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Лексикология Опорные конспекты лекций.docx
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12. План изучения темы La polysémie et la monosémie du mot.

1. La polysémie du mot: caractères principaux.

2.    La polysémie et la monosémîe du mot:

a/ au niveau de la structure du mot;

b/ au niveau de la structure sémantique d'une unité lexicale.

3. Différents types de sens d'après V.Vinogradov.

4. La monosémie du mot au niveau de la langue-système et au niveau de la langue-parole.

5. La loi de l'accord sémantique.

La polysémie et la monosémîe des mots. Contrairement à un mot monosémique qui n'a qu'un seul sens un mot polysémique possède plusieurs sens au niveau de la langue-système à une époque déterminée. Généralement les linguistes reconnaissent que la grande majorité des mots est polysémique, que les mots ont tendance à prendre de nouvelles acceptions. M. Bréal affirmait que la polysémie est un des indices propres aux mots. La même idée était émise par le linguiste russe M.M. Pokrovski. Selon O. Jespersen, la langue, sans la polysémie propre au mot, serait devenue «un enfer linguistique», aucune mémoire n'aurait suffi pour retenir cette quantité de vocables à sens unique. En effet, le mot s'avère assez souple pour être utilisé à plusieurs fins communicatives à la fois, grâce à ses acceptions variées qui toutefois ne portent pas atteinte à son intégrité. Il n'y a guère de limite tranchée entre les sens d'un même mot; au contraire, ils se rattachent par des liens sémantiques plus ou moins appa­rents, toujours présents. Tant que les sens, aussi distincts soient-ils, s'unis­sent par des attaches sémantiques, nous sommes en présence d'un même vocable polysémique. II faut noter que les procès sémantiques frappent non seulement des mots iso­lés, mais aussi des groupes de mots stables qui acquièrent de ce fait le statut d'unités lexicales.

À la suite de son évolution historique le mot développe son système de sens, il s'enrichit d'acceptions nouvelles. La polysémie est précisé­ment la faculté du mot d'avoir simultanément plusieurs sens à une épo­que donnée. Les significations d'un mot polysémique doivent nécessairement re­celer des traits (des sèmes) communs. Ces traits communs peuvent ratta­cher plusieurs significations à l'une d'entre elles (il y a alors comme une sorte de rayonnement des significations d'un seul point ce qui peut être représenté par le schéma) :

ou rattacher les significations consécutivement, alors on pourrait par­ler d'enchaînement, souvent ces deux types de rapports sont combinés, ce phénomène pourrait être qualifié de ramification et visualisé par le schéma :

II est à noter que la polysémie est un des traits caractéristiques du vocabulaire français.

Les mots sont polysémiques au niveau de la langue-système, mais les gens n'éprou­vent aucune difficulté à se comprendre parce que les mots sont monosémiques dans la parole. La polysémie et la monosémie du mot forment une unité dia­lectique. La monosémie du mot peut être créée par le contexte verbal.

 

13. План изучения темы La formation (la dérivation formelle) des mots

1.  L'enrichissement du vocabulaire comme conséquence naturelle de l'évolution de la société et de l'individu humain.

2.  La création des formes nouvelles - un acte linguistique: les modèles de la dé­rivation.

3.  La classification des modèles de formation suivant la valeur grammaticale du mot-thème et du mot formé, de leur valeur sémantique, de la forme initiale et de la forme dérivée.

4.  Les modèles productifs de la dérivation en français moderne. Les critères de la productivité, les méthodes d'analyse.

5. L'analyse formative et l'analyse morphémique: plan synchronique et plan diaclironique.

La formation des mots est à côté de l'évolution sémantique une source féconde de l'enrichissement du vocabulaire français. Tout comme l'évolution sémantique la formation des mots nouveaux sert avant tout à la communication de nos idées et de nos sentiments. Elle est aussi largement utilisée dans des buts expressifs, comme moyen stylistique.

Parmi les causes de la formation des mots nou­veaux il faut nommer en premier lieu les changements perpétuels survenus à l'intérieur de la société, les innovations multiples qui exigent une dénomi­nation. L'absence du mot voulu en nécessite la création. Cette dénomina­tion nouvelle, à condition d'être réussie et de répondre aux besoins de la communication, a toutes les chances de s'imposer à la société et de devenir, par conséquent, un mot de la langue.

Certains linguistes français préconisent la création spontanée et arbitraire des mots,  mais la plupart des linguistes estiment qu'il n'y a guère de voca­bles sans étymologie. Seulement à condition d'avoir recours aux éléments et aux modèles de formation existant déjà dans la langue on peut créer des mots véritablement viables et accessibles aux locuteurs. Tout mot nouvellement créé doit être compris, c'est pourquoi il tend à définir dans une certaine mesure l'objet ou le phénomène qu'il désigne : il est nécessairement motivé à l'origine.

Les modèles de formation agissent généralement au cours de longs siècles, toutefois leur stabilité n'est que relative: certains disparaissent substitués par d'autres, nouvellement parus.

Le renouvellement du système suffixal peut porter sur un affixe an­cien qui subit une modification formelle et / ou sémantique. De ce fait résulte l'apparition de variantes sémantico-formelles ou sémantiques des affixes existants.

Les modifications portent parfois sur tout un procédé de formation qui peut subitement acquérir une vigueur dont il était dépourvu jusque-là. Tel a été le cas de l'abréviation.

Les procédés de formation des mots pourraient être répartis en quelques types:

- procédés morphologi­ques,

- phonético-morphologiques

- phonétiques.

Les premiers englobent les dérivations affixale (suffixation et préfixation), parasynthétique, ré­gressive, impropre, la composition; les seconds - le télescopage, 1’abré­viation; le dernier - l'onomatopée. Ajoutons encore le redoublement et la déformation des mots.

La dérivation par suffixes. Généralités. La dérivation suffixale est un procédé de formation bien vivant et particulièrement pro­ductif dans le français contemporain. Les parties du discours sont à un point différent sujettes à la suffixa­tion. Ce sont surtout les nominaux (substantifs, adjectifs, adverbes) qui sont caractérisés par la suffixation. Les verbes formés à l'aide de suffixes sont relativement moins nombreux.

La suffixation des adjectifs. La suffixation est aussi un des moyens les plus importants de la formation des adjectifs. Les suffixes les plus répandus et les plus productifs des adjectifs sont -ique, -al, -el, -aire, -iste, -ien, -able, -é.

La formation des mots par préfixes. Généralités. Confor­mément à leur méthode historique F. Diez et A. Darmesteter font entrer la préfixation dans la composition vu que les préfixes français remontent pour la plupart à des mots latins. Plus tard les linguistes se sont affranchis de cette conception purement étymologique, les préfixes se rapprochent à bien des égards des suifixes: les préfixes et les suffixes ne servent jamais de base de formation Cet indice est capital pour la distinction entre un affixe et une base formative (ou thème de formation).

La dérivation parasynthétique. Par la dérivation parasynthétique on comprend la formation de mots nouveaux par l'adjonction si­multanée à la base formative d'un suffixe et d'un préfixe.

La dérivation régressive. Ce procédé, appelé aussi «dériva­tion sans suffixe» ou «dérivation avec le suffixe zéro», consiste en la formation de mots par le retranchement de certains suffixes.

La dérivation impropre. Kr. Nyrop définit la dérivation im­propre comme le procédé par lequel on tire d'un mot existant un autre mot en lui attribuant simplement une fonction nouvelle. En effet, par ce procédé on crée un nouveau mot à partir d'une des formes d'un mot ancien en la faisant passer dans une autre catégorie grammaticale ou lexico-grammaticale.

La composition est surtout caractéristique des noms. Les mots composés sont formés à l’aide de plusieurs bases fomatives. La plupart de ces composés sont des formations savantes des terminologies spéciales. Mais elles ne restent pas confi­nées dans la terminologie. Ce procédé de formation est particulièrement fécond en français con­temporain

Le télescopage. Par ce procédé on forme des mots issus de la fusion de deux mots exprimant des notions contiguës.

Le français parlé qui de tout temps a répugné aux mots trop longs continue à les abréger. On distingue différents types d'abréviations. Parmi les plus fréquen­tes sont les troncatures.

Un tout autre type d'abréviations est représenté par les sigles, c'est-à-dire des mots formés par la prononciation des lettres ou des syllabes initiales des composants. La vitalité de certaines de ces formations se manifeste par le fait qu'elles servent de base à de nouvelles créations,

On range parfois parmi les procédés de formation l'apparition de mots nouveaux à la suite de la dislocation de la polysémie d'un mot. Ce processus est le résultat d'une évolution sémantique plus ou moins longue qui aboutit à l'homonymie sémantique.

Le redoublement et la déformation des mots. La déformation s'effectue par des procédés divers dont la pseudo- suffixation argotique, le verlan, l'argonji.

L'onomatopée. Par l'onomatopée on appelle à présent la création de mots qui par leur aspect phonique sont des imitations plus ou moins proches, toujours conventionnelles, des cris d'animaux ou des bruits naturels. Ce procédé de formation offre une particularité par le fait qu'il s'appui sur une motivation naturelle ou phonique qui s'oppose à la motivation intralinguistique caractéristique de tous les autres procédés de forma­tion.

Lorsqu'on procède à l'analyse formative du mot on doit tenir compte de l'existence en français contemporain de deux bases essentielles de for­mation qualifiées conventionnellement de «populaire» et de «savante». La formation savante fait appel aux mots ou radicaux latins ou grecs qui servent de bases fomiatives aux mots français Alors leurs éléments constitutifs se dégagent uniquement les uns par rapport aux autres. Les mots de formation savante se prêtent facilement à l'analyse s'ils constituent dans le vocabulaire du français moderne une famille de mots bien nette.