- •Передмова
- •Thème 1. Objet d’étude de la stylistique. Principe et méthodes des recherches Questions à étudier
- •L’objet d’étude de la stylistique
- •La valeur stylistique
- •Questions d’autocontrôle
- •Thème 2. Langue et styles Questions à étudier
- •La notion de la langue et celle du style
- •La catégorie de la norme
- •Les styles fonctionnels
- •Classification des styles
- •Le style officiel (administratif)
- •Le style scientifique
- •Le style des mass média
- •Le style des belles-lettres
- •Devoir à faire
- •Thème 3. Les styles parlés
- •Les particularités de la phonétique et du lexique (style familier)
- •Les particularités syntaxiques (grammaire)
- •Les moyens de mise en relief et d’insistance
- •L’emploi de l’article devant les noms propres
- •Le verbe
- •Le pronom
- •Exercices à faire
- •Situation 1
- •Situation 2
- •Situation 3
- •Situation 4
- •Situation 5
- •Situation 6
- •Situation 7
- •Thème 4. L’étude stylistique des faits de langue. La différenciation stylistique du lexique français Questions à étudier
- •Le lexique d’un usage général
- •Le lexique de la langue parlée
- •Le lexique des styles fonctionnels
- •Les mots appartenant à des terminologies spéciales
- •Les mots vieillis
- •Les néologismes
- •Les mots de l’argot
- •Les emprunts aux langues étrangères
- •Questions d’autocontrôle
- •Exercices à faire
- •Thème 5. Le choix et emploi des moyens d’expression
- •Les synonymes
- •Les tropes
- •La métaphore
- •La métonymie
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- •La synecdoque
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- •Les constructions parallèles
- •La gradation
- •Questions d’autocontrôle
- •Exercices à faire
- •Thème 6. Styles littéraires. Définition du style littéraire
- •La conception linguistique du style littéraire
- •La conception génétique (expressive) du style littéraire
- •La conception complexe du style littéraire
- •La typologie des styles littéraires
- •Thème 7. Méthodes et procédés d’analyse textuelle
- •L’approche génétique non structurale des œuvres littéraires
- •L’approche génétique structurale
- •L’approche immanente des œuvres littéraires
- •L’approche perceptive des œuvres littéraires
- •Exercices à faire
- •Les mots à savoir
- •Littérature
- •Sommaire
Les particularités syntaxiques (grammaire)
Le fonctionnement de la langue parlée dans les communications immédiates et spontanées influence le choix des constructions syntaxiques, en particulier des espèces de propositions. Ce sont les propositions simples qui prévalent dans la conversation. Néanmoins, la langue parlée n’évite pas toujours l’emploi des propositions complexes de coordination et de subordination. Comme outils de coordination on préfère les conjonctions «et», «mais», «que», la locution conjonctive «parce que», les pronoms relatifs «qui» et «que».
– Sais-tu, Robert, ce qu’a coûté cet habit qui te va si bien?
L’emploi fréquent des propositions incomplètes (dites elliptiques). Dans les propositions incomplètes plusieurs termes font défaut. Souvent une telle proposition ne contient qu’un seul terme.
– Que veux-tu? – Rien de spécial. Quelque chose de très ordinaire.
L’ordre direct des mots dans la phrase est la norme générale de la syntaxe du français, langue à tendances analytiques. La langue parlée qui est la première à refléter les tendances de l’évolution, cherche à conserver l’ordre direct des mots là, où la grammaire normative demande l’inversion, notamment dans les propositions interrogatives. D’où l’emploi fréquent des tournures : est-ce que, qu’est-ce que (qui) etc.
Comme phénomène populaire on notera l’abréviation de ces formules, leur transformation en «sque» et «que» tout court:
– D’où que tu viens donc?
On préfère la question sans inversion. Même les questions à mot interrogatif se passent de l’inversion.
– Et tu pars quand?
C’est-à-dire, les phrases que l’intonation seule rend interrogatives.
Les moyens de mise en relief et d’insistance
Pour la mise en relief logique et affective la langue parlée recourt aux formules «c’est ... qui»; «c’est ... que»; «ce qui ... c’est»; «ce que ...c’est»; la reprise, l’anticipation et la dislocation de la phrase.
A part la dislocation, tous les moyens franchissant les limites de la langue parlée ont pénétré dans les autres styles du français.
Formules: ce qui ...c’est, etc.
– Ce qui m’étonne le plus c’est ...
Reprise: le terme qu’on veut mettre en vedette est mis au commencement de la proposition.
– Les choses importantes, il ne les dit pas ...
Anticipation: le nom ou le pronom se trouvant à sa place habituelle anticipent le terme qu’on veut mettre en relief.
– Je ne vous parle pas, à vous!
La reprise et l’anticipation ont souvent lieu lorsqu’il y a segmentation ou dislocation de la phrase. La segmentation traduit le caractère affectif de l’énoncé et assouplit la phrase française.
– Du temps, moi? Est-ce que j’en ai, seulement?
– Elle en a une belle, ma patronne, de voiture.
Comme le mécanisme de l’ordre des mots ne confère pas au français de grandes possibilités d’exprimer les valeurs et les nuances, les procédés de mise en relief sont d’un grand secours lorsqu’il s’agit de donner plus de force à l’expression.
L’emploi de l’article devant les noms propres
Les noms propres peuvent être accompagnés de l’article (défini). Ce procédé est répandu dans le parler des paysans, où il n’a point de nuance affective. Mais dans le style familier du français parlé il prend parfois une valeur péjorative.
Dans la conversation courante l’article accompagne souvent les noms de famille pour marquer un ou plusieurs membres de la famille.
– Ah, ma femme, c’est une La Bertelière.
Et dans les noms communs: la langue parlée familière affectionne l’emploi de l’article défini avec les substantifs en apostrophe. Cet emploi gagne toujours du terrain.
– Les enfants, les enfants, où êtes-vous?
