utilisant les verbes suivants au mode et au temps qui conviennent:
Décider – venir – dormir – ne pas mourir – cueillir – fabriquer – se server – avoir – courir – s’enfuir – ne pas pouvoi – découvrir – finir – se sentir
–Si je ……. .de partir dans une île déserte, tu ……. avec moi? Nous ……. à la belle étoile. On ……. de faim parce qu’on ……. des fruits. Je ……. des outils dont on ……. pour aller à la pêche ou à la chasse.
–Moi j’……. peur. Quand des bêtes sauvages ……. trop près de nous, je ……. à toute vitesse, je ……. m’y habituer!
–Mais non! Petit à petit tu ……. toutes les merveilles de la nature.
–Oui, mais on ……. par s’ennuyer et on ……. seuls, sans personne
àqui parler.
8.Apparence (comparaison)
Le conditionnel des verbes dire et croire est utilisé dans des locutions figées exprimant l’apparence, c’est-à-dire l’aspect qu’on perçoit du réel par ses sens (par opposition à la réalité en soi). Dans le plan du présent on emploie les locutions on dirait, on croirait, comme qui dirait (похоже, как будто), mais si le contexte se situe au passé, on emploie le conditionnel passé (было похоже, было такое впечатление, что…) Toutes ces locutions peuvent être suivies directement d’un nom:
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Il y a comme qui dirait une odeur de printemps. Oui, ça sent le printemps!
…le tic-tac des horloges, on dirait des souris qui grignotent le temps.
(Alphonse Daudet)
Les expressions on dirait (on croirait), on aurait dit (on aurait cru) peuvent régir une subordonnée introduite par la conjonction que:
Même quand elle marche on croirait qu’elle danse. (Charles Beaudelaire. Les Fleurs du Mal)
Et de l’Ile d’Orléans jusqu’à la Contrescarpe – En écoutant chanter les gens de ce pays – On dirait que le vent s’est pris dans une harpe – Et qu’il a composé toute une symphonie. (Yves Duteil. La langue de chez-nous)
Exercice 1.
Exprimez l’apparence à l’aide du conditionnel des verbes dire et croire en utilisant les mots et les expressions mis entre parenthèses:
1. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau. (des jumeaux) . 2. Son appétit était insatiable. (un ogre). 3. Elle parle français sans accent (naître en France). 4. Les oiseaux se turent (un orage – s’approcher). 5. Le chien reste toujours près de sa maîtresse (avoir peur de la perdre).
Autres moyens d’exprimer la comparaison
1.Dans les textes littéraires, les formes courantes du conditionnel passé sont souvent remplacées par les formes littéraires ayant la même valeur, celles du plus-que-parfait du subjonctif qui sont parfois appelées le conditionnel passé 2-e forme:
On eût dit un ange, tant elle était belle; car son évanouissement n’avait pas ôté les couleurs vives de son teint: ses joues étaient incarnates… (la
Belle au Bois Dormant)
2.La comparaison peut être exprimée par une subordonnée comparative (de comparaison) introduite par comme si. Dans la langue courante, après cette locution conjonctive le verbe peut être au présent, à l’imparfait ou au plus-que-parfait de l’indicatif (selon les mêmes règles que dans les subordonnées de condition introduites par si). Dans la langue littéraire, on emploie très souvent le plus-que-parfait du subjonctif (le conditionnel passé 2-e forme):
…des yeux dont on eût dit que la pupille respirait. (Sacha Guitry. Mémoires d’un tricheur)
Exercice 1.
Observez l’emploi du conditionnel 2-e forme et précisez sa valeur.
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1.Puis il prit encore des choux, des carottes, des oignons jusqu’à ce que son assiette fût pleine, et l’ayant posée sur la table, il s’assit devant, coupa le bouilli en quatre parts et dîna comme s’il eût été chez lui. ( tiré de Le Horla de Guy de Maupassant).
2.Lorsque le chat eut ce qu’il avait demandé, il se botta bravement et, mettant son sac à son cou, il en prit les cordons avec ses deux pattes de devant, et s’en alla dans une garenne où il y avait grand nombre de lapins. Il mit du son et des lasserons dans son sac, et s’étendant comme s’il eût été mort, il attendit que quelque jeune lapin peu instruit encore des ruses de ce monde, vînt se fourrer dans son sac pour manger ce qu’il y avait mis. ( tiré du conte Le Chat Botté).
9.Futur dans le passé
Les points de vue des linguistes sur le futur dans le passé et sur le conditionnel sont très variés. En voici les plus répandus:
1)Le futur dans le passé est un temps de l’indicatif, synonyme du conditionnel considéré non pas comme un mode mais comme un temps.
Le futur et le conditionnel sont tous deux des temps de l’indicatif. C’est ce que proposait le linguiste Gustave Guillaume, qui suggérait d’appeler le premier futur catégorique et le second futur hypothétique.
Un grand nombre de linguistes français placent le conditionnel parmi les temps de l’indicatif en niant son existence comme un mode à part. Ce point de vue paraît inadmissible car même les linguistes qui considèrent le conditionnel comme un temps (futur hypothétique) constatent que son sens premier est d’exprimer une action éventuelle, ce qui représente une valeur d’ordre modal.
2)Le futur dans le passé est un temps de l’indicatif opposé au condi - tionnel considéré comme un des modes.
Dans les manuels de grammaires parus en Russie, le conditionnel est traditionnellement placé parmi les modes tandis que le futur dans le passé parmi les temps de l’indicatif. (I. N. Popova et J. A. Kazakova, A. G. Basmanova etA. N. Tarassova).Ainsi, le futur dans le passé – temps présente une forme homonymique au conditionnel – mode. Pourtant, une analyse approfondie démontre que le conditionnel peut garder sa valeur modale qui consiste à exprimer une action éventuelle (possible – prospective – conditionnée) même quand il est utilisé pour exrimer la corrélation temporelle entre les actions, et notamment la postériorité par rapport au passé.
3)Le futur dans le passé est une valeur secondaire du conditionnel.
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