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STILISTIKA_frantsuzkoyi_movi (1).doc
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01.05.2025
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L’antithèse

L’antithèse est un procédé stylistique par lequel on souligne, en les rapprochant, l’opposition de deux mots. Dans le roman de V. Hugo «L’homme qui rit», l’un des chapitres est intitulé: «Hier, rien. Aujourd’hui, tout», ce qui met en évidence le changement subi dans la destinée du héros.

«En France, on exagère le moindre incident. En Angleterre, on minimise la plus grande catastrophe.» (P. Daninos)

« Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie. » (Louise Labbé)

Les exemples cités réunissent l’antithèse à un parallélisme presque complet dans la syntaxe. Mais ce n’est pas obligatoire.

«Ils étaient usés à quinze ans Ils finissaient en débutant.» (J. Brel)

Le parallélisme

Le parallélisme est une structure en miroir montrant l’identité ou l’opposition (proche de l’antithèse).

«Mon cheval sera la joie, ton cheval sera l'amour.» (Victor Hugo)

Le chiasme

Le chiasme est un parallélisme et l’inversion, souligne l'union ou l'opposition.

«Parler en mangeant, manger en parlant.» (Balzac)

«Tu m’emmènes, je t’enlève...» (Hugo)

«La neige fait au nord ce qu’au sud fait le sable.» (Hugo)

«Les mariniers me voient vieillir

Je vois vieillir les mariniers.»  (J. Brel)

L’oxymore

L’oxymore, c’est un procédé stylistique qui consiste à unir deux termes plus ou moins opposés par leur sens. La force expressive de ce procédé qui évolue toujours et prend des formes variées, réside dans l’inattendu apparente de cette «alliance de mots».

Par exemple: «ça ne les empêchait pas de se détester le plus cordialement du monde.» (Maupassant)

«Le superflu, chose très nécessaire» (Voltaire)

Des alliances inattendues de substantifs et d’adjectifs sont plus fréquentes:

«la férocité bonasse» (Daudet),

«une adroite maladresse» (Maurois)

Le zeugme (ou zeugma)

Le zeugme est un «attelage» de mots sans cohérence sémantique souvent avec un effet comique.

«Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,

Sous le faix du fagot aussi bien que des ans

Gémissant [...]» (La Fontaine)

Les figures

Le français dispose d’une série de moyens syntaxiques de mise en valeur, résultant de la structure même de cette langue. Mais il existe aussi des procédés de mise en relief qui se retrouvent dans des langues différentes et qui ont reçu le nom de «figures». Les figures sont des procédés stylistiques où la syntaxe, le choix du lexique et l’intonation visent tous le même but, celui de la mise en lumière d’un même fait.

La répétition

La répétition, le retour voulu d’un mot ou d’un groupe de mots est un procédé efficace de mise en relief logique et surtout affectif. La répétition fait ressortir le mot voulu, change l’intonation, la phrase prend de l’expressivité.

L’anaphore et l’épiphore sont des cas particuliers de la répétition.

L’anaphore

L’anaphore est une répétition voulue d’un mot ou d’un groupe de mots en tête de phrase (reprise de mots dans des constructions semblables avec un effet de rythme sensible).

Par exemple:

«Ils sont libres et ne dansent plus.

Ils sont libres et ils travaillent.

Ils sont libres et ils combattent

Un autre exemple:

«Puisque le juste est dans l'abîme,

Puisqu'on donne le sceptre au crime, Puisque tous les droits sont trahis, Puisque les plus fiers restent mornes, Puisqu'on affiche au coin des bornes

Le déshonneur de mon pays...» (Victor Hugo)

«Quand les fils de novembre nous reviennent en mai

Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet

Quand le vent est au rire quand le vent est au blé

Quand le vent est au sud écoutez-le chanter.» (J. Brel)