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ivanov666
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Файл:Nouvelles des auteurs françaises (XIX s. – XX s.). Учебное пособие по домашнему чтению на французском языке для студентов 2 курса.pdf

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confrères et critiques s’étaient habitués à le considérer comme un poète
hermétique[1], digne de respect mais incapable de plaire, ce qui faisait de
l’admiration pour son œuvre un sentiment honorable et inoffensif. Sa
femme, Claire Ménétrier, personne ambitieuse, ardente et active, l’avait
„lance” vers 1927, en décidant le musicien Jean-François Montel à tirer un
drame lyrique de Merlin et Viviane, mais c’est à l’acteur Léon Laurent que
nous devons la métamorphose de Christian en auteur dramatique jouable et
joué. Cette histoire est peu connue et il paraît intéressant de la rappeler parce
qu’elle éclaire certains aspects, assez mal étudiés, de l’imagination créatrice.
Léon Laurent, qui a eu un rôle si heureux dans la renaissance du théâtre
en France entre les deux guerres, semblait à première rencontre aussi peu
„cabotin“ que possible. Nullement plein de lui-même, toujours prêt à se
mettre de la manière la plus désintéressée au service d’un chef-d’œuvre, il
pratiquait, à la lettre, la religion du théâtre. Sa culture étonnait. Non
seulement ce qu’il aimait méritait de l’être, mais j] connaissait et comprenait
le plus difficile et le plus rare. Dès qu’il a dirigé sa propre troupe, il a eu le
courage de monter le Prométhée d’Eschyle, les Bacchantes d’Euripide, et
la Tempête de Shakespeare. Son Prospero et l’Arield’Hélène Messière
restent parmi les plus purs souvenirs de beaucoup d’entre nous. Il avait
rajeuni Molière, Musset, Marivaux, tant par l’interprétation que par la mise
en scène, au temps où la Comédie-Française, endormie, attendait encore
qu’Edouard Bourdet la réveillât. Enfin il a su découvrir, parmi les écrivains
de notre temps, ceux qui étaient dignes de continuer la belle tradition du
théâtre poétique. La littérature dramatique française lui doit une école, et
une équipe.
Dit qu’à première rencontre on ne le prenait pas pour un acteur. C’est
exact; le ton, la manière, le vocabulaire évoquaient plutôt un jeune
professeur ou peut-être un médecin. Mais cette impression était brève. Il
suffisait de le voir jouer cinq minutes pour reconnaître en lui un grand
comédien, d’une incroyable variété de registres, aussi capable de composer
avec dignité l’Auguste de Cinna que de rendre parfaitement plaisant l’Abbé
de Il ne faut jurer de rien, ou tragiquement bouffon le Basile du Barbier de
Séville.
Christian Ménétrier l’admirait, allait le voir dans chacun de ses rôles,
mais ne fût probablement jamais entré en contacte direct avec lui, car tous
deux étaient timides, si Claire Ménétrier ne s’en était mêlée. Claire
partageait l’enthousiasme de son mari pour le jeu de Léon Laurent; elle
souhaitait que Christian fît du théâtre; elle pensait, avec raison, que seul un
acteur vraiment cultivé serait capable de l’y décider. Elle entreprit donc,

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délibérément, de faire entrer Léon Laurent dans leur intimité; elle y réussit.
Claire, avec son teint pâle et ses yeux d’aige marine, demeurait fort belle et
la beauté féminine avait toujours ému Léon Laurent. D’ailleurs, dès que les
deux hommes se connurent, ils trouvèrent un constant plaisir à „parler
théâtre“. Christian avait sur ce sujet beaucoup d’idées et la plupart d’entre
elles coïncidaient avec celles de l’acteur-directeur.
— La grande erreur des réalistes, disait Christian, est d’avoir voulu
imiter en scène le langage quotidien… C’est exactement ce que le spectateur
ne cherche pas au théâtre. Il ne faut jamais oublier que le drame, à l’origine,
fut une cérémonie, que les cortèges, les entrées, les chœurs y tenaient une
place importante… Et même dans la comédie… On nous dit que Molière
observait le langage des crocheteurs du Pont-au-Change… C’est possible,
c’est même certain, mais il l’observait pour le styliser.
— D’accord, répondait Léon Laurent. Tout à fait d’accord. Et c’est la
raison pour laquelle je voudrais, Ménétrier, que vous fissiez du théâtre…
Vos couplets lyriques, vos images rares… Tout ça, en dépit des apparences,
c’est, pour l’acteur, une excellente matière… Sculptez-nous des statues;
nous les animerons.
Léon Laurent parlait par phrases brèves auxquelles sa belle vois prêtait
de longues résonances.
— Mais je fais du théâtre, dit Christian.
— Non, mon cher!.. Non!.. Vous écrivez des poèmes dialogués, du
théâtre dans un fauteuil, mais vous n’affrontez pas le public.
— Parce qu’on ne me joue pas.
— Dites plutôt que vous n’avez jamais cherché à être joué… Vous
n’avez tenu jusqu’ici aucun compte des nécessités de la scène. Or c’est cela
qui fait le théâtre… Ecrivez une pièce pour moi… Oui, mon cher, pour moi,
tel que je suis… Vous verrez alors ce que sont les répétitions… Voila une
école!.. Tenez, il reste en vous (et c’est à mon avis votre seul défaut) quelque
chose de l’affectation du symbolisme… Eh bien! dès que vos textes seront
dits, vous entendrez vous-même les dissonances. La scène, c’est pour
l’auteur ce qu’est pour l’orateur le disque qui lui fait entendre sa propre voix.
Il y perçoit ses fautes et les corrige.
— C’est ce que je répète à Christian du matin au soir, dit Claire. Il
est né pour le théâtre.
— Je ne sais pas, dit Christian.
— Essayez a.u moins une fois… Je vous le répète: écrivez une pièce
pour moi.
— Mais sur quel sujet?

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— Vous en avez cent, dit Léon Laurent. Comment? Chaque fois que
je passe une heure avec vous, vous me racontez un premier acte, presque
toujours excellent. Un sujet! Mais il vous suffit de vous asseoir à votre table
et d’écrire tout ce que vous m’avez déjà dit… D’ailleurs c’est bien simple.
Je m’engage, les yeux fermés, à jouer ce que vous m’apporterez.
Christian demeura un instant rêveur:
— Oui, j’ai peut-être une idée, dit-il. Vous savez combien je suis en
ce moment bouleversé par les menaces de guerre, combien je m’efforce,
d’ailleurs en vain, d’attirer l’attention des Français sur les desseins évidents
des fous qui gouvernent l’Allemagne…
— Je lis vos articles du Figaro, dit Léon Laurent. Je les trouve beaux
et utiles… Seulement le théâtre trop actuel, vous savez…
— Oh! je ne vous propose pas une pièce d’actualité. Non, ce à quoi
je pense serait une transposition. Vous vous souvenez de l’attitude des
Athéniens au moment où Philippe, roi de Macédoine, réclamait son espace
vital et occupait, l’une après l’autre, les petites cités de la Grèce.
„Attention!“ disait Démosthène aux Athéniens, „attention! Si vous n’allez
pas au secours de la Tchécoslovaquie, vous serez dévorés à votre tour!“
Mais les Athéniens étaient confiants, frivoles, et Philippe avait une
Cinquième Colonne… Démosthène échoua… Puis un jour vint le tour
d’Athènes… Ce serait le second acte.
— Admirable! dit Léon Laurent avec enthousiasme. Eh bien! Voilà
notre sujet! Mettez-vous au travail. Tout de suite!
— Attendez, dit Christian. Il faut que je relise un certain nombre de
choses. Mais je vous vois admirablement déclamant du Démosthène… Car
vous joueriez Démosthène, n’est-ce pas?
— Naturellement!
Claire, ravie, les écouta jusqu’à cinq heures du matin discuter la pièce.
Quand ils se séparèrent, les principales scènes étaient en place. Christian
avait même trouvé la dernière réplique. Après bien des péripéties, il semblait
soudain que la mort de Philippe sauvât, comme par miracle, Athènes. Mais
Démosthène ne croyait pas aux miracles durables, ni qu’Athènes pût être
sauvée autrement que par la volonté, le courage et la constance des
Athéniens. „Oui“, disait-il, „j’entends bien… Philippe est mort… Mais
comment se nomme le fils de Philippe?“ Et quelqu’un répondait:
„Alexandre…“
— Parfait! s’écria Léon Laurent. Parfait! Je vois déjà comment je dirai
ça… Ménétrier, si vous n’avez pas écrit cette pièce dans un mois, vous
n’êtes pas digne du théâtre.

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Un mois plus tard, la pièce était achevée. Nous savons aujourd’hui
qu’elle justifiait tous les espoirs de Claire et de Laurent. Pourtant, lorsque
celui-ci, après une lecture triomphale, vint voir Ménétrier pour s’entendre
avec lui sur des questions de distribution, de dates et de mise en répétitions,
il parut soucieux et réticent. Christian, très sensitif comme le sont tous les
artistes dès qu’il s’agit de leur œuvre, eut l’impression que l’acteur n’était
plus entièrement satisfait.
Et pourquoi, Christian, cette Myrrhine ne deviendrait-elle pas, après
la défaite, vertueuse et patriote? Mettez-la dans les guérillas. Faites-en la
maîtresse de Démosthène.
— Vraiment, Claire, si je vous écoutais, je tomberais dans les
sentimentalités de Hollywood!.. Non, en voilà assez, je n’ajouterai plus une
ligne.
— Pourquoi voulez-vous qu’il soit banal et irréel qu’une femme facile
soit aussi une patriote? C’est souvent arrivé dans la vie. La Castiglione a
conquis Napoléon III par amour de l’unité italienne… II n’y a qu’à préparer
la conversion de Myrrhine de manière subtile et inattendue… Vous sauriez
décrire ça mieux que personne… Naturellement, l’idée d’en faire la
maîtresse de Démosthène était une plaisanterie.
— Pourquoi une plaisanterie?.. Voyez certains des hommes de la
Révolution Française…
Claire, tout à fait rassurée, acheva de pacifier Laurent et le rôle de
Myrrhine, enflé, enrichi, devint l’une des plus importants de la pièce. Vint
le jour de la „générale“. Ce fut un triomphe. Tout Paris pour Messière eut
les yeux de Laurent. Le public qui partageait, sans les exprimer, les
angoisses politiques de Ménétrier, et qui souhaitait, sans le savoir, un théâtre
national au sens où l’avaient été les Perses d’Eschyle, fit une ovation à
l’auteur. Les techniciens louèrent l’adresse avec laquelle un sujet antique
avait été transformé en sujet moderne sans jamais tomber dans la parodie.
Fabert lui-même, toujours assez dur pour ses confrères, dit un mot gentil à
Claire sur lu plateau:
— Vous avez dû mettre votre patte à cette Myrrhine, vous, belle
ténébreuse! dit-il avec une bonne grâce bourrue. Car il n’y a pas à dire. C’est
une femme, une vraie femme… et votre austère époux, livré à lui-même, ne
l’aurait jamais conçue… Soyez franche, il ne connaît pas grand-chose aux
femmes, votre Christian!
— Je suis contente que vous aimiez le personnage, dit Claire, mais
je n’y suis pour rien.
Le lendemain Robert Kemp, dans son feuilleton, ne parla que de

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Myrrhine: „Désormais“, écrivit-il, „on dira une Myrrhine comme on dit une
Agnès ou une Célimène“. Claire, qui lisait avec un bonheur infini par-dessus
l’épaule de son mari, ne put s’empêcher de murmurer:
— Et dire que sans cette question de taxi Myrrhine n’eût jamais existé!
Le reste appartient à l’histoire littéraire. On sait que Philippe a été
traduit dans toutes les langues et a servi de prototype pour un nouveau
théâtre français. Ce que le public ignore, c’est que l’an dernier, Hélène
Messière ayant quitté Léon Laurent pour épouser un metteur en scène de
Hollywood, Laurent a suggéré à Claire qui, depuis son veuvage, veille sur
l’œuvre de Ménétrier, de supprimer le rôle de Myrrhine.
— Après tout, disait-il, nous savons, vous et moi, qu’il n’est pas
essentiel à la pièce, il ne figurait pas dans la première version; pourquoi ne
pas reprendre celle-ci?.. Cela rendrait au rôle de Démosthène une dureté
ascétique qui, à moi, me plaisait mieux… Cela me dispenserait de chercher
une nouvelle Myrrhine… Et puis nous ferions l’économie d’une jeune
première et de son cachet.
Mais Claire, avec sa douce obstination, tint bon:
— Voyons, Laurent, vous formerez une Myrrhine sans aucune
difficulté. Vous savez si bien faire ça… Quant à moi, je ne permettrai pas
qu’on touche à la pièce de mon mari… Il ne faut pas séparer ce que Christian
a uni…
Et Myrrhine, fille du génie et de la nécessité, continua sa triomphale
existence.
LES MOTS ET LES EXPRESSIONS
Admirer-восхищаться
Affronter-смелопротивостоять
Ardent, e-пламенный,ая
Athénien-афинский
Achever-завершать
Brève-короткий
Bouleverser-перевернуть
Bouffon (m)-шут
Confrère (m)-собрат
Considerer-расматривать
Cabotin (m)-ветчина
Constsnce (f)-постоянство
Capable-способный, ая

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Composer-составитm
Dessein (m)-рисунок
Dévorer-пожирать
Dépit (m)-досада
Digne-достойный. ая
Dignité (f)-достоинство
Durable-устойчивый
Distribution (f)-распределение
Entièrement-полностью
S’efforcer-стараться
Evoquer-вызывать что-то в памяти
Frivole-пустой, легкомысленный
Hermétique-герметичный
Incroyable-невероятный
Inoffensif, ve-безобидный, ая
Impression (f)-впечатление
Jouer-играть
Jurer-давать клятву
Mériter-заслужить
Mise (m) enscène-мизансцена
Péripétie (f)-эпизодд
Parfaitement-отлично
Plaisant, e-приятный, ая
Rencontre (f)-встреча
Reconnaître-признать
Registres (m)-документация
Sensitive, ve-чувствительный, чувствительная
Susciter-вызывать толки, порождать слухи
Soucieux-обеспокоенный
Suffire-быть достаточным
Tragiquement-трагически
Variété (f)-варьете
Voir-видет
QUESTIONNAIRE
1.Qui est Christian Ménétrier et pourqoui tous les écrivains
l’admirent?
2. Qui est Léon Laurent? Donnez son portrait moral.

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3.Quelles pieces dramatiques jouaient dans le theatre quand Léon
Laurent dirugeai sa proper troupe? Quels talents avait-il?
4.Quelle impression produisait-il á la premiere rencontre et était-elle
vraie?
5.Pourquoi Claire Ménétrier, femme de Christian Menetriervoulait
faire entrer Léon Laurent dans leur intimité?
6.Quels problems discutaient Léon Laurent et Christian Ménétrier
dans leurs conversations?
7.Quel sujet á jouer dans le theatre a proposé Christian Ménétrier
A Léon Laurent?
8.Comment Léon Laurent s’est-il conduit quand la pièce a été écrite?
9.Quelle était la raison de la r éticence de Léon Laurent selon Claire
Ménétrier?
10.Qui était Hélene Messière pour Léon Laurent?
11.Pourquoi la conversation de Claire Ménétrier avec Léon Laurent a
eu du succes?
12.Comment est né le personnage de Claire Ménétrier?
13.Pourquoi Léon Laurent voulait voir Christian Ménétrier dans le
premier acte?
14. Pourquoi Claire Ménétrier voulait voir Claire Ménétrier dans le
troisieme acte?
15.Quelles raisons a trouvé Claire Ménétrier pour persuader son mari?
16.Comment a été recu Hélene Messiere par le public?
17. Pourquoi Léon Laurent voulait supprimer le role de Hélene
Messiere dans les deux actes?
18.Quelles raisons a invoqué Claire Ménétrier á Léon Laurent pour
laisser Hélene Messiere dans la piece?
19.Myrrine a-t-elle continue sa triomphale existence?
Mettez les mots qui conviennent:
1. Il a eu de nombreux … parce que le succès en…toujours, et aussi
parce que ce succès, pour Ménétrier, est venu tard, à un moment où …et …
s’étaient habitués à le considérer comme un poète …, digne de … mais
incapable de…, ce qui faisait de … pour son œuvre … honorable et
inoffensif.
2. Il avait rajeuni Molière, Musset, Marivaux, tant par l’interprétation
que par…, au temps où la Comédie-Française, endormie, attendait encore
qu’Edouard Bourdet la réveillât.
3. Il a su …, parmi les écrivains de notre temps, ceux qui étaient … de

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continuer la belle tradition du théâtre poétique.
4. Le ton, la manière, le vocabulaire …un jeune professeur ou peutêtre un médecin.
5. Christian Ménétrier l’admirait, allait le…dans chacun de ses rôles.
6. Claire, avec son teint pâle et ses yeux d’aige marine, demeurait fort
belle.
7. C’est la raison pour laquelle je voudrais, Ménétrier, que vous … du
théâtre… .
8. Léon Laurent parlait par …brèves auxquelles sa belle vois prêtait de
… résonances.
9. Il parut … et ….
10. Christian, très … eut l’impression que l’acteur n’était plus
entièrement satisfait.
11. Elle est une charmante comédienne, … dans Musset ou dans
Marivaux, mais qu’irait-elle … dans une tragédie politique?
12. — Christian, dit-elle, vous êtes un homme de … et je vous admire
de …mon cœur.
13. Christian brûlait du … de la voir représentée.
14. Il …anxieux et irritable.
15. C’était une personne …, aux longs cils …, toute petite, avec des
prudences … de chatte, parlant très peu mais ne disant jamais rien de sot.
Traduisez les phrases suivantes en russe:
1. Il a eu de nombreux ennemis parce que le succès en suscite
toujours.
2. Sa femme, Claire Ménétrier était une personne ambitieuse,
ardente et active.
3. Léon Laurent, qui a eu un rôle si heureux dans la renaissance du
théâtre en France entre les deux guerres, semblait à première rencontre aussi
peu „cabotin“ que possible.
4. La littérature dramatique française lui doit une école, et une
équipe.
5. Il pratiquait, à la lettre, la religion du théâtre.
6. Il serait intéressant de montrer ces méthodes secrètes de propagande
qui sont aussi vieilles que les sociétés humaines…
7. Claire savait que toute graine déposée dans l’esprit de Christian y
germait.
8. Claire connaissait le mécanisme intellectuel de son époux; il fallait
avant tout rassurer sa conscience.

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Traduisez les phrases suivantes du russe en français:
1. Она прекрасная комедийная актриса, но что она будет делать в
политической комедии.
2. Вы умеете переставит вопросы.
3. Лоран стал более сдержанным и мрачным.
4. Это так просто, если у Вас есть воображение.
5. Ни за что в жизни, я этого не сделаю.
6. Почему бы им не воспльзоваться умной куртизанкой, подругой
могущественных афинян, банкиров и политиков.
7. Всё будет правдоподобно.
8. Она ужасно боится остаться одна.
9. Усли бы я слушал ваши советы, то впал бы в
сентиментальность.
10. Елена Месмер оставила Леона Лорана, чтобы выйти замуж за
голливудского режисёра.
11. И вы и я, мы знаем, что она не главная в этой пьесе.
12. Этого персонажа не было в первой версии пьесы.
13. Леон Лоран был очень талантливым, но амбициозным и
эгоистичным человеком.
14. Елена Месмер поступила с ним также, как он поступал с
людьми, которые от него зависели.
15. Я считаю, что она поступила правильно, Леон Лоран заслужил
это наказание.
16. Поступай с людьми так, как хотел бы, чтобы поступили с
тобой.
Dites autrement:
1.Claire Ménétrier était une personne ambitieuse, ardente et active.
2. Cette histoire est peu connue et il paraît intéressant de la rappeler
parce qu’elle éclaire certains aspects, assez mal étudiés, de l’imagination
créatrice.
3. C’est exact; le ton, la manière, le vocabulaire évoquaient plutôt un
jeune professeur ou peut-être un médecin.
4. Il suffisait de le voir jouer cinq minutes pour reconnaître en lui un
grand comédien, d’une incroyable variété de registres.
5. Claire partageait l’enthousiasme de son mari pour le jeu de Léon
Laurent.
6. Dès que les deux hommes se connurent, ils trouvèrent un constant
plaisir à „parler théâtre“.
7. Christian avait sur ce sujet beaucoup d’idées et la plupart d’entre

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elles coïncidaient avec celles.
8. Ce fut un triomphe.
9. Fabert lui-même, toujours assez dur pour ses confrères, dit un mot
gentil à Claire.
10. Je suis contente que vous aimiez le personnage, dit Claire, mais je
n’y suis pour rien.
11 Claire, qui lisait avec un bonheur infini par-dessus l’épaule de son
mari, ne put s’empêcher de murmurer.
FLEURS DE SAISON
Etienne Carlut descendit du taxi devant la porte principale du cimetière
Montparnasse. Il portait une botte de chrysanthèmes où flambaient tous les
feux de l’automne, du rouille au jaune clair. Quand il passa devant les deux
gardiens qui surveillaient l’entrée, l’un d’eux le salua. Embarrassé par ses
fleurs, il répondit seulement d’un signe de tête.
– Vous le connaissez, chef?
– Un peu, oui… C’est un professeur… On a enterré sa dame dans la
Septième Division, fin septembre… Il vient tous les jeudis… parce qu’il n’a
pas classe ce jour-là… Il m’a expliqué ça… au début.
– Trop jeune pour un veuf… Il ne viendra pas longtemps.
– On ne sait jamais… Non, on ne sait pas… Ça dépend comment sont
les gens.
S’ils avaient interrogé là-dessus l’homme vêtu de noir, à courte barbe,
qui portait si maladroitement ses chrysanthèmes, tantôt dans ses bras,
comme un bébé, et tantôt derrière son dos, il eût répondu qu’il viendrait là
chaque jeudi jusqu’à sa mort que d’ailleurs il souhaitait prochaine. La
disparition subite de Lucile avait été pour lui un désastre irréparable que son
esprit se refusait à accepter. Ils avaient été mariés cinq ans et elle avait
transformé sa vie. Avant elle, il était un homme grave (un peu ennuyeux,
disaient les femmes), à qui son travail seul importait. Il aimait faire son
cours, corriger des copies, préparer sa thèse de doctorat. Le monde extérieur
n’avait guère existé à ses yeux.
Soudain; dans un hôtel de montagne où il passait ses vacances il avait
rencontré Lucile, d’une si rare beauté, avec sa chevelure d’or, ses yeux
violets, sa nuque inclinée, ses ripailles bondissantes, que, pendant ces cinq
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