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Типология шпоры.docx
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3. Méthode d’études de la typologie

La typologie se distingue parmi les sciences linguistiques par sa méthode. Son procédé principal d’analyse scientifique est la comparaison des éléments des langues étudiées et de leurs systèmes. La comparaison typologique n’est pas une confrontation ordinaire de faits linguistiques identiques, semblables ou différents, propres à certaines langues ou à certains groupes de langues, appelés « traits secondaires ». Elle tient toujours compte des phénomènes linguistiques universels, propres à toutes les langues de l’humanité, appelés « traits primaires ». C’est une confrontation des traits secondaires des langues, sur le fond des traits primaires, qui aide à sonder avec plus de succès les phénomènes comparés.

Titre d’exemple on peut citer certains traits primaires des langues : a) la division des sons en voyelles et consonnes, trois voyelles [i, u, a], sept consonnes [p, t, k, m, n, s, l/r], les syllabes, les unités prosodiques ; b) les unités nominatives les plus simples, les procédés spéciaux de la grammaire, exprimant de différents rapports, les propositions ; c) les unités nominatives exprimant les objets et les actions, les pronoms et les noms de nombre, les degrés différents de l’abstraction des unités nominatives ; d) les variations stylistiques etc.

4.Typologie parmi d’autres sciences linguistiques

La typologie n’est pas une science linguistique autonome. La méthode comparative, les buts et l’objectif de l’analyse unissent la typologie à d’autres sciences linguistiques pour en former une seule, appelée la linguistique. La comparaison typologique n’est pas possible sans une caractéristique approfondie des unités linguistiques et même des systèmes tout entiers des langues comparées. La linguistique descriptive qui commence la première l’étude de son objet – de la langue – et qui ensuite fournit à la typologie des résultats de ses recherches

La typologie appartient aux sciences linguistiques comparatives d’après sa méthode d’étude ; elle est une linguistique synchronique d’après son but et en même temps elle est liée étroitement avec la linguistique descriptive d’après son objectif et les étapes d’étude du même objet. La linguistique descriptive met à la disposition de la typologie les descriptions des systèmes phonologiques, de l’information des unités de la langue (sémantique), des procédés de l’expression des notions lexicales et grammaticales, des fonctions des unités différentes de la langue, des rapports des systèmes de la langue et de leur interaction, de l’importance des unités dans le système, des fréquences des unités de la langue dans le discours et des rapports entre ces fréquences.

L’étude typologique est une suite particulière des recherches de la linguistique descriptive. Bien que la typologie soit intéressée avant tout par l’état actuel des phénomènes comparés, elle tient toujours compte des tendances qui sont propres à ces phénomènes : des traits de la langue se trouvant dans un état de progression et de consolidation appelés « traits expansifs » et des traits qui subissent une destruction ou une dégradation (même insignifiante pour le moment), appelés « traits récessifs ». Il est important de ne pas confondre les traits d’expansion et de récession avec les traits dominants et les traits de second rang.

Souvent les phénomènes de l’expansion et les traits dominants coïncident, p.ex. : l’analytisme français prédomine déjà dans le système grammatical français et continue de progresser. Mais l’on trouve des phénomènes opposés. La richesse vocalique du système phonologique français est en récession (tendance à la réduction de [ø], [α], [œ], [ə]. Le futur simple est une forme bien vivante en français moderne, mais il cède peu à peu sa position au futur immédiat.

Le trait récessif peut aussi coïncider avec un trait de second rang, p.ex., le cas du passé simple et du passé antérieur, cédant respectivement la position au passé composé et au plus-que-parfait. Mais on peut trouver des unités qui, étant encore secondaires progressent dans le système, comme, p.ex., l’ordre direct des mots dans une question sans est-ce que et les formes verbales surcomposées. On traite les traits expansifs ou récessifs selon qu’ils progressent ou manifestent les indices de leur dégradation. La présence des traits expansifs et récessifs dans une langue témoigne de sa dynamique, de sa vie.

1. Système vocalique

L’essentiel du système phonologique de la langue est l’opposition des traits distinctifs des phonèmes, p.ex.:

[a] ( ouvert, médiolingual, oral) - [ɛ̃ ] (mi-ouvert, antérieur, nasal) - [i] (fermé, antérieur, oral) - [ɔ̃ ] (mi-ouvert, postérieur, nasal), etc. L’opposition des phonèmes détermine l’opposition des unités nominatives:

  • part – père – pire - port; tard – terre – tir - tort;

  • salle – sel – cil – sol, etc.

  • C’est la fonction principale des signes acoustiques de la langue, objet essentiel d’étude de la phonologie descriptive et typologique.

Mais les phonèmes ont aussi des traits constituants,obligatoires dans toutes leurs positions ou dans les positions bien déterminées, qui ne les opposent pas dans la différenciation des unités nominatives, p.ex.:

voyelle longue - voyelle brève;

voyelle labialisée – voyelle non labialisée;

r ” grasseyé – “r” roulé;

les consonnes sonores et leurs variants sourdes à la fin des mots ou devant d’autres sourdes dans la langue russe et biélorusse; la nuance chuintante des [s] et [ts] biélorusse et autres. Ce sont des traits purement acoustiques, appelés d’habitude traits phonétiques, particularités de la prononciation des sons de certaines langues.