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Lexikologia_otvety.docx
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1. L'interaction des mots sémantiquement apparentés.

Les vocables sont associés par de multiples liens sémantiques déter­minant leur place, leur fonctionnement et leur évolution ultérieure dans la langue. Les modifications sémantiques que subit un vocable se reflétent généralement sur d'autres vocables unis au premier par des rapports variés. Ainsi on peut observer un mouvement sémantique parallèle dans les mots à sens proche. Dans l'ancien français les verbes songer et penser avaient des sens différents : le sens principal as penser était le même qu'aujourd'hui, alors que songer voulait dire « faire un songe, un rêve ». Au XVF siècle songer avait acquis le sens dépenser: Par la suite le développement sémantique des verbes songer et penser suit des voies parallèles : les deux verbes reçoivent dans la construction avec la préposition à, suivie d'un infinitif, le sens d' « avoir l'intention, le dessein de faire qqch ».

2. L'interdépendance des mots faisant partie de la même famille étymologique.

L'expression perle orientale a commencé à s'employer au sens de «perle brillante»; rient reçoit à son tour le sens d' «éclat» dans l'orient d'une perle.

3. L'influence des mots à sonorité similaire.

Au niveau de la parole on pourrait signaler l'influence réciproque des mots associés par un rapport de contiguïté. Ce phénomène est souvent accompagné de l'ellipse. C'est ainsi que sont apparus dépêche de dépêche télégraphique, ligne de ligne dépêche, bâti­ment de bâtiment de mer .

Telles sont à grands traits les causes essentielles de l'évolution sémantique des vocables.

6,27. La polysémie, la monosémie, l’homonymie.

Un mot polysémique possède plusieurs sens au niveau de la langue-système à une époque donnée.

Généralement les linguistes reconnaissent que la grande majorité des mots est polysémique, que les mots ont tendance à prendre de nouvelles acceptions.

M. Bréal affirmait que la polysémie est un des indices propres aux mots. Il n'y a guère de limite tranchée entre les sens d'un même mot ; au contraire, ils se rattachent par des liens sémantiques plus ou moins apparents, toujours présents. Tant que les sens, aussi distincts soient-ils, s'unissent par des attaches sémantiques, nous sommes en présence d'un même vocable polysémique. Sitôt que les liens sémantiques qui unissaient les significations d'un vocable se rompent, nous assistons à l'homonymie qui est la limite sémantique d'un mot. À la suite de son évolution historique le mot développe son système de sens, il s'enrichit d'acceptions nouvelles.

La polysémie est précisément la faculté du mot d'avoir simultanément plusieurs sens à une époque donnée.

Le mot peut donc généraliser dans des directions différentes. La faculté du mot d'exprimer simultanément des sens différents pourrait être illustrée par les substantifs drapeau, toilette et perle. Drapeau, diminutif Je drap désignait d'abord 1) un morceau de drap; 2) ce morceau fixé à une hampe est devenu un signe de ralliement pour les soldats, d'où les expressions : le drapeau du régiment, être sous les drapeaux ; 3) plus tard, ce mot a signifié l'emblème d'une nation ; 4) et enfin il a commencé à s'employer dans le sens de «patrie» : défendre le drapeau — « défendre sa patrie».

Quoique les mots soient généralement polysémiques, les gens n'éprouvent aucune difficulté à se comprendre. Cette facilité de la com­préhension est due à la monosémie des mots dans la parole. Donc, le mot est polysémique et monosémique à la fois. Il est généralement polysémi­que comme unité de la langue-système et nécessairement monosémique comme unité de la parole.

1. La monosémie du mot peut être créée par le contexte verbal.

La polysémie des mots est un des traits caractéristiques du français, le contexte y prend une importance particulière comme actualisateur sémantique. Il y a parfois tendance à exagérer le rôle du contexte. L'importance du contexte n'est point absolue. Pris artificiellement à l'état isolé le mot apparaît dans son système sémantique complexe où domine généralement un des sens perçu comme étant le sens central.

2. La monosémie du mot peut être aussi créée par le milieu (local, historique et social). Ainsi dans le Poitou quitter s'emploie pour « laisser ». Dans la région de Saint-Étienne pour rendre l'idée d'« allumer le feu » on dit éclairer le phare.

3. Le sens des mots dépend parfois de l'époque historique à laquelle ces mots sont employés. Au XVIF siècle révolution (du latin revolutio, dérivé de revolvere — «retourner ») était employé en qualité de terme astronomique et signifiait « mouvement d'un corps céleste sur son orbite » ; au XVIIIe siècle ce mot avait déjà un sens politique, mais s'employait comme synonyme de « coup d'état », et seulement au XIXe siècle il a été appliqué aux changements profonds dans la société.

4. Le mot peut acquérir un sens particulier selon le milieu social et professionnel où il a cours.

Le mot opération prend une valeur différente dans la bouche d'un médecin, d'un militaire ou d'un financier. Contrairement aux mots à plusieurs sens qui constituent la majorité du lexique, les mots à sens unique de la langue courante sont relativement peu nombreux. Parmi ces mots il y a ceux du genre de bouleau, platane, frêne, canari, chardonneret, pinson ; chaumière, villa, cottage, yourte, etc. Ce sont généralement des mots désignant des objets ou phénomènes faisant partie de quelque classe plus ou moins restreinte. Pourtant ces mots peuvent aussi acquérir des acceptions nouvelles. Les termes dans le cadre d'une terminologie devraient être monosémiques. C'est une des conditions du bon fonction­nement des termes dans la langue.

Les homonymes. On appelle homonymes les mots qui, ayant une même forme phonique, se distinguent par leur sens. L'homonymie est un phénomène très répandu en français. Elle peui même embrasser tout un groupe de mots, ce qui constitue une des gran­des difficultés qu'éprouvent les étrangers en entendant parler français (deux d'eux d'œufs ; camp quand qu 'en ; nom non n 'ont quel qu 'elle, etc.).

Les principaux types d'homonymes. L'homonymie est absolue quand aucun indice de nature orthographique ou grammaticale ne spécifie les homonymes qui se distinguent uniquement par leur sens. Les mots goutte — «капля» et goutte — «подагра» sont des homony­mes absolus, car ils se prononcent et s'écrivent pareillement et possèdent des catégories grammaticales identiques. L'homonymie est partielle lorsqu'il y a quelques indices particuliers qui distinguent les homonymes, outre leur signification. Cela peut être le genre grammatical du mot : mousse (f) — «мох», mousse (m) — «юнга» ; les homonymes peuvent s'écrire d'une manière différente : mètre (ni) — «метр», maître (m) — «хозяин», mettre (vt) — «класть».

Les homonymes qui s'écrivent identiquement sont des homo­graphes. Le caractère des relations existant entre les homonymes permet de les classer en quelques groupes :

1. Les homonymes lexicaux. On fait entrer dans ce groupe les homonymes qui coïncident quant à leur forme phonique et grammaticale. Cela signifie que : 1) ces mots comportent les mêmes phonèmes et 2) que ces mots appartiennent à la même partie du discours et possèdent les mêmes catégories grammaticales. Par exemple, les mots chair (f) et chaire (f) sont des homonymes lexicaux, étant donné que ce sont deux substantifs féminins. Autrement dit, le groupe des homonymes lexicaux embrasse les

homonymes absolus et ceux des homonymes partiels qui ne se distinguent que par leur orthographe. a) Homonymes lexicaux absolus : balle (f) — мяч , balle (f) — пуля, avocat (m, f) — авокадо , avocat (m) — адвокат , cousin (m) — кузен, cousin (m) — комар, b) Homonymes lexicaux partiels : faim (f) — голод ,fin (f) — конец , pore (m) — пора, porc (m) — свинья

2. Les homonymes grammaticaux. Ce groupe embrasse les homonymes partiels qui se distinguent grammaticalement, autrement dit ceux qui appartiennent à des catégories grammaticales différentes. Une subdivision peut être faite dans ce groupe d'homonymes :

a) les homonymes grammaticaux appartenant à la même partie du discours. Tels sont les mots bal (m) et balle (f), bout (m) et boue (f), dont la forme phonique coïncide, mais qui se distinguent par le genre.

b) les homonymes grammaticaux appartenant aux différentes parties du discours ; Par exemple, envisagés dans leur forme principale,) le substantif bond (m) et l'adjectif bon sont des homonymes ; mais si l'adjectif est pris au féminin (bonne) l'homonymie disparaît.

En français ce sont surtout les verbes qui fournissent un grand nombre d'homonymes grammaticaux, grâce à leur système développé de conjugai­son, ainsi les homonymes lexicaux cou (m), coup (m) et coût (m) ont pour homonymes grammaticaux : coud et couds — formes du verbe coudre ; les homonymes lexicaux pain (m) et pin (m) ont pour homonymes gram­maticaux peint et peins — formes du verbe peindre, et ainsi de suite.

L'origine de l'homonymie. L'apparition des homonymes dans une langue est avant tout le résultat de différents phénomènes linguistiques qui s'opèrent dans la langue au cours de son développement. On pourrait indiquer quatre sources principales des homonymes en français.

1. L'homonymie peut être une conséquence du développement pho­nétique des mots qui primitivement avaient une forme différente (pain (m)< lat. panis pin (m)< lat. pinus peint< lat. pi(n)ctum).

2. L'emprunt occupe aussi un certaine place dans la formation des homonymes.

3. La dérivation est une autre source bien féconde de l'homonymie en français. Un grand nombre d'homonymes est le résultat de la dérivation impropre, ainsi, le mot coupe (f) (du verbe couper) devient un homonyme du subs­tantif coupe (f) «чаша». Ajoutons encore les cas tels que lever (v) et le lever {du soleil) qui sont nombreux.

4. Il existe une source importante d'homonymie qui est due unique­ment à un écart sémantique qui se produit dans un mot polysémique à l'origine. On assiste alors à l'apparition de mots différents à la suite de la rupture des liens sémantiques qui unissaient les sens du mot polysé­mique. Un exemple devenu classique est offert par l'histoire des homonymes : grève (f) — 1. « plage de sable » et grève (f) — 2 « cessation du travail ». De même, le mot balle («мяч») s'est dédoublé au cours de son évo­lution sémantique en donnant des homonymes : 1. «мяч» et 2. «пуля». L'homonymie sémantique peut être accompagnée de divergences d'ordre grammatical. II y a des homonymes dans lesquels la différence de genre a surgi comme moyen de distinguer deux homonymes sémantiques ; Dans le français d'aujourd'hui il y a deux mots-homonymes : mémoire (f) («память») et mémoire (m) («докладная записка ; диплом») mais encore au XIVe siècle c'étaient deux acceptions d'un seul mot du genre féminin ; la différence de genre s'est introduite assez tôt, au XVe siècle, pour distinguer ces deux acceptions, et de ce fait a apparu mémoire (m), l'homonyme de mémoire (f).

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