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STILISTIKA_frantsuzkoyi_movi (1).doc
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La synecdoque

C'est une variété de métonymie, parfois confondue avec elle; elle est fondée sur le principe de l'inclusion. Elle permet d'exprimer la partie pour le tout (ex.1) ou la matière pour l'objet (ex.2); c’est un trope par connexion, les deux objets en relation forment un ensemble tel que «l’existence ou l’idée de l’un se trouve comprise dans l’existence ou l’idée de l’autre»: jeter un œil, mettre le nez dehors, des millions de dents l'ont choisi.

Ex.1 : « Mon bras qu’avec respect toute l’Espagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire. » (Corneille)

Ex.2 : « Ah ! Quelle cruauté, qui tout en un jour tue Le père par le fer, la fille par la vue ! » (Corneille)

La comparaison imagée

Quand on dit «Il est fort comme son père», c’est une comparaison exacte, constatation d’un fait. Mais si l’on dit «Il est fort comme un bœuf», c’est une comparaison imagée.

La comparaison comporte trois éléments: le comparé – l'outil de comparaison – le comparant (éventuellement inversés).

«La musique souvent me prend comme une mer(Charles Baudelaire)

Ce procédé consiste à comparer un objet à un autre pour le représenter d’une manière spectaculaire ou pour en mettre en lumière quelque trait important. La comparaison imagée est souvent hyperbolique: l’exagération sert à souligner la qualité qui semble importante.

Une comparaison imagée établit un rapport de similitude entre des choses inanimées, entre des êtres inanimés, entre des êtres animés, entre des êtres vivants et des choses inanimés, entre l’abstrait et le concret.

Quant à sa forme, la comparaison peut être construite de différentes manières. Le plus souvent les termes d’une comparaison sont réunis:

  • par la conjonction «comme»;

  • par le pronom «tel», l’adjectif «pareil» etc.;

  • par les verbes «paraître, ressembler à, sembler, avoir l’air de» et autres;

  • par les verbes «comparer, dire» et autres au conditionnel.

La personnification

La personnification est une variété de la métaphore. Ce trope consiste à attribuer à une chose inanimée les caractères des êtres animés (évocation d'une chose ou d'une idée sous les traits d'un être humain, d'un dieu ou d'un animal). On attribue des qualités, des actions, des émotions qui ne sont propres qu’à un être vivant, aux objets, aux phénomènes de la nature, aux sentiments humains, aux notions abstraites, etc.

«Je vis les arbres s'éloigner en agitant leurs bras désespérés» (Marcel Proust)

«[...] la grande République montrant du doigt les cieux!» (Victor Hugo)

Quand on prête à un objet, pour une seule fois, un des caractères des êtres animés, la personnification n’est que partielle. Par exemple:

«Les bosquets maigres grelottent sous la pluie éternelle.» (F. Mauriac)

Mais souvent la personnification est prolongée:

«L’Angleterre a été le berceau du sport. La boxe, le tennis, le golf sont tous des enfants anglais. Avec le temps ils se sont émancipés, ils ont voyagé; on leur a fait commettre des mésalliances.» (P. Daninos)

La personnification peut être:

  1. traditionnelle: «On imagine l’émotion qui régnait dans la ville» (Aragon);

  2. individuelle: «Toute émeute ferme les boutiques, déprime les fonds, consterne la bourse, suspend la commerce, entrave les affaires».

La personnification du mot «émeute» traîne une série d’emplois métaphoriques de verbes, néologismes de l’auteur.