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Initiation a la culture juridique francaise. Faculte de Droit de l Universite Lomonossov de Moscou. Departement de langues etrangeres

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71I. Prémisses historiques de la formation du droit français
mineurs vivant avec eux. 4. Le crime est une espèce d’infraction qui appartient à la catégorie des plus graves d’entre elles. 5. Le délit est une espèce d’infraction moins grave que le crime et plus grave que la contravention que la loi détermine comme telle, dont elle définit les éléments et fixe la sanction en précisant la peine correctionnelle qu’encourent ses auteurs devant le tribunal correctionnel. 6. Le tribu­nal est une juridiction qui est composée d’un ou de plusieurs magistrats qui rendent la justice. 7. Le juré est un membre du jury criminel choisi selon la procédure prévue par la loi.
er
Ex. 10 (suggestion) : 1. Clovis I
conquiert au cours de son règne
tous les territoires de l’ancienne Gaule et devient seul roi des Francs.
2. Après Charlemagne, ce sont ses petits-fils qui gouvernent le royaume franc. 3. Le royaume de Charlemagne cesse d’exister parce que ses trois petits-fils se le partagent. 4. C’est la partie occidentale de l’empire de Charlemagne qui devient la France. 5. Ce sont les Francs qui de­viennent des Français. 6. Le terme loi salique vient des Francs Saliens, le peuple de Clovis. 7. D’abord, la loi salique existe dans un ensemble de formules non écrites. Par la suite, un code est rédigé. 8. La loi salique est appliquée dans le domaine de la procédure criminelle ainsi que dans celui de la famille. 9. La vengeance personnelle est remplacée par la compensation payée à la famille de la victime. 10. La loi salique est de nouveau invoquée en France en 1316 pour empêcher la fille de Louis X d’accéder au trône, parce que, selon cette loi, les femmes n’y ont pas droit.
Ex. 11 (suggestion) : 1. De quelle époque date La Justice russe ?
2. Sous quel prince ce recueil de lois apparaît-il ? 3. Par qui La Jus- tice russe est-elle codifiée ? 4. Combien de parties La Justice russe comprend-elle et quels en sont les titres ? 5. Quels aspects de la vie de l’ancienne Russie y sont décrits ?
LEÇON 2
Ex. 2 : inégalité – iniquité ; fortement – spécialement – globale-
ment – généralement – véritablement.
Ex. 4 : 1. assoit ; 2. rendent ; 3. apparaît ; 4. rend ; 5. assoit ; 6. ap­paraît.
72 Corrigés des exercices
Ex. 5 : 1. – c. ; 2. – a. ; 3. – d. ; 4. – b. ; 5. – g. ; 6. – h ; 7 – e. ; 8 – f.
Ex. 6 : 1. Jusqu’au XIIIe siècle, le roi expédie lui-même les affaires entouré de conseillers. 2. L’accès à la justice est globalement limité aux gens aisés. 3. Les crimes et délits poursuivis relèvent davantage d’un ordre moral que d’un ordre public. 4. L’avènement du siècle des Lumières au XVIIIe siècle, puis la Révolution française de 1789 font table rase de la conception monarchique et religieuse de la Justice de l’époque. 5. On applique au nord les coutumes, au sud, le droit romain.
Ex. 7 : 1) – régir ; 2) – inégalité ; 3) – Ancien Régime ; 4) – ju­diciaire ; 5) – coutume ; 6) – privilège de juridiction ; 7) – pair ;
8) – Ancien Droit ; 9) – plaideur ; 10) – accès à la justice.
Ex. 8 (suggestion) : 1. La notion de justice royale apparaît sous la monarchie. 2. Sous la monarchie, ce sont les rois qui rendent la justice. 3. La royauté et la religion marquent fortement l’ancienne justice. 4. Non, au nord du pays on applique les coutumes, et au sud le droit romain. 5. Non, le plaideur est jugé par des juridictions différentes selon la classe sociale à laquelle il appartient. 6. Ce sont les plaideurs qui paient les juges. 7. Non, à l’époque il n’existe pas de justice publique parce que les crimes et délits poursuivis relèvent davantage d’un ordre moral que d’un ordre public. 8. L’ancienne conception de la justice disparaît en France avec l’avènement du siècle des Lumières et la Révolution. 9. Les principes fondateurs de l’Ancien Droit, de nos jours, pourraient être considérés comme désuets. 10. Non, de pareils problèmes n’existent pas de nos jours parce que les principes fondateurs de la Justice ont considérablement évolué depuis.
Ex. 9 (suggestion) : 1. – Pardon, Monsieur, je n’ai pas très bien compris ce que c’est que la Justice royale. – La justice royale, comme son nom l’indique, est une justice exercée par les monarques, à la différence de celle qui a été rendue par les seigneurs et le clergé, no­tamment, sous la féodalité. 2. – Excusez-moi, Monsieur, est-ce que sous la monarchie un boulanger et un gentilhomme qui ont commis un même délit étaient jugés suivant la même procédure ? – En fait,
73I. Prémisses historiques de la formation du droit français
non, parce que la juridiction dans chacun des cas était différente et était composée respectivement de boulangers et de gentilshommes.
3. – Monsieur, et comment la cour la plus compétente pour juger telle ou telle affaire était-elle choisie ? – Vu que la justice était payée par les plaideurs eux-mêmes, si vous étiez une personne riche et influente, vous pouviez saisir vous-même la cour que vous préfériez. 4. – Excu­sez-moi, Monsieur, en fait, faisait-on la distinction à l’époque entre les affaires civiles et les affaires pénales ? – Non, une seule juridiction les tranchait, et d’ailleurs les crimes et délits étaient surtout examinés plutôt du point de vue moral que de celui de l’ordre public. 5. – Mon­sieur, mais ces principes de la Justice sont bien différents de ceux que nous connaissons tous aujourd’hui ! – Oui, effectivement, ce sont le siècle des Lumières et la Révolution française qui ont effacé cette conception.
LEÇON 3
Ex. 1 : le verbe, est, le contexte.
Ex. 2 : sont, le synonyme.
Ex. 3 : a. 1. s’appliquent ; 2. a appartenu ; 3. se met en place ;
4. appartient ; 5. se développe.
b. 1. se développe ; 2. appartient ; 3. s’applique ; 4. appartient ;
5. se développe.
Ex. 4 : a. Quelques modifications ponctuelles sont faites dans le Code civil pendant une longue période.
b. 1. La peine de mort est rétablie. 2. Cette question est remise à l’ordre du jour. 3. Une concession de droits est faite. 4. L’application de cette norme est voulue par la loi.
Ex. 5 : 1. – d. ; 2. – e. ; 3. – a ; 4. – c ; 5. – b.
Ex. 6 : a) la création – l’élaboration – l’unification – la révision –
la modification – la réussite.
b) mettre en place – participer – réglementer – appliquer – fon­der – développer – rétablir.
Ex. 8 : 1) réglementer ; 2) citoyen ; 3) loi ; 4) législation ; 5) divorce.
Ex. 9 (suggestion) : 1. Le Code civil est adopté en 1804. 2. L’initia-
tive de la création du Code civil appartient au premier Consul Bona-
74 Corrigés des exercices
parte. 3. Etienne Portalis définit le Code civil comme « un corps de lois destiné à diriger et à fixer les relations de sociabilité, de famille et d’intérêt qu’ont entre eux des hommes qui appartiennent à la même cité ». 4. Le Code civil a conduit à l’unification juridique de la France.
5. Le Code civil a fondé les bases écrites du droit moderne français.
6. Le divorce est rétabli en 1884 et la puissance paternelle est allégée en 1942. 7. Napoléon qualifie le Code civil de sa réussite principale et dit qu’à la différence de ses autres victoires aucun Waterloo n’en effacera le souvenir. 8. On parle de la décodification par rapport au Code civil parce que le droit civil se développe hors du Code à travers des lois spéciales. 9. La première véritable révision du Code civil est faite après la Seconde Guerre mondiale. 10. Oui, depuis le début de
e
République des commissions se mettent régulièrement en place
la V pour réviser le Code civil.
Ex. 10 (suggestion) : Le « Code сivil des Français » est adopté en 1804 sous Napoléon Bonaparte, et deux cents ans après sa rédaction il est toujours utilisé en France. Le Code est un des éléments clés de l’unification juridique de la France, et il marque notamment la fin des législations particulières pour les régions du nord et du sud. Quelques modifications ponctuelles sont faites dans le Code сivil pendant une longue période, par exemple, la puissance paternelle est allégée en
1942. La première véritable révision du Code est faite après la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, le projet de révision du Code сivil est
e
remis à l’ordre du jour au début de la V
République par le garde des Sceaux Jean Foyer, et depuis des commissions se mettent régulière­ment en place pour réviser le Code.
E
II. LA NAISSANCE DE LA V
RÉPUBLIQUE
ET LA CONSTITUTION DE 1958
LEÇON 1 Ex. 1 : 1. D’abord – La France a déclaré la guerre à l’Allemagne
le 3 septembre 1939. 2. Ensuite – La capitale est occupée le 14 juin
1940. La France se trouve coupée en deux par une ligne de démar­cation. L’armée est réduite, la flotte est désarmée. Les élections, les
75II. La naissance de la Ve République et la Constitution de 1958
partis politiques, les syndicats sont supprimés. Les étrangers sont internés dans les camps. 3. Enfin – Mobilisés à partir de septembre 1939, les Français attendent pendant huit mois l’attaque allemande. La débâcle, accompagnée de l’exode des civils, oblige le gouvernement à quitter Paris. Le maréchal Pétain, devenu chef du gouvernement, signe l’armistice le 22 juin 1940. Occupés par l’armée allemande au Nord, soumis au régime de Vichy au Sud, les Français s’orientent progressivement vers la résistance.
Ex. 2 : 1. devenu ; 2. occupés ; 3. soumis ; 4. mobilisés ; 5. accom-
pagnée.
Ex. 4 : progressivement, activement ; la collaboration, l’arrestation. Ex. 6 : 1. est détenu ; 2. attendent ; 3. détient ; 4. soumet ; 5. est
attendue.
Ex. 7 : 1. – b., g. ; 2. – a., f. ; 3. – c., d., e., h. Ex. 8 : 1. flotte ; 2. pouvoir ; 3. prisonnier de guerre ; 4. assemblée ;
5. régime ; 6. zone.
Ex. 9 : 1. ainsi ; 2. à partir de ; 3. auprès du ; 4. afin de. Ex. 10 (suggestion) : 1. La guerre de la France contre l’Allemagne
s’appelle la « drôle de guerre » parce que la France déclare la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939, mais attend pendant 8 mois l’attaque allemande. 2. En 1940, l’Allemagne attaque le Nord de la France, les civils partent, le gouvernement quitte Paris, et enfin, la capitale est occupée. 3. Selon les modalités de l’armistice du 22 juin 1940, la France est coupée en deux parties, appelées la zone occupée et la zone libre. 4. L’armée du pays est considérablement réduite, sa flotte est désarmée. 5. Le régime de Pétain pourrait être qualifié d’autoritaire : le maréchal détient les pleins pouvoirs, gouverne sans assemblée et sup­prime les élections, les partis politiques et les syndicats. 6. Non, auprès du gouvernement il n’y a plus de représentant du peuple. 7. Le maré­chal Pétain entre « en voie de collaboration » avec Hitler le 24 octobre
1940. 8. En octobre 1940, l’Etat français édicte le « statut des Juifs », participe à l’arrestation et à la déportation de ceux-ci. 9. Les étrangers sont internés dans les camps, et la Milice française lutte contre les résistants. 10. La situation de la France est difficile, mais les Français s’orientent vers la résistance.
76 Corrigés des exercices
Ex. 11 (suggestion) : 1. – Pardon, Monsieur, je n’ai pas compris pourquoi la « drôle de guerre » s’appelle ainsi. – En fait, la France, bien qu’elle ait déclaré la guerre à l’Allemagne, n’entreprend au­cune opération militaire. 2. – Excusez-moi, Monsieur, le régime de Pétain, est-ce un régime démocratique ? – Non, c’est un régime autoritaire : la population n’a pratiquement pas de droits civiques.
3. – Monsieur, en fait le maréchal Pétain a-t-il lutté avec Hitler ? – Non, c’est tout le contraire : il a collaboré avec lui. 4. – Monsieur, est-ce que l’Etat français protégeait les Juifs de nazis ? – Non, les Juifs étaient arrêtés et déportés. 5. – Mais comment les Français supportaient-ils une situation pareille ? – Il est vrai que la situation de la France n’était pas du tout facile, mais les Français luttaient activement, ils entraient dans le mouvement de la Résistance et œuvraient en vue de leur libération.
LEÇON 2
Ex 1 : 1. élira ; 2. pourra ; 3. poserez ; 4. sera ; 5. participeront.
Ex. 2 : 1. imposer ; 2. démission ; 3. indépendance ; 4. suffrage
universel direct ; 5. élection ; 6. République ; 7. président ; 8. Consti­tution ; 9. armistice ; 10. conflit.
Ex. 5 : 1. – b) ; 2 – c) ; 3 – b) ; 4 – a).
Ex. 6 : la négociation, l’indépendance, la représentation, la résis-
tance, la restauration, la présidence, l’occupation, l’élection.
Ex. 8 : 1. Аlors que ; 2. afin de ; 3. en vue de ; 4. à partir de; 5. lors de; 6. au terme de.
Ex. 9 : 1. De Gaulle charge Jean Moulin d’organiser le Conseil national de la Résistance en vue de libérer le territoire national. 2. Il restaure la République et pose les fondements d’une France nouvelle.
3. Le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958 lors du conflit algérien. 4. Il devient le premier président de la Ve République en décembre 1958 et est réélu en 1965, cette fois au terme d’une élection au suffrage universel direct.
Ex. 10 (suggestion) : 1. Charles de Gaulle est un militaire profes­sionnel, il a terminé l’école de Saint-Cyr. 2. Oui, Charles de Gaulle a participé à la Première Guerre mondiale. 3. Au début de la Seconde
77II. La naissance de la Ve République et la Constitution de 1958
Guerre mondiale, le maréchal Pétain demande aux Français de ces­ser le combat et négocie avec l’ennemi un armistice. 4. Charles de Gaulle, de son côté, demande aux Français de continuer le combat.
5. Il est important d’organiser le Conseil national de la Résistance afin de coordonner la lutte contre les Allemands en vue de libé­rer la France. Oui, Charles de Gaulle a également l’ambition de restaurer la République et de poser les fondements d’une France nouvelle. 6. Charles de Gaulle démissionne du gouvernement de la IVe République parce qu’il est en désaccord avec les partis politiques.
7. Charles de Gaulle est de nouveau appelé à la tête du gouvernement parce que la IVe République a été incapable de résoudre le conflit algérien. 8. Après son retour au pouvoir en 1958 Charles de Gaulle dote la France d’une nouvelle Constitution et crée la Ve République.
9. Charles de Gaulle est réélu en 1965 au terme d’une élection au suffrage universel direct. 10. Après le second mandat de Charles de Gaulle, la France s’impose sur la scène internationale grâce à la décolonisation, à l’indépendance nationale et à la construction de l’Europe unie.
Ex. 11 (suggestion) : 1. – Excusez-moi, Monsieur, en fait Charles de Gaulle était-il militaire de carrière ? – Oui, il a fait ses études à l’école de Saint-Cyr et il a participé à la Première Guerre mondiale. 2. – Par­don, Monsieur, je n’ai pas très bien compris quelle est la différence entre les appels du maréchal Pétain et du général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale ? – Alors que Pétain demande aux Français de cesser le combat et de se rendre à l’ennemi, De Gaulle, lui, leur demande de continuer le combat. 3. – Qui a participé au mouvement de la Résistance sauf Charles de Gaulle ? – En fait, il y avait encore Jean Moulin qui a organisé en France le Conseil national de la Résis­tance afin de coordonner la lutte contre les Allemands. 4. – Pourquoi Charles de Gaulle a-t-il démissionné du gouvernement en 1946 et y est revenu en 1958 ? – Il a démissionné du pouvoir parce qu’il était en désaccord avec les partis politiques, et il y est revenu par la suite parce qu’il y a été appelé. 5. – Mais, Monsieur, Charles de Gaulle n’a rien fait pour la France ! – Mais si, c’est grâce à lui que la France est devenue une grande puissance, c’est Charles de Gaulle qui a rendu
78 Corrigés des exercices
au pays son indépendance, qui lui a donné une nouvelle Constitution, qui a réussi la décolonisation et qui a posé les fondements de l’actuelle Union Européenne.
LEÇON 3
Ex. 1 : Sixième, vingt-cinquième, cinquante-deuxième, quatre-
vingt-dix-huitième, cent soixantième.
Ex. 2 : 1 – le quinze mars mille neuf cent soixante-treize ; 2 – le seize juin mille neuf cent quatre-vingt quatre ; 3 – le douze dé­cembre deux mille cinq ; 4 – le quatre mai mille huit cent quarante et un.
Ex. 3 : 1. – c) ; 2. – b) ; 3. – a).
Ex. 4 : La Constitution est un ensemble des règles suprêmes fon-
dant l’autorité étatique, organisant ses institutions, lui donnant ses pouvoirs, et souvent lui imposant des limitations, en particulier en garantissant des libertés aux sujets ou citoyens.
La République est un Etat dont le régime est républicain.
Ex. 5 : 11. garantit, se trouve ; 15. consent ; 2. proclame ; 1. ont tenté, possède, réaffirme ; 7. s’exerce ; 13. est ; 9. acquiert, doit ;
18. entend.
Ex. 6 : Art. 27. jouir, résultent ; Art. 28. trouver ; Art. 10. décidera ; Art. 9. être ; Art. 21. prendre, accéder, s’exprimer.
Ex. 7 : 1) adoptée, définit, relations ; 2) norme suprême, modifiée,
publication ; 3) le préambule, directement et explicitement ; 4) les règles, la révision, prévues.
Ex. 8 (suggestion) : 1. La Constitution de 1958 est le texte fonda­teur de la Ve République. 2. La Constitution est adoptée par réfé­rendum le 28 septembre 1958. 3. En France, depuis la Révolution française, il existe quinze textes fondamentaux, ou bien vingt-deux si l’on compte les textes qui n’ont pas été appliqués. 4. La Constitution française a été modifiée à vingt-quatre reprises soit par le Parlement réuni en Congrès, soit directement par le peuple à travers l’expression du référendum. 5. La Constitution de 1958 comprend seize titres, cent quatre articles dont deux transitoires et un Préambule. 6. Le Préambule de la Constitution de 1958 renvoie à la Déclaration des
79II. La naissance de la Ve République et la Constitution de 1958
Droits de l’Homme et du Citoyen, au Préambule de la Constitution de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2004. 7. Oui, les dis­positions de la Constitution de 1958 sont applicables directement.
8. Les règles portant sur la révision de la Constitution sont prévues par la Constitution elle-même.
Ex. 9 (suggestion) : La Constitution de 1958, le texte fondateur de la Ve République, organise les pouvoirs publics, définit leur rôle et leurs relations. Depuis sa publication elle a été modifée à vingt-quatre reprises soit par le Parlement réuni en Congrès, soit directement par le peuple à travers l’expression du référendum. La Constitution de 1958 comporte actuellement seize titres, cent quatre articles et un Préam­bule. Quant au Préambule, il renvoie à trois autres textes fondamen­taux : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, le Préambule de la Constitution de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Ces énumérations de principes essentiels ont leur place dans le bloc de constitutionnalité. Les règles relatives à la révision de la Constitution sont prévues par la Constitution elle-même.
LEÇON 4
Ex. 3 : la laïcité, la neutralité, la liberté, la séparation, la protection,
la déclaration, la distinction, l’affirmation, la déclinaison.
Ex. 6 : 1. reconnue ; 2. méconnaît ; 3. reconnaître ; 4. reconnais ;
5. reconnaissons, méconnaissons.
Ex. 7 : 1. Laïcité de l’Etat. 2. Obligation. 3. Juridique. 4) Liberté religieuse. 5. Liberté de conscience. 6. Séparation des Eglises et de l’Etat. 7. Liberté d’opinion. 8. Culte. 9. Religion.
Ex. 8 : 1. néanmoins ; 2. ainsi ; 3. notamment ; 4. effectivement ;
5. désormais ; 6. à ce titre.
Ex. 9 : 1. Vrai. 2. Faux, la neutralité de l’Etat est une des conditions essentielles de la laïcité. 3. Faux, en France tous les cultes sont égaux.
4. Vrai. 5. Vrai. 6. Faux, l’Etat et les Eglises en France sont séparés.
7. Faux, en France l’Etat garantit et protège le libre exercice du culte.
8. Vrai. 9. Faux, l’Etat veille à ce qu’il n’y ait aucune discrimination de cultes minoritaires. 10. Vrai. 11. Faux, aucune religion ne peut nier les principes fondamentaux de l’Etat.
80 Corrigés des exercices
Ex. 10 (suggestion) : 1. La laïcité est une valeur fondatrice et un des principes essentiels de la République française. 2. Non, la laïcité, ce n’est pas qu’une valeur morale, elle s’incarne également dans de nombreuses obligations juridiques. 3. Les trois conditions essentielles de la laïcité, ce sont la neutralité de l’Etat, la liberté de conscience et le pluralisme. 4. L’Etat ne doit pas connaître la différence entre le culte reconnu et non reconnu, et tous les citoyens doivent être traités de la même façon quelles que soient leurs croyances reli­gieuses. 5. La liberté de conscience consiste essentiellement en liberté d’opinion. 6. La liberté religieuse sous-entend avant tout le libre exercice du culte. 7. Le pluralisme est une possibilité de pratiquer n’importe quelle religion. 8. Non, en France il n’y a pas de dif­férence entre les anciens cultes reconnus et les nouveaux cultes, même minoritaires. 9. Oui, à mon avis l’Etat doit protéger tous les cultes contre les discriminations. 10. Non, aucune religion en France n’a le droit de nier les principes fondamentaux sur lesquels repose l’Etat.
Ex. 11 (suggestion) : – Moi, je pense que l’Etat doit être laïc et que toutes les religions possibles et imaginables, ainsi que l’athéisme, doivent être respectés. – Et moi, je pense que l’Etat doit être religieux pour que tous les citoyens suivent à peu près les mêmes principes dans la vie, cela permettrait d’éviter des conflits.
III. LA FRANCE ADMINISTRATIVE
ET LE FRANÇAIS JURIDIQUE
LEÇON 1
Ex. 2 : 1. paraît ; 2. est venue ; 3. Voyez ; 4. vue ; 5. est venu.
Ex. 3 : 1. Faux : La France est limitée au nord-est par ses frontières
avec la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne. 2. Vrai : La France possède également quatre départements d’outre-mer (DOM) : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion. 3. Faux : La France est un Etat d’Europe occidentale. 4. Faux : Puis, elle est appelée « terre des droits de l’homme » à la suite de l’adoption de la « Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen » en 1789.