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L’hyperbole

L’hyperbole est un trope consistant à mettre en relief une idée par l’emploi d’une expression qui va au-delà de la pensée, c’est une espèce de périphrase imagée.

Par exemple «un géant» pour un homme grand. D’après Bally, «c’est une figure de style, qui consiste à exagérer pour impressionner l’esprit, pour frapper l’imagination».

Aucun des mots et expressions hyperboliques n’a d’emploi neutre. Tous, ils portent une nuance familière. La conversation est émaillée de formules hyperboliques: «je meurs de faim (ou de soif)», «il y a un siècle (une éternité) que je ne vous ai pas vu» etc.

Les épithètes hyperboliques abondent dans la langue parlée. Pour marquer l’approbation, l’admiration ou l’étonnement on emploie des adjectifs qui expriment la qualité suprême d’un être ou d’un objet, tels que «affolant», «épatant», «renversant», etc.; pour dire son mépris, sa désapprobation on use des adjectifs comme «affreux», «détestable», «monstrueux», etc.

Des adverbes tels que «extrêmement», «énormément», «follement», qui sont du langage normalisé, ou «bigrement», «bougrement», «drôlement», «rudement», qui sont familiers ou populaires, viennent remplacer l’adverbe «très». Par exemple: «Elle est vachement jolie!»

L’allégorie

L’allégorie est un jugement exprimé dans une phrase ou dans une unité communicative plus étendue qui s’adjoint un contenu implicite imposé au récepteur par le macro contexte.

C’est la représentation concrète d’un élément abstrait (un jugement avec un contenu implicite imposé par le macro contexte).

«Mon beau navire, ô ma mémoire.» (Guillaume Apollinaire)

Le symbole

Le symbole se distingue de l’allégorie par son caractère imagé, pictural et émotif. La partie concrète qui s’adjoint des composants de sens implicites présente généralement une nature descriptive dont l’interprétation est plus libre et variée que celle des jugements allégoriques.

«Le poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête.» (Baudelaire)

Il y a aussi la digression – ce sont les paroles de l’auteur où il exprime son propre avis, ses impressions.

Le leitmotif

C’est un élément qui apparaît systématiquement sur un fragment de texte assez étendu. Il est présenté par un élément discursif qui, à force d’apparaître systématiquement sur un fragment de texte assez étendu, engendre des composants implicites participant à la production de l’effet esthétique d’une œuvre littéraire.

L’antonomase

L’antonomase, c’est un nom propre employé comme nom commun.

«C’est l’ennui de me voir trois ans et davantage, Ainsi qu'un Prométhée, cloué sur l’Aventin.» (Du Bellay)

La litote

Par délicatesse, par modestie, quelquefois ironiquement, on emploie aussi la litote, c’est-à-dire le procédé qui consiste en ce qu’on nie le contraire de ce qu’on veut faire entendre (atténuation qui suggère le plus en disant le moins, souvent à l'aide d'une tournure négative (ex.1), également procédé d'ironie (ex.2)); on exprime une affirmation par la négation du contraire.

Ex.1: «Va, je ne te hais point» (= je t'aime) (Corneille) – «Ce n'est pas drôle.» (= c'est dramatique)

Ex. 2: «Ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes neuf à dix mille coquins...» (= extermina) – (Voltaire)

Ex. 3: «Elle me laissait voir que je ne lui déplaisais pas.» (Maurois)