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LA LEXICOLOGIE.doc
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14.L’onomatopée.

Par l’onomatopée, signifiant « formation de mots », on appelle à présent la création de mots qui par leur aspect phonique sont des imitations plus ou moins proches des cris d’animaux ou des bruits différents, par ex. : coucou, miaou, coquerico, ronron.

Ce procédé de formation offre une particularité par le fait qu’il s’appuie sur une motivation naturelle ou phonique qui s’oppose à la motivation intralinguistique caractéristique de tous les autres procédés de formation.

L’onomatopée est d’une productivité restreinte, ce qui s’explique en particulier par le caractère relativement réduit des sons perceptibles par l’oreille humaine. Signalons pourtant les créations récentes : bang [bãg] – « bruit produit par un avion supersonique », glop [gl›p] – bruit ressemblant à un cœur qui bat », baraboum ! imitant un bruit de chute.

15.Les groupements fraséologiques.

Le premier qui s’en est occupé sérieusement était Charles Bally. Dans son livre « Traité de stylistique française » il dit qu’ « entre les groupements libres et les locutions stables il y a place pour une foule de cas intermédiaires qui ne se laissent ni préciser, ni classer ».

  1. Фразеологические coчетания (les combinaisons phraséologiques).

Les mots qui constituent les combinaisons phraséologiques conservent en grande partie leur indépendance, mais ils restent limités dans leur emploi. Généralement un des composants est pris dans un sens lié tandis que l’autre s’emploie librement en dehors de cette locution.

Certaines combinaisons phraséologiques sont le résultat de l’emploi restreint, parfois unique, d’un des composants qui est monosémique. Ainsi avec ouvrable nous avons seulement jour ouvrable. La plupart des combinaisons phraséologiques sont créées à partir de l’emploi imagé d’un des mots composants : un temps pourri, un spectacle imbuvable.

Les combinaisons phraséologiques sont caractérisées par l’autonomie syntaxique de leurs composants.

  1. Фразеологические единства (les unités phraséologiques, les idiomes).

Les idiomes sont des locutions dont le sens global ne coïncide pas avec le sens des mots-composants. Contrairement aux combinaisons phraséologiques les idiomes présentent un tout indivisible dont les éléments ont perdu leur autonomie sémantique : jeter de l’huile sur le feu.

D’après le degré de leur motivation on distingue 2 types d’idiomes : les locutions soudées (elles ne se laissent pas décomposer et leur sens ne découle pas de leur structure lexicale [ex. : marquer un jour d’une pierre blanche qui signifie être heureux tout le jour et qui nous vient des anciens Romaines pour qui la couleur blanche symbolisait le bonheur]) et les ensembles phraséologiques (qui se laissent plus ou moins réveler à travers le sens de leurs mots-composants (ex. : passer l’éponge → pardonner, oublier).

  1. Cращения (les unités indécomposables).

Ex. : заморить червячка, à huis clos.

16.Les emprunts.

Outre les sources internes, telles que l’évolution sémantique et la formation des mots et de leurs équivalents, le français possède, comme toute autre langue, une source externe de l’enrichissement du vocabulaire – l’emprunt aux autres idiomes.

Nous appellerons « emprunts » uniquement les vocables (mots et locutions) et les éléments de mots (sémmantiques ou formels) pris par le français à des langues étrangères. On emprunte non seulement des mots entiers ; les significations,les traits morphologiques et syntaxiques sont aussi empruntables.

Une façon toute particulière d’emprunter est celle d’adopter la « forme interne », ce qui est appelé « calque » (ex. : небоскреб – sky-scraper – gratteciel).

  1. Les emprunts aux langues classiques.

Le latin a profondément marqué la langue française. L’enrichissement du vocabulaire français date de la période de la formation de la langue française et se poursuit jusqu’à nos jours. Quant à l’influence du grec ancien, elle a été assez considérable à partir du XIVe siècle. (ex. : [au latin] évolution, concours, éducation, exister ; [au grec] académie, sympathie, anarchie, économie, politique).

  1. Les emprunts aux langues orientales.

Les mots persans : bazar, caravane, échec ;

Les mots arabes : alcool, élixir, sirop, algèbre.

III. Les emprunts aux langues romanes.

C’est surtout l’italien qui a laissé une trace profonde dans la langue français : attaquer, cantine, balcon, cabinet, façade, pizzeria, paparazzi, tchao.

De l’espagnol viennent : castagnette, boléro, chocolat, vanille, tomate, caramel, corrida, toléro, fiesta, paella.

Les mots portugais sont : albinos, mandarin, bambou, banane, baroque.

  1. Les emprunts aux langues germaniques.

A l’allemand : accordéon, valse, vermouth, zing, cobalt, handball.

A l’anglais: parlement, interview, meeting, speaker, bar.

V. Les emprunts au russe sont archine, datcha, troïka, touloupe.

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