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LA LEXICOLOGIE.doc
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  1. La polysémie et la monosémie des mots.

Le mot monosémique n’a qu’un seul sens. Le mot polysémique possède plusieurs sens au niveau de la langue-système.

Les linguistes reconnaissent que la grande majorité des mots est polysémique, que les mots ont tendance à prendre de nouvelles acceptions. Mais les gens n’éprouvent aucune difficulté à se comprendre. Ça se fait grâce à la monosémie des mots dans la parole. Donc, le mot est polysémique et monosémique à la fois. La polysémie et la monosémie du mot forment une unité dialectique. La monosémie peut être créée par le contexte verbal. Le contexte, compris au sens le plus large de ce terme, n’est pas seulement l’entourage des mots (contexte verbal), mais aussi l’ambiance extra-linguistique qui le situe (contexte de situation).

La monosémie du mot peut être aussi créée par le milieu (local, historique et social). Par exemple, le mot opération prend une valeur différente dans la bouche d’un médecin, d’un militaire ou d’un financier.

Les termes occupent une place à part. Ils expriment les notions scientifiques ou spéciales. Les termes dans le cadre d’une terminologie devraient être monosémiques. C’est une des conditions du bon fonctionnement des termes dans la langue. L’autre condition importante est l’absence de toute nuance affective.

  1. La métonymie.

La métonymie est la dénomination d’un objet par un autre lié au premier par un rapport de contiguité. Donc, le lien qui est à la base de la métonymie revêt toujours un caractère réel. Par métonymie on désigne un objet ou un phénomène différent de l’objet désigné par le mot.

Les métonymies se laissent classer en types variés selon le caractère du rapport qui leur sert de base. La plupart sont de caractère concret.

On prend aussi la partie pour le tout et inversement, le tout pour la partie. Ce genre de métonymies est appelé synecdoque.

L’homme peut être dénommé par une partie de son corps : « C’est une bonne tête ! »

Parfois les noms des vêtements, des armes servent à désigner l’homme : une soutane (curé, nommé d’après la soutane qu’il porte).

On prend le contenant pour le contenu et inversement : « La ville était sur pied ».

On prend parfois la matière pour la chose fabriquée, le producteur pour le produit : « le carton ».

Donc, grâce à la métonymie les mots acquièrent un sens nouveau et enrichissent leur structure sémantique ou bien ils élargissent leurs possibilités combinatoires dans le cadre du même sens.

  1. La métaphore.

La métaphore est la dénomination d’un objet par un autre lié au premier par une association de similitude.

Par métaphore on désigne un nouvel objet ou phénomène qui contrairement à la métonymie, suppose quelque propriété ou trait commun avec l’objet désigné par le mot. C’est ce trait commun qui permet d’établir un rapport de similitude entre des objets différents. Parfois le rapprochement des objets inattendu : « une tête de loup » – une brosse ronde.

Tout comme la métonymie, la métaphore crée de nouveaux sens et emplois sémantiques. Les métaphores concrètes sont bien fréquentes. Ce sont souvent les noms d’objets qui servent à désigner d’autres objets de la réalité : « le nez d’un navire ».

Certaines métaphores désignent l’homme par le nom d’un objet concret : « c’est une scie, cette femme ! »

A l’origine la métaphore comporte toujours une image. Les métaphores ont à leur base des comparaisons puisées dans tous les domaines de l’activité de l’homme. Chaque profession, chaque occupation est une source de comparaisons, donc de métaphores.

Les métaphores sont surtout nombreuses dans l’argot : « tête » - « boule, citron, pomme » ; « visage » - « façade ».

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