- •1. L’objet d’étude de la lexicologie et ses liens avec les autres branches de la linguistique.
- •Le mot et la notion.
- •Les fonctions des mots. La définition du mot.
- •La polysémie et la monosémie des mots.
- •La métonymie.
- •La métaphore.
- •La dégradation et l’amélioration du sens.
- •La restriction et l’extention du sens des mots.
- •L’hyperbole et la litote.
- •Les euphémismes.
- •11. La dérivation par suffixes. Formation des mots.
- •12. La formation par préfixe.
- •13.L’abréviation.
- •14.L’onomatopée.
- •15.Les groupements fraséologiques.
- •16.Les emprunts.
- •17.Caractéristique du fonds usuel du vocabulaire du français moderne.
- •18.Les synonymes.
- •19.Les antonymes.
- •20.Les homonymes.
- •21.La lexicographie.
11. La dérivation par suffixes. Formation des mots.
La dérivation suffixale est un procédé de formation bien vivant et productif dans le français contemporain.
Pour former les substantifs, on emploie :
- ation - désigne l’action (ex. : alphabétisation) ;
- ade - réunion d’objets de même espèce, un produit (ex. : colonnade) ;
- âge - collection d’objets de même espèce, un état, une action (ex. : un feuillage) ;
-erie - une action, une industrie.
Les suffixes les plus répandus pour la formation des adjectifs :
- ique - l’appartenance à quelque branche scientifique (ex. : philosophique) ;
-al, -el - un sens relationnel (ex. : national, industriel) ;
- aire - (ex. : revolutionnaire) ;
- iste - l’appartenance à une idéologie (ex. : anarchiste) ;
- ien, - éen, - ier - l’appartenance à un pays (ex. : français) ;
- able, -é - la qualité (ex. : confortable, argenté).
La dérivation des adverbes s’effectue à l’aide de l’unique suffixe –ment (ex. : lentement).
La suffixation des verbes :
- is - signifie le fait d’être (ex. : agoniser) ;
- c-, - ifi- - mettre dans un état (ex. : obscurcir, glorifier) ;
- ass-, -aill-, -ot- - une valeur appréciative (ex. : rêvasser, siffloter).
12. La formation par préfixe.
Parmi les formations préfixales la première place revient aux verbes :
dé- - exprime un sens opposé (ex. : boucher → déboucher) ;
ré- - marque la répétition de l’action (ex. : revoir) ;
en-, a- - mettre dans l’état (ex. : rhume → enrhumer, douce → adoucir) ;
mé- - un sens contraire (ex. : fier → méfier) ;
trans-, ex-, in-, sou- - des rapports spatiaux (ex. : transporter, exporter, importer, soutenir).
La préfixation des substantifs :
Dé- (désordre) ; dis- (disproportion) ; in- (inconfort) ; anti- (antifascisme) ; non- (non-participation) ; co- (coproduction) ; auto- (autodéfense) ; rétro- (retroactivité) ; mono- (monobloc) ; super- (supermagasin) ; sur- (surpeuplement) ; hyper- (hypertension) ; mini- (mini-disque) ; micro- (microclimat).
La préfixation des adjectifs :
In- (inexpressif) ; anti- (antidémocratique) ; non- (nondirectif) ; a- (amoral) ; archi- (archiplein) ; sur- (surchargé) ; extra- (extrasensible) ; hyper- (hyperstatique) ; super- (superfin).
13.L’abréviation.
La tendance à l’abréviation s’est accrue depuis la fin du XIXe siècle.
On distingue différents types d’abréviation. Parmi les plus fréquentes sont les troncatures telles que « amphi [théâtre] ; auto [mobile] ; baro [mètre] ; dactylo [graphe] ; kilo [gramme] ; loco [motive] ; métro [politain] ; télé [vision] » qu’on forme en laissant tomber le deuxième élément d’un mot composé.
Généralement on réduit le mot par l’ablation des syllabes finales (apocope), toutefois l’ablation des syllabes initiales (aphérèse) est possible (ex. : pitaine < capitaine ; Ricain < Américain et d’autres).
Un tout autre type d’abréviations est représenté par les sigles, c’est-à-dire des mots formés par la prononciation des lettres ou des syllabes initiales des composants de quelque locution, par ex. : C.G.T. – « Confédération générale du travail » ; O.N.U. – « Organisation des nations unies ».
Par l’abréviation on ne forme pas tant de mots nouveaux que des variantes, généralement des variantes stylistiques de mots existants. Si « métro, auto, dactylo » ont effectivement enrichi le français, « prof, récré, perme, colon, expo » ne sont que des variantes stylistiques de « professeur, récration, permission, colonel, exposition ».
