Добавил:
Upload Опубликованный материал нарушает ваши авторские права? Сообщите нам.
Вуз: Предмет: Файл:
STILISTIKA_ARABSKAYa-1.doc
Скачиваний:
3
Добавлен:
01.07.2025
Размер:
467.46 Кб
Скачать

Mesure et Rythme

Il ne faut pas confondre la mesure et le rythme. La mesure est une contrainte, le rythme est une liberté, mais une liberté difficile à exploiter.

Le rythme est une composante musicale de la langue (prose et poésie). Il permet de souligner certains mots, d’établir des correspondances de sens et de sons entre les termes mis en relief.

Dans la vie quotidienne, les messages publicitaires utilisent fréquemment les différentes possibilités du rythme.

/I/ La mesure du rythme

Dans la langue, certaines syllabes sont plus marquées que d’autres.

Ex. : lycée, fenêtre, roman.

Les syllabes en gras sont appelées syllabes accentuées ou toniques. Les autres sont dites atones.

Règles de l’accentuation

* Quand un mot se termine par une syllabe qui comporte un «e» muet, l’accent tonique porte sur l’avant-dernière syllabe. Ces mots sont appelés mots à terminaison féminine.

Ex. : orage, temte

* Dans les autres cas, l’accent tonique porte sur la dernière syllabe. Ces mots sont appelés mots à terminaison masculine.

Ex. : jardin, maison.

Le rythme c’est le retour des accents toniques qui crée le rythme : on les place sur la dernière syllabe d’un mot ou d’un groupe de mots qui forme une unité grammaticale.

Ex. : Juste ciel ! Tout mon sang dans mes veines se glace.

Ce vers de Racine comporte 4 accents, donc 4 groupes rythmiques ou mesures délimités par des coupes.

La place des coupes

La coupe (/) se place immédiatement après la syllabe accentuée.

1. On appelle césure (//) la coupe qui partage un alexandrin (vers de douze pieds ou syllabes), en deux hémistiches (moitiés) de six syllabes.

2. Quand un mot se termine par une syllabe non accentuée, la coupe sépare cette dernière syllabe du reste du mot.

Ex. : Le navi/re glissant //sur les gouf/fres amers

La mesure ou compte syllabique

a. Le vers numérique

La mesure est la caractéristique principale du vers numérique. Mesurer le rythme, c’est calculer le nombre de syllabes contenues dans chaque mesure.

N.B. Quand la dernière syllabe est non accentuée et donc séparée du reste du mot par la coupe, on la compte avec la mesure suivant cette coupe.

Ex.1 : Le pré / est vénéneux // mais joli / en automne (Apollinaire )

2 4 3 3

Ex.2 : Je te por / te dans moi // comme un oiseau blessé ( L. Aragon )

3 3 6

N.B. Certaines syllabes peuvent être comptées pour deux, dans le cas de la diérèse (ex. : o-di-eux, au lieu de o-dieux).

b. Vers pairs et vers impairs

1- Les vers pairs sont les vers de 12 syllabes (alexandrins),8 syllabes

(octosyllabes), 6 syllabes (hexasyllabes), 4 syllabes.

Ce sont des vers symétriques (deux hémistiches d’égale longueur mértique) bien équilibrés.

2- Les vers impairs sont des vers de 9, 7, ou 5 syllabes.

EX. : Art poétique

De la musique avant toute chose

Et pour cela préfère l’impair,

plus vague et plus soluble dans l’air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. (P. Verlaine)

/II/ L’étude des rythmes

Le rythme binaire. Le vers ou les deux moitiés d’un vers sont divisés en deux mesures égales.

Ex. : Son regard / est pareil // au regard / des statues. ( P. Verlaine )

3 3 3 3

Le rythme ternaire. Le vers est divisé en trois mesures égales.

Ex. : Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées. ( V. Hugo )

4 4 4

Dans cet exemple, le retour de l’accent suggère le mouvement régulier de la marche ou un sentiment qui dure (ex. : l’ennui)

Le rythme croissant. Les mesures du vers sont de plus en plus longues

Ex. : Ainsi / de peu à peu // crût l’empire romain

2 4 6

Ce rythme évoque souvent un mouvement ou un sentiment qui s’amplifie.

Le rythme accumulatif. Le nombre d’accents toniques est supérieur à la moyenne ( supérieur à 4 pour un alexandrin ).

Ex. Le lait tom / be : adieu, / veau, / va / che, cochon, / couvée. ( J. de La Fontaine )

3 2 1 1 3 2

Ce rythme traduit souvent l’accumulation, la succession, un mouvement désordonné, ou encore l’intensité d’un sentiment.

/III/ Le rythme dans un texte en prose.

On peut analyser avec profit le rythme dans un texte en prose et l’on constate que l’écrivain en tire souvent des effets.

L’unité à étudier n’est plus le vers mais la phrase. Le rythme découle de :

  1. la longueur des phrases successives.

  2. la longueur relative des groupes dans la phrase dont la disposition crée des rythmes croissant, décroissant…

  3. la répétition des constructions syntaxiques qui crée parfois des rythmes binaire ou ternaire.

Comme pour les vers, on recherchera les relations entre ces effets de rythme et le sens du texte.

Соседние файлы в предмете [НЕСОРТИРОВАННОЕ]