- •Введение
- •Содержание
- •Раздел №1: Les figures de répétition
- •Раздел №2: Les figures d’insistance
- •Раздел №3: Les figures par atténuation
- •Раздел №4: Les figures par opposition
- •Раздел №5: Les figures par analogie
- •Раздел №6: Les figures par substitution
- •Раздел №7: Les figures qui font intervenir la construction de la phrase
- •Проектные задания
- •Тест рубежного контроля
Раздел №5: Les figures par analogie
la comparaison;
la méthaphore;
l’allégorie;
la personnification.
On appelle comparaison le rapprochement de deux mots, le comparé (тема сравнения, т.е. компонент, являющийся предметом сравнения) et le comparant, (компаративный член, т.е. служащий опорой сравнения) selon un rapport de ressemblance précisé par l’emploi d’un outil de comparaison. Les outils de la comparaison sont divers: noms (ressemblence, similitude, etc); verbes (sembler, ressembler, avoir l’air de); adjectifs (semblable à, pareil à); conjonctions et locutions (comme, ainsi que); prépositions (un nez en trompette).
À la différence de la métaphore, la comparaison n’identifie pas le comparé au comparant, elle souligne juste la ressemblence de l’un par rapport à l’autre.
Ex. Les comédiens, craignant l’arquebusade, firent un mouvement de retraite et se réfugièrent derrière le chariot, où les femmes piaillaient comme des geais plumés vifs (Gautier)
Son regard est pareil au regard des statues… (Valéry)
La comparaison caractérise la littérature et la poésie. Beaucoup de comparaisons sont devenues des clichés banales. Il faut leur préférer l’image inattendue qui crée des rapports nouveaux et éveille les sens, les sentiments, l’imagination.
La métaphore est une figure d’analogie (relation fondée sur la ressemblance) par laquelle on substitue à un mot, un autre mot sous l’effet d’une comparaison qui reste implicite, sous-entendue. Elle rapproche ainsi un comparé et un comparant sans terme de comparaison. Parfois, le comparé est absent, et la métaphore peut alors se transformer en véritable devinette. La métaphore a une valeur d’illustration car elle explique par une image. En effet, la correspondance qu’elle établit entre deux objets, deux sensations, deux idées est en général signifiante, c'est même dans cette association d'idées que la métaphore trouve son pouvoir expressif.
Ex. Chaque instant de la vie est un pas vers la mort (Corneille)
L’or du soir qui tombe (Hugo)
On distingue:
La métaphore annoncée.
Elle met en présence un comparé et un comparant: Elle a une taille (comparé) de guêpe (comparant).
La métaphore directe.
Elle se réduit à un comparant, sans faire apparaître le comparé ou le terme comparatif: le fléau de la société, un monument de bêtise, une source de chagrin…
La métaphore filée.
Elle consiste à développer une succession, un enchaînement de métaphores autour d’un même thème. C’est donc une metaphore développée par plusieurs termes: Devant lui une terre vêtue de soleil, l’étoffe claire des prés, la laine des bois, le voile froncé de la mer (Saint-Exupéry).
La métaphore supprime tout élément marquant le passage du réel au figuré qui sont confondus, le figuré se substituant au réel. Il en existe deux sortes:
la métaphore in praesentia: où l'élément réel est cité.
Ex: Clodomir lissa sa moustache de maïs avec le crochet de son index (Giono)
la métaphore in absentia: où l'élément réel n'est même plus cité (substitution totale).
Ex: cette faucille d'or dans le champ des étoiles (Hugo)
(cette faucille d'or = la lune en croissant)
Trop soucieux d’étymologie, les théoriciens du moyen âge tel que Blake avec l’allégorie de la Roue de la Fortune, se contentaient souvent de définir l’allégorie par un certain décalage entre ce qui est dit et ce qui est signifié. Mais en réalité; il s’agit de la représentation concrète et imagée par des éléments descriptifs ou narratifs d’une idée abstraite. Elle se représente à la fois comme une condensation et une explication: on personnifie, on résume, une abstraction, une donnée intellectuelle complexe. On aboutit alors à un effet de réalité. L’allégorie est généralement comparée au symbole dont elle est le développement logique; systématique et détaillé. L’allégorie est une forme d’imagination caractéristique et expressive, une vision du monde.
Ex. Mon beau navire ô ma mémoire / Avons-nous assez navigué / dans une onde mauvaise à boire / Avons-nous assez divagué / De la belle aube au triste soir… (Appolinaire)
La personnification consiste à évoquer un objet, une idée ou un animal sous les traits d’un être humain.
Ex. Venise pour le bal s’habille (Gautier)
L’habitude venait me prendre dans ses bras et me portait jusque dans mon lit comme un petit enfant (Proust)
L’alambic gardait une mine sombre (Zola)
La prosopopée, forme de personnification, consiste à imaginer le discours d’une personne morte ou absente, d’un animal ou même d’une chose personnifiée. L’effet produit est la métamorphose complète du monde pour avoir une meilleure attention du lecteur qui n’a plus de références au monde réel, et donc le persuader plus facilement.
Ex. Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre [prosopopée de la beauté] (Baudelaire)
Je suis la pipe d’un auteur; / On voit, à contempler ma mine, / D’Abyssinienne ou de Cafrine, / Que mon maître est un bon fumeur (Beaudelaire)
* Проектные задания см. в конце Учебно-методического пособия.
