- •Mohamed Nabil Nahas Homsi Docteur d’État Septembre 2005
- •Avant-propos
- •Introduction
- •Mots grammaticaux et mots lexicaux
- •I. Les mots grammaticaux
- •II. Les mots lexicaux
- •Les fonctions du langage
- •Enoncé et énonciation
- •1. Définition
- •2. L’échelle de l’énoncé
- •2. Les marques de l’énonciation
- •Le lieu
- •Le moment
- •A Madame de Grignan
- •2. Relevez, dans ce texte, tous les éléments qui renvoient au sujet de l’énonciation, au destinataire de l’énonciation, au lieu et au moment de l’énonciation.
- •Dans le train Paris -Rome
- •2. Relevez dans ce texte, les mots qui renvoient à une autre personne.
- •3. Récrivez le texte à la 1re, puis à la 3e personne.
- •Les types de textes
- •Le texte narratif
- •Le texte argumentatif :
- •François Nourrissier, Autos Graphie, 1990
- •Le texte explicatif :
- •Un moulin à vent, c’est d’abord une maison, une vraie maison où gîte maître meunier.
- •Les actes de langage
- •Les registres de langue
- •Péjoratifs et mélioratifs
- •Sens propre et sens figuré
- •Les figures de style
- •1. L’Allégorie:
- •2. L’Antiphrase :
- •3. L’Antithèse :
- •4. L’Euphémisme :
- •5. La gradation :
- •6. L’Hyperbole :
- •7. L’Ironie :
- •8. La Litote :
- •9. La Métonymie :
- •Les types de métonymie :
- •Le contenant pour le contenu :
- •10. L’Oxymore :
- •11. Le Paradoxe :
- •Exemples:
- •Un aveugle qui voyait clair.
- •12. La Périphrase :
- •13. La Personnification :
- •14. La Synecdoque :
- •15. La comparaison et la metaphore
- •La comparaison :
- •La métaphore :
- •Partait pour l’autre monde. A ses côtés, sa femme
- •Ni la main dans la poche du voisin
- •Rhétorique des genres littéraires
- •Les paroles rapportées
- •2.1 Les transformations dans le discours indirect
- •Interrogation directe Interrogation indirecte
- •Interrogation directe Interrogation indirecte
- •Logique du discours Eléments d’analyse de l’argumentation
- •Les sons
- •Mesure et Rythme
- •Bibliographie
9. La Métonymie :
La métonymie, procédé de style fondé sur la substitution, permet de marquer les liens de contiguïté et de causalité entre les éléments du réel. C’est un écart par lequel on remplace un signe linguistique normalement attendu A par un autre B, selon un rapport de contiguïté ou de cause à effet entre A et B.
Exemple: tomber sur un os (B) signifie rencontrer un problème (A). Le rapport est de cause à effet.
La métonymie permet une désignation plus imagée et une concentration de l’énoncé. Elle est fréquente dans la langue parlée.
Les types de métonymie :
Le contenant pour le contenu :
C’était toute l’auberge qui déménageait, l’un en caleçon, l’autre en chemise.{Le terme auberge, appliqué proprement à une construction, désigne ici l’ensemble de ses habitants. On dira de même: La maison se réjouit, la ville est en liesse, la maison est en émoi, la salle applaudit à tout rompre, il fume la pipe.}
Le signe pour la chose signifié (signifiant/signifié) : le trône pour la royauté ou le roi; la couronne pour le pouvoir royal ; le minaret pour la mosquée
- Il y avait là toutes les têtes couronnée d’Europe.
- Mille drapeaux blancs sont déployés tout à coup, qui attestent non d’une capitulation mais d’une victoire.
La cause pour l’effet : lire du Balzac {Balzac = la cause pour le roman = l’effet}.
-Il n’y a pas la moindre ombre sur cette colline {ombre = l’effet pour la cause = arbre}.
-vivre du résultat de son travail {de l’argent qu’on gagne en travaillant}.
Abstrait/concret : le beau sexe, bonheur de ma vie, sa force nous écrase, une pensée transparente. Et vice versa : Concret/abstrait : les fers pour désigner la servitude.
L’instrument / l’objet pour l’utilisateur : un violon pour un joueur de violon. Une excellente plume = un auteur habile dans l’art d’écrire.
Le lieu pour l’objet qu’il représente : une bouteille de Zamzam, Le Quai d’Orsay. Il a mangé du Cantal. Il nous quitta pour la tombe.
Le physique pour le moral : C’est quelqu’un qui a du nez (de l’intuition). c’est un homme qui n’a pas de cœur (de bonté).
10. L’Oxymore :
On fait coexister deux termes de sens contraire à l’intérieur du même groupe. L’oxymore crée une nouvelle réalité : c’est le propre de la poésie.
Exemples :
- Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles .(P.Corneille)
- Un affreux soleil noir d’où rayonne la nuit. (V.Hugo)
- Je suis le parfum
Vivant et défunt
Dans le vent venu. (P.Valéry)
11. Le Paradoxe :
Le paradoxe étonne et questionne, amuse ou inquiète. C’est une manière de penser et d’écrire contraire à l’habitude, aux idées reçues, aux valeurs généralement admises, de sorte qu’il ne laisse pas le lecteur indifférent. D’où son emploi dans la presse, les textes polémiques, la publicité et, bien entendu, l’humour.
La “morale” des Fables de La Fontaine adopte souvent l’allure paradoxale : “Les plus à craindre sont souvent les plus petits” (Le Lion et le Moucheron). Les polémistes sont friands de paradoxes : “L’opinion de la majorité, c’est le consensus des ignorants”
(P.Gripari, Reflets et réflexes, l’Âge d’Homme, 1983).
