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Les faux analogues Мартынчук А..docx
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Chapitre 1

Les faux analogues en tant que phénomène linguistique.

1.1L’apparition du terme.

La catégorie de mots appelés plus tard «  faux amis du traducteur » a attiré l’attention de linguistesà la fin du XIX-e siècle, mais ils ne sont pas devenus l’objet d’une étude très détaillée. C’est seulement en 1928 que les lexicographes M.Koessler et A. R. Derocquigny [16, 1] qui ont pour la première fois dégagé des analogues existant en français et en anglais. Ce sont eux qui ont introduit le terme «  faux amis du traducteur » largement employé de nos jours. Dans la conception de M.Koessler et A. R. Derocquigny les faux amis désignaient les mots dont l’identité de forme n’entraîne pas nécessairement « l’identité de sens» [16,3]

1.2 Les types et différentes définitions du terme.

Ce phénomène fait partie de l’interférence lexicale, c’est-à-dire de la confusion des mots similaires à l’intétieur d’une même langue aussi bien qu’au contact de deux langues. Dans le premier cas M. Koessler distingue :

  • Les homonymes, mots ayant la forme identique peuvent être la source des malentendus entre les interlocuteurs unilingues

Exemple en français : mer, maire, mère;

Tant ≠ temps ;

Sans ≠ sang ≠ s’en etc.

En russe : коса ≠ коса.

  • Les paronymes, mots se ressemblant à un autre par leur forme et leur prononciation, mais qui ont des sens différents.

Par exemple : en russe Представить / предоставить

en français Immerger/ émerger ; Adopter / adapter. [16, 14]

A notre avis la confusion a aussi lieu au contract de deux lanques qu’elles soient ou qu’elles ne soient pas proches ( appartenant en même groupe de langues). Les mots dont la graphie et ou la consonance ressemble sont vus comme des mots sémantiquement identiques et sont employées en tant qu’équivalents.

A titre d’exemple citons quelques paires de mots, dans les langues proches (russe-bélarusse-polonais):

  1. Благой (russe) – хороший, добрый (bon);

Благі (biélarusse) – плохой (mauvais).

  1. Zopomnieć (polonais) – oublier;

Запомнить (russe) – retenir, mémoriser (sens contraire).

  1. Koniecznie (polonais) – obligatoirement;

Конечно (russe) – bien sûr. [10, 41]

La confusion a aussi lieu dans les langues n’appartenant pas au même groupe : le français – le russe. Par exemple :

  1. Le mot « dissertation » est compris comme « диссертация», ouvrage scientifique. Tandis que ce mot en français signifie « школьное сочинение ».

  2. Le mot « conducteur » est compris comme « кондуктор» tandis qu’il signifie « водитель ». Ce sont ces mots qui nous intéressent le plus et sont le sujet de notre étude.

Tout d’abord la notion de « faux amis » se limitait à des mots ayant des rapports étymologiques. Puis la notion de « faux amis » s’est élargie. Elle a été adoptée aux niveaux phonétique, morphologie, grammaticale. Les linguistes ont pris aussi en compte des emprunts parce qu’ils «n’ont pas dans la langue emprunteuse le même sens que dans la langue donneuse» [13, 23] . M.Koessler et Derocquigny ont divisé ces mots en 2 types selon leur « fausseté » [16, 12]

  • « complètement faux » avec l’orthographe similaire et la sémantique différente.

Les faux-amis complets ont un sens différent malgré les apparences. Par exemple, en anglais, opportunity signifie « occasion » (« aubaine », « moment propice à l'action ») et non « opportunité » (caractère de ce qu'il est opportun de faire). « sensible » en français qualifie une personne dont les sensations sont exacerbées, qui est sensible à la douleur, ou aux émotions positives ou négatives alors qu'en anglais on traduit cette notion par le mot sensitive; en revanche le sensible anglais se traduit en français par « raisonnable ». Cette force d'induction en erreur est le propre des faux-amis.

  • « partiellement faux » avec l'orthographe et la sémantique similaire.

Les faux-amis partiels ont à la fois des sens équivalents et des sens différents. Ainsi, en anglais, le mot agenda (en latin « les choses destinées à être faites »), peut désigner par métonymie, comme en français, un outil de gestion du temps ou, comme en latin, des objectifs, un programme d'action, un « ordre du jour » (ce qui est inscrit dans l'agenda au sens français du terme). [9]

Les définitions du terme donnée par les linguistes ne diffèrent guère. En voilà quelques-unes : ce sont les mots dont « l’identité de forme n’entraîne pas nécessairement  l’identité de sens» [16, 25] « les mots de même étymologie et de forme semblable ayant des sens partiellement on totalement différents » [15, 101] « mot qui apparaît sous une forme identique ou semblable dans diverses langues, mais qui a cependant d’une langue à l’autre des sigifications différentes » [11, ]

Les années 60 du XX siécle voient apparaître les dictionnaires de faux amis du traducteur (Akoulenko, 1969, Mouraviev, 1969). Depuis plusieurs dénominations du phénomène se sont succédées: « faux analogues » (A.Reformatski), « faux équivalents » (A.Fedorov), « faux internationalismes » (Retsker), « fausses parallèles lexicales » ( V.Doubchinski) et bien d’autres. La désignation acceptée par la majorité des linguistes est celle qu’on trouve dans le Dictionnaire de la liguistique aussi bien que dans d’autres ouvrages : « Ce sont les mots de même étymologie et de forme semblable ayant des sens partiellement on totalement différents [15, 101]. Dans ce travail nous avons utilisé les termes « faux analogues », « faux équivalents » qui convient mieux à notre avis que «faux amis du traducteur» du fait que « la traduction » n’est pas pratiquée en tant qu’ activité scolaire et cette notion même ne figure pas dans les programmes de l’école secondaire et n’est point utilisable. La définition que nous acceptons est « mot qui apparaît sous une forme identique ou semblable dans diverses langues, mais qui a cependant d’une langue à l’autre des sigifications différentes ».

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